Age of Mythology

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Age of Mythology
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Éditeur Microsoft (PC)
MacPlay (Mac)
Développeur Ensemble Studios
Westlake Interactive(Mac)
Concepteur Ian M. Fischer
Musique Kevin McMullan
Stephen Rippy

Date de sortie PC
AN : 30 octobre 2002
EU : Novembre 2002

Macintosh
Décembre 2003
Version 1.10
Genre Stratégie temps réel
Mode de jeu Un joueur, multijoueurs
Plate-forme Windows, Mac OS X
Média CD-ROM
Contrôle Clavier, souris

Évaluation ELSPA : 12+
ESRB : T (Teen)

Age of Mythology (souvent abrégé en AoM) est un jeu vidéo de stratégie en temps réel développé par Ensemble Studios et publié par Microsoft Game Studios le 30 octobre 2002 en Amérique du Nord et en novembre 2002 en Europe. Le jeu est un spin-off de la série Age of Empires, dont il reprend de nombreux éléments de gameplay, en le transposant dans un univers inspiré de la mythologie et des légendes de la Grèce, de l’Égypte et des pays nordiques plutôt que de la réalité historique. La campagne de Age of Mythology suit un amiral Atlante pourchassant un cyclope - s’étant allié à Poséidon contre le royaume de l’Atlantide - à travers les terres des trois civilisations du jeu. Le jeu se démarque notamment de ses prédécesseurs en donnant la possibilité au joueur de choisir un certain nombre de divinités qui lui apportent des avantages, comme les pouvoirs divins, et des inconvénients.

A sa sortie, Age of Mythology est bien accueilli par la presse spécialisée qui souligne la qualité de sa réalisation et les innovations apportées par rapports aux précédents opus de la série. Le jeu connaît rapidement un certain succès commercial en s'écoulant à plus d'un million d'exemplaires en seulement quatre mois.

Trame[modifier | modifier le code]

Age of Mythology prend place durant l’antiquité dans un monde inspiré de la mythologie et des légendes de la Grèce, de l’Égypte et des pays nordiques[1],[2].

Personnages[modifier | modifier le code]

Héros

Ennemis

Scénario[modifier | modifier le code]

La campagne commence dans l’Atlantide ou l’amiral Arkantos se voit charger de regagner les faveurs du dieu Poséidon. Il doit d’abord défendre l’Atlantide contre les assauts de pirates mené par le minotaure Kamos, puis il se voit chargé d’assister Agamemnon dans la guerre de Troie. Après une série d’escarmouche contre Troie – au côté d’Ajax et d’Ulysse – ils conçoivent le cheval de Troie et remportent rapidement la bataille. Ajax conseille ensuite à Arkantos de naviguer jusqu'à Ioklos – royaume du centaure Chiron – pour réparer son bateau. À son arrivée, il découvre que le port a été attaqué et que les habitants ont été réduits en esclavage par Gargarensis, un chef de guerre cyclope, qui leur fait creuser une entrée vers le monde des enfers. Arkantos pénètre dans les souterrains, où il découvre que Gargarensis tente d’ouvrir une immense porte. Inquiet, il réussit à détruire les béliers utilisés par le cyclope mais se retrouve bloqué sous terre. Il réussit néanmoins à rejoindre trois temples dédiés à Zeus, Poséidon et Hadès, et à gagner les faveurs de Zeus qui l'aide à s’échapper[3].

Arkantos se retrouve alors en Égypte où il se trouve forcé d’aider la mercenaire Amanra à combattre des bandits menés par l’assassin Kemsyt. Celle-ci leur révèle que le dieu Osiris a été tué par son frère Seth - qui a aidé Gargarensis – et qu’elle planifie de réunir les différentes parties du corps d’Osiris pour le ressusciter. Dans son sommeil, Arkantos rencontre Athéna qui lui révèle les desseins de Gargarensis. Aidé par Poséidon, le cyclope tente de délivrer le titan Cronos (qui avait été emprisonné par Zeus dans le Tartare) pour gagner l’immortalité. Avec l’aide d’Arkantos, de Chiron et d’Ajax, Amanra parvient à ressusciter Osiris, qui défait sans aucun mal l’armée de Gargarensis. Le cyclope s’enfuit alors vers les terres scandinaves. En le pourchassant, Arkantos retrouve Ulysse sous l’emprise de la malédiction de Circé et doit la combattre pour libérer son équipage qui a été changé en cochon[3].

En arrivant dans le nord, deux nains – Brokk et Eitri – les guident vers les enfers après qu’Arkantos les ait aidés à combattre des géants. Un vieil homme – Skult – leur donne ensuite une bannière capable de réunifier les clans nordiques, mais Skult se révèle être le dieu Loki (allié à Gargarensis) et la bannière ne fait que leur attirer l’hostilité des clans. Avec l’aide de la walkyrie Reginleif, ils retrouvent Gargarensis qui tente d'ouvrir la troisième porte du Tartare. À l’intérieur, ils sont poursuivis par des géants du feu jusqu'à ce que Chiron se sacrifie pour les sauver. Pendant ce temps, Brokk et Eitri ont réparé le marteau de Thor qui leur permet de sceller la porte. De retour à la surface, ils réussissent à capturer Gargarensis et à le tuer, et Arkantos peut alors regagner l’Atlantide. Alors qu’il transporte la tête de Gargrensis sur son navire, il découvre que Loki l’a piégé et que le cyclope n’est pas mort : celui-ci est en train de tenter d’ouvrir la dernière porte qui se trouve sur l’Atlantide. Après une dure bataille, Arkantos réussit à vaincre pour de bon Gargarensis sous le temple de Poséidon et l’Atlantide sombre alors dans l’océan en même temps qu’Arkantos. Pour remercier celui-ci, Athéna fait de lui un dieu[3].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le système de jeu de Age of Mythology est similaire à celui de nombreux jeux de stratégie en temps réel. Pour gagner le joueur doit collecter des ressources lui permettant de construire des bâtiments, de développer de nouvelles technologies et de créer une armée capable de défaire l’armée adverse et de détruire sa base. Comme dans les Age of Empires, le joueur doit développer une civilisation à partir d’une tribu jusqu'à un empire en traversant quatre âges : L’âge archaïque, l’âge classique, l’âge héroïque et l’âge mythique. Cette évolution se fait grâce à une recherche, chaque passage à un âge plus avancé mettant à disposition du joueur de nouvelles technologies et unités[4],[5].

Civilisations[modifier | modifier le code]

Le joueur peut choisir de contrôler une des trois civilisations du jeu : Les Grecs, les Scandinaves et les Égyptiens. À chacune d’elles peut être associé un dieu – que le joueur doit choisir avant le début de la partie - parmi les trois disponibles pour chaque civilisation, chaque dieu apportant des avantages et des inconvénients au joueur[6].

Civilisations Grecs Scandinaves Égyptiens
Dieux majeurs[7]

Zeus
Poséidon
Hadès

Odin
Thor
Loki


Isis
Seth

À chaque passage à un âge plus avancé, le joueur peut sélectionner un dieu mineur comme Bastet ou Aphrodite[7],[6]. Chacun d’eux met à disposition du joueur des technologies et des unités mythiques spécifiques, ainsi que des pouvoirs divins pouvant être utilisés une seule fois et favorisant le joueur qui les utilise, ou infligeant des dommages à ses ennemis[8]. Chaque civilisation dispose de différents types de héros, spécialisés dans le combat contre les créatures mythiques. Les grecs ont par exemple un large éventail de héros légendaires comme Ulysse, Thésée ou Héraclès. Les Égyptiens disposent de prêtres et d’un pharaon, un puissant roi capable d’accélérer la construction de bâtiments et d’accroître la production de ressources, ou encore de soigner. Les scandinaves peuvent, eux, créer d’innombrables « hersirs » : de puissants guerriers ayant reçu la faveur des dieux[9],[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Age of Mythology demande au joueur de collecter des ressources pour développer sa base et créer des troupes armées. Pour cela, le joueur dispose généralement dès le début de la partie d’un forum et d’unités non-combattantes, comme les villageois grecs, les villageois égyptiens moins coûteux et plus efficaces en nombre ou les amasseurs et les nains qui bénéficient d'un bonus pour l'extraction d'or (contre un malus pour les récoltes de bois et de nourriture) scandinaves, pouvant construire des bâtiments supplémentaires (chez les scandinaves, ce sont les unités d'infanterie qui construisent) et rapporter au forum le bois coupé en forêt, l’or extrait (des caravanes peuvent aussi faire des allés-retours entre un marché et un forum allié) des mines et la nourriture provenant de la chasse, de la cueillette, de la pêche ou des fermes. Contrairement aux précédents titres développés par Ensemble Studios, le joueur ne peut pas récolter de pierre mais une nouvelle ressource fait son apparition - la faveur - qui représente la puissance du dieu associé au joueur et qui permet entre autres d’invoquer des créatures mythiques ou de bénéficier de technologies divines, spécifiques aux choix de dieux principaux et secondaires. Celle-ci s’acquière de manière différente selon chaque civilisation. Les Grecs en gagnent en envoyant des villageois prier dans des temples, les Égyptiens en construisant des monuments et les Scandinaves en faisant la guerre[9],[5].

Unités[modifier | modifier le code]

Les unités de combat peuvent être classées en sept catégories : l’infanterie, les archers, la cavalerie – qui sont en général classés comme unités humaines – ainsi que les engins de siège, les unités navales, les héros et les unités mythiques[9]. Le principe du pierre-papier-ciseau détermine généralement l’efficacité d’un type d’unité contre un autre. Par exemple, l’infanterie inflige des dégâts supplémentaires contre la cavalerie, celle-ci étant plus efficace contre les archers, eux-mêmes plus efficace contre l’infanterie. Le même principe s’applique entre les différents types d'unités navales : les navires « flèche », les navires de siège et les navires « marteau ». Les engins de sièges ne suivent pas le même principe mais sont capables de facilement détruire les bâtiments et sont très vulnérables aux attaques de la cavalerie. Les héros sont extrêmement efficaces contre les unités mythiques qui elles-mêmes infligent d’importants dégâts contre les unités humaines[7],[10] en utilisant leurs attaques spéciales comme la méduse qui pétrifie ses ennemis ou le anubite qui bondit au dessus des murailles ennemies. Les héros sont également capables de collecter les reliques qui offrent au joueur des bonus économiques ou militaires additionnels lorsqu’elles sont déposées dans un temple[11]. La plupart des unités peuvent être améliorées, les rendant ainsi plus efficaces dans certaines tâches[12].

Modes de jeu[modifier | modifier le code]

Plusieurs modes de jeu sont accessibles dans Age of Mythology. Dans le mode campagne, le joueur doit compléter des missions aux objectifs distincts qui se succèdent de manière linéaire. Contrairement au mode campagne de Age of Empires II, une seule campagne est disponible mais celle-ci contient 32 scénarios et est significativement plus longue que celles des Age of Empires[13]. En plus des campagnes, le joueur peut également jouer contre l’intelligence artificielle du jeu ou contre d’autres joueurs en réseau local ou sur Internet dans un des sept modes de jeu disponibles dans Age of Mythology. Le mode de jeu standard appelé « suprématie » se joue sur des cartes aléatoires et réunit les différentes conditions de victoires disponibles dans le jeu comme le fait de pouvoir gagner en construisant une merveille. Au contraire, dans le mode « conquête » le joueur ne peut gagner qu’en battant tous ses adversaires. D’autres modes permettent aux joueurs de commencer la partie avec une grande quantité de ressources – ou au contraire avec seulement un ouvrier - ou de doubler la vitesse de jeu. Enfin, dans le mode « roi de la colline » les joueurs doivent contrôler un monument au centre de la carte pendant un certain temps pour gagner[14].

Développement[modifier | modifier le code]

Équipe de développement[modifier | modifier le code]

  • Producteur : Tony Goodman
  • Lead design : Ian M. Fischer
  • Game design : Jeff Brown, Joseph D. Gillum, Jerome K. Jones, Mike Kidd, David Leary, Karen Sparks, Greg Street, Karen Swanson
  • Lead Programmer : Robert Fermier
  • Directeur artistique : Lance Hoke
  • Scénaristes : Ian Fischer, John Evanson, Sandy Petersen
  • Compositeurs : Stephen Rippy, Kevin McMullan[15]

Conception[modifier | modifier le code]

D’après Bruce Shelley, Ensemble Studios décide de s’éloigner de la trame historique de la série des Age of Empires et d’incorporer des éléments de la mythologie pour rendre le jeu différent des précédents opus de la série tout en gardant une trame familière. La richesse en personnages, créatures et histoires de la mythologie permettait en effet de tirer profit du passage à la 3D et de développer de nouvelles idées et concepts de gameplay. Les recherches sur le sujet furent dirigées par Ian Fischer qui se focalisa notamment sur le choix des mythologies à utiliser pour le jeu, celles-ci devant être en même temps suffisamment connues tout en ne prêtant pas à controverse. Le choix se porte finalement sur les mythologies grecque, égyptienne et scandinave qui d’après Bruce sont familière au grand public tout en n’étant à l’origine d’aucune des grandes religions actuelles. Celles-ci ayant en plus l’avantage d’être faciles à documenter du fait du grand nombre d’informations disponibles à leurs sujets. Les principales sources d’informations utilisées par l’équipe de développement furent les textes classiques concernant la mythologie comme les travaux de Thomas Bulfinch et de Edith Hamilton ou encore le livre Myths and Legends de Neil Philip. Celles-ci furent complétées par des informations disponibles sur Internet et par de nombreux ouvrages incluant des livres pour enfants offrant l’avantage d’être très bien illustrés et de donner ainsi une base de travail à l’équipe artistique du jeu. De ces informations furent tirées de nombreuses idées de dieux, de pouvoirs, de héros, d’unités et d’éléments de scénario pouvant être utilisés dans le jeu. Cependant, toutes ces idées ne furent pas utilisées : les éléments issus de la mythologie devant servir à enrichir les éléments de gameplay plutôt que de servir de base à celui-ci. Les phases de tests du jeu mirent également de côté de nombreuses idées qui se révélaient difficiles à mettre en place[16].

Conception graphique[modifier | modifier le code]

Coté graphisme, Ensemble Studios commence à travailler sur leur premier moteur 3D pendant le développement de Age of Empires II: The Age of Kings. Celui-ci - nommé BANG ! Engine – est annoncé en janvier 2001 et doit être utilisé pour un nouveau jeu connu alors sous le code de RTSIII qui se révèlera plus tard être Age of Mythology[17]. Au total, la programmation du moteur du jeu à nécessité quatre ans de travail[18].

Bande originale[modifier | modifier le code]

La musique du jeu a été composée par Stephen Rippy et Kevin McMullan. Pour celle-ci, ils se sont inspirés de musiciens comme Peter Gabriel, Tuatara, Bill Laswell, Talvin Singh ou Tchad Blake. La musique ayant été enregistré par un orchestre symphonique composé de 70 musiciens, le travail réalisé sur Age of Mythology se révéla être une expérience inédite pour les deux compositeurs[19].

La bande originale d'Age of Mythology a été publié le 22 octobre 2002 par le label Sumthing Else[20] .

Tests[modifier | modifier le code]

Les phases de tests, dirigées par Greg T. Street, se déroulèrent pendant tout le développement du jeu et impliquèrent l’ensemble des membres de l’équipe. Chaque membre de l’équipe se voyait ainsi assigner des horaires pendant lesquels il devait jouer pendant un certain temps. Ces phases de tests étaient destinées à détecter les bugs et à vérifier que le jeu était équilibré et amusant. Les bugs étaient ensuite entrés dans une base de données à laquelle les départements chargés des corrections avaient accès, les problèmes d’équilibrage étant géré par Greg. D’après celui-ci, l’équipe a cherché à rendre le jeu équilibré aussi bien pour les meilleurs joueurs que pour les joueurs occasionnels[21]. Ces tests ont conduit l’équipe de développement à modifier en profondeur certains aspects du jeu. Les pouvoirs alloués par les dieux étant par exemple jugés trop puissant il fut décidé de limiter leur utilisation à une fois par partie pour les rendre plus équitables sans qu’ils ne perdent leurs effets destructeurs qui les rendent amusants[22].

Version et extension[modifier | modifier le code]

Version de démonstration[modifier | modifier le code]

Après l’annonce de la sortie du jeu pour septembre 2002[23], une version de démonstration est publiée le 27 octobre 2002[24],[25]. Celle-ci contient cinq scénarios de la campagne du jeu ainsi que deux cartes aléatoires et seul un dieu – Zeus – est disponible contre neuf dans le jeu complet[25].

Versions PC[modifier | modifier le code]

Age of Mythology est publié sur PC par Microsoft Game Studios le 30 octobre 2002 aux États-Unis et en novembre 2002 en Europe[26]. En plus de la version standard, une version collector du jeu - baptisée Age of Mythology Collector's Edition - est disponible dès le 1er novembre 2002. Celle-ci inclue notamment :

Le 30 juin 2004, Microsoft publie Age of Mythology Gold Edition qui regroupe le jeu original et son extension[28].

Le 7 avril 2007, Microsoft publie une compilation intitulée Age of Mythology (Bonus! Includes Titans Expansion) qui regroupe également le jeu original et son extension[29].

Versions Macintosh[modifier | modifier le code]

En décembre 2003, MacPlay publie une version Macintosh du jeu portée par Westlake Interactive[26].

Version Nintendo DS[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Age of Empires: Mythologies.

Une version Nintendo DS de Age of Mythology appelée Age of Empires: Mythologies est développée par by Griptonite Games et publiée le 24 novembre 2008 par THQ. Comme dans le jeu original, le joueur peut choisir une des trois civilisations disponibles - les Grecs, les Égyptiens et les Scandinaves - qu'il doit développer en traversant quatre âges. Le joueur a également accès à des héros et à des créatures mythiques, mais le système de jeu diffère de celui d'Age of Mythologie puisque l'action se déroule au tour par tour[30],[31],[32].

Extension[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Age of Mythology: The Titans.

Une extension - baptisée The Titans et développé par Ensemble Studios - est publiée par Microsoft le 21 octobre 2003[33]. Celle-ci introduit une nouvelle civilisation – les Atlantes – offrant la possibilité de transformer n’importe quelle unité humaine en héros et qui, pour gagner de la faveur, doivent construire des forums. Plusieurs nouvelles unités font également leur apparition comme les titans qui disposent d'une force et d'une résistance colossale. L’extension inclut également une nouvelle campagne ainsi que de nouveaux modes de jeu. The Titans fut accueillie avec enthousiasme par la presse spécialisée bien que les journalistes ne lui attribuent pas des notes aussi hautes qu’au jeu original[34].

Ensemble Studios a également développé une campagne bonus - intitulée The Golden Gift – qui est mise à disposition gratuitement par Microsoft en avril 2003. Celle-ci inclue quatre scénarios retraçant l’histoire des nains Brokk et Eitri lors de leur rencontre avec le dieu Loki[35].

Une version HD est prévue en 2014 sur la plateforme de jeu Steam.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Age of Mythology
Média Pays Notes
Allgame US 4.5/5[36]
Computer Gaming World US 4/5[37]
Eurogamer UK 80 %[38]
Game Informer US 90 %[39]
Gamekult US 80 %[40]
Game Revolution US B+[41]
GameSpot US 92 %[9]
GameSpy UK 4/5[42]
Gen4 FR 93 %[43]
IGN US 93 %[1]
Jeuxvideo.com US 90 %[44]
Joystick FR 80 %[45]
PC Gamer US 86 %[46]
PC Jeux FR 93 %[47]
Compilations de notes
Metacritic US 89 %[48]
Game Rankings US 89 %[49]

Age of Mythology fut bien accueilli par la presse spécialisée avec un score de 89 % sur les sites Metacritic et Game Rankings[48],[49]. À sa sortie le jeu est salué dans la plupart des critiques pour ses graphismes entièrement en 3D et pour le soin apporté aux détails de l’environnement, des unités et des bâtiments[46]. Certains mettent notamment en avant la qualité des animations et de des effets graphiques, parfois décrits comme « fantastiques » et rendant le jeu « très agréable à regarder »[1],[9]. L’ambiance sonore est également jugée très réussie. Certaines critiques mettent notamment en avant la qualité du doublage et le fait que celui-ci ait été réalisé dans les langues correspondantes à chaque civilisation, ce qui démontre le souci du détail dont fit preuve Ensemble Studio[41]. Bien que chaque civilisation dispose de ses propres musiques celles-ci sont jugées trop répétitives par certains journalistes[1],[9]. La plupart des critiques décrivent le système de jeu d’Age of Mythology comme étant très proche de celui de ses prédécesseurs, tout en reconnaissant que l’introduction de nouveaux éléments de gameplay comme les héros, les pouvoirs divins et les créatures mythiques est suffisante pour le différencier des précédents titres de la série des Age of Empires[1],[9]. Certains critiques jugent néanmoins que le jeu souffre de la comparaison avec Warcraft III: Reign of Chaos, décrit comme beaucoup plus innovant dans le domaine des jeux de stratégie en temps réel[38]. La campagne du jeu reçoit un accueil plus mitigé. Alors que le test du site IGN la décrit par exemple comme quasiment exempte de défauts, Greg Kasavin – du site GameSpot – estime que son scénario est peu intéressant[1],[9]. Enfin, le magazine PC Gamer met en avant un problème jugé récurrent dans ce genre de jeu : le fait que les missions se résument trop souvent à construire une base et détruire l’adversaire. Il admet néanmoins que certaines missions sont très bien écrites, et qu’elles peuvent se révéler très amusantes[46].

Ventes[modifier | modifier le code]

Age of Mythology fut un succès commercial avec plus de un million de copies vendues quatre mois après sa sortie[50]. Son succès et celui de ses prédécesseurs permet à la série d'atteindre les 11 millions d'exemplaires vendus en 2003[51].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le jeu reçu plusieurs récompense et fut notamment nommé dans les catégories « meilleur jeu vidéo de l’année » et « meilleur jeu vidéo de stratégie de l’année » lors de l’Academy of Interactive Arts and Sciences en 2003[52].

Postérité[modifier | modifier le code]

L’extension d'Age of Mythology appelée The Titans est publiée par Microsoft le 21 octobre 2003[33]. Celle-ci introduit une nouvelle civilisation – les Atlantéens – ainsi que de nouvelles unités et dieux et est bien accueillie par les critiques même si elle se voit attribuer des notes plus basses que le jeu original.

Ensemble Studios renoue ensuite avec le genre historique de ses premiers titres avec Age of Empires III qui sort le 18 octobre 2005. Celui se concentre sur le nouveau monde pendant sa colonisation de 1492 à 1850[53]. Celui-ci connaît un certain succès critique et commercial avec des notes de 81 % et 82 % sur les sites Metacritic et Game Rankings[54],[55] et plus de deux millions de copies vendues dans le monde[56]. Celui-ci est ensuite complété par deux extensions en 2006 et 2007 : The War Chiefs et The Asian Dynasties.

Le dernier titre développé par Ensemble Studios - Halo Wars – est publié le 26 février 2009 soit peu après la fermeture du studio. Développé pour la console Xbox 360, celui-ci connaît un certain succès commercial avec plus d’un million de copies en mars 2009 devenant le jeu de stratégie en temps réel sur console le plus vendu de tous les temps[57].

Le dernier titre de la série des Age of Empires, appelé Age of Empires Online et développé par Robot Entertainment puis Gas Powered Games, est publié le 16 aout 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (en) Steve Butts, « Age of Mythology », sur IGN.com,‎ 4 novembre 2002.
  2. (en) « Age of Mythology civilizations on MacGamer.net », sur MacGamer.net.
  3. a, b et c (en) « Age of Mythology : Guide de la campagne », sur Age of Mythology Heaven.
  4. (en) « Apple Games page on Age of Mythology », sur Apple.com.
  5. a et b Age of Mythology 2002, Chapter 2: Playing Age of Mythology, p. 8-16.
  6. a et b (en) M. Burrell, « Age of Mythology Review », sur GamersHell.com.
  7. a, b, c et d Age of Mythology 2002, Chapter 4: Mythology, p. 20-30.
  8. (en) « Age of Mythology page on Ensemble Studios Website », sur EnsembleStudios.com.
  9. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Greg Kasavin, « Age of Mythology Review », sur GameSpot.com,‎ 2 novembre 2002.
  10. Age of Mythology 2002, Chapter 10: Military Units, p. 100-116.
  11. Age of Mythology 2002, Chapter 5: Tactics, p. 31-36.
  12. Age of Mythology 2002, Chapter 8: Improvments, p. 47-60.
  13. (en) « Age of Mythology: Offical Fact Sheet », ToTheGame.com.
  14. Age of Mythology 2002, Chapter 3: Game Types, p. 17-19.
  15. Age of Mythology 2002, Credits, p. 124.
  16. (en) Greg T. Street, « Age of Mythology: Volume I », sur GameSpy.com,‎ 7 août 2002.
  17. (en) Amer Ajami, « Ensemble Studios interview », sur GameSpot.com,‎ 30 janvier 2001.
  18. (fr) « Age of Mythology : C'est déjà mythique ! », Gen4, no 159,‎ octobre 2002, p. 32-37 (lire en ligne).
  19. (en) Steve Butts, « Age of Music », sur IGN.com,‎ 6 septembre 2002.
  20. (en) « Age of Mythology Soundtrack CD », sur cduniverse.com.
  21. (en) Greg T. Street, « Age of Mythology: Volume III », sur GameSpy.com,‎ 5 septembre 2002.
  22. (en) Greg T. Street, « Age of Mythology: Volume II », sur GameSpy.com,‎ 21 août 2002.
  23. (en) « Age of Mythology announced », sur GameZone Online.
  24. (en) « Age of Mythology demo available », sur Gamespot.com,‎ 29 octobre 2002.
  25. a et b (en) « Age of Mythology Trial Version », sur Microsoft.com.
  26. a et b (en) « Age of Mythology Release Info », sur MobyGames.com.
  27. (en) T.J. Deci, « Age of Mythology Collector's Edition », sur Allgame.com.
  28. (en) « Age of Mythology (Gold Edition) », sur IGN.com.
  29. (en) « Age of Mythology (Bonus! Includes Titans Expansion) », sur IGN.com.
  30. (en) Daemon Hatfield, « Age of Empires: Mythologies Interview », sur IGN.com,‎ 3 juin 2008.
  31. (en) Mark Bozon, « Age of Empire: Mythology », sur IGN.com,‎ 25 novembre 2008.
  32. (en) Brett Todd, « Age of Empire: Mythology », sur GameSpot.com,‎ 16 décembre 2008.
  33. a et b (en) « Age of Mythology : The Titans », sur MobyGames.com.
  34. (en) « Age of Mythology: The Titans », sur GameRankings.com.
  35. (en) Bob Colayco, « Ensemble releases free campaign for Age of Mythology », sur GameSpot.com,‎ 7 avril 2003.
  36. (en) Mark Hoogland, « Age of Mythology Review », sur Allgame.com.
  37. (en) Robert Coffey, « Age of Mythology », Computer Gaming World, no 222,‎ janvier 2003, p. 98-99 (lire en ligne).
  38. a et b (en) Rob Fahey, « Age of Mythology Review », sur Eurogamer.net,‎ 10 décembre 2002.
  39. (en) Kristian Brogger, « Age of Mythology Review », sur Game Informer,‎ 17 décembre 2002.
  40. (fr) Gilgalad, « Test : Age of Mythology », sur Gamekult.com,‎ 20 novembre 2002.
  41. a et b (en) « Age of Mythology Review », sur GameRevolution.com.
  42. (en) Dave Kosak, « Age of Mythology », sur GameSpy.com,‎ 26 novembre 2002.
  43. (fr) Léo de Urlevan, « Age of Mythology », Gen4, no 161,‎ décembre 2002.
  44. (fr) Pilou, « Test de Age of Mythology », sur Jeuxvideo.com,‎ 19 novembre 2002.
  45. (fr) Monsieur pomme de terre, « Age of Mythology », Joystick, no 143,‎ décembre 2002, p. 90-94 (lire en ligne).
  46. a, b et c (en) William Harms, « Age of Mythology Review », PC Gamer.
  47. (fr) Ghislain Masson, « Age of Mythology », PC Jeux, no 60,‎ décembre 2002.
  48. a et b (en) « Age of Mythology », sur Metacritic.com.
  49. a et b (en) « Age of Mythology », sur GameRankings.com.
  50. (en) « Age of Mythology Goes Platinum With More Than 1 Million Units Sold », Microsoft PressPass.
  51. (en) Simon Carless, « Interview: Bruce Shelley - The Mythology Of Empires », sur Gamasutra.com,‎ 26 novembre 2003.
  52. (en) « 6th Annual Interactive Achievement Awards », Academy of Interactive Arts and Sciences.
  53. (en) Harrison Dent, « Age of Empires III », sur Amazon.com.
  54. (en) « Age of Empires III », sur Metacritic.com.
  55. (en) « Age of Empires III », sur GameRankings.com.
  56. (en) « Age of Empires III Expands Into the Eastern World This Fall », sur AgeCommunity.com,‎ 18 mai 2007.
  57. (en) Alexander Leigh, « Halo Wars Sells 1 Million  », sur Gamasutra.com,‎ 19 mars 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Age of Mythology : Collectors Edition User's Guide, Ensemble Studios,‎ 2002, 128 p. (lire en ligne)
  • (en) Doug Radcliffe et Chris Rupp, Age of Mythology : Sybex Official Strategies & Secrets, Wiley,‎ 2002, 272 p. (ISBN 9780782141665)