Joystick (magazine)

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Joystick
Image illustrative de l'article Joystick (magazine)

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire puis mensuel, puis 13 numéros par an
Genre Média vidéoludique
Diffusion Env. 14 000[1] ex. (2011-2012)
Date de fondation Novembre 1988
Date du dernier numéro Novembre 2012

Propriétaire Anuman Interactive

Joystick était un magazine français de presse francophone spécialisé dans les jeux vidéo sur ordinateurs personnels. Paru initialement sous la forme d'un hebdomadaire en 1988 et 1989, il passe mensuel en 1990. Sa diffusion s'arrête en 2012.

Les différentes époques[modifier | modifier le code]

Les années Sipress[modifier | modifier le code]

Joystick Hebdo a été fondé par Marc Andersen. Son premier numéro paraît le 9 novembre 1988. Il s'agit alors d'un hebdomadaire de 32 pages (40 pages les dernières semaines), en bonne partie consacrées aux listings de cheat-code, ainsi que, plus tard, aux tests de jeux. Le magazine connaîtra 48 numéros et un hors-série, et est alors imprimé à 62 000 exemplaires.

En janvier 1990, il passe mensuel, et change son nom en Joystick. C'est à ce moment-là que les ventes décollent véritablement et qu'il devient une référence dans le domaine. En avril 1991, Henri Legoy, rédacteur en chef de l'époque Joystick Hebdo, laisse sa place à Alain Huygues Lacour (alias AHL). L'équipe, jusqu'ici très changeante, se stabilise alors autour de Moulinex et Seb pour la partie "ordinateur", Derek de La Fuente pour les reportages, et J'm Destroy, TSR, Trazom et Olivier Ka pour "Consoles News", le cahier central dédié aux consoles. Un cahier qui se doublera dès octobre 1991 d'une publication à part entière : Joypad.

Début 1993, le cahier "Consoles News" disparaît. Calor, Lord Casque Noir puis Pinky viennent alors remplacer les rédacteurs "console", tandis qu'AHL cède sa place de rédacteur en chef à Claude Lucas.

Le succès du magazine vient notamment de « l'esprit Joystick »: un mélange de sérieux dans le traitement de fond des sujets et d'humour dans la forme, hérité de l'hebdomadaire Hebdogiciel, où Michel Desangles, (rédacteur en chef adjoint) puis Cyrille Baron, ont fait leurs débuts. On retrouve cet humour dans des mini-magazines encartés tel L'éclectique super valable (publié ensuite indépendamment sous le nom d'Abus dangereux) et créé (par ordre alphabètique), par Cyrille Baron, Michel Desangles, Olivier Carali et Sebastien Hamon.

Les années Hachette[modifier | modifier le code]

En juin 1993, Joystick est racheté par Disney Hachette Presse. Une nouvelle formule voit le jour un an plus tard. En novembre 1995, Marc Andersen quitte la direction du magazine qu'il a créé, tandis que, quelques mois plus tard, Cyrille Baron (Moulinex) succède à Claude Lucas au poste de rédacteur en chef. De nouveaux rédacteurs font leur apparition, tels Bob Arctor, Monsieur Pomme de Terre, Kika, Wanda et bientôt Fishbone, qui rejoignent Lord Casque Noir, Iansolo et Tibérius, tandis que Seb part pour une année à San Francisco comme envoyé spécial du magazine. On parle alors de « l'esprit Joystick de la grande époque »[réf. souhaitée], esprit qui trouve notamment à s'exprimer dans les vidéos proposées sur le CD du magazine et réalisées par la rédaction (notamment Seb et Monsieur Pomme de terre).

En 2003, dans le cadre d'un changement de stratégie, Hachette décide de vendre une cinquantaine de magazines, quotidiens régionaux et imprimeries. Ses magazines de jeux vidéo sont cèdés au groupe anglais Future. La majorité de la rédaction fait jouer sa clause de cession et quitte le magazine. Certains transfuges montent une nouvelle publication indépendante et un nouvel hebdomadaire : Canard PC.

Les années Future/Yellow Media[modifier | modifier le code]

Joystick continue avec une nouvelle équipe composée de nouveaux venus et de journalistes de Future (Atomic, Bishop, C_Wiz, Cyd, Monsieur Lâm, le dessinateur Gruth, Faskil, Fumble et, un peu plus tard, Yavin) mais aussi de trois anciens : Caféine qui prend alors le poste de rédacteur en chef, Rustine (secrétaire de rédaction) et TBF (notamment responsable du DVD).

Après la relative constance des années Disney Hachette Presse, l'équipe sera cette fois plus changeante. Il faudra attendre le départ de Caféine, en novembre 2006, pour qu'elle recommence à se stabiliser. C'est ainsi au cours du premier semestre 2007 qu'arrivent Styx (rédacteur en chef), Chris, Sundin, Savonfou ou encore Tuttle.

En 2009, Future France devient Yellow Media, et en janvier 2010, et tandis que Death Pote (par ailleurs rédacteur en chef de PC Jeux) a remplacé Styx, Joystick est totalement repensé : outre une nouvelle maquette, le magazine change de dessinateur. Les avis sont très mitigés, voire négatifs[2] vis-à-vis de cette nouvelle formule qui n'a plus rien à voir avec celle établie treize ans plus tôt. Après deux numéros, la direction fait un pas en arrière : l'ancien dessinateur et la couverture classique reviennent.

Les années M.E.R. 7[modifier | modifier le code]

Fin 2011, échappant de peu à la liquidation, Yellow Media est racheté par M.E.R.7. L'équipe est une fois encore renouvelée : seuls restent Deez, Jika, Kracoukas, Savonfou et TBF, rejoints par Eddie Walou et Osef. Mais c'est aussi l'occasion pour TSR de revenir en tant que directeur adjoint du groupe. En mai 2012, sous l'impulsion du nouveau rédacteur en chef, Mister Tick, une nouvelle formule est mise en place : le magazine retrouve la pagination du numéro 1.

Malgré des retours globalement positifs[3], la baisse des ventes continue pour Joystick (moins de 5 000 abonnés en 2012, pour des ventes totales inférieures à 12 000 exemplaires certains mois[réf. souhaitée]) et pour les autres magazines du groupe. Le 8 novembre 2012, M.E.R.7 est finalement placé en liquidation judiciaire[4]. Un dernier numéro, le 260, sort le 23 novembre.

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet 2012, dans le numéro « Spécial été », paraît un dossier sur le nouvel épisode de la série Tomb Raider[5]. L'auteur y décrit une héroïne « capturée », « plaquée au sol, les mains attachées dans le dos » et ajoute entre autres que « faire subir de tels supplices à l'une des figures les plus emblématiques du jeu vidéo est tout simplement génial » et que, « s'[il] osait, [il] dirait même que c'est assez excitant[6] ».

Dans l'édito du numéro suivant, sorti le 1er août, Mister Tick, le rédacteur en chef, annonce son départ. Il sera effectivement remplacé par Laurent Deheppe un mois plus tard.

Le 14 août 2012, une polémique éclate sur Internet[6] puis dans la presse, à la suite du dossier du numéro « Spécial été ». De très nombreuses réactions outrées lancent un débat sur le sexisme dans le jeu vidéo[7], mais certains[8] appellent à modérer le sens des propos, ne sachant pas si l'auteur s'enthousiasme du viol potentiel de l'héroïne ou de sa « déconstruction » d'icône culte du jeu vidéo. Aucun communiqué n'a officiellement lié le départ de Mister Tick à l'affaire Tomb Raider.

Les années Anuman[modifier | modifier le code]

Le 8 février 2013, l'éditeur de jeux vidéo Anuman Interactive annonce qu'il a racheté la marque Joystick.

En mars, il annonce son "premier projet autour de la marque Joystick" : Joystick Replay, un label de jeu rétro, publiant des remakes de jeux anciens tels que Darkstone, Fire & Forget, Moto Racer, North Vs South, Prehistorik, Prohibition 1930 et Titan.

Le 7 août 2013, l'éditeur offre en téléchargement le dernier numéro du magazine[9].

Collaborateurs[modifier | modifier le code]

Rédacteurs en chef[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Henri Legoy ;
  • 1991 : Alain Huygues Lacour (AHL) ;
  • 1993 : Claude Lucas ;
  • 1996 : Cyrille Baron (Moulinex) ;
  • 2002 : Jérome Darnaudet (Lord Casque Noir) ;
  • 2003 : Arnaud Chaudron (Caféine) ;
  • 2007 : Styx ;
  • 2008 : Yavin ;
  • 2009 : Death Pote ;
  • 2012 : Mister Tick

Rédacteurs[modifier | modifier le code]

Ont collaboré au moins un an (par ordre d'ancienneté)[10] : Danboss (Daniel Diaz), Danbiss, Stef (Stéphane Fellot), Cris / Cris de Queant (Christophe Quéant), Bô TGV (Bernard Jolivalt), Michel Desangles, Seb (Sébastien Hamon), Mano Lapierre, Olivier Ka (Olivier Carali), Duy Minh, Artemus, J'm Destroy (Jean Marc Demoly), Misoju, Moulinex (Cyrille Baron), Yvan Elbaz, AHL (Alain Huygues Lacour), Derek de la Fuente, TSR (Jean François Morisse), Trazom (Nourdine Nini), Calor (Maria Dao), Lord Casque Noir (Jérome Darnaudet), Pinky (Jérome Bonnet), Andrew Burgess, Tonton Stéphane (Stéphane Leclerc), Iansolo (Olivier Aubin), Léo de Urlevan (Xavier Allard), Ybag (Gabriel Lopez), Tibérius, Monsieur Pomme de Terre (Laurent Sarfati), Bob Arctor (Fabien Deleval), Wanda (Mathilde Remy), Kant (Stéphane Quentin), Fishbone, Kika (Céline Guise), Morgan, Ivan le Fou (Ivan Gaudé), Pete Boule (Pierre le Pivain), Doc Caféine (Arnaud Chaudron), Ackboo (Olivier Perron), Cap'tain Ta Race, Rustine, TBF, Bishop, Cyd, Monsieur Lam, C_Wiz, Blutch, Atomic, Fumble, Faskil, Dr. Loser, Plume, Yavin, Socratès, June, ffak, Ashbey, Baldours, Chris, Ed, Sundin, Savonfou, Tuttle, Lucky, Pipomantis, Kracoukas, Death Pote, Deez, Boba Fett, Bat, Shua, Ysesen, Jika, Eddie Walou.

Dessins et mascotte[modifier | modifier le code]

Tout au long des pages des numéros se succèdent des dessins où les collaborateurs du magazine sont croqués, ainsi qu'une mascotte qui change selon les époques. « Bellaminettes », caribous, pingouins et loutres se sont ainsi passé le témoin, dessinés successivement par Yacine (avec Bruno Bellamy en 1989-90) ; Didier Couly à partir de 1997 et Gruth à compter de 2003.

Secrétaires de rédaction et mise en page[modifier | modifier le code]

Edwige (Secrétaire de rédaction), Simone (Secrétaire de rédaction), Rustine (Sophie, Secrétaire de rédaction), Vivi (Secrétaire de rédaction), Linos (Directeur Artistique), Stéphane Noël (Jah, Directeur Artistique), Sonia, Anne, Suzie, Catherine, Nico, Aline, Erica, Yamina, Elise, Jennyfer, etc. [réf. souhaitée]

Évolution du prix[modifier | modifier le code]

  • 1988 : 10 francs (1,52 €) ;
  • 1989 : 12 francs (1,83 €) ;
  • 1990 : 25 francs (3,81 €) ;
  • 1994 : 30 francs (4,57 €) ;
  • 1995 : 35 francs (5,33 €) ;
  • 1997 : 38 francs (5,79 €) ;
  • 2002 : 5,90 € ;
  • 2004 : 6,5 € ;
  • 2007 : 6,95 €[11]

Joystick en dehors du support papier[modifier | modifier le code]

Pendant une période, Joystick était vendu avec une ou plusieurs disquettes, puis avec un CD-ROM (cette évolution fut longtemps discutée et critiquée mais s’est avérée judicieuse), puis plusieurs CD-ROM, et enfin, jusqu'en avril 2012, un DVD permettant d’inclure des jeux complets.

Joystick ne se limite pas au seul magazine papier, c’est aussi un média soutenu un temps par un serveur télématique Minitel (développé par Mic Dax) et un serveur web. Le site www.joystick.fr est d'ailleurs rapidement devenu une référence sur Internet, dépassant le cercle des lecteurs du magazine. Il était l’un des sites français dédiés à l’univers des jeux vidéo les plus actifs. À la suite d'une décision de Disney Hachette Presse, le site a fermé ses portes pour des raisons de rentabilité[12]. Il a toutefois rouvert tout début 2008, sous la forme d'un sommaire du magazine, indiquant les jeux testés et rubriques, et regroupant quelques liens utiles. Il sera mis à jour de façon irrégulière jusqu'en juin 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]