Tony Allen

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Tony Allen

Description de cette image, également commentée ci-après

Tony Allen aux Eurockéennes de Belfort 2007

Informations générales
Naissance (73 ans)
Lagos (Nigeria)
Activité principale Batteur, auteur-compositeur
Genre musical Afrobeat
Instruments batterie
Années actives depuis les années 1960

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Tony Allen, né le 20 juillet 1940 à Lagos (Nigeria), est un batteur, auteur-compositeur nigérian.

Tony Allen a été l'un des pionniers de l'afrobeat avec son maître et ami Fela Anikulapo-Kuti, dont il était le batteur et directeur artistique de 1968 à 1979. Fela a déclaré que « sans Tony Allen, il n'y aurait pas d'afrobeat »[1]. Il est aussi décrit par Brian Eno comme « peut-être le plus grand batteur qui ait jamais vécu »[2].

Vers le milieu des années 1960, les deux compères effectuent une tournée aux États-Unis. Le pays est bouleversé par le mouvement de revendications des Afro-américains. Martin Luther King, Malcolm X, le Black Panther Party… Les jeunes musiciens nigérians y font leur apprentissage politique, en grande partie grâce à leurs « sœurs ». De cette prise de conscience naîtra un des courants fondamentaux de la musique africaine du XXe siècle : l'afrobeat. Un groove et des textes engagés, un mélange entre rythmes traditionnels et puissance électrique, une recette infaillible dont le creuset est le Nigeria.

Mais très vite des dissensions apparaissent entre Tony et Fela, qui se radicalise politiquement et devient le champion du panafricanisme, le pourfendeur de la corruption et de l'exploitation du continent noir par les multinationales. Tony Allen préfère partir vers des champs musicaux plus expérimentaux. C'est ainsi qu'il se retrouve sur le label Comet Record, fondé par deux jeunes Français proches de l'electro, et qu'on verra à ses côtés des musiciens tels que Docteur L, les frères Belmondo ou Ali Boulo Santo.

En 2004, il enregistre la batterie sur la plupart des titres de l'album Politics de Sebastien Tellier. Titre phare de l'album, La Ritournelle remporte un franc succès et apporte à Sébastien une relative notoriété.

En 2005, il revient aux sources avec un album très roots Lagos No Shaking (Lagos ne tremble pas), enregistré sur place au Nigéria sur le label Honest John Records. Cette maison de disques vient d'être créée par un amateur de musique africaine, par ailleurs célèbre musicien pop anglais : Damon Albarn, leader de Blur et de Gorillaz.

En 2006, Damon Albarn forme un supergroupe, The Good, the Bad and the Queen, qui comprend Damon Albarn, Tony Allen, Simon Tong ainsi que Paul Simonon, ancien bassiste de The Clash.

En 2008, Allen enregistre sa version de la chanson Where the Streets Have No Name du groupe rock U2 disponible sur l'album In the Name of Love : Africa Celebrates U2, sorti en 2008.

En 2009, Tony Allen enregistre avec Jimi Tenor l'album Inspiration Information, vol. 4.

En 2010, Tony Allen participe au titre They Don't Know sur l'album Confessions d'un enfant du siècle, vol 3 de Rockin' Squat.

En 2012, Tony Allen sort avec Damon Albarn et Flea sous le nom du supergroupe Rocket Juice and The Moon un album éponyme aux sonorités funk et afrobeat. Le projet est annoncé dès 2008, mais chacun des membres est occupé sur d'autres projets. Damon Albarn annonce officiellement le projet le 27 octobre 2011. Le groupe joue pour la 1re fois sur scène le 28 octobre 2011 au Cork Jazz Festival à Cork en Irlande.

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Fela Kuti & Africa 70[modifier | modifier le code]

Comme leader[modifier | modifier le code]

  • 1975 : Jealousy (Strut)
  • 1977 : Progress (Strut)
  • 1979 : No Accommodation For Lagos (Strut)
  • 1980 : No Discrimination (Strut)
  • 1988 : NEPA (Never Expect Power Always) (Moving Target)
  • 1999 : Black Voices (Comet)
  • 2002 : Homecooking (Comet)
  • 2004 : Tony Allen Live (Comet)
  • 2006 : Lagos No Shaking (Honest Jon's Records)
  • 2009 : Secret Agent (World Circuit Records)

Collaborations diverses[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Abandonne-toi, de Jean-Louis Aubert (Virgin)
  • 1999 : Racubah! - A Collection of Modern Afro Rhythms (Comet)
  • 2000 : Mountains Will Never Surrender, de Doctor L (Jive)
  • 2000 : The Allenko Brotherhood Ensemble Part 1 (Comet)
  • 2000 : The Allenko Brotherhood Ensemble Part 2 (Comet)
  • 2000 : The Allenko Brotherhood Ensemble Part 3 (Comet)
  • 2000 : Modern Answers To Old Problems, d'Ernest Ranglin (Telarc)
  • 2000 : Afrobeat...No Go Die! (Shanachie)
  • 2001 : The Allenko Brotherhood Ensemble Part 4 (Comet)
  • 2001 : The Allenko Brotherhood Ensemble Part 5 (Comet)
  • 2001 : The Allenko Brotherhood Ensemble Part 6 (Comet)
  • 2003 : Love Trap, de Susheela Raman (Narada)
  • 2004 : Awa Band, de Bababatteur (Ekosound)
  • 2007 : The Good, the Bad and the Queen, de The Good, The Bad & The Queen (EMI)
  • 2007 : 5:55, de Charlotte Gainsbourg (Because/Vice)
  • 2009 : Inspiration Information, vol. 4, avec Jimi Tenor (Strut)
  • 2012 : The Great Depression, de Doctor L (Dizzyness Music)
  • 2013 : Theo Parrish / Tony Allen – Day Like This / Feel Loved

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Traduction de « without Tony Allen, there would be no Afrobeat », citation d'un article de The Independent en ligne sur www.independent.co.uk
  2. Traduction de « perhaps the greatest drummer who has ever lived », citation d'un article de All About Jazz en ligne sur www.allaboutjazz.com

Liens externes[modifier | modifier le code]