Ebo Taylor

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Ebo Taylor

Naissance 7 janvier 1936
Cape Coast, Drapeau du Ghana Ghana
Activité principale Chanteur, musicien, chef d'orchestre
Genre musical Highlife
Instruments Chant, guitare
Labels Strut Records

Ebo Taylor, né le 7 janvier 1936 à Cape Coast, est un musicien, arrangeur et producteur de musique ghanéen qui s'est exprimé dans le style musical du highlife, qu'il a contribué à moderniser en le mariant au jazz et aux instruments amplifiés. Il est considéré comme « le trait d’union entre Accra, berceau du highlife, et Lagos, la mecque de l’Afrobeat »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ebo Taylor est au contact de la musique dès son plus jeune âge. Dans les années 1950 il s'intéresse à la guitare électrique, dont le son l'attire. Il abandonne des études entreprises en sciences et devient musicien professionnel à l'âge de dix-neuf ans[2].

Après s'être produit au Ghana, au Nigéria, en Côte d'Ivoire, au Togo ou au Burkina Faso avec le groupe de highlife Stargazers Band, après avoir perfectionné sa technique guitaristique au sein du Broadway Dance Band, Ebo Taylor se rend en Angleterre en 1963 pour étudier la composition et l'art d'arranger à la Eric Guilder School of Music[2]. Il y rencontre et devient ami avec le nigérian Fela Kuti, futur créateur de la musique « afrobreat ». Tous deux s'intéressent de très près à la musique de Miles Davis, Charlie Parker et John Coltrane. Taylor s'intéresse aussi aux guitaristes de jazz américains tels que Kenny Burrell, Wes Montgomery, Jim Hall, Georges Benson.

Ebo Taylor retourne au Ghana en 1965, où il commence à travailler avec le groupe Uhurus, constitué d'anciens membres du Brodaway Dance Band[2]. C'est entre 1973 et le début des années 1980, moment à partir duquel l'industrie musicale ghanéenne va péricliter, que Taylor a le plus enregistré (sous son nom propre). Il explore brillamment la fusion entre les sons ghanéens traditionnels, le jazz, l’afrobeat, la soul et le funk nord-américains. Mais il reste méconnu hors d'Afrique, ses albums n'étant pas internationalement distribués.

Après un long éloignement de la carrière musicale, Ebo Taylor revient sur le devant de la scène à l'âge de 75 ans et enregistre deux albums dans les années 2010, après avoir été samplé par des producteurs de hip hop et sa tardive découverte par le public occidental.

Discographie (non exhaustive)[modifier | modifier le code]

  •  ? : Ebo Taylor & The Pelikans
  •  ? : My Love and Music (Gapophone records)
  •  ? : Heaven
  • 1977 : Twer Nyame (Philips-West African-Records)
  • 1977 : Ebo Taylor (Essiebons)
  • 1979 : Me Kra Tsie, avec Saltpond Barkers Choir (Essiebons)
  • 1980 : Conflict, avec Uhuru Yenzu (Essiebons)
  • 1982 : Hitsville Re-Visited, avec Pat Thomas & Uhuru Yenzu (Essiebons)
  • 2009 : Abenkwan Puchaa (Essiebons)
  • 2010 : Love and Death (Strut Records)
  • 2012 : Appia Kwa Bridge (Strut Records)

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Life Stories: Highlife and Afrobeat Classics 1973-1980 (Strut Records)
  • 2013 : The Best of Ebo Taylor (Essiebons)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.longwave.fr/portfolio/ebo-taylor/
  2. a, b et c Livret de la compilation Ebo Taylor, Life Stories : Highlife & Afrobeat Classics 1973-1980, Strut, 2011.