Institut français de presse

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Institut français de presse (IFP)
Image illustrative de l'article Institut français de presse
Informations
Fondation 1937
Fondateur Pierre Albert
Type École publique de Journalisme et de Sciences de l'information et de la communication
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 01″ N 2° 19′ 36″ E / 48.850239, 2.32675848° 51′ 01″ Nord 2° 19′ 36″ Est / 48.850239, 2.326758  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Président Guillaume Leyte
Directeur Nathalie Sonnac
Chiffres clés
Étudiants 500 (env.)
Divers
Affiliation Université Paris 2 Panthéon-Assas
Site web ifp.u-paris2.fr/

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Institut français de presse (IFP)

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Institut français de presse (IFP)

L'Institut français de presse (IFP) est l’unité de formation et de recherche (UFR) du département de sciences de l'information et de la communication de l'université Panthéon-Assas. Département d’enseignement universitaire et de recherche, l’IFP forme des étudiants aux métiers du journalisme, de la communication, des études d’audience et de la programmation. Il comprend l'une des 12 écoles de journalisme reconnues par la profession en France via le dispositif prévu par la Convention collective nationale de travail des journalistes. Ses locaux sont situés au centre Assas dans le 6ème arrondissement de Paris.

Organisation[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé en 1937 par l’Université de Paris, l’Institut des Sciences de la Presse devient en 1951 l’ « Institut français de presse » (IFP). Premier centre de recherche français consacré à l'étude et à l’analyse des médias, il développe très tôt des relations avec des Universités et des Instituts de recherche étrangers pour la réalisation de ses activités, puis s’ouvre progressivement à l’enseignement supérieur.

S’appuyant sur des partenariats internationaux, l’IFP devient après la guerre, un institut d'études de référence internationale sur l’évolution des médias. Sous l’impulsion de son premier directeur, le professeur Fernand Terrou, il participe à la déclaration des Droits de la Presse de San Francisco en 1948, et développe des relations privilégiées avec l'Institute for Communication Research de l'université Stanford aux États-Unis. En 1957, il joue un rôle majeur en coopération avec l’UNESCO, dans la création de l’Association internationale des études et recherches sur l’information et la communication (AIERI).

Alors logé à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, il ouvre ses portes à l’enseignement supérieur au début des années 1960 en créant en 1961 le diplôme universitaire de l’IFP puis en délivrant les premiers doctorats sur les enjeux de l'Information à partir de 1964. Avec l’éclatement de l’université de Paris en plusieurs universités autonomes, il devient en 1969 l'UFR de Sciences de l'Information et de la Communication de l’université Paris-II Panthéon – Assas.

Dans les années 1970, le ministère de la Coopération se tourne vers l’IFP, en association avec le CFPJ, pour favoriser la création de deux grandes écoles de journalisme à Yaoundé (Cameroun) et à Dakar (Sénégal).

À la même époque, il noue aussi des relations privilégiées avec l'Institut de presse et des sciences de l'information de Tunis et l'Institut supérieur de journalisme de l'université de Rabat.

Les directeurs de l'IFP[modifier | modifier le code]

Enseignants actuels[modifier | modifier le code]

L'IFP comprend une équipe permanente de quinze enseignants-chercheurs spécialistes des médias et de la communication (droit, économie, sociologie, histoire, international, réseaux) présents à tous les niveaux de formation de l’IFP. L'équipe comprend notamment Rémy Rieffel, Nathalie Sonnac, Fabrice d'Almeida, Frédéric Lambert, Emmanuel Derieux ou encore Josiane Jouët.

Chaque année, une dizaine de professeurs et intervenants étrangers assurent un à deux mois de conférence auprès des étudiants de l’IFP[1]. Parmi eux, on peut compter Marc Lits de l'université catholique de Louvain (Belgique), Kent Wilkinson de l'université du Texas (USA), David A. Welch de l'université du Kent à Canterbury (RU), Riadh Ferjani de l'université de Manouba (Tunisie) ou encore Marc-François Bernier de l'université d’Ottawa (Canada).

Les enseignements de l’IFP sont aussi assurés par des intervenants professionnels provenant des secteurs médiatiques et de la communication. Certains sont associés aux formations : Agence France-Presse, Le Monde, ministère de la Culture, etc. D’autres interviennent seulement sur certains cours : Le Figaro, L'Express, Radio France internationale, La Chaîne Info, le Centre national du cinéma et de l'image animée, SFR, OpinionWay, France 2, BFM TV, Audipresse, Affimétrie, Ipsos, Prisma Media, Microsoft, Le Nouvel Observateur, TNS Sofres.

Équipements et ressources[modifier | modifier le code]

Le Centre Blaise-Desgoffe est le siège de l’IFP depuis 2005. Situé dans le 6e arrondissement de Paris, à proximité du Panthéon et de la rue d’Assas, il permet aux étudiants un accès facile aux autres antennes de l’université Panthéon-Assas.

Les étudiants du Master de journalisme bénéficient d’un studio radio, de postes de montage radio et vidéo, ainsi qu’un plateau télévision pour 4 personnes.

Depuis 2005, l’IFP, en collaboration avec la bibliothèque universitaire de Paris-2 et la Bibliothèque Sainte Barbe, a créé des espaces dédiés aux ouvrages d’Information et de Communication. Il possède également son propre fond de documentation. Celui-ci propose plus de 6 000 ouvrages pluridisciplinaires, 3 000 mémoires, 900 dossiers documentaires et une centaine de périodiques et dossiers de presse actualisés.

Les formations[modifier | modifier le code]

L’IFP a pour vocation de fournir des formations d’excellence dans les domaines de l’Information et de la Communication. Il forme les étudiants aux métiers de journaliste, d’ingénieur et de chargé d’études, de programmateur, de direction et d’encadrement de projets multimédias, mais aussi de la recherche et de l’enseignement universitaires (Maître de conférences, Professeur d’université, chercheur CNRS)

L’IFP accueille 500 étudiants chaque année.

Deux finalités trament les programmes des différentes formations : l’acquisition d’outils d’analyse transdisciplinaires et de connaissances fondamentales en Sciences de l’Information et de la Communication d’une part, l’insertion professionnelle des étudiants d’autre part. L’équipement des locaux permettant l’intégration d’ateliers pratiques dans les programmes et les cursus pédagogiques reflètent un équilibre entre enseignement universitaire théorique et formation pratique professionnelle : cas pratiques, enquêtes de terrain, reportages, pratiques d’outils logiciels. Une grande place est accordée à l’apprentissage et au stage en entreprise.

Les diplômes universitaires sont délivrés pour des niveaux de licence 3, master 1, master 2 recherche, master 2 professionnel et doctorat (Système LMD européen).

Le pôle de recherche CARISM[modifier | modifier le code]

Le Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaire sur les Médias (CARISM) regroupe les enseignants-chercheurs de l’IFP autour de programmes de recherche définis par l’équipe. Centre pionnier en France dans la recherche sur les médias, ses travaux se fondent sur une approche transdisciplinaire puisant dans le droit, l’économie, la géopolitique, la sociologie et la sémiotique.

Anciennement « Centre d'Études Scientifiques de la Presse », le centre de recherche est créé en 1937 au sein de l’Université de Paris par M. Mirkine. Dans les années cinquante, sous l’impulsion des juristes Fernand Terrou et Lucien Solal, le centre devient un carrefour de rencontres entre professionnels de journalisme, patrons de presse et universitaires. Très tôt, il donne lieu à des publications pluridisciplinaires de référence dans le domaine de l’Information et des Médias. Convaincu de la nécessité de construire une instance internationale qui dépasse les clivages de la Guerre froide, Fernand Terrou fait collaborer l’IFP à la fondation de l’AIERI par l’UNESCO en 1957. S’alignant sur les ambitions de l’IFP, cette nouvelle organisation est destinée au développement des Sciences de la Presse. Face aux difficultés de communication des instances gouvernementales et professionnelles de l’époque, une collaboration de centres de recherche plurinationaux permet à cette science naissante de se développer.

Le centre donne aussi lieu à des publications de référence dans le domaine de l’Information et des Médias. La revue trimestrielle Études de Presse diffusée en France et à l’étranger qui comprend une partie doctrinale et une partie documentaire témoigne des premières spécialités choisies par l’Institut : le droit et l’histoire des médias. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’ouvrage de Fernand Terrou L’Information (1ère édition en 1962) ou encore plusieurs ouvrages collectifs dont l’Histoire générale de la Presse (5 volumes, 1969-1976). Un peu plus tard, les approches sociologiques et économiques se développent. Les ouvrages Médias et Société de Francis Balle (1ère édition datant de 1973 sous le titre : Institutions et publics des moyens d’information), Économie de l’information de Nadine Toussaint-Desmoulins (1ère édition, 1978), Droit de l’information d’Emmanuel Derieux (1ère édition, 1986) font partie des ouvrages fondateurs dans ces matières.

Le pôle recherche prend le nom de CARISM en 2005.

Les partenariats internationaux de l'IFP[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, l’IFP fait reposer une partie de ses activités de recherche et d’enseignement sur des partenariats internationaux avec des Universités et des Fondations étrangères.

De nombreux protocoles permettent des échanges avec des enseignants étrangers. Ainsi, une demi-douzaine d’enseignants-chercheurs étrangers est invitée chaque année à dispenser une semaine de cours à l’Institut. Ces universitaires proviennent des universités de Munich (Allemagne), Madrid, Pampelune (Espagne), Istanbul (Turquie), Rome (Italie), Warwick (Grande-Bretagne), Bogota (Colombie), Pékin (Chine), Ottawa (Canada) et Buenos Aires (Argentine).

Les échanges d’étudiants ifpéens et étrangers sont favorisés par les nombreuses conventions liant l’IFP avec des Universités étrangères.

Des programmes d’échange ERASMUS sont établis avec l’université Ludwig Maximilians de Munich, l’université de Navarre à Pampelune, les universités de San Pablo Ceu et de Carlos III de Madrid, l’université de Tampere, l’université La Sapienza de Rome, l’université de Warwick, l’université Galatasaray d’Istanbul, l’université libre de Bruxelles et l’université de Lisbonne.

Les étudiants peuvent également suivre des cours dans des universités extra-européennes grâce aux conventions bilatérales avec la Fondation Walter Benjamin de Buenos Aires (Argentine), l’université de Carleton d’Ottawa (Canada), l’université de Communication de Chine (CUC) et l’université du Rosaire de Bogota (Colombie).

Des conventions d’enseignement font aussi participer l’équipe universitaire de l’IFP à la formation des étudiants en journalisme de l’université libanaise, des étudiants de l’ISMA à Cotonou (Bénin) et de l’École Com'Sup à Casablanca (Maroc).

Les anciens élèves[modifier | modifier le code]

Parmi ses anciens élèves, l’IFP compte plusieurs personnalités des mondes politiques et médiatiques, comme Jean-Pierre Elkabbach, Étienne Mougeotte, Thomas Sotto, François Baroin, Alix Girod de l'Ain, Catherine Roig ou encore Éric Brunet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la liste 2011/2012 des intervenants à l'IFP