Serraval

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Serraval
Clocher de l'église Saint-Maurice de Serraval (1864).
Clocher de l'église Saint-Maurice de Serraval (1864).
Blason de Serraval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Annecy
Canton Canton de Faverges
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de Thônes
Maire
Mandat
Bruno Guidon
2014-2020
Code postal 74230
Code commune 74265
Démographie
Gentilé Serravatins, Serravatines.
Population
municipale
665 hab. (2015 en augmentation de 9,38 % par rapport à 2010)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 14″ nord, 6° 20′ 25″ est
Altitude Min. 626 m
Max. 2 200 m
Superficie 19,73 km2
Localisation

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Serraval est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Serraval est une commune rurale de montagne se situant dans le massif des Aravis entre les montagnes de La Tournette et de Sulens[Note 1], mais bénéficie d'une bonne situation géographique du point du vue économique car se trouvant à mi-chemin entre Thônes et Faverges, deux petites villes dynamiques. La commune bénéficie aussi de la proximité d'Annecy et des stations de ski des Aravis La Clusaz et Le Grand-Bornand.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Talloires-Montmin Les Clefs Manigod Rose des vents
Saint-Ferréol N Le Bouchet-Mont-Charvin
O    Serraval    E
S
Val de Chaise

Toponymie[modifier | modifier le code]

Serraval, nommée Serravalle en 1227, semble provenir de Serra, et Val qui signifie vallée resserrée.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sérava, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'agriculture, particulièrement la culture des céréales, la forêt et la chasse ont permis depuis longtemps de nourrir une population nombreuse (1 428 hab. en 1561 et 1 685 hab. en 1848). Une petite activité artisanale a toujours été présente dans la commune : extraction du gypse et sciage du bois.

Au XVIIIe siècle, la paroisse a connu un fort mouvement d'immigration, qui s'amplifie au XIXe siècle. En 1877, la paroisse se sépare en deux avec la création de la commune du Bouchet Mont-Charvin[2]. À la fin du XIXe siècle, la production de pommes de table se développe et permet alors aux agriculteurs locaux d’améliorer leurs revenus. À partir de 1902 s'implante une petite activité de taille de diamants.

Lors de la Première Guerre mondiale, la commune perd 26 jeunes sur les champs de bataille. L'artisanat, activité importante de la commune depuis toujours est alors dévasté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Attaché à l'ancien canton de Thônes, la commune appartient depuis le redécoupage cantonal de 2014, au canton de Faverges. Il comporte 27 communes dont Alex, Bluffy, La Balme-de-Thuy, Chevaline, Le Bouchet-Mont-Charvin, Les Clefs, Cons-Sainte-Colombe, La Clusaz, Doussard, Entremont, Giez, Dingy-Saint-Clair, Lathuile, Le Grand-Bornand, Marlens, Menthon-Saint-Bernard, Montmin, Saint-Ferréol, Manigod, Saint-Jean-de-Sixt, Seythenex, Talloires, Thônes, Veyrier-du-Lac, Les Villards-sur-Thônes. La ville de Faverges en est le bureau centralisateur[3].

Serraval est membre de la communauté de communes des vallées de Thônes qui compte treize communes.

La commune relève de l'arrondissement d'Annecy et de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Louis Richarme ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Serravatins[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 665 habitants[Note 2], en augmentation de 9,38 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 343 1 358 1 417 1 572 1 732 1 685 1 391 1 433 1 450
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 532 885 750 761 732 711 705 672 668
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
559 517 485 418 431 386 292 274 278
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
313 430 489 607 624 636 665 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le recensement paroissial de 1561 avait donné une population de 1 428 personnes pour la paroisse et celui de 1848 a donné 1 685 personnes, avant la séparation avec la commune du Bouchet-Mont-Charvin en 1877.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École.
  • Maison familiale rurale de l'Arclosan.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture, élevage (4 chevriers), vergers — dans les années 1950, la commune, avec sa voisine du Bouchet-Mont-Charvin produisait quelques 10 000 tonnes de fruits (pommes et poires), mais la production avait été abandonnée. En 1998, est créée l'association « les Vergers de la vallée de Thônes » avec comme objectif de réhabiliter les vergers à l'abandon et de développer diverses productions (jus de pomme, biscantin, vinaigre de cidre).
  • Forêt.
  • Artisanat (BTP) et petit commerce.
  • Tourisme vert.
  • Industries dans la région.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête du village (en octobre) met à l'honneur les pommes, la fabrication du biscantin et les ânes.
  • Marché de Noël.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La maison de la Pomme et du Biscantin, créée par l'association des Vergers de la Vallée de Thônes, présente le terroir, les traditions, les coutumes et tout ce qui concerne la culture de la pomme et la fabrication du jus de pomme et du cidre, appelé localement « biscantin ».
  • Nombreux sentiers de randonnées.
  • Église Saint-Maurice, construction en 1864 dans un style néogothique, selon les plans de l'architecte Camille Ruphy[8]. Consécration en 1868.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Serraval

Les armes de Serraval se blasonnent ainsi :

D'or chaussé de sinople ; au chef du champ palissé de deux pièces et deux demis aussi de sinople.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 571-576 , « Le canton de Thônes », 611-612, « Serraval ».
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines jusqu'à 1792, vol. Tome 43e, Annecy, Imprimerie commerciale, , 532 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines les plus lointaines jusqu'à nos jours, vol. Tome 44e, Annecy, Imprimerie commerciale, , 557 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes, vol. Tome 60e, Belley, Imprimerie A. Chaduc, , 255 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes (Suite), vol. Tome 61e, Belley, Imprimerie A. Chaduc, , 280 p. (lire en ligne), p. 345-390. 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le massif triasique et jurassique de Sulens est constitué par un empilement de trois nappes de charriage (qui se rattachent à celles du Chablais). Et ces masses exotiques ont été mises, en place avant le plissement définitif de la région; dès la fin de l'éocène (puisqu'elles reposent partout sur les grès de Taveyannaz) et pendant l'oligocène, comme la klippe des Annes. in Les paroisses de la vallée de Thônes (Suite), p. 390
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 13
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. a et b « Serraval », Base de données des communes de Sabaudia, le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en janvier 2018).
  3. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en août 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 489.