La Balme-de-Thuy

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La Balme-de-Thuy
La Balme-de-Thuy
La Balme-de-Thuy, dans la vallée de Thônes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Intercommunalité Communauté de communes des vallées de Thônes
Maire
Mandat
Pierre Barrucand
2020-2026
Code postal 74230
Code commune 74027
Démographie
Population
municipale
458 hab. (2018 en augmentation de 6,02 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 05″ nord, 6° 16′ 37″ est
Altitude Min. 534 m
Max. 1 915 m
Superficie 17,79 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Annecy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Faverges-Seythenex
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web la-balme-de-thuy.fr

La Balme-de-Thuy est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le massif des Aravis en aval de Thônes. Elle est longée par le Fier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thorens-Glières (Fillière) Entremont Rose des vents
Dingy-Saint-Clair N Thônes
O    La Balme-de-Thuy    E
S
Alex

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Balme-de-Thuy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (16,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), eaux continentales[Note 3] (1,5 %), prairies (0,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme La Balme de Thuy signifie un abri rocheux ou grotte situé à Thuy. Le terme « balme » vient directement de l'ancien français qui lui-même vient du bas latin balma (abri sous roche)[7]. « Thuy », nom du hameau où se trouve la grotte, pourrait venir de « tofus », le tuf une roche poreuse légère, formée de concrétions calcaires, utilisée comme matériel de construction, comme engrais, et aussi comme détergent. En arpitan, le tuf se dit « theu » sur lequel s'est ajouté le suffixe de possession « ay » : theu+ay donnant « thuy ».. Toutefois, selon le site de Henry Suter, Thuy pourrait dériver de Tilleul (Tilia cordata), désignant une forêt de tilleuls[8].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit La Bârma-dè-Tui, selon la graphie de Conflans[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason des Menthon-La Balme.

L'abri sous roche dit de la Vieille Église a accueilli des chasseurs durant le Épipaléolithique, puis le Mésolithique, la grotte est toujours occupée au Néolithique[10].

Depuis au moins le XIIIe siècle, la seigneurie de la Balme de Thuy a appartenu à la famille de Menthon, dont une branche porte d’ailleurs le nom de Menthon-La Balme[11]. Le , une convention est passée entre Thomas, seigneur de Menthon et Charles de Menthon, seigneur de la Balme[12]. Girard de Menthon, qui resta au château de la Balme le [13], était « seigneur de Dingy et de la Balme ». Les Menthon-La Balme sont devenus au XVIe siècle seigneurs puis barons de Gruffy.

Le père Pierre Chappuis arrive au village en 1906, en provenance de Sevrier. Durant des années, il va réaménager la grotte de Thuy (maçonnerie et boiserie) pour en faire un lieu dédié à la Vierge Marie, finalement inauguré en 1934. Depuis, des nombreux ex-voto ont été déposés dans la grotte.

Les Allemands ont envahi le village le dans le cadre de leur offensive contre le maquis du plateau des Glières. Ils ont brûlé toutes les granges pour que personne ne puisse s'y cacher. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, 27 cadavres ont été découverts sur le territoire de la commune. Le , 13 corps de résistants avaient été retrouvés au lieu-dit la Grange au Maire et en avril, 14 autres cadavres de résistants fusillés le ont été découverts au lieu-dit La Belle Inconnue dans trois charniers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Attachée à l'ancien canton de Thônes, la commune appartient depuis le redécoupage cantonal de 2014, au canton de Faverges. Il comporte 27 communes dont Alex, Bluffy, Le Bouchet-Mont-Charvin, Chevaline, Les Clefs, La Clusaz, Cons-Sainte-Colombe, Dingy-Saint-Clair, Doussard, Entremont, Giez, Le Grand-Bornand, Lathuile, Manigod, Marlens, Menthon-Saint-Bernard, Montmin, Saint-Ferréol, Saint-Jean-de-Sixt, Serraval, Seythenex, Talloires, Thônes, Veyrier-du-Lac, Les Villards-sur-Thônes. La ville de Faverges en est le bureau centralisateur[14].

La Balme-de-Thuy est membre de la communauté de communes des vallées de Thônes qui compte treize communes.

La commune relève de l'arrondissement d'Annecy et de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    François Delean   ...
1978   Claude Barrucand   ...
mars 2001   Christian Deroussin ... ...
mars 2014 En cours Pierre Barrucand ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Balmins[15].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 458 habitants[Note 4], en augmentation de 6,02 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
196183183275345341327319309
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
322307266279272248234254247
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
200203172181180180181183190
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 - -
265304327360401444458--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Balme-de-Thuy, maison forte.

La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[20], mais aucun lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[21]. Par ailleurs, elle compte deux objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[22] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[23].

La commune a possédé plusieurs maison-fortes[25].

  • la maison forte des seigneurs de Menthon dit de La Balme fondée avant 1352[26] ;
  • la maison forte du Clus ;
  • le hameau de Charvex a pu également avoir une maison-forte, puisque des membres de cette famille de Menthon ont porté le titre de seigneur de Charvex.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Simon Bigex (natif, 1730-1806), valet de chambre de Voltaire.
  • François-Marie Bigex (natif, 1751-1827), archevêque de Chambéry (1824-1827).
  • Ferdinand Célestin Contat (1902-1940)[27], natif de la Balme-de-Thuy : le « Géant savoyard » (2,35 m, 207 kg) fit une carrière de « phénomène de cirque ».
  • François Delean fut maire pendant 35 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Claude Olive, Jean Evin, Louis Chaix, Pierre Bintz, Jean-Pierre Ginestet, « L'abri sous roche de la Vieille Église, La Balme-de-Thuy (Haute-Savoie), premiers résultats », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 81, nos 10-12,‎ , p. 320-342 (lire en ligne)
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 571-576, « Le canton de Thônes », 590-591, « Balme-de-Thuy (La) ».
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes (Suite), vol. Tome 61e, Belley, Imprimerie A. Chaduc, , 280 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes, vol. Tome 60e, Belley, Imprimerie A. Chaduc, , 255 p. (lire en ligne), p. 13-50. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines les plus lointaines jusqu'à nos jours, vol. Tome 44e, Annecy, Imprimerie commerciale, , 557 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines jusqu'à 1792, vol. Tome 43e, Annecy, Imprimerie commerciale, , 532 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Annecy », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  7. Henry Suter, « Balme », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  8. Henry Suter, « Thuy », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  9. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 12
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  10. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-84206-374-0, lire en ligne), p. 336.
  11. Note sur la famille de Menthon de la Balme
  12. Note sur le château de la Balme-de-Thuy
  13. Amédée de Foras : Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie
  14. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en août 2014).
  15. « Balme-de-Thuy », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 1er mai 2016), Ressources - Les communes.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Liste des monuments historiques de la commune de La Balme-de-Thuy », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Liste des lieux et monuments de la commune de La Balme-de-Thuy à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Liste des objets historiques de la commune de La Balme-de-Thuy », base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. « Liste des objets de la commune de La Balme-de-Thuy à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. « Œuvres mobilières de La Balme-de-Thuy », base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. Jean Brunier, « Les anciens châteaux du Val de Thônes », Revue annuelle des Amis du Val de Thônes, no 6,‎ , p. 71-72 (ISSN 0339-6428).
  26. Michèle Brocard-Plaut, Paul Jacquet (aquarelles) et Marcel Sauthier (dessins des blasons), Châteaux et maisons fortes Savogards, Le-Coteau, Horvath, , 2 volumes en 1 (589 pages) (ISBN 978-2-717-10394-6, OCLC 18604121), (page no 81).
  27. Ferdinand Contat, le géant savoyard