François-Joseph Double

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François-Joseph Double
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François-Joseph Double, né à Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne) le et mort à Paris le , est un médecin français.

Famille[modifier | modifier le code]

François-Joseph Double est le fils de Jean, pharmacien à Verdun-sur-Garonne, et de Jeanne Rey.

François-Joseph Double épouse le 17 juillet 1809 Élisabeth-Jeanne-Caroline Pelletier (1786-1844), fille du chimiste Bertrand Pelletier (1761-1797) et de Marguerite Sédillot (1765-1828), et sœur du pharmacien et chimiste Pierre Joseph Pelletier (1788-1842).

François-Joseph Double est le frère de Pierre-Michel-Marie Double, archevêque de Tarbes (1767-1844).

François-Joseph Double est le père de l'officier d'artillerie et collectionneur Léopold Double (1812-1881) et de Jeanne-Charlotte-Mélanie Double (1810-1865), épouse en première noces d'Athénodore Collin (1798-1849) et en seconde noces, elle est comtesse Guillaume Libri Carucci (1803-1869)[1], dont l'époux s'illustra par des vols de livres rares dans les bibliothèques publiques françaises[2].
Il est aussi le grand-père du baron Lucien-Joseph-Eugène Double (1848-1895), célèbre bibliophile et bibliographe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commença ses études en pharmacie à Toulouse puis, pour éviter la conscription, s'engagea comme aide-pharmacien à l'armée des Pyrénées. La paix faite avec l'Espagne en 1795, Double alla terminer ses études à Montpellier et y soutint, le 28 juin 1799, sa thèse de doctorat sur« la période d'imminence des maladies ».

Après avoir passé deux années en Espagne avec son frère Pierre-Michel, le futur évêque de Tarbes, il vint à Paris en 1803, Paul-Joseph Barthez l'avait recommandé à Jean Sédillot ; celui-ci l'attacha à la rédaction de son journal médical, La Société de médecine, devenu le Journal général de la médecine. Le Dr Double y analysait les ouvrages scientifiques, donnait des articles de vulgarisation ou de doctrine. Il collabora avec son beau-père Bertrand Pelletier, notamment pour la préparation du sulfate de quinine, dont Double avait été l'un des premiers à signaler l'efficacité pour la lutte contre les fièvres intermittentes. Il traduisit Interpres clinicus, de Klein, destiné à familiariser les jeunes médecins avec la langue latine, remporta une partie du prix de l'empereur Napoléon de 12 000 fr. pour son ouvrage sur le croup[3], qui lui vaut une première mention européenne au concours ouvert en 1807 par Napoléon, qui venait de perdre, de cette maladie, son neveu et héritier, le prince royal de Hollande.

Membre fondateur avec Antoine Portal de l'Académie royale de médecine en 1820, il fut, en 1831, rapporteur de la commission nommée pour préserver la France de la contagion du choléra et, l'année suivante, lorsque se fut déclarée l'épidémie, dirigea le poste médical du Gros-Caillou. Comme journaliste médical, il entra à l'Académie des sciences en oct. 1832, en concurrence avec François Broussais[3] et succédant à Antoine Portal.

La pairie lui avait été offerte sous Louis-Philippe Ier, à la condition qu'il renonce à l'exercice de son art : il refusa.

François-Joseph Double mourut d'une pneumonie. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (8e division).

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Traité du croup (1811)
  • Séméiologie générale ou traité des signes et de leur valeur dans les maladies (3 volumes, Paris, Croullebois) Lire en ligne : vol.  1 (502 p.) ; vol.  2 ; vol.  3

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Suspène, Docteur François-Joseph Double, un itinéraire médical, en hommage à l'Académie de médecine, CDDP de Tarn-et-Garonne, Montauban, 2002
  • ST. Le Tourneur, François-Joseph Double, p 641 du Dictionnaire de Biographie française sous la direction de M. Prevost et Roman d'Amat.

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. jean.gallian.free, genealog
  2. Guillaume Marmier "Journal 1848-1890", pp. 235 et 236, google book
  3. a et b Prévost et Roman d'Amat, Dictionnaire de Biographie française, Paris, p. 641