Crue de la Garonne en 1875

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La crue de la Garonne du 25 juin 1875 détruit environ 1 400 maisons à Toulouse[1],[2].

Des dizaines de communes sont touchées, dont Agen ou encore Marmande, où l'eau atteint 11,40 m. La crue a eu lieu dans la nuit du 23 au 24 juin 1875, après un mois entier de pluie ininterrompue.

Dégats matériels et humains[modifier | modifier le code]

La grande crue de Toulouse a provoqué la mort de 209 personnes et la destruction de 1400 maisons. Les ponts Saint-Michel et Empalot ont été emportés. Le Pont Neuf et le pont Saint-Pierre ont cependant résisté à la crue, ce dernier ayant permis de maintenir la communication avec le faubourg Saint-Cyprien. Le 23 juin, la crue de la Garonne atteint son maximum : près de 11,40 m au-dessus de son niveau normal. Dès le matin, les bas quartiers de la ville sont inondés. La Garonne revient dans son lit la nuit suivante et les secours peuvent pénétrer le 25 juin au matin dans le faubourg Saint-Cyprien.

En amont de la ville, à hauteur d'Empalot, un pont ferroviaire a été emporté par la crue, avec un remblais de six mètres cubes de hauteur (sic) sur une largeur de cinquante mètres avec mille mètres cubes de remblais [3].

Par ailleurs, huit ponts départementaux sont devenus impraticables après avoir été abîmés dans la Haute-Garonne[4].

Les dégâts ne se sont pas limités à l'arrondissement de Toulouse (nord), les bassins de population des arrondissements de Muret (centre) et de Saint-Gaudens (sud) ainsi que certains départements avoisinants ont également été touchés[5].

Dans l'urgence, des ponts bateaux ont été déployés à Valentine, Cazères, et Toulouse.

Galeries[modifier | modifier le code]

Les principaux dégâts de la crue de Toulouse de 1875.

Conséquences[modifier | modifier le code]

En conséquence, à Toulouse il a été décidé que les autorisations de construction ou reconstruction ne sont données qu'à condition de suivre les prescriptions suivantes[6]:

  • les fondations sont descendues jusqu'à un terrain suffisamment ferme,
  • les fondations sont faites en maçonnerie avec mortier de chaux,
  • les murs sont construits en matériaux solides et mortier de chaux, sans brique verte et sans mortier de terre,
  • les murs atteignent 3m50 au dessus du sol,
  • les murs dépassent de deux mètres le plan d'eau du 23 juin 1875.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Noël Salomon, L'Homme face aux crues et aux inondations, Presses Univ de Bordeaux, , 140 p., p. 45
  2. Toulouse-inondation
  3. Les drames de l'inondation à Toulouse / Théophile Astrié Auteur : Astrié, Théophile Éditeur : Arnaud et Labat (Paris) Éditeur : Librairie centrale (Toulouse) Date d'édition : 1875 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5778575j/f104.image
  4. gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5778575j/f342.image
  5. gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5778575j/f349.image
  6. gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5778575j/f331.image