Saint-Sardos (Tarn-et-Garonne)

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Saint-Sardos
Saint-Sardos (Tarn-et-Garonne)
Le village de Saint-Sardos.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Verdun-sur-Garonne
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne
Maire
Mandat
Gérard Fénié
2014-2020
Code postal 82600
Code commune 82173
Démographie
Gentilé Saint-Sardossiens
Population
municipale
1 121 hab. (2016 en augmentation de 24 % par rapport à 2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 03″ nord, 1° 08′ 06″ est
Altitude 145 m
Min. 99 m
Max. 212 m
Superficie 26,56 km2
Localisation

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Saint-Sardos

Saint-Sardos est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Sardossiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ancienne bastide située en Lomagne près de la limite du département de la Haute-Garonne, à 16 km à l'est de Beaumont-de-Lomagne et à 12 km à l'ouest de Verdun-sur-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Sardos est limitrophe de neuf autres communes dont un quadripoint.

Carte de la commune de Saint-Sardos et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Saint-Sardos[1]
Larrazet Montaïn Bourret
Belbèze-en-Lomagne,
Vigueron
(par un quadripoint)
Saint-Sardos Mas-Grenier
Comberouger Bouillac Verdun-sur-Garonne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Lambon, le Ruisseau de Tessonne et son affluent le Tort qui forme le lac de Boulet et le lac de Combe-Cave.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 656 hectares ; son altitude varie de 99 à 212 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 25 et D 55.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Sardos est une cité dont l’existence remonte au XIIe siècle, en raison de la construction de l'église faite en l'honneur de Saint Sacerdos, évêque de Limoges, par les moines bénédictins de l'abbaye de Sarlat qui l'ont eu comme patron.

Ils en firent d'abord un prieuré simple et le prieur était seigneur du lieu avec des droits plus étendus que ceux qui résultaient des abbayes de Grandselve et du Mas-Grenier. C'est le fait du patronage découlant du titre de la fondation en date du 27 octobre 1122 entériné par l'archevêque de Toulouse.

La communauté de Saint-Sardos n'avait, fin du XVIIIe siècle, qu'un seigneur, l'abbé de Grand-Selve, selon des mentions trouvées en 1770 et 1789.

L'église de Saint-Sardos

L'église romane primitive était bâtie en briques épaisses du type cistercien et comprenait les trois travées de la nef actuelle; elle fut prolongée au XIVe siècle par la construction du chœur et le contemporain est sûrement un chapelain mort en 1333 selon une inscription en lettres onciales sur la façade qui évoque son souvenir; quant au clocher, il a été construit au XIIIe siècle et classé en 1921 au titre des monuments historiques.

Après les Guerres de Religion qui la ruinèrent en 1561, une restauration intervint mais c'est surtout en 1901 que l'église a été reconstruite sur les bases anciennes avec surélévation des murs pour recevoir une voûte gothique.

Seul est resté dans son aspect primitif le clocher du XIIIe siècle (classé); s'agissant d'un clocher-mur fortifié dont la base se termine par une galerie en encorbellement, il comporte cinq baies tandis que le pignon s'encadre de deux tourelles coiffées en poivrière.

Le mobilier ancien comprend un buste reliquaire de Saint Sardos en bois doré et une statue d'évêque en terre cuite.

La maison Renaissance

Non loin de l'église et de la place centrale très spacieuse ou se tenaient, avant 1950, des foires importantes, se remarque, dans le village, une maison seigneuriale de la première moitié du XVIIe siècle avec, à l'intérieur, un escalier de bois à double révolution et un trumeau du début du XIXe siècle. Cette maison appartenait à la famille Lasserre jusqu'à la révolution et se distingue par sa couleur de brique rouge.

Des vestiges disparus par le temps

  • Un étang était situé devant l'école qui est devenu la place du monument aux morts (place Marius Granié). Il n'existait pas de clôture entre la cour de l'école et la pièce d'eau. Les enfants étaient en récréation et ne cherchaient pas à s'approcher de l'eau; des laveuses lavaient leur linge.
  • La halle située sur la place centrale était un édifice à trois travées dont la toiture à quatre pans. Elle était soutenue par des piliers en brique. Elle a cédée sa place dans les années 1950 au foyer rural (lieu de manifestations du village).
  • Un porche à arcades subsistait encore jusqu'au milieu du XXe siècle contre le clocher-mur de l'église. Celui-ci en béton armé qui n'était pas en harmonie avec la façade du clocher a été démoli.
  • Les anciens moulins, bien placés sur la hauteur en direction de Bouillac. Ils révélaient une certaine activité agricole : la culture de céréales. Tous deux menacés par le temps ont aujourd'hui disparu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne et du canton de Verdun-sur-Garonne. Avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes Garonne et Gascogne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Elections municipales de 2014

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1808 1821 Emmanuel Lasserre    
1821 1826 François Anthony    
1826 1843 Jean-Bernard Lafitte    
1843 1848 Auguste Joachim Lonjon    
1848 1848 Jean Garac    
1848 1852 Jean Barrie    
1852 1857 Alphonse Lasserre    
1857 1865 Jean-Baptiste Anglade    
1865 1870 Jean Lavergne    
1870 1874 Adolphe de Lonjon    
1874 1892 Pierre Salut    
1892 1892 Jean Bauzely    
1892 1919 Adon Granié    
1919 1929 Eloi Moncouet    
1929 1945 Mathieu Vignolles    
1945 1947 Norbert Moncouet    
1947 1948 Pierre Granié    
1948 1970 Marius Granié   Conseiller général
1970 1971 Pierre Granié    
1971 2001 Jean Roger PRG Conseiller général, sénateur
2001 en cours Gérard Fénié    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 1 121 habitants[Note 1], en augmentation de 24 % par rapport à 2011 (Tarn-et-Garonne : +5,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7768619821 2091 2021 2021 1561 1581 167
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1841 1591 1301 084990911880866831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
828800832720741717722739690
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
681576535558563555629639920
2016 - - - - - - - -
1 121--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Saint-Sardos (AOC).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Sardos fait partie de l'académie de Toulouse.

La commune possède un groupe scolaire.

Culture et événements[modifier | modifier le code]

  • La fête locale (les premiers week-ends de mai) : bal disco, concours de pêche, concours de pétanque, retraite aux flambeaux, grand feu d'artifice, bal musette et attractions pour petits et grands.
  • La fête du vin et du terroir (les premiers week-ends d'août) : visite de la cave coopérative, dégustation-vente, animations pour les enfants, marchés gourmands, vide-grenier, espace art artisanat, olympiades du bouchon et concours de pétanque.
  • Tout le long de l'année, de nombreux lotos ainsi que des vides greniers y sont organisés à la salle des fêtes.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Les Francs-Tireurs, le club de football du village, qui ont vu le jour en 1912.
  • La Saint-Sardossienne, le club de pétanque, qui rassemble tous les jours un grand nombre de joueurs sous les platanes du boulodrome à proximité de l'église.
  • L'académie de billard, le Gréki, fondée en 2010.
  • Des circuits de randonnées, le PR11 : Le chemin des lacs et le PR12 : Entre vins et vignobles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Michel, dont le clocher est classé monument historique[9].
  • La maison Lasserre (maison Renaissance privée) inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
  • L'ancien moulin à proximité du groupe scolaire.
  • La maison Anglade et son jardin de Sylvie qui regroupe une multitude de rosiers.
  • Le château de Mandeville, situé à l'entrée du village, en arrivant de Bouillac et de Comberouger. Un corps central est encadré par deux tours carrées à étage dont le dernier, sans ouverture, se termine par des créneaux.
  • La fontaine de Coymès, en direction de Montaïn, nichée au pied d'un bois, au bord d'un chemin communal, cette jolie fontaine avait la réputation d'offrir une eau aux vertus magiques pour les douleurs.
  • Les lacs de Combe-Cave et Boulet ainsi que la Base de loisirs de Saint-Sardos.
  • La cave coopérative de Saint-Sardos créée en 1956 et qui bénéficie aujourd'hui du titre : AOC Saint-Sardos.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]