Dieupentale

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Dieupentale
Rond-point  - route de Toulouse.
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Blason de Dieupentale
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Verdun-sur-Garonne
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne
Maire
Mandat
Michel Devay
2014-2020
Code postal 82170
Code commune 82048
Démographie
Gentilé Dieupentalais
Population
municipale
1 599 hab. (2014en augmentation de 18.97 % par rapport à 2009)
Densité 260 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 48″ nord, 1° 16′ 12″ est
Altitude 108 m (min. : 95 m) (max. : 154 m)
Superficie 6,14 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Dieupentale est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Dieupentalais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située entre les vallées de la Garonne et du Tarn, sur l'ancienne route nationale 123 entre Grisolles et Castelsarrasin en Pays Montalbanais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dieupentale
Bessens Bessens Campsas
Verdun-sur-Garonne Dieupentale Canals
Verdun-sur-Garonne Grisolles Canals

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Rieu Tort affluent du Tarn, le ruisseau des Tauris un affluent la Garonne, et par le canal de Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la SNCF en gare de Dieupentale, sur la ligne Bordeaux - Sète.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dieupentale est attesté sous les formes in Deumpantala en 961, Sancti Martini de Diuspantros vers 1015, Dyopentala en 1268[1].

À première vue, il s'agit d'un type toponymique germanique fréquent signifiant « vallée profonde ». Ici la forme serait gotique diup(s) « profond » et dal « vallée »[2].

Ce toponyme s'inscrit dans une contrée où se concentrent quelques noms de lieux wisigothiques ou composés avec un nom de personne de même origine : Bessens, Glatens, Aucamville, Séguenville, etc. signes d'une implantation durable de ces colons germaniques. Cependant, A. Dauzat et Ch. Rostaing ne prennent en compte que la dernière forme ancienne qui est tardive[3].

Ernest Nègre[3] conteste cette proposition, car les deux premières formes anciennes sont difficilement compatibles avec cette explication. Par contre, il se base sur le nom de personne gaulois bien attesté Diopantus suivi du suffixe -ella, devenu *-ala par contamination phonétique de a. Il note, de surcroît, que Dieupentale n'est pas situé dans un val profond mais dans la large plaine alluviale de la Garonne. Xavier Delamarre donne à l'anthroponyme gaulois Diopantus le sens de « souffrance du dieu, souffrance divine ». L'élément -panto- se retrouve dans de nombreux noms de personne ou théonymes gaulois tels Uerpantus, Auiopantus, Panto(n)-, Panturo, etc. idée comparable à celle du nom de personne espagnol Dolores[4]. En renfort de cette théorie, la partie occitanes de la France semble complètement exempte de toponymes composés à partir d'adjectifs germaniques + appellatifs germaniques.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie du Bas-Montauban.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Dieupentale

Son blasonnement est : Palé contre-palé de gueules et d'argent de quatre pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier et du canton de Verdun-sur-Garonne (avant le redécoupage départemental de 2014, Dieupentale faisait partie de l'ex-canton de Grisolles).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Bernard Lacaze    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 599 habitants, en augmentation de 18,97 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
614 369 389 413 510 467 462 454 458
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
570 557 600 570 596 619 643 608 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 590 584 535 567 569 524 531 542
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
549 584 614 617 662 733 958 1 426 1 599
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 69 55 64 64 61 46 34 26
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture (Fronton (AOC)), et l'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé ...) ont encore une place importante.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dieupentale fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du SIEEOM Grisolles-Verdun[13], qui se trouve sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Maison de Laparre de Saint-Sernin : due à Pierre de Laparre Prêtre qui s'est installé à Dieupentale en 1755 ; il fit venir son frère Jean-François Julien de Laparre de Saint Sernin. La Villa à l’italienne est inscrite au titre des monuments historiques [14]
  • L'église Saint-Pierre : la première église est bâtie sur les ruines d'un temple gallo-romain au XIIe siècle. Ne subsiste aujourd'hui que l’abside. La nef et le clocher-mur datent du nouveau bâtiment du XVIIe siècle[15]. Le chapiteau est inscrit au mobilier historique.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Le Centre de Budo Traditionnel de Dieupentale, popularise un art martial d'origine japonaise, la méthode Wa-Jutsu (art de l'accord et de la paix).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian-Pierre BEDEL, Grisolles Bessens Canals Campas Dieupentale Fabas Labastide-St-Pierre Monbéqui Nohie Orgueil Pompignan, al canton 2009 , 294p, (ISBN 978-2-9523468-1-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz 199 .p. 230.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 246.
  3. a et b Ibidem.
  4. DLG, p. 245.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. http://www.sgv82.fr/
  14. Mérimée PA82000016
  15. Jean-Claude Fabre, Richesse Artistiques en Tarn-et-Garonne Canton de grisolles , 1981