Dikkenek

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Dikkenek
Réalisation Olivier Van Hoofstadt
Scénario Olivier Van Hoofstadt
Olivier Legrain
Acteurs principaux
Sociétés de production EuropaCorp
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Comédie
Durée 85 minutes
Sortie 2006

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dikkenek est un film belge, produit par Eric Bassoff et Marc Libert, réalisé par Olivier Van Hoofstadt, sorti le au cinéma. Comme il est rappelé au début du film, « Dikkenek » [dikkenek] est l’expression bruxelloise qui désigne un « gros cou » (traduction littérale du néerlandais)[1], un vantard, une « grande gueule », un ou une « monsieur ou madame je-sais-tout ». Bien qu'à sa sortie le film soit un échec commercial, sa sortie vidéo en a fait, au fil des années, un film culte.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les Abattoirs d’Anderlecht dont Claudy est le directeur général et première scène du film.

Le dikkenek du film est incarné notamment par J.C. qui prend un grand plaisir à donner des leçons à toute personne croisant sa route. Le personnage de Claudy Focan interprété par François Damiens est également un dikkenek.

Le film se déroule principalement à Bruxelles et en petite partie en Belgique flamande, où l’on suit les mésaventures de J.C. (Jean-Luc Couchard), grande gueule, donneur de leçons, petit voleur à l’arraché, qui veut aider son ami d’enfance, Stef (Dominique Pinon), à trouver le grand amour. L’amour que J.C. trouvera peut être avec Natacha (Mélanie Laurent), jeune étudiante sans vraies ambitions, qui a eu la malchance de rencontrer Claudy Focan (François Damiens), « beauf » pervers amateur de peep show, grande gueule, alcoolique, directeur des abattoirs d'Anderlecht et photographe de charme à ses heures perdues. Stef trouvera finalement l’amour avec Nadine (Marion Cotillard) amie de Natacha, hystérique professeur de primaire, ayant des problèmes avec « la schnouf » (la drogue). Parmi cette palette de personnages on retrouve aussi Laurence (Florence Foresti) la commissaire de police lesbienne, amatrice d’armes, ou encore Greg (Jérémie Renier), adepte de gros bolides et qui a le malheur de se faire tabasser par J.C., des gamins et Claudy. Tous seront réunis à l’anniversaire de Fabienne, sœur de Greg qui fête ses 18 ans le 15 août au Zoute.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Couchard : Jean-Claude (J.-C.), truand notoire
  • Dominique Pinon : Stef, l’ami loser de Jean-Claude.
  • François Damiens : Claudy Focan, « Directeur & Sales Marketing Manager » des abattoirs d’Anderlecht et photographe semi-professionnel.
  • Jérémie Renier : Greg, play-boy malchanceux.
  • Marion Cotillard : Nadine, maîtresse d’école, épouse de Dimitry.
  • Mélanie Laurent : Natacha, jeune femme oisive.
  • Catherine Jacob : Sylvie, épouse de Baudoin, tante et tutrice de Natacha.
  • Florence Foresti : Commissaire Laurence Cochet, lesbienne.
  • Marie Kremer : Fabienne, la sœur de Greg, fête ses 18 ans au cours du film, a visiblement une histoire avec Aziz.
  • Évelyne Demaude : Évelyne, la concubine du commissaire Laurence, accro à la cocaïne, corruptible.
  • Mourade Zeguendi : Aziz, petit truand, connaissance de Jean-Claude.
  • Catherine Hosmalin : Grosse bonne femme 1, caissière de supermarché, femme de Miche
  • Renaud Rutten : Dimitry (Dim), voisin de Baudoin et Sylvie, bourgeois se faisant plaquer par Nadine.
  • Guy Staumont : Baudoin, homme d’affaires, mari de Sylvie.
  • Nathalie Uffner : Daisy, hôtesse dans le club fréquenté par Claudy, complice de Claudy dans ses enlèvements.
  • Claudine Frigant : Grosse bonne femme 2, amie de la femme de Miche.

Production[modifier | modifier le code]

Casting[modifier | modifier le code]

Musiques additionnelles[modifier | modifier le code]

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Autour du film[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-Office[modifier | modifier le code]

Avec un budget de 3 970 000 , le film totalise 768 350 de recette en France avec 122 871 entrées pour la France entière dont 48 084 entrées pour Paris[2]. En Europe (tous pays confondus), le film reçoit 192 691 spectateurs[4]. Le film est donc un échec commercial lors de sa sortie cinéma. Mais il acquiert un statut de film culte lors de sa sortie en DVD et devient rentable[5].

Critique[modifier | modifier le code]

Lors de la sortie du film, Fernand Denis de La Libre Belgique a jugé : « La charge est affreuse, sale et méchante, mais vide. (…) Dikkenek zieute sur Strip-tease, les Snuls, Jannin-Liberski mais sans le clin d’œil, sans l’auto-ironie, sans la touche dans l’observation; tous les personnages sont juste chargés comme des scaphandriers et, forcément, ils coulent. On ne pourra, toutefois, faire le moindre reproche de sexisme à Olivier Van Hoofstadt qui est aussi lourd et gras avec les femmes qu’avec les hommes. On sort de ce film un peu sale, comme un verre de Duvel pas lavé. In fine, c’est la vraie ambition de l’entreprise tant le placement de produit est intensif autour de la « Duvel » et de la « Vedett ». Dikkenek, c’est de la petite bière, en somme. »[6].

  • « À hurler de rire » par Elle[réf. nécessaire].
  • « François Damiens, petite suée sur le front et œil injecté, confirme qu'il est ce que la Belgique a enfanté de plus drôle depuis Benoît Poelvoorde. Le reste du casting est à l'unisson. » par Première.fr[7]
  • « Rire et sourire au premier long-métrage d'un auteur assez foutraque pour avoir oublié, au cours du tournage, son scénario. » par L'Express[8]
  • « Comme la composition de la fricadelle, l'histoire de Dikkenek ressemble à une macédoine mêlant humour et vulgarité, voire obscénité. Résultat ? Une comédie grivoise... » par Le Figaro[9].

Postérité[modifier | modifier le code]

Au fil du temps, le film est mieux noté par certains critiques mais reste plutôt mal noté et uniquement conseillé pour les amateurs du genre[10] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « dikkenek — Wiktionnaire », sur fr.wiktionary.org (consulté le 21 avril 2017)
  2. a et b JP, « Dikkenek (2006)- JPBox-Office », sur www.jpbox-office.com (consulté le 21 avril 2017)
  3. http://www.sbap.be/archivalia/belgciv/belgciv02.htm
  4. « LUMIERE : Film: Dikkenek », sur lumiere.obs.coe.int (consulté le 6 mars 2017)
  5. Telestar.fr, « Dikkenek : pourquoi ce film est culte ? [Photos] », Telestar.fr,‎ (lire en ligne)
  6. « Peï, c'est arriveï près de chez toi, une fois », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  7. « Dikkenek » (consulté le 21 avril 2017)
  8. « Dikkenek », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Rechercher un article, une information, une archive — Le Figaro », sur recherche.lefigaro.fr (consulté le 21 avril 2017)
  10. AlloCine, « Dikkenek: Les critiques presse » (consulté le 21 avril 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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