Le Diable et le Bon Dieu

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Le Diable et le Bon Dieu est un drame en trois actes de Jean-Paul Sartre paru et représenté la première fois à Paris au Théâtre Antoine (direction Simone Berriau) le , dans une mise en scène de Louis Jouvet.

Cette pièce, comme le laisse prévoir le titre, traite de la nature humaine, de Dieu et du Diable, et de la question « Le Bien est-il possible ? » (Gœtz à Heinrich dans le dixième tableau).

Résumé[modifier | modifier le code]

La pièce se déroule dans l'Allemagne du XVIe siècle, lors de la révolte des paysans contre l'Église.

Gœtz, un bâtard d'une famille noble, a participé à la rébellion de Worms, puis l'a trahi et a tué son frère qui la dirigeait. Désobéissant aux ordres de l'archevêque, il décide de raser la ville par simple envie de faire le Mal et de défier Dieu.

Pour sauver le clergé menacé par Nasty qui dirige une armée de pauvres, Heinrich, modeste curé, livre la ville à Gœtz. Ce dernier qui s'apprête à ordonner le massacre est convaincu par Heinrich que le Bien est plus difficile à faire en ce monde que le Mal. Par défi, Gœtz décide de se consacrer uniquement à faire le bien. Il libère sa maîtresse-otage-putain Catherine, qui mourra de chagrin ; il distribue ses terres aux paysans, cela déclenchera une guerre ; il se fait le prophète de l'amour, ses adeptes non-violents mourront en martyrs.

Il se retire avec Hilda dans la forêt où il mène une vie d'ermite fou, jusqu'à la visite de Heinrich qui vient comme convenu juger les actes de Gœtz. Mais Gœtz affirme que Dieu est mort et que l'homme est seul. Il finit par accepter de diriger l'armée de Nasty.

Distribution, Théâtre Antoine, 1951[modifier | modifier le code]

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