Alexander Esway

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Alexander Esway
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
Saint-TropezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Alexander Esway, né Sándor Ezry, né le [1] à Budapest et mort le à Saint-Tropez (France), est un réalisateur d'origine hongroise.
Il utilise parfois le nom d'Alexandre Esway.

Biographie[modifier | modifier le code]

À l’heure actuelle on connait mal sa carrière. Il semble bien qu’il travailla comme journaliste dans ses jeunes années et qu’il était déjà venu le faire en Allemagne au début des années 1920. Lors d'un voyage qu’il fit de Liverpool à New York pendant à l’époque de Noël 1923 en compagnie de sa jeune épouse allemande Hedwig, il indiqua sur la liste des passagers qu’il habitait Berlin.

C’est là qu’un peu plus tard, il apprit le métier de réalisateur. Finalement, le producteur de films Reinhold Schünzel lui confia la réalisation du film Herkules Maier à l'automne 1927 (temps de tournage : octobre à décembre). Reinhold Schünzel lui-même y jouait le rôle principal. L'année suivante, Alexander Esway participa à des scénarios pour deux films muets allemands avant de s'installer en Grande-Bretagne au début de 1929. Là, assisté d’un Britannique, il mit en scène une comédie romantique pour le producteur Michael Balcon.

Ses débuts dans le cinéma sonore datent de juin 1930 avec le film Children of Chance. La version parlante en allemand produite simultanément, qui ne fut présentée en Allemagne (à Munich) qu'en décembre 1931, reçut le titre Kinder des Glücks et on y voyait dans les rôles principaux Dina Gralla, Kurt Vespermann et Wera Engels. L'œuvre suivante d'Alexander Esway fut le thriller Shadows. Il s'installa ensuite à Paris, où il réalisa la version française du film allemand Der Hexer. Par la suite, il fut rejoint par le jeune réalisateur débutant Billy Wilder pour son premier Mauvaise graine. Immédiatement après, il revint à Londres. Ses productions ultérieures jusqu'en 1939 dans les capitales britannique et française ne méritent pas d'être mentionnées, bien qu'il y eût à sa disposition un certain nombre d'artistes français remarquables, dont Fernandel, Raimu et Louis Jouvet.

La Seconde Guerre mondiale mit fin provisoirement à ses activités et, après l'occupation du pays par les troupes allemandes, il se réfugia en zone libre où il se réfugia à Marseille où il tenta d'obtenir un visa pour les États-Unis, pays où il était déjà allé en avril 1931 et mars 1936, mais ce n'est que plus tard qu'il réussit à s'échapper. Ce n’est que le 20 mai 1942 qu’il traversa l'Atlantique en partance de Casablanca pour n’atteindre New York qu'un bon mois plus tard. À Hollywood, il collabora au scénario du drame français sur la Résistance et la Libération The Cross of Lorraine. Son seul travail de direction américain en 1945 est resté complètement ignoré.

Immédiatement après la fin de la guerre en 1945, il revint en France et tourna deux autres films, dont seul le premier mérite d'être mentionné, Le Bataillon du ciel. Il ne vit jamais la première mondiale de sa dernière œuvre, L'Idole, avec le jeune Yves Montand dans le rôle masculin principal. Il mourut à Saint-Tropez pendant l'été 1947.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

  • 1935 : Plenty of Time for Play

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'année de naissance 1898 souvent citée est fausse : voir (de) Kay Weniger, Filmarchiv.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]