Lumière d'été

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Lumière d'été
Réalisation Jean Grémillon
Scénario Pierre Laroche
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 112 minutes
Sortie 1943

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Lumière d'été est un film français réalisé par Jean Grémillon en 1943.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans une auberge de montagne dirigée par Cricri, Michèle attend Roland Maillard, peintre sans grand talent. Elle y rencontre Julien, un ingénieur, tandis qu'un châtelain, Patrice, s'éprend d'elle. Roland fait un scandale le soir de son arrivée et Michèle décide de rompre avec lui. Patrice, jaloux de Julien, essaie de le tuer ; de son côté, Roland meurt dans un accident. Julien et Michèle partiront ensemble...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

« Michèle Morgan étant à Hollywood, le rôle écrit pour elle passe à Evelyne Volney. Mais celle-ci tombe malade, et c'est finalement Madeleine Robinson qui interprète Michèle. [...] Patrice (Paul Bernard), est le symbole d'un pouvoir oppressif et féodal, à la fois don Juan et Barbe bleue : il a tué sa première femme à la chasse parce qu'il désirait Cricri (Madeleine Renaud), la patronne de l'hôtel qu'il aimerait bien remplacer maintenant par Michèle. [...] il n'est pas à un meurtre près : C'est si beau un fusil, dit-il, on peut en faire des choses étonnantes. Tenez, par exemple, tout à l'heure, [...] ce jeune homme vulgaire et indiscret qui s'en allait le dos tourné, eh bien, avec cette arme, j'aurais pu modifier bien des choses [...] Ce jeune homme vulgaire c'est Julien. Mais selon Prévert le qualificatif n'est pas péjoratif et il intitulera même ainsi certains de ses textes. Le mépris pour le vulgaire n'est souvent à ses yeux qu'une forme de mépris pour le peuple. Le peuple est représenté dans le film par tous les ouvriers qui construisent le barrage. À ces constructeurs est opposé Patrice, destructeur et tueur. Mais c'est la femme qui se fait liberté. Lorsque Julien montre à Michèle le porte-bonheur d'un ami, un petit grillon enfermé dans une boîte, elle s'étonne : Comment, il est en cage et il porte bonheur. Il n'est pas rancunier... Vous devriez le laisser partir'. Julien proteste car le grillon ne lui appartient pas, mais Michèle réplique : Qu'est-ce que ça peut faire ? Personne n'est à personne... et le grillon libéré, elle se réjouit : Voyez, il est heureux, il chante, c'est parce qu'il est libre. Danièle Gasiglia-Laster dans Jacques Prévert, celui qui rouge de cœur, Séguier. »

« Ce drame est celui de deux mondes qui s’opposent et s’affrontent : celui de la comédie – représenté par l’oisiveté, l’individualisme, le mensonge et la jalousie – et celui de la sincérité, du travail et de la naïveté, incarné par les autres personnages », écrit Carole Aurouet dans Jacques Prévert, portrait d'une vie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie d'Émile Savitry

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carole Aurouet, Le Cinéma dessiné de Jacques Prévert, Textuel, 2012
  • Danièle Gasiglia-Laster, Jacques Prévert, celui qui rouge de cœur, Séguier, 1994.

Liens externes[modifier | modifier le code]