Le Meurice

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Le Meurice
Le Meurice 001.jpg
Localisation
Adresse
Pays
Coordonnées
Architecture
Ouverture
1838
Architecte
Statut patrimonial
Style
Équipements
Étoiles
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Étages
7
Chambres
160 chambres
Restaurants
Le Meurice, et Le Dalí
Gestion
Propriétaire
Dorchester Collection, du Sultan de Brunei Hassanal Bolkiah
Site web
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Le Meurice est un célèbre palace parisien 5 étoiles de style néo-classique Haussmannien, fondé par Augustin Meurice en 1838. Doyen des palaces parisiens, situé au 228 rue de Rivoli dans le 1er arrondissement, entre le Jardin des Tuileries, la place de la Concorde, le musée du Louvre, et la Place Vendôme, il est un des hauts-lieux symboliques du Paris Rive droite, fréquenté par le Tout-Paris mondain, et par le tourisme international. Il est labellisé Entreprise du patrimoine vivant depuis 2014, et appartient au groupe hôtelier Dorchester Collection du Sultan de Brunei Hassanal Bolkiah.

Histoire[modifier | modifier le code]

1771 Rue Saint-Honoré[modifier | modifier le code]

En 1771 Augustin Meurice (1738-1820), maître de poste de Calais, ouvre l'Hôtel Meurice de Calais (en)[1], ainsi qu'un hôtel de luxe au terminus de la diligence Paris-Calais, 223 rue Saint-Honoré à Paris.

Il comprend que les riches touristes anglais souhaitaient trouver lors de leurs voyages sur le continent européen, le luxe, le confort, et les commodités auxquels ils sont habitués chez eux. Le Meurice offrait un type d’hôtellerie alors inédit : le « service palace ». Tout était fait pour faciliter la vie à l'étranger de passage : acquittement des formalités administratives, utilisation de valets de place attachés à l'hôtel, location d'appartements de toutes dimensions, mise à disposition de salons de conversation, linge blanchi au savon et battu à la main, personnel parlant anglais, bureau de change, équipages... « Pour un voyageur anglais, aucun hôtel de Paris n’offre autant d’avantages que Le Meurice », assurait une publicité de l’époque[réf. souhaitée].


1835 Rue de Rivoli[modifier | modifier le code]

En 1835, l’hôtel déménage pour s'agrandir en fondant ce palace, sur son emplacement actuel, au 228 rue de Rivoli, dans un bâtiment neuf et luxueux, avec 160 chambres meublées aux normes les plus élevées de l'époque, pour une clientèle richissime. Idéalement situé au cœur historique de la Rive droite de Paris, face au Jardin des Tuileries et Palais des Tuileries, à quelques pas de la Place Vendôme, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Opéra Garnier, Musée du Louvre... Le décor de style Louis XVI est inspiré de la grandeur, du faste et des splendeurs de la Royauté française, de la vie des rois de France, reines, Cour de France, Aristocratie, de leurs palais, et fêtes, du Grand Siècle aux Château de Versailles, et Château de Fontainebleau... De la Monarchie de Juillet en 1830, à la Troisième République de 1870, le Palace reçoit la haute société européenne de ce temps : souverains, aristocrates, riches artistes et écrivains, pour la qualité du service, le raffinement des chambres et des salons, l’exceptionnelle situation de l’hôtel au cœur de Paris, proche des boutiques de luxe, et du centre du pouvoir.

Années 1900[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle Le Meurice change de direction. En 1907, afin de concurrencer l'Hôtel Ritz, ouvert en 1902 sur la Place Vendôme voisine, Arthur Millon, un des actionnaires, s'associe au grand hôtelier suisse Frédéric Schwenter, pour faire agrandir les lieux par l’adjonction de l'hôtel Métropole voisin de la rue de Castiglione. A l’exception des façades classées, l’hôtel est entièrement reconstruit par Henri-Paul Nénot, architecte de la Nouvelle Sorbonne, et Grand prix de Rome, en conservant le style Louis XVI d'origine, avec pour thème artistique les Château de Versailles, Trianon, et Château de Fontainebleau pour les décors de panneaux muraux, et des plafonds. Il est équipé des évolutions moderne les plus révolutionnaires : salle de bains, téléphone, sonneries électriques pour leurs domestiques, ascenseur (copie de la chaise à porteurs de la reine Marie-Antoinette d'Autriche)... De cette époque, Le Meurice a conservé le grand salon Pompadour aux boiseries blanches et or, la salle de restaurant, dont les pilastres de marbre et les bronzes dorés sont un hommage au salon de la Paix du Château de Versailles, le salon Fontainebleau et la verrière de fer forgé qui abritait le hall. C’est au cours de ces travaux que les ouvriers recueillirent un lévrier errant sur le chantier dont le personnel fit sa mascotte, devenu l’emblème de l’hôtel.

En 1935, le poète écrivain Léon-Paul Fargue, arpenteur des bonnes adresses gourmandes de la capitale, répartissait la clientèle des hôtels parisiens en trois catégories : « la mauvaise, la bonne, et celle du Meurice ». Parmi celle-ci, les têtes couronnées abondaient. Le premier monarque à avoir fait du nouveau Meurice sa résidence secondaire à Paris fut le roi d'Espagne Alphonse XIII qui, souhaitant vivre dans son décor familier, se faisait apporter son mobilier du Garde-Meuble Royal de Madrid. Lorsqu'il fut chassé du pouvoir en 1931, après la proclamation de la Seconde République espagnole, le monarque déchu fit du Meurice son refuge et le siège de son gouvernement en exil. À sa suite, le prince de Galles, les rois d'Italie, de Belgique, de Grèce, de Bulgarie, du Danemark, du Monténégro, le Shah d'Iran, le Bey de Tunis..., prirent l'habitude de descendre à « l'Hôtel des rois » pour leur séjours à Paris. La Palace est également pour célèbres clients à travers le temps, la famille Rockefeller, le président de la République française Gaston Doumergue, qui venait y dîner avec sa compagne Jeanne-Marie Graves, le président des États-Unis Franklin Delano Roosevelt, le Premier ministre britannique Anthony Eden...

Deuxième Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation de la Seconde Guerre mondiale, entre septembre 1940 et août 1944, l'hôtel Meurice sert à la fois de quartier général à l'Armée allemande, et de logement de fonction pour le général Dietrich von Choltitz, Commandant de Paris sous l'occupation allemande[2].

Années 1950[modifier | modifier le code]

Salvador Dalí, dans sa suite du roi d'Espagne Alphonse XIII, 1972

Au début des années 1950, les familles royales cèdent la place aux grands patrons de multinationales, aux vedettes de Cinéma, et aux artistes et écrivains, souvent plus excentriques, dont Paul Morand, Jean Cocteau, Marcel Aymé, André Gide, Ernest Hemingway, Pablo Picasso, Andy Warhol...

Au nombre de ces derniers, Salvador Dalí, le génie « transcendantal » de l'auto-publicité (qu'un de ses anciens compagnons surréalistes avait surnommé « Avida dollars ») fut l’un des hôtes les plus insolites de l'hôtel. Durant 27 années (1949 à 1976), il occupe un mois par an l'ancienne suite royale du roi d'Espagne Alphonse XIII dont il constellait les murs de taches de peinture, tandis que ses ocelots apprivoisés se faisaient les griffes sur la moquette. Avec lui, le personnel, qui lui était très attaché et qu'il honorait d'étrennes sous forme de lithographies signées de sa « divine main », ne manquait pas de distractions : soit qu'il leur demandât de capturer des mouches dans les bosquets des Tuileries ou de lui amener un troupeau de chèvres sur lequel il tirait des balles à blanc ; soit qu'il les priait de jeter sous les roues de sa voiture, à chacun de ses départs, des pièces de vingt centimes, afin qu'il puisse se flatter de « rouler sur l'or »...

La milliardaire et mécène franco-américaine Florence Gould, fut une autre cliente hors du commun, dont les déjeuners littéraires réunissaient des personnalités aussi contrastées qu'Arletty et François Mauriac, Paul Léautaud et Paul Morand, Roger Peyrefitte... Grâce à elle, Le Meurice abrita l'un des derniers salons littéraires de Paris.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Acheté pour environ 100 millions de dollars par l'Aga Khan IV, il subit d'importants travaux de rénovation, restauration, et modification de certains espaces, entre 1998 et 2000, menée par Jean-Loup Roubert, architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux. Actuelle propriété du groupe hôtelier Dorchester Collection, du Sultan de Brunei Hassanal Bolkiah, le palace emploie aujourd'hui près de quatre cents personnes.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Quelques clients célèbres[modifier | modifier le code]

Surnommé « l'Hôtel des Rois », le palace a reçu de très nombreux invités royaux, rois déchus en exil, et Chefs d'État, dont :

Décor au Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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