Royal Monceau

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Hôtel Le Royal Monceau – Raffles Paris
Hôtel Royal Monceau.jpg
Localisation
Adresse
37-41 Avenue Hoche
Paris
Pays
Coordonnées
Architecture
Construction
Ouverture
1928 puis réouverture
Architecte
Style
Équipements
Étoiles
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Chambres
149
Restaurants
Deux restaurants (Il Carpaccio & Matsuhisa Paris) et un bar (Le Bar Long)
Gestion
Propriétaire
Site web
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Le Royal Monceau – Raffles Paris est un hôtel de luxe[1] situé au 37 avenue Hoche dans le 8e arrondissement de Paris et dont la direction générale est assurée par Aaron Kaupp.

Conçu par l’architecte Louis Duhayon, l’hôtel est inauguré en 1928 par Pierre Bermond et André Junot. Le Royal Monceau devient au fil du temps le lieu de rendez-vous des artistes, célébrités et intellectuels[2].

En juin 2008, Le Royal Monceau ferme ses portes pour une transformation complète des lieux. Après deux ans de travaux le Royal Monceau – Raffles Paris ouvre à nouveau ses portes au public, transformé par Philippe Starck en hôtel de luxe d'un genre inédit, entre salon parisien et résidence d'artiste[3].

L'établissement obtint le label officiel Palace le 27 juin 2013, en devenant le 13e membre[4].

Le Royal Monceau fait partie du groupe hôtelier FRHI, groupe qui a été racheté par le Qatar[5] en 2014, puis par AccorHotels en 2016.

Histoire[modifier | modifier le code]

Inauguré en 1928, le Royal Monceau a été fondé par Pierre Bermond et André Jugnot, deux personnalités connues dans le monde de l’hôtellerie pour avoir créé notamment le Carlton de Paris et le Miramar de Cannes[6].

10 ans plus tard, pendant la Seconde Guerre mondiale, le Royal Monceau est réquisitionné, il accueille notamment le général Dwight Eisenhower, le maréchal Bernard Montgomery et l’état-major des armées alliées[7].

Il retrouve son indépendance en 1945 et reprend ses activités l’année suivante.

En 1978, le docteur Osmane Aidi, propriétaire de l’établissement, fonde le Groupe Royal Monceau qui rassemble le Royal Monceau, l'hôtel Miramar à Biarritz, les hôtels Regina et du Golf à Biarritz, le Grand Hôtel de Saint Jean de Luz, l'hôtel Vernet à Paris, l'Élysée Palace à Nice, l'hôtel Miramar Crouesty en Bretagne et L'Ours Blanc à l’Alpe d’Huez[8].

En 2007, Qatari Diar (la filiale immobilière ledu fonds souverain du Qatar) rachète l’hôtel et ses murs pour 250 millions d’euros[9]. L’hôtel est transmis en 2011 au groupe hôtelier du fonds souverain, Katara Hospitality. Selon la revue Le Journal des Palaces, l’acquisition du Royal Monceau entre dans l’un des grands axes de développement définis par les dirigeants du fonds souverain de l’émirat, c’est-à-dire la constitution d’un portefeuille d’ « hôtels trophées » pour leur valeur patrimoniale et leur renommée[10].

A la fin de cette même année, un projet de reconstruction est alors engagé : Alexandre Allard, le développeur du projet, fait appel à Philippe Starck[3] et confie sa gestion au groupe Raffles Hotels & Resorts spécialisé dans l’hôtellerie de luxe.

Au mois de juin 2008, l’hôtel ferme ses portes et l’intégralité du mobilier est mise aux enchères. La vente, menée par maître Pierre Cornette de Saint Cyr, a rapporté 3,3 millions d’euros[2].

Les importants travaux de rénovation commencent dès le lendemain sous la direction de Philippe Starck[11]. Le fonds souverain du Qatar agrandit également le Royal Monceau – Raffles Paris en achetant l’immeuble adjacent à l’hôtel, le 41 avenue Hoche.

En octobre 2015, le journal Mediapart révèle que certains participants à l’opération d’acquisition du Royal Monceau par le fonds souverain du Qatar seraient visés par une enquête pour fraude fiscale[12]. Selon le journal Nice-Matin, le promoteur immobilier Alexandre Allard et les dirigeants du fonds souverain qatari auraient conçu ensemble un montage financier permettant au businessman français d’acheter le palace pour seulement un euro symbolique puis de le transférer dans le foulée au fonds souverain du Qatar. Le « contrat secret qui lie Allard aux Qataris » obtenu par l’homme d’affaire niçois Pierre Reynaud et publié par Mediapart donne le détail des sociétés offshores (localisées à Guernesey, aux Iles Vierges et au Luxembourg) impliquées et fait état du montant des commissions et des rétrocessions d’actions accordées[13].

Au final, des revenus d’environ 67 millions d’euros auraient été dissimulés à l’administration fiscale française avec la complicité de la banque suisse Reyl, impliquée par ailleurs dans l’affaire Cahuzac[14].

Personnages et événements[modifier | modifier le code]

Dès son ouverture, en 1928, il devient le rendez-vous de nombreux artistes et célébrités. Dwight David Eisenhower, Winston Churchill, Maurice Chevalier, Walt Disney, Coco Chanel, Ernest Hemingway, Joséphine Baker, Joseph Kessel, Hô Chi Minh – plus proches de nous, Michel Polnareff, Madonna, Michael Jackson, Robert De Niro, Céline Dion et Christina Aguilera – y ont séjourné[2].

  • En 1947, Hô Chi Minh y séjourne durant sept semaines pendant la conférence de Fontainebleau qui détermine les relations franco-vietnamiennes[15].
  • En mai 1948, c’est dans ses salons que se tiennent les négociations au terme desquelles David Ben Gourion et Golda Meir signent l’acte de naissance de l'État d'Israël.
  • Michel Polnareff y a résidé pendant 800 jours, entre 1989 et 1992, sans mettre une seule fois le pied dehors (notamment pour y enregistrer son album Kâmâ Sutrâ, sorti en 1990).
  • Au fil du temps, le Royal Monceau demeure un lieu de rendez-vous pour les parisiens et l’une des adresses de prédilection des voyageurs du monde entier[16].
  • À deux pas de son bureau du 77 rue de Miromesnil, Nicolas Sarkozy le fréquente et à cette occasion s'est remis à la natation dans le bassin privé de 23 mètres de long et de 1,35 mètre de profondeur[17].

L'hôtel[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La gestion de l’hôtel, qui appartient à Qatari Diar, a été confiée au groupe hôtelier, qui appartient aux Qatari et au Saoudien KINGDOM[18], basé à Singapour.

  • 149 chambres, suites et appartements.
  • « Spa My Blend by Clarins » : un spa de 1 500 m2 doté d’une piscine de 23 m de long[19].

L'Art et la Culture[modifier | modifier le code]

Le Royal Monceau se présente comme un hôtel proche du monde de l’art et de la culture. l’hôtel propose des espaces dédiés à l’art et à la création :

  • Un espace d’exposition « Art District »
  • Une librairie d’art contemporain, « La Librairie des Arts »
  • Une salle de vision privée "Cinéma Katara" ayant vocation à être une des références au niveau international dans le secteur du cinéma numérique[20]

L’hôtel dispose également de sa collection d’œuvres d’art composée de commandes spéciales pour réalisées par des artistes internationaux tels que Stéphane Calais, Rosson Crow, Nikolaï Polissky et Joana Vasconcelos. De plus, l’hôtel dispose d’une collection d’œuvres de photographes de renom, notamment : Simon Chaput, Koichiro Doi, Thierry Dreyfus, Harry Gruyaert, Rune Guneriussen, Lucien Hervé, Guy Le Querrec et Marie Maillard[21].

Restauration[modifier | modifier le code]

Depuis mars 2016, le chef Nobu Matsuhisa et le Royal Monceau se sont associés pour ouvrir un restaurant gastronomique japonais-péruvien Matsuhisa.. Le chefExécutifé Laurent André[22] élabore le menu du petit-déjeuner et des Brunchs servis au restaurant La Cuisine. Le restaurant italien étoilé Michelin Il Carpaccio[23], est dirigé par le Chef Roberto Rispoli. Les desserts sont, quant à eux, signés par Pierre Hermé[24].

L’offre de restauration repose sur 3 restaurants :

  • Un restaurant japonais, Matsuhisa
  • Un restaurant italien, Il Carpaccio, « meilleure table étrangère de l’année » selon le Guide Pudlo Paris 2011[25] et étoilé au Guide Michelin (2016).
  • Le Bar Long, qui complète l’offre « food & beverage » et s’ouvre sur Le Grand Salon, espace convivial proposant de la restauration tout au long de la journée.

Une épreuve de la troisième saison de l'émission télévisée culinaire MasterChef y est tournée. L'épisode est diffusé le 25 octobre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Classement : 5 étoiles.
  2. a, b et c « Le mobilier du Royal Monceau aux enchères », Le Figaro.fr, 14 juin 2008
  3. a et b « Le Royal Monceau réinventé par Starck », L'Express.fr, 18 octobre 2010
  4. http://www.atout-france.fr/actualité/royal-monceau-%E2%80%93-raffles-paris-recoit-distinction-palace
  5. « Pourquoi le Qatar investit chez nous », La Dépêche, 15/03/2012
  6. « Les joyeux de la couronne », Actulogo.fr, 17 novembre 2010
  7. « À propos du Royal Monceau », Journal Du Net, 19 octobre 2010
  8. « Docteur Osmane Aïdi: Président Directeur Général », IrriFrance.com
  9. « L'homme qui dépense les milliards du Qatar », Le Point.fr, 8 avril 2010
  10. Sylvie Leroy, « Katara Hospitality : les atouts humains et financiers pour assurer la croissance et la reconnaissance de ses pairs », sur www.journaldespalaces.com (consulté le 23 septembre 2016)
  11. « Le Royal Monceau », Starck.com
  12. Mélanie Delattre, Christophe Labbé, « La vente du Royal Monceau au cœur d'une enquête judiciaire »,‎ (consulté le 23 septembre 2016)
  13. « PressReader.com - Connecting People Through News », sur www.pressreader.com (consulté le 23 septembre 2016)
  14. « Rachat du Royal Monceau: les circuits offshore d'une affaire hors norme » (consulté le 23 septembre 2016)
  15. « Raymond Aubrac », Mémorial de Caluire - Jean Moulin
  16. « Paris renoue avec les palaces », La Tribune.fr, 18 octobre 2010
  17. Spa my blend by Clarins
  18. « Le Royal Monceau Raffles Paris », Raffles Hotels & Resorts
  19. « Ouverture du Spa My Blend by Clarins dans le cinq étoiles parisien de l'avenue Hoche », Madame Le Figaro.fr, 9 juin 2011
  20. Le Cinéma Katara.
  21. « Le Royal Monceau », Groupe Allard
  22. Guide Michelin 2013
  23. « Laurent André, Royal Monceau Paris, A Raffles Hotel (France) », JournalDesPalaces.com, 16 avril 2009
  24. « Du Pierre Hermé au petit-déjeuner ! », Elle.fr, 23 avril 2011
  25. « Frédéric Simonin, chef de l'année du guide Pudlo Paris 2011 », GillesPudlowski.com, 7 février 2011