Michel Reybier

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Michel Reybier
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (77 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Michel Henri ReybierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Michel Reybier, né le à Lyon, est un entrepreneur français, propriétaire des groupes Domaines Reybier et Michel Reybier Hospitality.

Fondateur du groupe Aoste dans la fin des années 1980, il revend l'entreprise en 1996 après un accident d'avion et investit ensuite dans les secteurs hôteliers (La Réserve, Mama Shelter...), viticoles (château Cos d'Estournel...) et médicaux (Genolier, Nescens). Il fait partie des plus grandes fortunes françaises.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

La famille de Michel Reybier vient de l'Ain, où son grand-père paternel, Johanny, était affineur de bleu de Gex à Giron. Son père, Roger, avait une affaire de charcuterie[1],[2]. Il passe une partie de sa scolarité en pension chez les frères des écoles chrétiennes à Thonon-les-Bains et arrête ses études au baccalauréat[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Michel Reybier commence à 21 ans par racheter des petits magasins de fromage et de charcuterie en difficultés financières à Lyon puis la chaîne de supermarché Reynier[1]. À 29 ans, il est victime d'un accident vasculaire cérébral, après lequel il revend ses magasins. Il investit dans une société de production de chocolats et de biscuits (marque Cémoi) puis se lance dans la charcuterie avec la fondation d'Aoste en 1976, de Justin Bridou en 1978 et de Bâton de Berger en 1983[2].

En 1994, il est l'unique survivant d'un accident de Falcon 10 privé, qui le mène selon lui à se préoccuper de « l'intérêt général » et de « l'écologie »[2],[1]. Il s'ouvre alors à d'autres associations et revend Aoste à Sara Lee en 1996 pour un montant estimé à près de 4 milliards[2],[3].

Dans les années 2000, il investit dans une affaire de pétrole à Cuba aux côtés de Gérard Depardieu[4].

En 2016, Michel Reybier est une des personnes citées dans les Panama Papers. L'homme d'affaire se défend en invoquant une participation éphémère en 2007 dans le capital de la société panaméenne Aztec Consulting Inc. « créée pour intervenir à titre de conseil dans un projet de création d'une laverie-pressing à Saint-Domingue » qui n'aurait finalement pas été utilisée[5].

Michel Reybier, avec une fortune estimée à 1,9 milliard d'euros, est 53e du classement Challenges des 500 Fortunes de France 2020[6],[7]. Il cite comme modèle Antoine Riboud (Danone), Édouard Michelin (Michelin) et Paul Ricard (Ricard)[1].

Domaines viticoles[modifier | modifier le code]

En 2000, il rachète le château Cos d'Estournel[8],[1], le château Marbuzet, un cru bourgeois de Saint-Estèphe et le vignoble de Goulée en appellation Médoc, puis deux domaines en Tokaj-Hegyalja (domaines Hétszölö et Lencsés Dülö) en 2009[9], 75 % de la marque de champagne « Jeeper » à Faverolles-et-Coëmy en 2013[10],[11], le château Pomys, limitrophe de Cos d'Estournel, en 2017[12], le domaine de La Mascaronne au Luc en 2020[2],[6],[13] et le domaine de Lauzade, en Provence également, fin 2021[14].

Michel Reybier et Tony Parker s'associent en 2022 pour « présider aux destinées » du château La Mascaronne et des champagnes Jeeper[15].

Hôtellerie[modifier | modifier le code]

En 2003, il fait l'acquisition de La Réserve à Genève[2], appellation qu'il étend à deux autres établissements à Ramatuelle (La Réserve Ramatuelle) et Paris (La Réserve Paris). Il investit dans la chaîne hôtelière Mama Shelter[1] puis dans le Mob, un hôtel près du marché aux puces de Saint-Ouen[1] créé par Cyril Aouizerate.

Médical[modifier | modifier le code]

En s'associant avec Antoine Hubert par le biais de la société Medical Research, Services & Investments (MRSI), les deux hommes lancent en 2011 une OPA sur le groupe Genolier Swiss Medical Network. Renommé AEVIS Holding, le groupe procède au rachat de cliniques au Tessin, à Soleure, à Paris, à Neuchâtel et à Sion[16]. L'homme d'affaire investit également dans Nescens, une marque d'établissements spécialisés dans la lutte contre le vieillissement[17],[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Michel Reybier, après avoir habité Cologny, réside à Verbier avec sa femme originaire de Suisse[16],[1].

Il est amateur des peintres Pierre Soulages et Serge Poliakoff[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Michel Guerrin, « Michel Reybier, l'architecte de Cos d'Estournel », sur Le Monde, (consulté en ).
  2. a b c d e f et g Antoine Bordier, « Balades avec Michel Reybier à La Mascaronne », sur Entreprendre, (consulté en ).
  3. Anne Denis, « L'âge d'or après la plus-value : que font les patrons une fois leur entreprise vendue ? », sur Les Échos, (consulté en ).
  4. a et b « Michel Reybier, l'homme qui aimait les palaces », sur Entreprendre, (consulté en ).
  5. Maxime Vaudano et Jérémie Baruch, « « Panama papers » : ces riches Français à qui l’exil fiscal ne suffit plus », sur Le Monde, (consulté en ).
  6. a et b Jean-François Arnaud, « Michel Reybier dévoile son investissement dans les vins rosés » Accès payant, sur Challenges, (consulté en ).
  7. « Michel Reybier », sur Challenges (consulté en ).
  8. Jean-Luc Barde, « Michel Reybier, le nouveau maharadjah de Saint-Estèphe », sur Les Échos, (consulté en ).
  9. « Cos d'Estournel en Hongrie », sur iDealwine, .
  10. Catherine Deydier, « Michel Reybier, l'esthète visionnaire », sur Le Figaro, (consulté en ).
  11. « Michel Reybier », sur dico-du-vin.com (consulté en ).
  12. « Cos d'Estournel rachète Château Pomys », sur Le Figaro, (consulté le ).
  13. Aude Godfryd, « Michel Reybier acquiert le Château La Mascaronne », sur Le Figaro, (consulté en ).
  14. Frédérique Hermine, « [EXCLUSIF] Michel Reybier rachète le domaine de Lauzade », sur terredevins.com, (consulté en ).
  15. « Tony Parker associé à Michel Reybier en Provence et en Champagne », sur Terre de Vins, .
  16. a et b Serge Guertchakoff, « Le parcours santé d'un autodidacte », sur bilan.ch, (consulté en ).
  17. Serge Guertchakoff, «La Suisse ne doit pas s'inspirer de la France», sur bilan.ch, (consulté en ).
  18. « Michel Reybier, un homme sur La Réserve », sur Le Journal du dimanche, (consulté en ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]