Musée des arts décoratifs de Paris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Musée des arts décoratifs.
Musée des arts décoratifs
Musee des arts decoratifs.jpg

L’intérieur du musée des arts décoratifs.

Informations générale
Surface

6000 m² d'expositions permanentes

10000 m² avec la mode et le textile et la publicité
Site web
Collections
Collections
mobilier, des arts de la table, l’art graphique, verre, céramique, papier peint, peinture, sculpture
Nombre d'objets
150 000 dont 6000 exposées
Bâtiment
Article dédié
Architectes
DiversVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
107, rue de Rivoli, 75001 Paris
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
Red pog.svg
Localisation sur la carte du 1er arrondissement de Paris
voir sur la carte du 1er arrondissement de Paris
Red pog.svg

Le musée des arts décoratifs de Paris est un musée parisien qui a pour objectif la valorisation des beaux-arts appliqués et le développement de liens entre industrie et culture, création et production. Il conserve l'une des plus importantes collections d'arts décoratifs au monde. Le musée poursuit l'objectif qui a présidé à sa fondation : « entretenir en France la culture des arts qui poursuivent la réalisation du beau dans l’utile ».

Le musée est situé rue de Rivoli. Il a été inauguré le dans l’aile de Marsan du palais du Louvre à la suite d'aménagements dirigés par l’architecte Gaston Redon.

Il fait partie de l’ensemble plus vaste de l’Union centrale des arts décoratifs (UCAD), une association privée fondée en 1882.

Historique[modifier | modifier le code]

Le musée a été profondément réaménagé en 1996, lors de la réalisation du projet du Grand Louvre, avec l’installation définitive du musée de la Mode et du Textile pour sa réouverture en janvier 1997. Le musée de la Publicité (conçu par l’architecte Jean Nouvel) s’est adjoint à l’ensemble en novembre 1999.

Direction[modifier | modifier le code]

Collections[modifier | modifier le code]

Prie-Dieu des collections.

Les diverses collections du musée regroupent environ 150 000 objets dont 6 000 sont présentés au public. Elles sont réparties en cinq départements chronologiques (Moyen Âge-Renaissance, XVIIeXVIIIe, XIXe, Art nouveau-Art déco, Moderne-Contemporain) et dans cinq départements thématiques (arts graphiques, bijoux, jouets, papiers peints, verre) pour dessiner un parcours chronologique de l’évolution de la production artistique sous tous ses aspects dans les arts décoratifs depuis le Moyen Âge jusqu’au design contemporain : le mobilier, les arts de la table, les arts graphiques, l'orfèvrerie, le verre, la céramique, le papier peint, la tapisserie, la peinture et la sculpture sont représentés dans les collections. La plupart des collections du musée proviennent des nombreux dons et legs dont il a bénéficié depuis sa création et elles reflètent donc également le goût des collectionneurs selon les époques. Le musée abrite également la donation Jean Dubuffet et le musée du jouet. Y sont également présentes des œuvres du sculpteur Emmanuel Collin qui fut, en 1987, le plus jeune artiste à avoir exposé dans ce musée[2].

Peinture[modifier | modifier le code]

Marine avec vache. Au-dessus du gouffre (1888) de Paul Gauguin.

La collection de peintures, répartie tout le long du parcours chronologique des collections, couvre la période allant du XIIIe au XXe siècle avec de nombreux panneaux gothiques espagnols, italiens et flamands ainsi que des œuvres de peintres tels que Lucas Cranach l'Ancien (Vénus et l'Amour voleur de miel), Jan van Kessel, Alessandro Magnasco, Alexandre-François Desportes, Charles de La Fosse, Jean-Baptiste Oudry, François Boucher, Giambattista Tiepolo, Giandomenico Tiepolo, Hubert Robert, Philippe-Jacques de Loutherbourg, Bernardo Bellotto, Gaspare Diziani, Jacques-Louis David, Paul Gauguin, Henri-Edmond Cross, James Ensor, Henri Matisse ou Jean Dubuffet, Jean Dupas, Camille Moreau-Nélaton.

Département Moyen Âge/Renaissance (salles 2 à 9)[modifier | modifier le code]

Ce département couvre une période de 400 ans allant du XIIe au XVIe siècle. La collection comprend plus de 3 600 œuvres.

Département des XVIIe et XVIIIe siècles (salles 10 à 30)[modifier | modifier le code]

Dès les origines du musée, ce département conséquent regroupait des œuvres à vocation encyclopédique. Comptant aujourd'hui près de 20 000 œuvres, celles-ci offrent un panorama quasi complet des arts décoratifs de l'époque. Environ 1500 œuvres sont présentées dans les galeries, où sont reconstituées quelques scènes d'époque.

Département XIXe siècle (salles 31 à 42)[modifier | modifier le code]

Ce département compte un peu plus de 9200 œuvres dont plus de 800 sont exposées dans 13 salles alternant des évocations d'intérieur, des présentations en vitrines et des scènes d'époque. Parmi les 450 pièces de mobilier se distinguent des ensembles complets d'époque Empire et Restauration, du mobilier royal déposé par le Mobilier National, et des meubles exceptionnels provenant de l'industrie ou des Expositions Universelles.

Les collections comprennent également plus de 2200 céramiques, de Sèvres, Paris ou Limoges. 950 pièces d'orfèvrerie permettent d'admirer les productions des manufactures Odiot et Christofle, tels que le monumental Surtout des Cent Couverts de Napoléon III.

Plus de 300 peintures et plus de 500 sculptures enrichissent le fonds du département.

Art Nouveau/Art Déco (salles 43 à 53)[modifier | modifier le code]

Cet ensemble comprend plus de 6660 œuvres représentant tous les courants des arts décoratifs, avec leurs représentants majeurs.

Quelques ensembles Art Nouveau ont été reconstitués, de même pour la section Art Déco, qui comprend quelques ensembles uniques comme l'Appartement de Jeanne Lanvin (1925), ou le Bureau de l'Ambassade Française pour l'Exposition des Arts Modernes et Décoratifs de Paris en 1925.

Département Moderne et Contemporain (salles 54 à 67)[modifier | modifier le code]

La période débute avec l'Exposition Internationale des Arts et Techniques de 1937, et se poursuit jusqu'à la période actuelle. Ses collections se déploient sur 5 niveaux dans le pavillon de Marsan.

Arts Graphiques[modifier | modifier le code]

Il est composé de quelques 150 000 dessins couvrant une période allant du XVIe au XXIe siècle.

Galerie des bijoux[modifier | modifier le code]

La galerie des bijoux du musée est constituée de 4 000 pièces allant de l’Antiquité à l’époque moderne et dont environ 1 200 sont exposées. Il s'agit du plus important ensemble de bijoux des collections françaises Le parcours est chronologique et offre un panorama de la joaillerie et de son histoire du Moyen Âge jusqu'à la période contemporaine. Néanmoins une partie des vitrines présente également la production des bijoux à partir des matériaux bruts et des pierres précieuses ou fines utilisés. Les collections proposent des pièces représentatives du Moyen Âge et de la Renaissance, un bel ensemble de joaillerie du XVIIIe siècle et une très grande diversité de pièces pour le XIXe siècle.

L'art nouveau est représenté par un ensemble exceptionnel de bijoux notamment créés par Georges Fouquet, Lucien Gaillard, la maison Vever ou encore René Lalique. L'art déco et la bijouterie des années 1930 est aussi bien illustrée avec en particulier les créations des joaillers de la place Vendôme, Boucheron et Cartier et d'autres créateurs français Toute une section de la galerie est consacrée au bijou depuis 1940 avec de nombreuses pièces de créateurs français, des bijoux d'artistes (Georges Braque, Alexander Calder, Henri Laurens ou Jean Lurçat) et un bel ensemble de créations européennes et de bijoutiers indépendants. Les dons ont été important pour la constitution de la galerie, notamment de la part de maisons de joaillerie comme Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, JAR, Chanel, Mellerio et Lorenz Baümer qui sont par conséquent bien représentées dans la collection.

Département des Papiers Peints[modifier | modifier le code]

Ce département, créé en 1967, abrite 400 000 œuvres représentant plus de trois siècles de création.

Verre[modifier | modifier le code]

La collection comporte plus de 5000 objets en verre allant du XIVe siècle à nos jours. Des créateurs célèbres comme Lalique, Baccarat, Saint Louis, Tiffany, Gallé ou Daum y sont présentés, dans ce qui constitue l'ensemble le plus riche et le plus varié de France.

Galerie des jouets[modifier | modifier le code]

Vilac, 100 ans de jouets en bois.

La collection de jouets du musée, constituée à partir de 1905, compte aujourd’hui plus de 12 000 jeux et jouets datant du milieu du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Ceux-ci ont été réunis grâce au don d'amateurs et de collectionneurs ainsi que d'industriels et d'ateliers de jouets. Cette collection est présentée à travers deux expositions thématiques annuelles.

Le musée des Arts décoratifs organise également de nombreuses expositions thématiques.

Donation Jean Dubuffet[modifier | modifier le code]

Jean Dubuffet, l'un des artistes français majeurs du XXe siècle, a décidé en 1967 de faire don au musée de sa collection personnelle, représentative de son œuvre depuis le début de sa carrière artistique. Composée de 21 tableaux, 7 sculptures et 132 dessins de 1942 à 1966, elle est exposée dans une galerie spécifique dont la présentation change régulièrement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Olivier Gabet, nouveau directeur des musées des Arts Décoratifs » sur le site du musée des arts décoratifs, le 2 septembre 2013.
  2. Catalogue de l'exposition de l'artiste Emmanuel Collin au musée des arts décoratifs à Paris en 1987.

Réserves[modifier | modifier le code]

Aux Arts décoratifs, il n’y a que 20 % des œuvres possédées par le musée qui sont exposées. Le reste est entreposé dans des réserves. Il y a quelques années, les œuvres étaient placées dans les sous-sols des musées qui s’enfonçaient très profond dans le sol. Cependant, un jour, une crue de la Seine est arrivée aux abords des musées, et a failli entrer dans ceux-ci. Une décision a alors été prise par les responsables des musées, suite à laquelle les réserves devaient impérativement être déplacées dans un endroit sûr. Des immenses entrepôts extrêmement sécurisés servent à stocker les œuvres non exposées. Cependant, il reste quand même de petites réserves sous les bâtiments pour plusieurs raisons : - Ce sont des œuvres très petites et précieuses (comme l’orfèvrerie), auquel cas il ne vaut mieux pas les déplacer d’autant plus que les avoir sous la main peut être très utile.
- Ce sont des œuvres dites « malades » : cassées, percées, moisies, incomplètes, habitées par de petites bêtes, … Dans ce cas-là, elles sont en attente d’une rénovation et mises en quarantaine.
- Ces œuvres sont en transit : elles font réserve-musée, elles sont en attente d’être exposées très prochainement ou à l’inverse de repartir en réserve ; elles font musée-étranger, elles sont en train d’être emballées, protégées, … pour partir prochainement également.
- Quand une exposition est créée, même si les objets sont choisis à l’avance, il peut arriver qu’au moment de les placer en vitrine on change un objet de place, on l’enlève, on en rajoute un autre, … ce qui fait qu’il faut prévoir un petit surplus d’œuvres en cas de besoin. Ces œuvres doivent donc être au musée en même temps que les autres, avant de repartir en réserve.
- Pour finir, on peut trouver des socles, vitrines, mannequins, tout le nécessaire à l’exposition des œuvres dans le musée dont on ne peut se passer.

Un petit mot sur les réserves : celles-ci sont très sécurisées (filmé 24/24, signature, pass, clés sophistiquées) et le climat y est très contrôlé (température constante, 70% d’hygrométrie). De plus, aucun animal n’est censé rentrer là-bas, et les œuvres sont sous plastiques ou cartons. Tout cela est mis en place dans le but de les conserver le plus longtemps possible (+ de 1000 ans).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Chefs-d’œuvre du musée des arts décoratifs, Paris, musée des arts décoratifs, (ISBN 978-2-08-012043-4, LCCN 85210648).
  • Yvonne Brunhammer, Le Beau dans l’utile : Un musée pour les arts décoratifs, Paris, éditions Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Culture et société » (no 145), (ISBN 978-2-07-053196-7, LCCN 94172530).
  • Guide du musée des Arts décoratifs, éd. Les Arts Décoratifs, 2006.
  • Hélène Guéné, Décoration et haute couture : Armand-Albert Rateau pour Jeanne Lanvin, Les Arts décoratifs, .
  • Béatrice Salmon, Chefs-d’œuvre du musée des arts décoratifs, Paris, Les Arts décoratifs, , 222 p. (ISBN 978-2-901422-86-0, LCCN 2006507923).
  • (en) Alice Rawsthorne. « A Paris Mecca of the decorative arts opens anew », International Herald Tribune, 3 septembre 2006.

Lien externe[modifier | modifier le code]