Pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle (Rouen)

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Pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle
Image illustrative de l'article Pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle (Rouen)
Généralités
Création 1874
Pays Drapeau de la France France
Académie Rouen
Coordonnées 49° 26′ 53″ nord, 1° 05′ 08″ est
Adresse 84, rue Saint-Gervais
76000 Rouen
Site internet http://www.jbsrouen.org
Cadre éducatif
Appellation École primaire privée Jean-Baptiste-de-La-Salle
Collège privé Jean-Baptiste-de-La-Salle[1]
Lycée d'enseignement général privé Jean-Baptiste-de-La-Salle[2]
Réseau réseau lasallien
Type Enseignement privé sous contrat
Directeur Christophe Vaissière
Matricule 0762566B
0761715B
Population scolaire Collège : 550
Lycée : 650
École : 350
Enseignants env. 110 (1er et 2e degré)
Formation école primaire, collège et lycée
Langues étudiées anglais, allemand, espagnol, italien, chinois, latin.
Localisation

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Le pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle est un ensemble scolaire situé à Rouen regroupant une école maternelle et élémentaire, un collège et un lycée d'enseignement général.

Établissement catholique d'enseignement sous contrat d’association avec l’État, il relève de la tutelle congréganiste des Frères des écoles chrétiennes et appartient au réseau lasallien.

Initialement fondé en 1874, rue de la Chaîne, au pied de la cathédrale de Rouen, il rejoint sa localisation actuelle au 84 de la rue Saint-Gervais en 1880.

Historique[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Fondé en 1874 par les Frères des écoles chrétiennes, le pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle se rattache à un lointain passé, tant historique que local. En effet, c’est à Rouen que le chanoine Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719), lui-même a créé, en 1705, le pensionnat de Saint-Yon en même temps que jeté les bases de son Institut qui rayonne à présent à travers le monde[3]. Cette institution devait disparaître avec la tourmente révolutionnaire, en 1791. Les élèves et les frères sont alors dispersés, leurs biens confisqués ; l’Institut des frères ayant été supprimé par le décret du 18 août 1792.

L'institut se reconstitue en France dès les premiers jours du rétablissement de la paix religieuse, en 1802[4]. Mais ce n’est qu'en 1819, à la demande du maire de Rouen, le baron Élie Lefèvre, que les frères revinrent à Rouen. La ville de Rouen leur accorda d’abord la direction de nombreuses écoles municipales[5] qu'elle subventionnât[6]. En 1829, le conseil général de Seine-Inférieure leur confia la première école normale primaire officielle[7], pour la formation de jeunes instituteurs laïques et l’installait dans l'ancien couvent de Saint-Lô[8]. En 1860, outre l’école normale, Rouen comptait neuf écoles de frères – dont l’école de l'aître Saint-Maclou[9] et l’école Bellefonds[10] - qui accueillaient plus de 3 000 élèves sous la conduite d’une soixantaine de frères[11].

Malgré leurs tentatives, les frères ne purent récupérer les biens confisqués lors de la Révolution, en particulier le manoir de Saint-Yon, transformé entre-temps en asile d’aliénés.

En 1873, des industriels et des commerçants rouennais manifestèrent le désir de voir s'ouvrir à nouveau un établissement où leurs fils recevraient, avec l’éducation religieuse, une culture appropriée aux carrières nouvelles, nées du progrès technique. Sous la direction du frère Ambroisin, venant du pensionnat de Passy, le « pensionnat Notre-Dame » ouvre ses portes le 20 octobre 1874 au 23, rue de la Chaîne. En annonçant l'ouverture de cet établissement, la Semaine religieuse (n° du 3 octobre 1874) précisait qu'il recevrait des pensionnaires et des demi-pensionnaires, et formerait des élèves destinés au commerce et à l'industrie, en leur procurant de fortes études. Le programme des études embrassera tout ce qui est nécessaire pour préparer les jeunes gens aux professions commerciales, industrielles et administratives, aux écoles vétérinaires et à celles des Arts et Métiers.

Les 16 garçons internes accueillis en 1874 laissent bientôt la place à 250, en 1879. L’ancien hôtel de la rue de la Chaîne[12] s’est vite révélé exigu, un transfert en des locaux plus vastes s’imposait. Le choix du frère directeur se porte alors sur une usine de tissage appartenant à la famille Gilles, rue Saint-Gervais. La porte cochère portait déjà l'emblème qu'on y remarque aujourd'hui, l'étoile à cinq branches, prise par les frères pour symbole de l'esprit de foi qui caractérise leur Institut. Son acquisition par une société civile fut conclue pour le prix de 350 000 francs.

Le 4 octobre 1880, le nouvel établissement ouvre ses portes à 350 élèves et prend le nom de « pensionnat des Frères des écoles chrétiennes ». Il gardera cette dénomination pendant cinq ans et en 1885, il est définitivement baptisé « pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle ». En 1883-1884, il compte 440 élèves.

En 1888, quand le pape Léon XIII béatifie Jean-Baptiste de La Salle, les frères ont doté le pensionnat d’une vaste chapelle néo-romane, œuvre de l’architecte rouennais Marie-Eugène Barthélémy[13], capable d’accueillir les élèves de l’établissement, et d’abriter les reliques du fondateur.

Dix ans plus tard, conçue par le même architecte, une nouvelle aile qui prolonge le bâtiment de l'usine Gilles jusqu'à la rue du Roi, enjambant la rue « Chasse-Marée »[14] est inaugurée. Cette aile abrite actuellement la majorité des classes du collège et de l’école primaire.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 7 juillet 1904, une loi retire aux congrégations enseignantes l’existence légale. Au pensionnat, quelques frères prennent le chemin de l’exil, d’autres, de demeurer sur place en « sécularisés ». Le pensionnat étant la propriété d’une société anonyme, donc insaisissable par l'État, il rouvre ses portes le 4 octobre[15] avec un personnel « non congréganiste » constitué d'une vingtaine de frères « sécularisés » sous la direction de M. Charles Collier (frère Adolphe-Joseph). À la même époque, le reliquaire du fondateur, conservé dans la chapelle, prend également le chemin de l’exil en même temps que la maison-mère, en Belgique, à Lembecq-les-Hall. Les reliques sont transférées définitivement en 1937 dans la chapelle de la Maison Généralice[16], nouvellement construite via Aurelia à Rome.

À l'initiative de professeurs, une conférence Saint-Vincent-de-Paul locale est créée en 1904.

Le 15 mai 1912, les frères du pensionnat prennent à bail pour plusieurs années, le manoir de Marbeuf et sa chapelle historique du XVIe siècle, la chapelle de Notre-Dame-de-la-Paix, qui ont vu passer la reine Anne d'Autriche et le poète Pierre de Marbeuf. La propriété située à Sahurs[17] près de Rouen, inhabitée depuis plusieurs années, devient alors centre de retraites pour les professeurs laïques et les grands élèves, et maison de repos pour les frères le temps des vacances.

Pendant la Première Guerre mondiale, une grande partie des locaux du pensionnat est réquisitionnée et devient l'hôpital auxiliaire no 1, afin d’y soigner les blessés de guerre[18].

Après la Première Guerre mondiale, l’esprit est à la réconciliation nationale, une certaine tolérance s’installe peu à peu, les congrégations enseignantes furent de nouveau autorisées, et les frères, à Rouen comme ailleurs, purent à nouveau exercer ouvertement leurs ministères auprès des jeunes sans être inquiétés. Une plaque de marbre rappelle alors que les « sécularisés » préposés au maintien du pensionnat ne renoncèrent jamais à leur filiation. Ils fêtèrent en 1919 sous la présidence du cardinal Dubois, archevêque de Rouen, le bicentenaire de la mort de saint Jean-Baptiste de La Salle. Deux cents anciens élèves avaient péri pendant la guerre à peine terminée[19].

Le pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle, fondé en 1874, attendit l'année 1925, pour célébrer ses « Noces d'Or »[20], l'anniversaire de l'inauguration de la fontaine Jean-Baptiste-de-La Salle, œuvre de Alexandre Falguière, située place Saint-Clément à Rouen[21], remise en état par la ville de Rouen[22]. Les cérémonies sont présidées par Mgr André du Bois de La Villerabel, archevêque de Rouen et Georges Goyau, membre de l'Académie française. À cette occasion, une troupe de théâtre de Paris, interprète Mademoiselle de La Seiglière de Jules Sandeau dans la salle des fêtes.

Pendant les deux guerres mondiales, les locaux sont en grande partie, réquisitionnés : par la Société de secours aux blessés militaires (SSBM) en 1914, par la Wehrmacht en 1940. Néanmoins, à chaque fois, la vie scolaire continue avec un nombre restreint d’élèves et de grandes difficultés. Les bombardements de Rouen en 1944 n’épargnent pas le pensionnat, le bâtiment dit de « l’infirmerie » (ancienne demeure de la famille Gilles) est très endommagé, il est démoli en 1950 et la terrasse réduite de moitié.

Le 4 février 1950, l'opérette La Merlurette[23], est donnée dans la salle des fêtes du pensionnat sous la direction de Pierre Villette. La même année, le pape Pie XII fait de saint Jean-Baptiste de La Salle, le patron des éducateurs et le conseil municipal de Rouen donne à la place Saint-Gervais, sur laquelle s’élèvent la chapelle et une partie de la façade du pensionnat, le nom de « place Jean-Baptiste-de-La Salle ».

Dans les années 1960, un nouveau bâtiment avec foyer et des chambres individuelles apporte aux élèves de terminales des commodités jusqu’alors inconnues, cependant que la salle des fêtes, située au rez-de-chaussée de chapelle, se transforme en salle de sport et que les laboratoires se dotent d’un matériel moderne.

Au début des années 1980, le nombre des élèves augmentant considérablement pour avoisiner les 1 500, la construction de nouvelles classes s'impose ; le « bâtiment rouge » est construit sur la cour du haut, en bordure de la rue Legendre. Le temps des grands dortoirs est révolu et dans la mesure du possible, au fil des années, les conditions d’hébergement sont modifiées et modernisées. Des maisons sont acquises en périphérie de l'établissement et aménagées en maisons d’internes. L'internat atteint son apogée dans les années 1990 et accueille jusqu'à 350 internes.

En 1989, la bibliothèque devient le centre de documentation et d'information (CDI) et ses 12 000 ouvrages prennent place dans les 300 m2 d’un ancien dortoir. La même année, le pensionnat, de garçons jusqu'alors, adopte le principe de la mixité.

En 1994, se présente l'opportunité d’acquérir les anciens locaux de l'Institut national de la boulangerie pâtisserie[24] situés au 5, rue d'Herbouville et d'y développer un enseignement post-bac[25].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Parallèlement, les locaux de la rue d'Herbouville deviennent une annexe d'un lycée dont les effectifs, de plus en plus à l'étroit dans le site historique du pensionnat, vont croissants. Dans un premier temps, les laboratoires de sciences physiques et de chimie y sont aménagés. D'importants travaux reprennent en 2007 et permettent l'aménagement d’un pôle SVT moderne, en adéquation avec les exigences pédagogiques actuelles.

Au début de l'année 2007, la direction diocésaine de/* XIXe siècle */ l'Enseignement catholique confie à la direction de l'établissement la reprise de deux classes de maternelles de l'école Sainte-Madeleine. Une école maternelle, est construite au cours de l'année 2010 sur le site du pensionnat et ouvre ses portes lors de la rentrée de septembre 2010.

En 2016, sont lancées les constructions d'un nouvel internat: la maison Saint-Yon et de nouveaux locaux d'enseignement qui abriteront les classes de seconde : le pavillon Edward Montier. Les travaux se poursuivront avec la rénovation de la maison Bellefonds en 2017 et de la maison Notre-Dame-de-Parménie en 2018.

La chapelle du pensionnat[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Vitrail de la chapelle des reliques.

Jean-Baptiste de La Salle meurt, à 68 ans, le Vendredi saint 7 avril 1719 à Saint-Yon, sur la Rive Gauche de Rouen. Il est alors d'abord inhumé dans la chapelle Sainte-Suzanne[26] de l’église Saint-Sever[27],[28], puis, le 7 juillet 1734 dans la chapelle du manoir de Saint-Yon[29] construite entre 1728 et 1734[30].

À la Révolution, en 1793, sa sépulture n’échappe pas à la profanation[31], tandis que le pensionnat de Saint-Yon est fermé et la communauté des frères dispersée, leurs biens confisqués.

Le 30 juin 1881, les ossements de Jean-Baptiste de La Salle, sont transportés au pensionnat. En vain, les supérieurs demandent à Rouen, avec la permission de Rome, que ces précieux restes soient conservés à la maison-mère située 27, rue Oudinot, à Paris[32]. Considérant le Pensionnat comme la suite morale de Saint-Yon, ils optent pour le Pensionnat.

En 1888, lors de la béatification du vénérable Jean-Baptiste de La Salle, par le pape Léon XIII, les frères dotent le pensionnat d'une vaste chapelle néo-romane capable d’accueillir les élèves de l’établissement, et d’abriter les précieuses reliques du fondateur. En effet selon toute vraisemblance, le pensionnat ne posséderait pas une si belle chapelle s’il n'avait eu l'insigne honneur de garder ces reliques. La translation solennelle des reliques est effectuée dans la chapelle du pensionnat[33], récemment construite. Un triduum solennel est célébré au pensionnat les 12, 13 et 14 juin. Le père Monsabré, ancien élève des frères, prononce le panégyrique du Bienheureux à la cathédrale de Rouen[34], avec un programme musical exécuté par le compositeur Charles Gounod et l'organiste Alexandre Guilmant. De 1888 à 1905, elles reposent sous l’autel de la chapelle des reliques, à gauche en entrant dans la nef.

Caractéristiques architecturales[modifier | modifier le code]

Façade de la chapelle donnant sur la place Jean-Baptiste-de-La-Salle

Le parchemin qui relate la pose de la première pierre (19 juillet 1887) nomme d’abord l’architecte rouennais Marie-Eugène Barthélémy (1826-1900). C’est lui-même qui décrit son œuvre – la chapelle – de la façon suivante :

« Le plan et les détails de l’édifice ont été inspirés par le plus beau type de l’époque romane. Le monument entier construit en pierre de taille repose sur un soubassement à l’usage de salle de conférence privée.

Il présente sur la place Saint-Gervais un portail flanqué deux grandes pyramides carrées, rappelant quelques souvenirs de l'abbaye Saint-Georges de Boscherville.
La porte à voussures chevronnées, est ornée, dans son tympan, du Sacré-Cœur en bas relief, entouré des anges chargés des emblèmes de la Passion du Christ. Au-dessus, deux étages de fenêtres géminées éclairent le vestibule et la tribune. Plus haut, la statue du Bienheureux, sur un pignon avec arcatures et corbeaux variés, et couronné de la croix nimbée.
Lorsqu'on monte le perron, un escalier à rampe ajourée donne accès à cette chapelle, et tout d'abord au sanctuaire du Bienheureux dont les murailles ont reçu des décorations spéciales à l'encadrement des ex-voto.
L'édifice est d’une seule nef, en forme de croix latine, accompagnée d'ambulatoires qui permettent une facile circulation en dehors des piliers, et les deux bras servent de porches d’accès pour les élèves du pensionnat.</* XIXe siècle */ br /> Le chœur, de forme circulaire, est pavé en mosaïque, décoré d'arcatures, frises et corbeaux variés. Dans le fond, un édicule avec voussure et imbrications devra supporter un reliquaire. Au-dessus s'élève la statue du Sacré-Cœur.
La nef et le chœur 1ere moitié du XXe siècle à droite, l'oratoire privé, conçu dans le même style, est relié au sanctuaire par deux grandes arcades, et la sacristie termine en hémicycle le pourtour absidal.
L'ensemble de cette chapelle offre une longueur de 42 mètres sur une largeur de 14,40 m et une hauteur sous voûte de 14 mètres.
Elle présente une série d’arcades plein cintre, surmontées d'un triforium, le tout assez sobre ornementation, mais d'une grande variété dans la sculpture des frises, chapiteaux et nervures des voûtes à pointes de diamant, signes caractéristiques de l'époque.
La tribune s'élève au-dessus de la première travée de la nef, supportée par des colonnes monolithes et couronnée d'une balustrade à jour.
Si on regarde l'édifice vers son chevet extérieur, on remarque la statue de la Vierge-Mère, qui en domine la partie supérieure et le poinçon de l'abside est surmonté d'un ange en bois recouvert de plomb martelé et doré.
Le mobilier se compose de trois autels, des statues dupoin Sacré-Cœur, de la Sainte Vierge, de saint Joseph et de l’archange saint Michel et d’un chemin de croix, le tout en pierre blanche et fine.
La chaire et les bancs des élèves sont en bois de chêne, les lampadaires en bronze, les grilles en fer forgé, le tout dans le même style.

Les vitraux du chœur rappellent les scènes principales de la vie de Notre-Seigneur; et dans les bas-côtés, des médaillons dans un cadre de grisailles représentent les douze Apôtres dans leur martyre ou travaux de prédication. »

Le ferronnier rouennais Ferdinand Marrou réalise les épis de toiture, aujourd'hui disparus.

L'historien rouennais, Charles de Robillard de Beaurepaire, ayant guéri au cours d'une grave maladie à la suite de l'invocation de Jean-Baptiste de La Salle, offrit à la communauté un fragment de la pierre tombale[35],[36] qui avait échappé aux destructions révolutionnaires de la chapelle de Saint-Yon où le sépulcre se trouvait précédemment.

Fragment de la pierre tombale.

En voici le texte restitué :

« Ici repose Messire Jean-Baptiste de La Salle, prêtre, docteur en théologie, ancien chanoine de l’église Notre-Dame de Reims, instituteur des Frères des écoles chrétiennes, qui a brillé dans la pratique de toutes les vertus, surtout par la charité qui l’anima pour tous ses Frères. »

Au-dessus de l'autel de la chapelle des reliques, une statue du fondateur d'après l'œuvre de Falguière succède en 1948 à une statue[37] du saint d'après Émilien Cabuchet[38]. De nombreux ex-votos qui témoignent de la piété des fidèles et de leur confiance en l’intercession de saint Jean-Baptiste de La Salle ornent ses murs.

Mgr Jourdan de la Passardière[39], évêque auxiliaire de Rouen, consacre les autels en 1890 ; et en 1900, on inaugure l’orgue Merklin offert par souscription.

En 1900, lors de la canonisation du saint, une autre solennité lui est consacré avec panégyrique par Mgr Fuzet ; la foule défile pendant quatre jours devant sa châsse, rue Saint-Gervais et à la cathédrale.

La châsse passe dans l'église Saint-Gervais[40] au moment des lois de séparation des Églises et de l'État en 1905 qui chassent de France les religieux enseignants. Après divers transferts[41], elle est transférée dans la chapelle de la Maison généralice, via Aurelia, à Rome en 1937. À cette occasion une relique de choix, en guise de compensation, est concédée par le frère Junien-Victor[42], supérieur général des frères à la communauté des Frères de Rouen. Elle est maintenant visible dans une niche, dans le chœur de la chapelle.

La Seconde Guerre mondiale épargne miraculeusement l'édifice alors qu'une aile de l’immeuble du 84 est sévèrement touchée. Les bombardements détruisent les vitraux, ils sont rétablis entre 1951 et 1956 par le maître verrier Gabriel Loire de Chartres. En tout 220 m2 de vitraux (90 baies) suivant la technique de la dalle de verre (22 mm d’épaisseur est un verre coloré dans la masse) taillée à la marteline (sorte de marteau) et sertie par un mortier.

En décembre 2016, l'Institut des Frères y met en dépôt, le tabernacle qui ornait au XVIIIe siècle le maître-autel de la chapelle de Saint-Yon. Il était auparavant conservé dans les collections de l'hôtel de La Salle à Reims.

Orgue de tribune[modifier | modifier le code]

Nef et orgue de tribune de la chapelle.

Lors de la canonisation du fondateur, une souscription est lancée par l'Amicale des anciens élèves pour doter la chapelle d'un grand orgue. Le choix se porte sur un instrument issu des ateliers du facteur d'orgue Joseph Merklin. Le 06 mai 1900, l'instrument est inauguré par Henri Dallier, compositeur et organiste de Saint-Eustache à Paris[43],[44].

Ses caractéristiques techniques sont les suivantes :

  • 2 claviers manuels de 56 touches et pédalier de 30 marches
  • trémolo récit
  • appel et renvoi trompette
  • transmissions mécaniques des notes et des jeux
Composition des jeux
(I) Grand Orgue (56 notes) (II) Récit expressif (56 notes) Pédalier (30 notes)
Bourdon 16' Viole de gambe 8' Soubasse 16'
Montre 8' Cor de nuit 8' Flûte 8'
Bourdon 8' Voix celeste 8'
Flûte harmonique 8' Flûte octaviante 4'
Prestant 4' Nasard 2' 2/3
Basson hautbois 8'
Trompette harmonique 8'

Événements marquants[modifier | modifier le code]

  • 1874 : fondation du pensionnat Notre-Dame
  • 10 juillet 1904 : décret de fermeture du pensionnat à la suite de la loi du 7 juillet 1904[45] qui interdit tout enseignement congréganiste.
  • 27 août 1944 : lors du bombardement de Rouen, neuf bombes intra-muros, quatre à l'extérieur, n'atteignirent aucune des parties vitales du pensionnat et ne firent aucune victime.
  • 6 janvier 2004 : messe en mémoire des victimes de l'accident d'avion de Charm el-Cheikh, dont deux élèves de l'établissement et leur famille et un ancien élève.
  • 12 septembre 2008 : messe en mémoire de Valentin, 16 ans, élève de 1re ES1 qui s'était suicidé.
  • 25 mars 2011 : inauguration des locaux de l'école maternelle Jean-Baptiste-de-La Salle.
  • 2015 : inauguration de l'espace Charles-Collier

Échanges linguistiques[modifier | modifier le code]

Examens[modifier | modifier le code]

Le lycée Jean-Baptiste-de-La-Salle, lycée d'enseignement général, prépare aux examens nationaux suivants :

Parallèlement, il propose :

Le collège prépare au :

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2016, le lycée se classe 3e sur 46 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 161e au niveau national[46]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[47].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Figures du pensionnat[modifier | modifier le code]

  • Le frère Lucard, (Jean-Baptiste Larronde), (1821-1895), 3e et dernier directeur de l'école normale publique, rue Saint-Lo de 1867 à 1880, initiateur en 1868 de la souscription pour l'édification de la fontaine Jean-Baptiste-de-La Salle à Rouen et fondateur du pensionnat en 1874.
  • Le frère Ambroisin, (Ambroise Bournot), (1836-1903), premier frère directeur, originaire du pensionnat de Passy.
  • Le chanoine Victor Levée (1851-1918), aumônier du Pensionnat de 1886 à 1918.
  • Le frère Thomas, (Jean-Baptiste Pichon), (1840-1925), frère directeur de 1887 à 1904, le bâtisseur (chapelle et aile Sud).
  • Le frère Aucte, (Armand Le Lièvre), (1845-1929), chef de division.
  • Edward Montier, (1870-1954), professeur, écrivain et poète, président des Philippins de Rouen. Fondateur des cadets Normands, membre du Sillon.
  • Le frère Adolphe-Joseph (Charles Collier), (1872-1940), directeur de 1904 à 1926, originaire du pensionnat Saint-Pierre de Dreux. Contraint à la sécularisation, il dirige le pensionnat pendant les heures sombres de l'exil des frères et de la Première Guerre mondiale.
  • Le chanoine Louis-Émile Lemire, (1868-1940), aumônier du Pensionnat, auteur de :
    • Le Procès de Jeanne d'Arc au jour le jour[48], Rouen, Éditions de la Vicomté, 1931.
  • Le frère Alfred-Valentin (George Blanpain), (1879-1942), frère directeur de 1926 à 1938, mathématicien et astronome, il est l’auteur de
    • L'Astronomie à Rouen au XVIIIe siècle. Rouen, Librairie Léon Gy, 1911.
  • Le frère Albert-Valentin, (Louis Leter), (1879-1970), enseignant, frère directeur par intérim lors de la débâcle de 1940, auteur de :
    • Armand Le Lièvre, frère Aucte des écoles chrétiennes, 1845-1929, Rouen, Imprimerie commerciale du Journal de Rouen, 1931 ;
    • Frère Léon de Jésus de l'institut des Frères des écoles chrétiennes. Procure générale, 1933 ;
    • Un communiant. Emile Boulogne, 1907-1929. Imprimerie de Floch, 1932 ;
    • Un vrai fils de Saint-Jean Baptiste de La Salle : frère Adolphe-Joseph, Charles Collier, des écoles chrétiennes 1872-1940, Imprimerie de Firmin-Didot, 1942 ;
    • Sous le signe de l'Étoile. Un maître : frère Adolphe-Joseph (Charles Collier), deux disciples : frère Alfred-Valentin (Georges Blanpain), frère Aurin-Edouard (Marcel Hallot). Imprimerie de Firmin-Didot, 1947 ;
    • Les Frères des écoles chrétiennes à Dreux. Le Film du centenaire, 1848-1948, Firmin-Didot, 1948 ;
    • Édition Critique des Règles de La Bienséance et de la Civilité Chrétienne de Jean-Baptiste de La Salle, Paris, Éditions Ligel, 1956 ;
    • Georges Rigault (1885-1956), un historien, disciple de Georges Goyau, Rouen, 1959.
  • Le frère Aubert-Joseh (André Doray), (1906-1993), ancien élève et enseignant, frère directeur de 1938 à 1943, auteur de :
  • Le chanoine Artus, aumônier de 1945 à 1951.
  • Le frère Augustin-Jean, (Sylvain Morel), (1905-1992), ancien élève et enseignant, frère directeur de 1943 à 1949 puis de 1967 à 1970, auteur de :
    • Cher frère Albert-Valentin: Louis Leter, 1879-1970, Rouen, 1971.
  • Le frère Augustin-Charles, (Marcel Maquaire), (1908-1963), enseignant, frère directeur de 1949 à 1963.
  • Le frère Paul, (Paul Berger), (1918-2001), professeur de mathématiques, frère directeur du collège Bellefonds de 1962 à 1963, puis du pensionnat de 1963 à 1967.
  • Le frère Clair-Dominique, (Raymond Jalais), (1912-1999), frère directeur de 1970 à 1973.
  • Le frère Bruno-Pierre, (Pierre Papon), (1911-1996), ancien élève et enseignant.
  • Le frère Bernardin-Pierre, (Pierre Cornu), (1914-2002), ancien élève, professeur d'allemand, chef de division de 1940 à 1968.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Joseph Chantrel, Le Monument du Vénérable Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (Fête du 2 juin 1875), Imprimerie Victor Goupy, 5, rue Garancière, Paris, 1875.
  • Abbé Jacques Monsabré, Panégyrique du bienheureux J.-B. de La Salle, Fondateur de l'institut des Frères des écoles chrétiennes, prononcé à l'Église primatiale de Rouen le 14 juin 1888, Librairie Cagniard, Rouen, 1888.
  • Abbé Julien Loth, Panégyrique du bienheureux Jean-Baptiste de La Salle, prononcé le lundi 11 juin 1888, dans la chapelle du Pensionnat J.-B. de La Salle, à Rouen, où sont conservées ses reliques, Imprimerie Mégard et Cie, Rouen, 1888.
  • Ouvrage collectif, Les reliques de St Jean-Baptiste de La Salle, leur transfert à Lembecq-lez-hal, Institut des Frères des écoles chrétiennes, Circulaires instructives et administratives no 144, Paris, 7 octobre 1906.
  • Ouvrage collectif, Fêtes du Vingt-Cinquième Anniversaire, 29-30 mars 1913, Imprimerie Paul Leprêtre, 39, rue aux Ours, Rouen, 1913.
  • S.S.B.M., L’Hôpital Auxiliaire no 1 et son annexe pendant la guerre, Rouen, (20 août 1914 - 3 février 1919), Imprimerie Lecerf Fils, Rouen, 1920.
  • Ouvrage collectif, Noces d'or du Pensionnat Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (25 - 26 avril 1925), Imprimerie Lecerf Fils, Rouen, 1925.
  • Ouvrage collectif, Livre d'or du Pensionnat J.B.de La Salle de Rouen, à la glorieuse mémoire des professeurs, anciens professeurs, et anciens élèves du pensionnat, morts pour la France 1914-1918, Imprimerie Lecerf Fils, Rouen, 1925.
  • Ouvrage collectif, Sous le signe de Saint Jean-Baptiste de La Salle, Hommage à Monsieur Charles Collier, Imprimerie Lecerf Fils, Rouen, 1927.
  • Louis Leter, Armand Le Lièvre, frère Aucte des écoles Chrétiennes 1845-1929 : Un vétéran de l'enseignement libre catholique, Rouen, Imprimerie Commerciale du Journal de Rouen, , 222 p.
  • Georges Rigault, Histoire générale de l'institut des Frères des écoles chrétiennes : L'ère du frère Philippe - Le généralat du frère Anaclet, l'institut en France au temps du frère Philippe, t. V, Paris, Librairie Plon, , 592 p., p. 245 à 246, 364 à 365, 508 à 512
  • Georges Rigault, Histoire générale de l'institut des Frères des écoles Chrétiennes : La fin du XIXe siècle - Travaux et luttes des lasalliens en France, t. VII, Paris, Librairie Plon, , 547 p., p. 345 à 347, 478 à 479, 487 à 488
  • E. Étienne-Bellivière, Chroniques pour mes amis, Librairie Allain, Elbeuf, 1950.
  • Petit guide du Pèlerin lasallien, Procure Générale, 78, rue de Sèvres, Paris - 7e,
  • Gabriel Le Bras, Les Ordres religieux actifs : la vie et l'art, t. 2, France, Flammarion, (ISBN 2-08-010029-7)
  • Louis Leter, Frère Adolphe-Joseph (Charles Collier) : Un vrai fils de Saint Jean-Baptiste de La Salle, Evreux, impr. de Firmin-Didot,
  • Robert Eude, « Les séminaires et les établissements libres d'enseignement », Études normandes, no 65,‎
  • Robert Eude, « Les congrégations religieuses », Études normandes, no 71,‎
  • Chanoine Louis Prévost, Histoire de la paroisse et des curés de saint-Maclou : depuis la Fondation jusqu'à nos jours (1219-1966), Rouen, Éditions Maugard,, , 137 p.
  • Bruno Mellet (FEC), « Rouen, Histoire tourmentée mais féconde », La Salle liens international, no 79,‎
  • Ouvrage Collectif, Patrimoine & Territoire : De l'école normale au pôle régional des savoirs, Région Haute-Normandie, Rouen, , 100 p. (ISBN 978-2-9536957-5-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Académie de Rouen
  2. Académie de Rouen
  3. http://www.lasalle.org/index.php?option=com_content&view=article&id=9&Itemid=61&lang=fr
  4. Sous le Consulat, l'influence du cardinal Fesch obtint du Premier Consul l'autorisation pour les Frères des écoles chrétiennes de reconstituer leur congrégation en France.
  5. L'école Saint-Maclou et celle de Saint-Ouen furent ouvertes le 1er décembre 1819, puis celle de Saint-Patrice le 1er février 1820, celle de l'hospice général le 26 avril 1820, celle de Saint-Vivien le 14 février 1821.
  6. À partir de 1879, la loi sur la laïcité de l'enseignement amena les communes à se passer des services des Frères et à créer des écoles confiées à des maîtres laïques. À Rouen, les subventions qui étaient accordées aux Frères, en échange de la gratuité de leur enseignement, furent réduites dès 1879, et totalement supprimées en 1888.
  7. Après Rouen, d'autres écoles normales furent créées à Aurillac, Beauvais, Quimper, et en Belgique, Malonne et Carlsbourg
  8. aujourd’hui lycée Camille Saint-Saens
  9. L'école des garçons, fondée en 1705, demeurera sous tutelle des Frères jusqu'en 1907, de même que l'école des filles, fondée par la paroisse Saint-Maclou en 1661, confiée aux sœurs de la Sagesse en 1894. Les deux écoles réunies ont totalisé jusqu'à 600 élèves
  10. École supérieure Bellefonds, fondée en 1862 dans l'ancien prieuré des Bénédictines de Bellefonds, rue Beauvoisine.
  11. Les Frères tenaient également des écoles dans les villes suivantes : Elbeuf, Caudebec-lès-Elbeuf, Darnétal, Dieppe, Le Havre, Fécamp, Bolbec, Montivilliers, Neufchâtel, Forges, Yvetot, Caudebec-en-Caux et Saint-Valery
  12. Ces locaux abritent toujours une institution scolaire : le collège-école privé Sainte-Marie, sous tutelle des sœurs de la Providence de Rouen, congrégation enseignante fondée à Rouen par le père Nicolas Barré au XVIIe siècle.
  13. fils de Eugène Barthélémy, architecte diocésain.
  14. Actuellement rue Guy-de-Maupassant.
  15. Louis Leter, Frère Adolphe-Joseph (Charles Collier) : Un vrai fils de Saint Jean-Baptiste de La Salle, Evreux, mai 1942.
  16. La maison généralice est la résidence du frère supérieur général et de son conseil. Elle est aussi le siège du gouvernement central et des services généraux des Frères des écoles Chrétiennes.
  17. Élèves et professeurs s'y rendent en chaland, par la Seine.
  18. Du 20 août 1914 au 3 février 191, l'établissement hospitalisa 6 295 officiers, sous-officiers et soldats et 232 réfugiés de la région du Nord, 135 inhumations de blessés décédés eurent lieu dans la chapelle ou continuèrent des offices communs à l'H.A. 1 et au pensionnat.
  19. Un monument aux morts, situé dans le vestibule sud de la chapelle, commémore les anciens élèves, professeurs et frères victimes des deux guerres mondiales. Il est l'œuvre de M. Paul Le Bocq architecte et ancien élève et a été inauguré le 28 novembre 1920 par le cardinal du Bois de La Villerabel.
  20. Noces D'or du Pensionnat Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (25 - 26 avril 1925), Imprimerie Lecerf Fils, Rouen, 1925.
  21. J.Chantrel, Le Monument du Vénérable Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (Fête du 2 juin 1875), Imprimerie Victor Goupy, Paris, 1875.
  22. Le monument de la place Saint-Clément est dû à l'initiative du frère Lucard, alors directeur de l'école normale située rue Saint-Lo. Il obtient l'assentiment des autorités religieuses, préfectorales, académiques et municipales. À l'issue d'un concours le projet de Falguière est retenu. Le conseil municipal assigne la place Saint-Sever (place Carnot par la suite), comme convenant le mieux à ce monument majestueux. Les frais sont largement couverts par une souscription presque exclusivement nationale. Le reliquat est versé à la ville, à qui le comité remet la statue. Le 2 mai 1875, inscriptions et bas reliefs sont encastrés dans le socle. La statue de 3,80 m, coulée le 24 avril, prend place sur son piédestal le 27 mai. L'inauguration a lieu le 2 juin. 100 000 personnes regardèrent défiler 10 000 délégués venus de toute la France et de 42 nations étrangères. Le groupe de Falguière est déménagé place Saint-Clément en 1885.
  23. Opérette en 3 actes de Camy-Renoult, musique de Henri Villette
  24. Institut de la Boulangerie désormais situé 150, boulevard de l'Europe à Rouen
  25. Des classes préparatoires sont ainsi ouvertes au sein d’une structure spécialement créée : l'Association CYPRESI Jean Baptiste de La Salle qui accueille les classes préparatoires de l'ESIGELEC (200 étudiants en 2008-2009), ce partenariat a pris fin en 2009.
  26. Epitaphe (traduite du latin) de la première sépulture de J.-B. de La Salle : "Ici, attend la résurrection, de vie vénérable, Jean-Baptiste de La Salle, prêtre rémois, docteur en théologie, chanoine de l'église métropolitaine de Reims, instituteur des Frères de l'école chrétienne, illustre par la naissance, plus illustre par la vertu. Il mourut le vendredi saint, sept avril de l'année 1719, dans la maison des Frères de Saint-Yon de cette paroisse, âgé de 68 ans. Que le Seigneur lui donne de trouver le repos en ce jour. Inspiré par le piété et la gratitude ce monument, fut élevé à son très pieux paroissien, par Louis Dujarrier-Bresnard recteur de l'église."
  27. L'église primitive, menaçant ruine en 1856 fut démolie en 1860 et remplacée par le monument de style néo-renaissance actuel.
  28. Chanoine Farcy, Histoire Ancienne & Moderne de la Paroisse Saint-Sever, Librairie Henri Defontaine, Rouen, 1933
  29. Chanoine Farcy, Le Manoir de Saint-Yon au faubourg Saint-Sever de Rouen, Librairie Henri Defontaine, Rouen, 1936.
  30. La chapelle est le seul édifice subsistant de l'époque des Frères, tous les autres bâtiments ont été détruits au XIXe siècle lors de la construction de l'école normale.
  31. Les révolutionnaires violent la sépulture, brisent la dalle tumulaire, enlèvent le plomb du cercueil (pour en faire des balles, prétend-on) et rejettent les ossements pêle-mêle dans la terre. Ces restes sont exhumés et transférés en 1835, à l'école normale, rue Saint-Lô. Ils y resteront jusqu'en 1880, date de leur transfert au pensionnat.
  32. Maison-mère des Frères entre 1848 et 1905, l'hôtel de Montmorin abrite désormais le Ministère de l'Outre-Mer
  33. Entre 1880 et 1888, une chapelle fut provisoirement aménagée au rez-de-chaussée de l'ancienne fabrique Gilles, actuellement occupé par le réfectoire.
  34. Au pensionnat, c'est Mgr Julien Loth (1862-1913), qui fit le panégyrique du bienheureux de La Salle
  35. fragment trouvé lors des démolitions de 1880.
  36. Derrière ce fragment d'épitaphe, on pouvait lire un autre, avant qu'il fut encastré dans la muraille. En voici la traduction française : Ci-gît Agnès Lopez ; Née à Lisbonne au Portugal, d'une famille illustre; Épouse de Manuel Sanchez Diaz, l'an 1605; Exemple de charité et de bonté; Modèle de réserve et de modestie; Et, dans le mariage, symbole de la bienveillance et de l'union; Elle morte le 23 juin 1637; Dans sa cinquante-deuxième année; Qu'elle repose au ciel. Cette pierre tombale provenait des Cordeliers, où furent inhumés plusieurs seigneurs et marchands espagnols et portugais.
  37. mutilée par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale
  38. Émilien Cabuchet, (1819-1902), sculpteur français formé à Paris dans l'atelier de Pierre-Charles Simart, se spécialisa dans l'art religieux
  39. Mgr Félix-Jules-Xavier Jourdan de la Passardière (1841-1913)
  40. Dès le décret de fermeture du pensionnat paru, le frère directeur fait transporter la châsse, discrètement, enfermée dans un coffre solide, sous l'autel de la sacristie de l'église Saint-Gervais.
  41. Après la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l'État, en 1906, la châsse est d'abord cachée au patronage Saint-Victrice, tout proche. Puis dans la petite chapelle d'une institution de jeunes filles, l'Institution Renard-Leblond, connue également sous la dénomination de pensionnat Saint-Gervais, située 104-110, rampe Saint-Gervais. C'est là que le 29 juin 1906, viennent la chercher deux frères assistants du frère supérieur général, le frère Gabriel-Marie pour l'abriter à la nouvelle maison-mère à Lembecq-les-Hal en Belgique.
  42. Auguste Détharré (1864-1940), 18e supérieur général (entre 1934 et 1940).
  43. Fêtes du Vingt-Cinquième Anniversaire, 29-30 mars 1913, Imprimerie Paul Leprêtre, Rouen, 1913.
  44. http://orgues-normandie.com/index.php?principal=accueil.html
  45. Dont Ferdinand Buisson était le rapporteur, cette loi précède la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican, le 29 juillet 1904.
  46. « Classement département et national du lycée », sur L'Express, (consulté le 3 avril 2016)
  47. « Méthodologie du classement 2016 des lycées français », sur L'Express, (consulté le 3 avril 2016)
  48. Lettre-préface de Mgr André du Bois de La Villerabel, archevêque de Rouen. Dessins à la plume de Charles Dubourg. Éditions du Ve Centenaire. 1431-1931

Liens externes[modifier | modifier le code]