Ferdinand Marrou

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Ferdinand Marrou
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Entre 1880 et 1884, Marrou réalise l'ornementation des toitures de l'extension du palais de justice de Rouen. Ici la crête de faitage et les épis d'un pavillon en fer-de-hache[1].
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Ferdinand Marrou ( à Vaucluse hameau de Montjay (Hautes-Alpes) à Rouen) est un ferronnier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Antoine Victor Aimé (1798-1880) et Rosalie Rougier qui, étant décédée le à 35 ans, le laisse orphelin à 7 ans, Ferdinand Marrou est un exemple d'autodidacte. Placé en 1850 comme apprenti serrurier à Serres, puis à Gap chez un ferblantier, ensuite à Lyon où il s'initie à la ferronnerie. Il perfectionne son art à Paris durant huit ans. Ses travaux le font remarquer de Depeaux, armateur à Rouen, qui l'appelle dans cette ville en 1863, et l'aide à s'installer à son compte en 1868.

La prospérité économique de cette ville induit de nombreux travaux de restauration et d'agrandissement de son patrimoine culturel. Il est l'auteur des clochetons de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, du clocher de l'église Saint-Romain et des épis de toiture du Gros Horloge et de la tour Jeanne d'Arc à Rouen et de ferronneries au Palais Bénédictine à Fécamp. Le plus « pharaonique » de ses travaux est la pose de quatre clochetons entourant la flèche de la cathédrale. Les dimensions de l'ouvrage sont exceptionnelles : chaque clocheton a 25 mètres de haut et pèse la bagatelle de 27 tonnes dont 7 sont ouvragées.

En 1886, il est l'un des membres fondateurs de la Société des Amis des Monuments Rouennais. Lors de l'Exposition universelle de 1889, Marrou obtient la médaille d'or pour une fontaine en fer forgé.

Son magasin de vente (construit vers 1902) était situé au 70 rue Saint-Romain. Son atelier était situé 59 rue Saint-Nicolas.

Son atelier périclite avec la Grande Guerre. Ses obsèques seront l'occasion d'un discours dithyrambique sur l'artiste. Il repose au cimetière monumental de Rouen.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Maison Marrou, rue Verte à Rouen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renaud Benoît-Cattin et Hélène Verdier, Ferdinand Marrou, ferronnier, Direction régionale des affaires culturelles de Haute-Normandie. Service régional de l'Inventaire, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, Rouen, 1991, (ISBN 2-9506014-1-3), page 4.
  2. Leloutre, « Château de Bertheauville-Paluel », La Normandie,‎ , p. 345-349 (lire en ligne, consulté le )
  3. « Maison Marrou », notice no IA00022440, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Jean-Pierre Chaline (dir.), Demeures rouennaises du XIXe siècle, Rouen, Société des amis des monuments rouennais, , 220 p. (ISBN 2-9519231-6-3), p. 195-197
  5. Albert Lumbroso, Souvenirs sur Maupassant, Rome, Bocca frères,

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renaud Benoit-Cattin, « Ferdinand Marrou (1836-1917), aspects de l'œuvre d'un ferronnier rouennais », dans Bulletin des Amis des monuments rouennais, 1985
  • Renaud Benoît-Cattin et Hélène Verdier, Ferdinand Marrou, ferronnier, Direction régionale des affaires culturelles de Haute-Normandie. Service régional de l'Inventaire, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, Rouen, 1991 (Itinéraires du Patrimoine, (ISSN 1159-1722)), (ISBN 2-9506014-1-3)
  • Henri Joannet, Ferdinand Marrou, artiste ferronnier, Aix-en-Provence, 2004 (ISBN 2-9522547) édité erroné (notice BnF no FRBNF39245161)
  • Guy Pessiot (préf. Daniel Lavallée), Histoire de Rouen 1850-1900, Rouen, P'tit Normand, , 249 p., p. 98-99 ; 224

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]