Gabriel Loire

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Gabriel Loire
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Naissance
Décès
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ChartresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Maître

Gabriel Loire, né le à Pouancé (Maine-et-Loire), et mort le à Chartres, est un peintre et maître-verrier français. Il est connu pour les nombreux vitraux qu’il a exécutés à travers le monde.

L'atelier qu'il a fondé à Lèves est aujourd'hui sous la direction de Jacques Loire, son fils, et de ses petits-fils Hervé et Bruno Loire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabriel Loire naît à Pouancé, en Maine-et-Loire, en 1904, troisième d'une famille de quatre enfants. La famille tient une tannerie dans le village. Il fait ses études au collège de Combrée et les poursuit à Angers, en droit, puis en commerce, afin de se libérer du temps pour prendre des cours à l'école régionale des beaux-arts d'Angers[1]. À Angers, dans la cathédrale Saint-Maurice, il fait la rencontre de George Merklen, maître-verrier à Angers, qui le convainc d'utiliser le vitrail comme sujet de thèse. Avec l'aide de Merklen et du chanoine archiviste d'Angers, George Loire obtient son diplôme en 1924[2]. Après son service militaire et la mort de Merklen, il se rend en 1926 à Chartres sous les conseils du révérend père Banzet, jésuite de l'université d'Angers, qui l'oriente vers Yves Delaporte, chanoine et spécialiste de la cathédrale de Chartres. En 1926, il vient s’installer à Chartres où il travaillera chez Charles Lorin. Il fonde en 1946 ses propres ateliers dans cette même ville.

Techniques[modifier | modifier le code]

Gabriel Loire utilise aussi bien la technique traditionnelle au plomb que des techniques modernes utilisant le béton qu’il a étudiées auprès du mouvement Bauhaus ou le thermoformage. Son œuvre est abondant : il a installé des vitraux dans environ 450 édifices en France, 25 en Grande-Bretagne, 18 en Allemagne, entre autres.

Œuvre[modifier | modifier le code]

En Afrique du Sud
En Allemagne
  • Berlin, église du Souvenir (Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche), de 1960 à 1963 : surface totale de 2 183 m2, technique : dalle.
  • Püttlingen (Sarre), couvent de la Sainte-Croix : conçu par l’architecte hongrois Lehoczky, c’est le seul monastère de rédemptoristines en Allemagne.

Au Canada

Au Chili
  • Santiago du Chili, basilique Notre-Dame de Lourdes, achèvement en 1960 : 50 baies. Technique : dalle, surface totale : 652 m2, restauration partielle par Jacques Loire en 1988. Il a également réalisé plusieurs mosaïques murales et le chemin de croix en 1952
Aux États-Unis
en France
  • Caen, chapelle du Bon-Sauveur.
  • Épinal, église Notre-Dame-au-Cierge, de 1958 à 1959 : technique utilisée : dalle. Série de vitraux d’une surface totale de 668 m2 dont la pièce principale est d’une surface de 180 m2 d’un seul tenant. Ce vitrail représentant la vie de la Vierge Marie.
  • Hyères, Notre-Dame de Consolation : détruite en 1944, reconstruite et consacrée en juillet 1955, vitraux et béton.
  • Kervignac, église Notre-Dame de Pitié : l’œuvre est composée de 106 panneaux de 1,30 m de haut par 0,60 m de large qui relatent la vie de la Vierge Marie et du Christ.
  • La Bresse, église Saint-Laurent, 1952 : un des projets les plus complets et les plus aboutis de Gabriel Loire dans les Vosges, puisqu'on y trouve, en plus des vitraux, l'ensemble du mobilier : lustres, confessionnaux, garniture d'autel, autels latéraux, chemin de croix, tentures (non localisées). La série de vitraux raconte les grandes tragédies de la ville : incendie d'une vallée durant la guerre des Six Deniers[3], massacres de la guerre de Trente Ans, épidémie de peste qui a décimé la population en 1635, massacre des résistants et destruction de La Bresse de septembre à novembre 1944.
  • Lèves, église Saint-Lazare : un mur entier en dalles de verre a été réalisé par Gabriel Loire en 1955 lors de la reconstruction de l'église qui fut presque entièrement détruite lors des combats du 16 août 1944.
  • Longué-Jumelles, église Notre-Dame-de-la-Légion-d'honneur, 1960.
  • Mainvilliers (Eure-et-Loir), église Saint-Hilaire.
  • Marck-en-Calaisis, église Saint-Martin : vitraux de verre et de béton, dans un style abstrait, 84 panneaux placés autour de la voûte, inspirés par le thème du partage du manteau de saint Martin (couleurs chaudes d'un côté et froides de l'autre), et 14 panneaux représentant les stations du Chemin de Croix, chaque station étant figurée de manière symbolique. Le montage s'est fait à Lèves dans ses ateliers, et posé à Marck en juin 1962.
  • Pontmain, chapelle du Juniorat (oblats de Marie immaculée) : avec un Christ byzantin en ogive et de nombreux vitraux.
  • Pouancé, église de la Madeleine.
  • Rânes, église Notre-Dame de l'Assomption : verrière Sainte-Rosalie et verrière Notre-Dame du Chêne, années 1950-1960.
  • Rouen, chapelle du pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle, 1951 à 1956.
  • Vimoutiers, église Notre-Dame, 1954 : remplacement de tous les vitraux détruits en 1944 à la Libération de la France.
  • Xertigny, église Sainte-Walburge, de 1951 à 1952 : huit baies, surface totale 64 m2. Technique utilisée : plomb, représentant les saints de la région des Vosges : Jeanne d’Arc, saint Pierre Fourier, saint Romary, saint Arnould, saint Amé, saint Del, saint Guérin et saint Blaise. Les vitraux ont été installés lors de la reconstruction de l’église qui fut détruite par un incendie pendant l’offensive allemande en 1940. L’artiste a représenté l’église en feu sur le vitrail de Jeanne d’Arc, les flammes du bûcher de la pucelle se mêlant aux flammes de l’église. Il a également réalisé le chemin de croix en pierre et des meubles.
En Grande-Bretagne
  • Salisbury, cathédrale de Salisbury, chapelle de la Trinité, 1980 : technique : plomb. Le vitrail d’une surface de 34 m2 est dédié aux prisonniers de conscience.
Au Japon
  • Hakone, musée d’art moderne : tour de la symphonie, 1973, technique : dalle, surface totale : 336 m2.

Au Liban

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles W. et Joan C. Pratt, Gabriel Loire, Les vitraux/stained glass, Centre International du Vitrail, 1996, p. 24.
  2. Pratt, op. cit., p. 25.
  3. Une guerre déclenchée sous le prétexte que la ville de Mulhouse devait six deniers à un meunier des alentours.
  4. William MATAR, « Eglise du Collège Notre-Dame de Jamhour, Acoustique, Vitraux Méditation, histoire d’amour passion », sur www.discoverlebanon.com (consulté le 22 février 2017)
  5. Arlette Chahrouri, Lebanon) Université Saint-Joseph (Beirut et Collège Notre-Dame de Jamhour, Cantique du jardin sacré: les verrières de Notre-Dame de Jamhour, Collège Notre-Dame de Jamhour, (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Véronique Debendère et Xavier Debendère, Gabriel Loire : l'œuvre d'une vie, 1904-1996, Paris, Somogy, , 190 p. (ISBN 978-2-8505-6850-3, OCLC 59010635).
  • Le chemin de croix, publié chez l'auteur, 1933
    ouvrage illustré par Gabriel Loire sur les Saintes Écritures en relation au thème du chemin de croix.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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