Liste des seigneurs, marquis et ducs de Duras

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Duc de Duras
Image illustrative de l'article Liste des seigneurs, marquis et ducs de Duras
Armes des ducs de Duras : Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à la bande d'azur (de Durfort) ; aux 2 et 3, de gueules, au lion d'argent (Lomagne)[1],[2],[3].

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Création 1689
Abrogation 1838
Premier titulaire Jacques-Henri Ier de Durfort
Dernier titulaire Amédée-Bretagne-Malo de Durfort
Résidence officielle Château de Duras
Château de Blanquefort
Château de Rauzan
Hôtel de Duras (Place des Vosges)
Hôtel de Durfort-Duras
(rue d'Aguesseau, 1773)

Le titre de duc de Duras est un titre de noblesse créé dans la pairie de France aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Généralités[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Clermont et de Duras, marquis de Blanquefort (Gironde), comtes de Rauzan, en 1625, puis de Montgommery, barons de Pujols, de Cypressac et de Laudrouet, créés, en 1609[4], marquis, puis, en , ducs de Duras et pairs de France[4].

Les lettres patentes de cette première érection, n'ayant point été enregistrées, n'eurent point d'effet. Une autre érection de Duras en duché simple eut lieu en 1689 ; l'enregistrement est du 1er mars de cette année. Ce duché fut érigé en pairie en 1755, et l'enregistrement et la première réception eurent lieu au parlement le [4].

Devise[modifier | modifier le code]

  • Si ell dur, yo fort : S'il (le château) est dur, moi je suis fort. Cette devise glose leur nom, Durfort.

Seigneurs de Duras[modifier | modifier le code]

Jacques de Durfort avait épousé, le Marguerite de Montgommery (1585-1606), dame de Lorges. Il fut créé marquis de Duras en et comte de Rauzan le 25 octobre 1625[5].

Marquis de Duras[modifier | modifier le code]

  1. Jacques de Durfort (1547-1626), 1er marquis de Duras (février 1609), baron de Blanquefort, 1er comte de Rauzan (25 octobre 1625), capitaine de 50 hommes des ordonnances du roi, conseiller d'État sous Henri IV de France
  2. Guy Aldonce Ier de Durfort (1605-1665), fils du précédent, 2e marquis de Duras, 2e comte de Rauzan, seigneur de Lorges, maréchal de camp
    1. Son 3e fils, Guy Aldonce II de Durfort (1630-1702) est l'auteur de la branche de Lorges.
  3. Jacques-Henri Ier de Durfort (1625-1704), fils du précédent, 3e marquis de Duras, 3e comte de Rauzan.

Jacques-Henri Ier de Durfort (1625-1704), est créé duc et pair de Duras en [4] puis duc « simple » en 1689[4].

Duc de Duras[modifier | modifier le code]

  1. Jacques-Henri Ier de Durfort (1625-1704), 1er duc de Duras (1689), 3e comte de Rauzan, maréchal de France, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit ;
  2. Jacques-Henri II de Durfort (1670-1697), fils du précédent, 2e duc de Duras sur la démission de son père[Quand ?], 4e comte de Rauzan ;
  3. Jean-Baptiste de Durfort (1684-1770), frère puiné du précédent, comte de Durfort de Duras, 3e duc de Duras (1704), duc et pair (1755), marquis de Blanquefort et de Pujol, 5e comte de Rauzan, maréchal de France
  4. Emmanuel-Félicité de Durfort (1715-1789), fils du précédent, 4e duc de Duras, 6e comte de Rauzan, maréchal de France, membre de l'Académie française (no 251, 2 mai 1775), chevalier du Saint-Esprit, chevalier de la Toison d'or ;
  5. Emmanuel-Céleste de Durfort (1741-1800), fils du précédent, 5e duc de Duras, 7e comte de Rauzan ;
  6. Amédée-Bretagne-Malo de Durfort (1771-1838), 6e duc de Duras, 8e comte de Rauzan, maréchal de camp, membre de la Chambre des pairs.

Marquis de Duras-Chastellux[modifier | modifier le code]

À l'occasion du mariage de Henri-Louis de Chastellux (1786-1863) avec Clara de Durfort (1799-1863), fille cadette d'Amédée-Bretagne-Malo de Durfort, Louis XVIII lui conféra le le titre héréditaire de marquis de Duras-Chastellux[6], et le jour même du mariage (31 août), les honneurs du Louvre et le titre d'attente et personnel de « duc de Rauzan-Duras » par brevet du roi car il devait succéder à la pairie de son beau-père[7],[n 1].

Ainsi, l'ordonnance royale du [3] déclare Henri-Louis de Chastellux héritier des rang, titre et dignité d'Amédée-Bretagne-Malo de Durfort[5], avec transmission[3] de titre de duc de Duras, sous le nom de duc de Rauzan[5].

Le duché-pairie ne put passer dans la maison de Beauvoir-Chastellux, le duc de Duras étant mort en 1838 sans que toutes les formalités aient été accomplies (il manquait alors les lettres patentes obligatoires, l'ordonnance royale d'autorisation de transmission de 1825 étant insuffisante[7].

  1. 1819-1863 :
    Armes des ducs de Rauzan-Duras : Écartelé de Chastellux et de Duras[1],[3].
    Henri-Louis de Chastellux (1786-1863), frère du précédent, 1er duc de Rauzan-Duras, 1er marquis de Duras-Chastellux[5], 9e comte de Chastellux (1854), 15e vicomte d'Avallon, marié, le 30 août 1819, avec Clara de Durfort (1799-1863), dont 3 filles et un fils :
    1. Amédée Gabriel Henri de Chastellux (Paris VIIe, 20 janvier 1821 - Château de Chastellux, 3 septembre 1857), fondateur du Correspondant[5] et de l'abbaye Sainte-Marie de la Pierre-Qui-Vire[5], marié avec sa cousine germaine Marguerite de Chastellux (1822-1906), dont :
  2. 1863-1917 : Henri-Paul-César de Chastellux (1842-1917), dit « le marquis de Duras[5] », petit-fils du précédent, 2e duc de Rauzan-Duras, 2e marquis de Duras-Chastellux, 10e comte de Chastellux, 16e vicomte d'Avallon, historien ;
  3. 1917-1966 : Anséric Christian Joseph Marie Olivier de Chastellux (1878-1966), fils du précédent, 3e duc de Rauzan-Duras, marquis de Duras-Chastellux, 11e comte de Chastellux, vicomte d'Avallon ;
  4. 1966-2005 : César Louis Melchior Marie Henri Jean de Chastellux (1912-2005), fils du précédent, 4e duc de Rauzan-Duras, marquis de Duras-Chastellux, 12e comte de Chastellux, vicomte d'Avallon, marié, sans postérité[8] ;
  5. Depuis 2005 : François-Jean Marie Robert Olivier de Chastellux (né en 1946), neveu du précédent, 5e duc de Rauzan-Duras, marquis de Duras-Chastellux, 13e comte de Chastellux, vicomte d'Avallon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le double ou minute de ce brevet se trouve aux Archives nationales (France), cartons de la Maison du Roi (Réf. O³, n°66), en date du , signé Louis, contresigné Le marquis Dessolles.
  1. a et b Rietstap 1884.
  2. Popoff 1996, p. 104.
  3. a, b, c et d Velde 2005, p. Lay peers.
  4. a, b, c, d et e Courcelles 1827, p. 301.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Roglo 2012.
  6. Château de Chastellux 2011, p. Histoire.
  7. a et b Pinoteau 1983, p. 41.
  8. Decloitre 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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