Canappeville

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Canappeville
Image illustrative de l'article Canappeville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement d'Évreux
Canton Canton de Neubourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Neubourg
Maire
Mandat
Laurence Duval
2014-2020
Code postal 27400
Code commune 27127
Démographie
Population
municipale
656 hab. (2012)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 23″ N 1° 05′ 59″ E / 49.1564, 1.099749° 09′ 23″ Nord 1° 05′ 59″ Est / 49.1564, 1.0997  
Altitude Min. 60 m – Max. 157 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Canappeville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous la forme à finale latinisée Canapevilla en 1243[1].

« la ferme de Knapi », nom de personne norrois.

Homonymie avec Canapville (Calvados, kenapevilla 1180) ; Canapville (Orne, Canapevilla XIIIe siècle) et Canappeville à Fécamp.

Même anthroponyme dans le nom de lieu anglais Knapthorpe par exemple.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement de Canappeville, défriché de bonne heure, était déjà habité pendant l'occupation des Gaules, parles Romains; on y a découvert, il y a quelques années dans le parc de l'ancien château, un tombeau Gallo-romain.

L'histoire de Canappeville se confond avec celle du lieu-dit Les Landes. Elle est racontée dans le Dictionnaire des communes du département de l'Eure[2]

La forteresse des Landes, est signalée dans l'histoire, avant que le nom de Cappeville y ait figuré. Placée dans la mouvance d’Évreux, elle devait sa fondation à un chevalier, vassal des Comtes de cette ville. Le premier de ses propriétaires parvenu à notre connaissance, est Amaury des Landes, cité vers 1150, dans une charte de Simon, comte d’Évreux. Amaury III, comte d’Évreux, fils de Simon, participa à la Croisade des rois de France et d'Angleterre ; il se trouvait à Jérusalem, en 1188 avec un certain nombre de chevaliers du pays d'Evreux, au nombre desquels Gilbert des Landes. On peut attribuer à Gilbert des Landes la fondation de l'église paroissiale de Canappeville, qui a été certainement bâtie à la fin du XIIe siècle, ce que semble démontrer certains restes de construction romane encore visibles malgré les retouches et réparations subies par le monument.. La nouvelle paroisse fut placée sous le vocable des apôtres saint Pierre et saint Paul, aujourd'hui le second autel est dédié à la sainte Vierge et le troisième à saint Éloi, évêque de Noyon, patron des cultivateurs.

Une charte de Jourdain du Mesnil, de l'année 1243, cite le chemin qui allait du Mesnil-Jourdain à Canappeville.

Baudry Sauvale vendit, au mois d'avril 1247, sa part d'héritage à Incarville et Louviers, en présence de Michel de Canappeville.

En 1419, de son camp devant Vernon, Henri V, ayant appris la mort de Renaud, qui avait été jusques-là rebelle, donna les Landes et Normanville à Jean Burgh, écuyer, un de ses officiers, qui fut bailli de Gisors en 1428.

Au mois de juin 1462, Louis XI érigea la seigneurie des Landes en baronnie.

En 1484, Jean Druget, curé de Canappeville, échangea sa cure, avec Pierre Forget, contre la dignité de trésorier de la Sainte-Chapelle de Vincennes.

Vers 1544, Adrien de Melun, seigneur des Landes, épousa, le 19 septembre 1536, Marguerite de Vieux-Pont, fille de Laurent, baron du Neubourg; il mourut sans enfants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Canappeville

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'azur à la fasce d'argent chargée d'une aigle de sable, accompagnée en chef de deux gerbes de blé et en pointe d'un arbre arraché, le tout d'argent

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Laurence Poppeschi UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 656 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
872 861 899 920 898 789 740 676 642
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
590 558 572 558 532 507 479 466 448
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
424 385 396 305 338 315 311 311 362
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
341 367 332 393 555 564 600 601 654
2012 - - - - - - - -
656 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

Centre de formation en élevage et centre de formation d'apprentis en élevage[5]

Le centre de formation de Canappeville propose des formations pratiques sur le terrain pour tous publics, avec ou sans expérience du métier. Les formations sont mises en place pour des emplois à pourvoir : conseiller d'élevage, salarié agricole, technicien d'élevage laitier ou d'élevage porcin, technicien de groupement, entreprises à reprendre dans le cadre d'une installation seul ou en société...

Quels que soient les parcours de formations suivies au préalable (cap, capa, bepa, bac, bac pro, bts, licence pro, ingénieur...) ou l'activité exercée, la pédagogie est adaptée aux attentes des stagiaires ou des apprentis. Les formations suivantes sont proposées : BPA, BPREA, CS Lait, CS Porc, CQP ou des sessions (sessions lait ou sessions porc) pour des éleveurs et des techniciens. Selon l'espèce choisie (porcine ou bovine), les personnes sont mises en situation professionnelle sur l'exploitation du centre afin de faire et d'apprendre avec des formateurs de terrain responsables des élevages et des formations.

On y trouve aussi un arboretum avec près de 50 essences d'arbres différentes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, Librairie Droz 1991. p. 1091.
  2. M. Charpillon avec la collaboration de l'abbé Anatole Caresme, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure, histoire, géographie, statistique, Volume 1, page 659.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012
  5. Site officiel du centre de formation à l'élevage et arboretum


Liens externes[modifier | modifier le code]