Coulans-sur-Gée

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Coulans-sur-Gée
Coulans-sur-Gée
Vue d'ensemble.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Intercommunalité Communauté de communes Loué-Brûlon-Noyen
Maire
Mandat
Michel Briffault
2020-2026
Code postal 72550
Code commune 72096
Démographie
Gentilé Coulanais
Population
municipale
1 656 hab. (2019 en diminution de 1,95 % par rapport à 2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 18″ nord, 0° 00′ 35″ est
Altitude Min. 63 m
Max. 132 m
Superficie 27,48 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Mans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Loué
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.coulanssurgee.fr

Coulans-sur-Gée est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 1 656 habitants[1].

La commune fait partie de la province historique du Maine[2], et se situe dans la Champagne mancelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Coulans-sur-Gée est une commune sarthoise du canton de Loué et de la communauté de communes Loué-Brûlon-Noyen, située à 15 km à l'ouest du Mans et bordée par la Gée, sur la route nationale 157, axe Paris-Brest.

Son territoire est contourné au Nord par l'autoroute A81, au Sud-Est par la LGV Bretagne-Pays de la Loire.

Très peu de transports en commun sont présents. Les Transports interurbains de la Sarthe (TIS) passent trois fois par jour pour aller au Mans, deux fois le matin et une fois le midi. Pour le retour, il y a quatre TIS partant de l'autogare du Mans.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Coulans-sur-Gée est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mans, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 144 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,3 %), terres arables (35,4 %), forêts (8,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), zones urbanisées (2,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Colinno au IXe siècle et Colans en 1096[11]. Le toponyme peut être issu d'un anthroponyme germanique tel que Gozlinus[12] (cf. nom de famille Josselin), ou du celtique kol-enno[13], c'est-à-dire du gaulois *colino, « houx ».

Le locatif sur-Gée est ajouté en 1933[14].

Le gentilé est Coulanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Coulans est le siège d'une ancienne baronnie dépendant du comté de La Suze ; la terre de Coulans appartenait au Moyen Âge à la famille de Baudouin de Champagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Aux élections présidentielles, les votes de la commune épousent souvent les tendances observées au niveau national, avec un petit avantage à la droite. Au second tour de l'élection de 2002, Jacques Chirac y obtient 85,88% des suffrages exprimés, contre 14,12% à Jean-Marie Le Pen. A l'élection de 2007, la commune place Nicolas Sarkozy et François Bayrou aux deux premières places. Au second tour, Nicolas Sarkozy y domine nettement Ségolène Royal (58,29% contre 41,71%, dans un écart plus marqué qu'au niveau national). En 2012, la commune place François Hollande en tête des suffrages du premier tour, comme au niveau national, et favorise ce même candidat au second tour, contre Nicolas Sarkozy (51,89% pour le candidat socialiste contre 48,11% pour le président sortant, dans des scores assez proches de ceux observés au niveau national). En 2017, le candidat de droite François Fillon, originaire du département, se classe premier à l'issue du premier tour (29,14% des suffrages, loin devant Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen). Au second tour, Emmanuel Macron y obtient 65,90% des suffrages contre la candidate d’extrême droite Marine Le Pen (34,10%), dans des proportions assez proches de celles du niveau national[15].

Vie politique locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983[16] 2014 Jean-Claude Perrot SE Enseignant
2014[17] En cours Michel Briffault[18] SE Responsable commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints[18].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2019, la commune comptait 1 656 habitants[Note 3], en diminution de 1,95 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Coulans a compté jusqu'à 1 904 habitants en 1841.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5541 4941 6651 7911 8911 8461 9041 8671 885
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8521 8291 7501 7011 6851 5651 5191 4351 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4101 3241 2501 0851 1151 0619921 019891
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9289038438191 0691 0951 3431 6151 643
2019 - - - - - - - -
1 656--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Quelques entreprises sont situées à Coulans, comme Polymoule, Galva 72, Cosnet, le siège social de La Coopérative agricole des fermiers de Loué (Cafel), le siège de LC Dévelopment (économie de la construction). Elles sont bien desservies par le fait d’être placées sur la départementale. L'essentiel des services est assuré sur le territoire : poste, gendarmerie, office notarial, boulangerie, restaurant, bar, médecin, pharmacie, kinésithérapeute, infirmière, EHPAD, maison familiale rurale, foyer pour autistes, écoles maternelle et primaire, carrosserie...

Foyer d'autiste "Le Verger"[modifier | modifier le code]

Le foyer d'accueil médicalisé " Le Verger ", est un établissement médico-social de 25 lits et places, géré par l'Association de l'Hygiène Sociale de la Sarthe. Il est placé sous le contrôle conjoint de l’ARS Pays de la Loire et du conseil général de la Sarthe.

Les personnes accueillies sont, sur orientation MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), des adultes hommes et femmes de plus de 18 ans (avec dérogation à partir de 16 ans) présentant des troubles du spectre autistique n’ayant pu acquérir un minimum d’autonomie et justifiant une surveillance médicale et des soins constants financés par l’assurance maladie/CNSA ou ne justifiant pas la prise en charge complète par l’assurance maladie/CNSA mais nécessitant une certaine médicalisation concrétisée par une orientation FAM ou MAS.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin. Deux plaques funéraires sont classées à titre d'objets aux Monuments historiques[22].
  • Le château de Coulans, appartenant au Moyen Âge à la famille seigneuriale de Baudouin de Champagne. Il est inscrit au titre des monuments historiques[23]. Il était le siège d'une baronnie dépendant du comté de La Suze. La terre de Coulans appartenait au XVIIe siècle à la famille de Champagne. Louis XV donna 5 000 écus d'or au seigneur du château qui y fit construire la chapelle en 1776. Les façades et toitures du château sont inscrites aux monuments historiques, depuis un arrêté du 10 avril 1980 [24].
  • Le manoir de Courteille a été édifié sous le règne de Louis XIV, entre 1662 et 1701.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau du Mali Beregoungou (Mali). Une « correspondance » régulière a donné lieu à une totale implication des élèves, des parents et autres acteurs communaux ou municipaux.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fest noz, festival damada : festival de danse et musiques à danser se déroulant sur la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 930
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mans », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 837.
  13. Lucien Beszard, Étude sur les noms de lieux habités du Maine, Paris, 1910.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Résultats des élections par commune sur interieur.gouv.fr
  16. « Jean-Claude Perrot a reçu le titre de maire honoraire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  17. « Michel Briffault, maire, s'entoure de cinq adjoints », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  18. a et b Réélection 2020 : « Coulans-sur-Gée. Le conseil municipal a été constitué », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. « Œuvres mobilières à Coulans-sur-Gée », base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. « Château de Coulans », notice no PA00109727, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Château de Coulans », sur Ministère de la culture, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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