Geoffroy III de Mayenne

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Geoffroy III de Mayenne
Titre de noblesse
Seigneur
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Mère
Clemence de Ponthieu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Clémence de Mayenne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Geoffroy III de Mayenne (1135- 18 février 1169[1]), seigneur de Mayenne, fils de Juhel II de Mayenne et Clémence de Bellême.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épousa Constance, fille de Conan III de Bretagne, duc de Bretagne, qui lui donna pour fils Hamon et pour fille Mahaud, épouse d'André II de Vitré, puis de Thibault de Mathefelon. En secondes noces, Geoffroy épousa Isabelle de Beaumont-le-Roger-Meulan[2], dont il eut Juhel III, qui succéda à son père, et Clémence qui épousa Robert IV de Sablé. Isabelle, en secondes noces, épousa Maurice II de Craon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les Croisés de Mayenne[modifier | modifier le code]

Une cérémonie qui aurait eu lieu le 10 avril 1158, dans l'église de Notre-Dame de Mayenne, à l'occasion du départ pour la Terre-Sainte d'une troupe de croisés que Geoffroy, fils de Juhel II de Mayenne, conduisait à sa suite. Cette cérémonie est l'objet d'une controverse historique à la fin du XIXe siècle.

La conclusion de cette controverse apportée par l'abbé Angot aboutit à une supercherie historique établie par Jean-Baptiste de Goué, au XVIIe siècle.

Article détaillé : Les Croisés de Mayenne en 1158.

Le fait historique[modifier | modifier le code]

Le seul fait historique avéré est que Geoffroy III de Mayenne se croisa en 1158. Geoffroy était rentré à Mayenne, non au mois de novembre 1162, mais au plus tard en 1161[3]. L'abbaye du Mont-Saint-Michel avait des relations obligatoires et variées avec la famille de G. de Mayenne, le reconnaissait comme suzerain pour les biens de la baronnie et lui devait des hommages.

Décès[modifier | modifier le code]

On ne connait aucun acte de Geoffroy III postérieur à 1168[4] et on sait, par l'Obituaire d'Evron et par une charte de Juhel III, établissant dans l'abbaye d'Evron[5] l'anniversaire de la mort de son père à la saint Christophe, que son décès eut lieu le 18 février. On peut donc le fixer au 18 février 1169 et placer le mariage de Maurice II dans le courant de 1170.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Et non en 1189 comme l'affirment beaucoup d'historiens, dont Guyard de la Fosse, Gilles Ménage et M. de Bodard disent même en 1199.
  2. Fille de Galéran IV de Meulan.
  3. Voir dans la Chronique de Robert du Mont-Saint-Michel, vous y lirez : 1161, Juhello de Meduana successit Gaufridus, filius ejus, qui duxit in uxorem filiam comitis de Mellenti
  4. On pourrait objecter l'engagement pris devant Acre par Geoffroy de Mayenne. Mais pour se servir de ce document il faudrait établir son authenticité. -On trouve dans l'Histoire de l'Eglise du Mans, de dom Piolin, t. IV (publié en 1858), p. 560 et 561, deux actes de cautionnement contractés devant Acre, l'un la veille de Saint Rémy 1190 par Geoffroy de Mayenne, l'autre en septembre 1191 par Juhel de Mayenne. Tous deux se retrouvent à la page 193 des Chroniques Craonnaises, Le R. P. dom Piolin déclare que les textes lui viennent des Archives de Maine-et-Loire. M. de Bodard qu'il les a empruntés aux Archives d'Anjou. Ces indications de sources sont fausses l'une et l'autre les deux volumes des Archives d'Anjou ne les contiennent pas et quant aux Archives de Maine-et-Loire, Célestin Port affirme « qu'ils n'y existent pas, qu'ils n'y ont jamais existé. Le comte de Delley de Blancmesnil, dans son in-4°, Notice sur quelques anciens titres, suivie de considérations sur les Salles des Croisades, en dit plus long. Dans son tableau des Inscriptions de la Salle des Croisades, fournies par la collection Courtois, on retrouve l'indication des deux pièces en question on y apprend même que celle de Geoffroy est pourvue d'un sceau où on ne lit plus rien et qui est décrit dans la Revue historique de la Noblesse, t. III, p. 17, où la pièce est publiée in extenso. On a vu plus haut que, en 1190, Geoffroy était mort depuis vingt ans. La pièce est donc fausse. Quant à la pièce de Juhel III elle n'était pas seule dans la collection Courtois M. de Blanemesnil révèle l'existence d'une seconde pièce, émanée de lui et datée de Joppé, 1191. Il apprend en même temps que les deux pièces portent le même sceau, mais que les contre-sceaux présentent quelques différences. La légende de l'un comme de l'autre est SIGILLUM juhelli DE DINAN.Or, Juhel n'était seigneur de Dinan que par son mariage avec Gervaise et par le décès de son beau-pere Alain de Dinan. S'il est bien établi que le mariage de Juhel III n'eut lieu que vers 1196, comme l'affirme M. Potier de Courcy dans son Nobiliaire de Bretagne; ou si le décès d'Alain de Dinan appartient bien à 1198, comme le dit le Chronicon brève, à la page 368 des Preuves de dom Lobineau, il faut le reconnaître les deux pièces de Juhel III sont manifestement l'œuvre d'un faussaire qui en les fabricant a eu pour but d'obtenir frauduleusement l'inscription dans les Salles des Croisades des chevaliers qu'il y a fait figurer. Les actes de 1169 et 1170 du chartrier de Goué indiquant la présence de Geoffroy III sont des faux avérés par l'analyse effectuée à la fin du XIXe siècle par l'abbé Angot.
  5. Cartulaire d'Evron, aux Archives de la Mayenne, l'obituaire et la charte de la page 341 (No 203 du Cartulaire de Craon).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]