Villaines-la-Juhel

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Villaines-la-Juhel
Villaines-la-Juhel
L'église Saint-Georges.
Blason de Villaines-la-Juhel
Héraldique
Villaines-la-Juhel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Villaines-la-Juhel
Intercommunalité Communauté de communes du Mont des Avaloirs
Maire
Mandat
Daniel Lenoir
2014-2020
Code postal 53700
Code commune 53271
Démographie
Gentilé Villainais
Population
municipale
2 903 hab. (2015 en diminution de 5,5 % par rapport à 2010)
Densité 100 hab./km2
Population
aire urbaine
4 131 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 40″ nord, 0° 16′ 47″ ouest
Altitude Min. 155 m
Max. 238 m
Superficie 28,90 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villaines-la-juhel.fr

Villaines-la-Juhel est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 2 903 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'emplacement sur une voie romaine stratégique a permis à Villaines-la-Juhel de se développer pour donner la ville que l'on connaît aujourd'hui. Elle est un pôle rural relativement isolé et dépend d'autres divisions administratives.

Villaines-la-Juhel compte 2 903 habitants (population municipale de 2015). La commune s'étend sur 28,90 km2 et a une densité de 100.45 hab./km2 . Elle est la treizième commune la plus peuplée du département de la Mayenne. Elle se situe dans la partie nord-est du département, à 56 kilomètres de sa préfecture, c'est-à-dire Laval. Sa position, à l'écart des voies principales, des grandes agglomérations, et du réseau ferré fait de Villaines-la-Juhel un pôle central pour toute cette partie du département.

Communes limitrophes de Villaines-la-Juhel[1]
Le Ham Crennes-sur-Fraubée Crennes-sur-Fraubée,
Averton
Loupfougères Villaines-la-Juhel[1] Averton
Champgenéteux Trans Courcité

La ville est proche de la limite orientale de la Mayenne. Son canton est limitrophe du département de la Sarthe, et de l'Orne. Elle est au centre d'un triangle constitué au nord-est par Pré-en-Pail, à l'ouest par Mayenne et au sud-est par Sillé-le-Guillaume dans la Sarthe. Chacune de ces villes d'importance, à l'échelle de la Mayenne, est séparée de 16 à 28 kilomètres de Villaines-la-Juhel. La commune est éloignée des grandes voies nationales et autoroutières mais les routes départementales partent en étoile pour irriguer le canton, lui assurant une attraction sur son canton.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Villana vers 1330[2]. Le latin villana désignait une ferme, une tenure de paysan[2]. Juhel, précédé de la qui pouvait avoir la fonction de démonstratif en ancien français, est un anthroponyme : « Villaines, celle de Juhel ».

Le gentilé est Villainais.

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie romaine Jublains-Lisieux passait à proximité de l'agglomération actuelle, ce qui laisse supposer une occupation du site dès cette époque. Au Moyen Âge, le seigneur de Mayenne érige un château sur une butte, non loin du bourg de Saint-Georges, noyau de l'agglomération. Aiglibert, évêque du Mans, donne au monastère de Sainte-Marie la moitié des dîmes de Villaines, Trans, Thorigné, le 9 juillet 692. Ces localités sont aussi confirmées à saint Aldric par Louis le Débonnaire en 892 mais sous le nom de Vilhena.

En 1140, Mathilde d'Angleterre, épouse en 1128 de Geoffroy Plantagenêt comte d'Anjou-Maine, donna la terre de Villaines, à Juhel II de Mayenne, en remerciements des services qu'il avait rendus, notamment à la prise de Domfront[3]. La seigneurie prit alors son nom. Une forteresse fut construite à cette époque. Elle est en ruine depuis la guerre avec les Anglais. Il en subsiste, de nos jours, les soubassements du donjon. En fait, il ne semble pas que les Mayenne gardèrent longtemps Villaines : elle leur fut peut-être reprise par le fils de Mathilde et Geoffroi Plantagenêt, Henri II, qui en 1162 obtint de Geoffroy de Mayenne les châteaux de Gorron, Ambrières et Châteauneuf-sur-Colmont[4].

Elle relève ensuite des comtes d'Anjou et du Maine : Villaines-la-Juhel forma d'abord une châtellenie, chef-lieu pour les francs-fiefs d'une des seigneuries du Maine en 1312, et relevant du comté du Maine.

La famille de Champagne-Parcé, Avoise et Pescheseul[5],[6], occupa la terre de Villaines-la-Juhel jusqu'à la Révolution, semble-t-il à partir de Pierre Ier de Champagne qui l'aurait reçue du duc Louis III d'Anjou-Maine en 1420. Pierre de Champagne (réputé † centenaire en 1485, mais en fait il serait né plus tard qu'en 1375 ?) fut en effet un fidèle des ducs d'Anjou de la Maison de Valois, prétendants au trône de Sicile (Naples), Grand-maréchal et vice-roi de Naples, prince de Montorio et d'Aquila au royaume de Naples, chevalier du Croissant.

On trouve après lui son fils Brandelis (III), † vers 1504, seigneur de Bazouges, Brouassin et La Motte-Achard, baron de La Suze vers 1502 en héritage de sa cousine germaine Anne de Champagne, veuve de René de Laval-Rais-La Suze ; puis < le fils cadet de Brandelis, Baudouin de Champagne de La Suze, † 1560 ; < père de Nicolas (1526-1567) premier comte de La Suze en 1566 ; < dont le fils cadet Brandelis (IV) (1557-1619) reçoit Villaines, alors que son aîné Louis Ier (1555-87) continue les comtes de La Suze et que leur sœur Perronelle épouse en 1571 Jacques II de Montgomery de Lorges (1554-1609), fils de Gabriel et beau-père de Jacques de Durfort de Duras (1547-1626), souche des ducs de Quintin, de Lorges et de Duras. Brandelis (IV) devient le premier marquis de Villaines en 1587, et il épouse en 1603 Anne, fille de Jean de Feschal de Tucé. < Leur fils Hubert est le mari en 1644 de Catherine Fouquet de La Varenne, dame de Ste-Suzanne et petite-fille de Guillaume. < Parents de René-Brandelis († 1723), qui continue les marquis de Villaines et de La Varenne par < sa fille aînée Anne-Marie de Champagne (1712-1783), mariée en 1732 à César-Gabriel de Choiseul duc de Praslin (1712-85) : voir ci-dessous.

Le frère cadet de René-Brandelis, Hubert-Jérôme dit le comte de Villaines, † 1713, avait épousé en 1699 sa cousine Madeleine-Françoise de Champagne-La Suze, arrière-petite-fille de Louis Ier de Champagne-La Suze ci-dessus. Leurs enfants furent : François-Hubert de Champagne de Villaines, † en 1721 à 19 ans ; et son frère cadet Louis-Hubert dit le comte de Champagne, né en 1704, x 1738 Françoise-Judith de Lopriac (1721-1748), fille de Guy-Marie de Lopriac vicomte de Donges et de Marie-Louise fille de Charles de La Rochefoucauld de Roye de Blanzac d'Estissac (cf. Roucy et Estissac ; Marie-Louise de La Rochefoucauld était la sœur de Louis-François-Armand premier duc d'Estissac et la tante paternelle du duc François XII). Leur fille Marie-Judith de Champagne-Villaines (1745-1763) épousa en 1761 Anne-Léon II de Montmorency-Fosseux, mais leur fils Anne-Marie de Montmorency (1762-1765) ne vécut pas. Hubert-Jérôme et René-Brandelis avaient une demi-sœur aînée, venue du premier mariage du marquis Hubert avec Louise fille d'Adrien d'Arcona : Louise-Marie de Champagne, x 1660/61 Claude II de Talaru, marquis de Chalmazel, d'où postérité.

Le marquisat de Villaines (la seigneurie, puis seulement le titre avec le domaine, terres ou château) passe aux Choiseul-Praslin par le fils d'Anne-Marie de Champagne et du Ier duc de Praslin César-Gabriel ci-dessus : Renaud-César (1735-1791 ; 2e duc de Praslin ; x 1754 Guyonne-Marguerite-Philippine de Durfort (1739-1806), fille de Guy-Louis de Durfort duc de Lorges, arrière-arrière-arrière-petit-fils de Perronelle de Champagne-La Suze, la sœur de Louis Ier de La Suze et de Brandelis (IV) de Villaines ci-dessus) ; Renaud-César a pour fils : Antoine César de Choiseul (1756-1808 ; 3e duc de Praslin) et son frère cadet César-Hippolyte de Choiseul (1757-93).

Ce dernier est père d'Appoline-Marie-Nicolette de Choiseul (1789-1866) qui épouse en 1807 Augustin-Marie-Hélie-Charles de Talleyrand-Périgord (1788-1879), 2e duc de Périgord, 11e prince de Chalais et Grand d'Espagne, petit-cousin de Talleyrand : leur fille aînée Alix de Talleyrand-Périgord (1808 - 1842), épouse en 1829 Pierre d'Alcantara-Charles-Marie d'Arenberg (1790-1877) 1er duc français d'Arenberg, dont la fille aînée Marie-Nicolette-Augustine princesse d'Arenberg (1830-1905), x 1849 Charles-Antoine-Ghislain de Mérode-Westerlo (1824-92), comte de Merode, 4e prince de Grimberghe, 7e prince de Rubempré, 10e marquis de Westerloo, Grand d'Espagne : d'où Henri (1856/58-1908), père de Charles (1887-1977).

Effectivement, les Talleyrand-Périgord puis les d'Arenberg et les Merode-Westerloo, possèdent le domaine de Villaines-la-Juhel au XIXe siècle.

Les fils de lin et de chanvre utilisés dans les manufactures d'Alençon ou de Mayenne provenaient de Villaines-la-Juhel. Le bourg exportait aussi ses œufs, son beurre, ses volailles et ses cochons.

Après la Seconde Guerre mondiale, un député MRP de la Mayenne (1945-1959), Robert Buron, devenu plusieurs fois ministre, fut conseiller général (1951-1970) et maire de Villaines-la-Juhel (1953-1970). C'est sous son impulsion, puis avec le relais des municipalités successives que la ville a pris un nouvel essor. La présence de grandes entreprises témoigne de ce dynamisme. Aujourd'hui, la commune subit la délocalisation de certaines d'entre elles. La ville s'est dotée d'importantes entreprises industrielles, sources d'emplois potentiels pour un grand nombre de salariés.

La commune a tout de même souffert de la fermeture de plusieurs grandes unités industrielles, comme l'usine Seb-Moulinex qui employait jusqu'à plusieurs centaines de salariés. Cependant, d'autres industries (matériels de bureautique, fabrication de supports multimédia, etc.) ont une activité dynamique et emploient une part importante de la population active locale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villaines-la-Juhel

Les armes de la commune de Villaines-la-Juhel se blasonnent ainsi :
De sable fretté d'argent au chef du même chargé d'un lion issant de gueules armé, lampassé et couronné d'or[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1865 1888 Vital Bruneau Républicain Médecin, député de la Mayenne (1876 → 1885), conseiller général (1871 → 1889)
1888 1892 Jules Doitteau Républicain  
1892 février 1893 Vital Bruneau fils Républicain Docteur en médecine, conseiller général (1889 → 1892)
février 1893 mai 1900 Paul Bellier    
mai 1900 mai 1908 Jules Gigan    
mai 1908 décembre 1919 Jules Doitteau Républicain Propriétaire, conseiller général (1910 → 1921)
décembre 1919 mai 1926 Henri Toutain    
mai 1926 décembre 1931 Jean Charpentier    
décembre 1931 avril 1938
(décès)
Charles Antoine RG Médecin, conseiller général (1932 → 1938)
mai 1938 avril 1950
(décès)
Gustave Hiron   Assure l'intérim entre le 14 avril et le 27 mai 1938
mai 1950 mai 1953 Albert Goupil   Assure l'intérim entre le 2 avril et le 19 mai 1950
mai 1953[9] 1970 Robert Buron MRP
puis DVG
Expert international, plusieurs fois ministre et secrétaire d'État, député de la Mayenne (1945 → 1958), conseiller général (1951 → 1970)
mars 1977 mars 1983 Henri Schmitt DVD Vétérinaire, conseiller général (1974 → 1983)
mars 1983 juin 1995 André Morin[10]   Entrepreneur, président du SIVOM de Villaines-la-Juhel (1970 → 1993)
juin 1995[11] mars 2001 Alain Schmitt DVD Vétérinaire
mars 2001[12] mars 2008 Michel Chenon   Cadre bancaire
mars 2008[13] mars 2014 Alain Schmitt DVD Vétérinaire retraité
mars 2014[14] en cours Daniel Lenoir DVD-LREM Agriculteur, conseiller général puis départemental (2001 → 2015 puis 2015 → ), vice-président du conseil départemental de la Mayenne, président de la CCMA
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et quatre adjoints[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2015, la commune comptait 2 903 habitants[Note 2], en diminution de 5,5 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Villaines-la-Juhel a compté jusqu'à 3 179 habitants en 1999.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 201 2 346 2 420 2 435 2 483 2 440 2 465 2 508 2 623
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 635 2 615 2 765 2 833 2 913 2 776 2 653 2 535 2 583
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 558 2 518 2 209 2 001 2 013 1 964 1 869 1 872 1 825
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 037 2 321 2 732 3 081 3 171 3 179 3 106 3 095 3 084
2013 2015 - - - - - - -
2 930 2 903 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)

La population villainaise a connu une croissance soutenue entre 1962 et 1982 avec un gain de 1 000 habitants en 20 ans, soit une augmentation de 50 %, passant de 2 037 à 3 081 habitants.

Depuis lors, la croissance s'est ralentie et la commune ne gagne plus d'habitants aujourd'hui. Sa population est de 2 903 habitants en 2015.

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Grand Coudray.
  • Au lieu-dit Courtœuvre, situé à 2 kilomètres de Villaines-la-Juhel, fut élevé un château-fort datant du XVe siècle comprenant des fossés, des douves, des murailles et des tours avec deux réservoirs à poissons.
  • Rue du Château, une forteresse fut construite au XIIe siècle sur une butte. Elle est en ruine depuis la guerre de Cent Ans. Seuls subsistent aujourd'hui, les soubassements d'un donjon carré, un ensemble de murs en glacis soigneusement appareillé. Cette élévation n'a probablement pas servi de demeure au seigneur du lieu mais bien plutôt d'abri pour les populations lors des invasions anglaises de la guerre de Cent Ans. Ainsi, en 1419, Ambroise de Loré est pris par les Anglais, qui s'emparent de la ville en 1420 et qui reviennent en 1446 grâce à la complicité d'un traître, Jean Poisson. Par la suite, un calvaire a été construit sur les ruines du monument.
  • La nouvelle église Saint-Georges est du XXe siècle.
  • Chapelles Notre-Dame-de-Pitié et Sainte-Anne, du XIXe siècle.
  • La motte de la rue Saint-Nicolas est un périmètre où aurait été construite une motte castrale.
  • La Vaucelle, lieu-dit au nord-est de l'agglomération, où fut bâtie une maison forte, sans doute construite durant le Moyen Âge tardif.
  • Rue Jules-Doiteau, présence d'une tour médiévale datant du Moyen Âge.
  • La stèle, près de l'église Saint-Georges, élevée probablement durant l'âge du fer. Cette stèle en grès présentée au milieu d'un parterre devant le clocher de l'ancienne église Saint-Georges est un témoin rare de l'époque gauloise en Mayenne. Elle appartient à une série de monolithes que l'on rencontre dans la partie Nord du département. Sa fonction initiale était sans doute funéraire.
  • Le château du Grand Coudray. Situé au sud de la commune, sur la route qui relie Villaines-la-Juhel à Trans, c'est une imposante demeure formée d'un corps de logis flanquée de deux pavillons et d'une tour surmontée d'un clocher et de dépendances attenantes. Elle fut bâtie par la famille Lecureul en 1904 sur l'emplacement d'un ancien château. La propriété fut revendue à la famille actuel propriétaire à la suite de la faillite de la famille Lecureul. En 1534, le domaine appartenait à Pierre de La Haie, châtelain de Lassay et descendant de Jean de La Haie, baron de Coulonces. À la suite du mariage d'Anne de La Haie avec Brandelis de Champagne en 1642, il devenait propriété de la famille de Champagne — le 10 janvier 1680 est enterrée à Villaines-la-Juhel une certaine Anne de La Haye, âgée de 77 ans, donc née ca. 1603, épouse de noble Brandelis de Champagne, écuyer, seigneur de La Roche et du Coudray ; ce Brandelis pourrait être un fils et un frère cadet des marquis de Villaines, Brandelis (IV) et Hubert ci-dessus (partie Histoire), ou du moins un parent proche. Signe cet acte un certain Gaspard de Champagne : un des comtes de Champagne-La Suze porte ce nom, petit-neveu de Brandelis (IV)[20]. René Moulé de la Raitrie acheta le Grand Coudray en 1678. Le château fut vendu comme bien national, le 2e germinal an II pour 20 000 livres, puis démoli et remplacé par l'actuel château.

Écoles[modifier | modifier le code]

  • Ensemble scolaire Henry-Schmitt.
  • École maternelle Saint-Nicolas.
  • École primaire Saint-Nicolas.

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège Les Garettes.
  • Collège Saint-Nicolas.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Bad Liebenzell (Allemagne) depuis 1992, voir Bad Liebenzell (de)

Sports[modifier | modifier le code]

Villaines-la-Juhel compte de nombreux clubs sportifs dans des disciplines telles que le football, le tennis, le handball, le badminton, la musculation… regroupés sous le nom d'Union sportive du Pays de Juhel (USV). La section football fait évoluer quatre équipes en divisions de district[21].

L'office de tourisme intercommunal de Villaines-la-Juhel regroupe quatre sections axées sur le tourisme et la randonnée :

  • Marcheurs de l'office de tourisme de Villaines-la-Juhel,
  • Association villainaise des cavaliers randonneurs,
  • Club VTT de l'office de tourisme de Villaines-la-Juhel (rando VTT du pays de Pail aux Alpes mancelles),
  • Club Cyclo de l'office de tourisme de Villaines-la-Juhel.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. « Mathilde d'Angleterre et Geoffroi Plantagenêt à Domfront, p. 13-15 », sur Essai sur l'histoire et les antiquités de la ville de Domfront, par Nicolas Caillebotte le Jeune,chez Crestey Fils à Domfront, 1827
  4. « Unification d'un espace polynucléaire [paginé 10] », sur Hypothèses, 2008/1, aux Editions de la Sorbonne : article "L’empire des Plantagenêts, Espace féodal et construction territoriale" par Fanny Madeline, p. 239 à 252, sur le site Cairn.info
  5. Pour la famille de Champagne, voir les articles Mathefelon (notamment la note 12) et La Suze.
  6. « de Champagne, branche de La Suze, p. 384-396 », sur Nobiliaire universel de France, t. XIV, par Nicolas Viton de Saint-Allais, chez Valade à Paris, 1818
  7. « Villaines-la-Juhel Mayenne », sur GASO, la banque du blason (consulté le 13 mai 2015)
  8. Les maires du siècle, sur villaines-la-juhel.fr, commune de Villaines-la-Juhel
  9. « Fiche Robert, Albert, Gaston BURON (lien Biographie », sur assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale (consulté le 13 mai 2015)
  10. Hommage à André Morin, sur villaines-la-juhel.fr, commune de Villaines-la-Juhel
  11. « Villaines-la-Juhel. Michel Chenon sans siège », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  12. « Le maire Michel Chenon a présenté sa liste », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  13. « Alain Schmitt succède à Michel Chenon à la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  14. « Le conseiller municipal sortant Daniel Lenoir a été élu maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 9 avril 2014)
  15. « Villaines-la-Juhel (53700) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  20. « Brandelis de Champagne, marquis de Villaines en 1587 : cf. la note finale », sur Geneanet, arbre d'Andrée Mireille TINELLE épouse BOUILLEAU
  21. « US du Pays de Juhel », sur Site officiel de la Ligue du Maine (consulté le 14 mai 2015)
  22. http://pbpvillaines.free.fr/Pages/Page_Main/Main.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]