Villaines-la-Juhel

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Villaines-la-Juhel
L'église Saint-Georges.
L'église Saint-Georges.
Blason de Villaines-la-Juhel
Héraldique
Villaines-la-Juhel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Villaines-la-Juhel
Intercommunalité Communauté de communes du Mont des Avaloirs
Maire
Mandat
Daniel Lenoir
2014-2020
Code postal 53700
Code commune 53271
Démographie
Gentilé Villainais
Population
municipale
2 917 hab. (2014)
Densité 101 hab./km2
Population
aire urbaine
4 131 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 40″ nord, 0° 16′ 47″ ouest
Altitude Min. 155 m – Max. 238 m
Superficie 28,90 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villaines-la-juhel.fr

Villaines-la-Juhel est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 2 917 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'emplacement sur une voie romaine stratégique a permis à Villaines-la-Juhel de se développer pour donner la ville que l'on connaît aujourd'hui. Elle est un pôle rural relativement isolé et dépend d'autres divisions administratives.

Villaines-la-Juhel compte 2 917 habitants (population municipale de 2014). La commune s'étend sur 28,90 km2 et a une densité de 100.93 hab./km2 . Elle est la treizième commune la plus peuplée du département de la Mayenne. Elle se situe dans la partie nord-est du département, à 56 kilomètres de sa préfecture, c'est-à-dire Laval. Sa position, à l'écart des voies principales, des grandes agglomérations, et du réseau ferré fait de Villaines-la-Juhel un pôle central pour toute cette partie du département.

Communes limitrophes de Villaines-la-Juhel[1]
Le Ham Crennes-sur-Fraubée Crennes-sur-Fraubée,
Averton
Loupfougères Villaines-la-Juhel[1] Averton
Champgenéteux Trans Courcité

La ville est proche de la limite orientale de la Mayenne. Son canton est limitrophe du département de la Sarthe, et de l'Orne. Elle est au centre d'un triangle constitué au nord-est par Pré-en-Pail, à l'ouest par Mayenne et au sud-est par Sillé-le-Guillaume dans la Sarthe. Chacune de ces villes d'importance, à l'échelle de la Mayenne, est séparée de 16 à 28 kilomètres de Villaines-la-Juhel. La commune est éloignée des grandes voies nationales et autoroutières mais les routes départementales partent en étoile pour irriguer le canton, lui assurant une attraction sur son canton.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Villana vers 1330[2]. Le latin villana désignait une ferme, une tenure de paysan[2]. Juhel, précédé de la qui pouvait avoir la fonction de démonstratif en ancien français, est un anthroponyme : « Villaines, celle de Juhel ».

Le gentilé est Villainais.

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie romaine Jublains-Lisieux passait à proximité de l'agglomération actuelle, ce qui laisse supposer une occupation du site dès cette époque. Au Moyen Âge, le seigneur de Mayenne érige un château sur une butte, non loin du bourg de Saint-Georges, noyau de l'agglomération. Aiglibert, évêque du Mans, donne au monastère de Sainte-Marie la moitié des dîmes de Villaines, Trans, Thorigné, le 9 juillet 692. Ces localités sont aussi confirmées à saint Aldric par Louis le Débonnaire en 892 mais sous le nom de Vilhena.

En 1140, Mathilde d'Angleterre donna la terre de Villaines, à Juhel II de Mayenne, en remerciements des services qu'il avait rendus. La seigneurie prit alors son nom. Une forteresse fut construite à cette époque. Elle est en ruine depuis la guerre avec les Anglais. Il en subsiste, de nos jours, les soubassements du donjon.

Villaines-la-Juhel forma d'abord une châtellenie, chef-lieu pour les francs-fiefs d'une des seigneuries du Maine en 1312 et relevant du comté du Maine. La famille de Champagne occupa la terre de Villaines-la-Juhel jusqu'à la Révolution. Les fils de lin et de chanvre utilisés dans les manufactures d'Alençon ou de Mayenne provenaient de Villaines-la-Juhel. Le bourg exportait aussi ses œufs, son beurre, ses volailles et ses cochons.

Après la Seconde Guerre mondiale, un député MRP de la Mayenne (1945-1959), Robert Buron, devenu plusieurs fois ministre, fut conseiller général (1951-1970) et maire de Villaines-la-Juhel (1953-1970). C'est sous son impulsion, puis avec le relais des municipalités successives que la ville a pris un nouvel essor. La présence de grandes entreprises témoigne de ce dynamisme. Aujourd'hui, la commune subit la délocalisation de certaines d'entre elles. La ville s'est dotée d'importantes entreprises industrielles, sources d'emplois potentiels pour un grand nombre de salariés.

La commune a tout de même souffert de la fermeture de plusieurs grandes unités industrielles, comme l'usine Seb-Moulinex qui employait jusqu'à plusieurs centaines de salariés. Cependant, d'autres industries (matériels de bureautique, fabrication de supports multimédia, etc.) ont une activité dynamique et emploient une part importante de la population active locale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villaines-la-Juhel

Les armes de la commune de Villaines-la-Juhel se blasonnent ainsi :
De sable fretté d'argent au chef du même chargé d'un lion issant de gueules armé, lampassé et couronné d'or[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1953[4] 1970 Robert Buron MRP Résistant, député (jusqu'en 1959), plusieurs fois ministre
1983 1995 André Morin    
1995[5] 2001 Alain Schmitt    
2001[6] 2008 Michel Chenon   Cadre bancaire
2008[7] mars 2014 Alain Schmitt    
mars 2014[8] en cours Daniel Lenoir DVD Vice-président du conseil général
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et quatre adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 2 917 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Villaines-la-Juhel[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Villaines-la-Juhel a compté jusqu'à 3 179 habitants en 1999.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 201 2 346 2 420 2 435 2 483 2 440 2 465 2 508 2 623
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 635 2 615 2 765 2 833 2 913 2 776 2 653 2 535 2 583
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 558 2 518 2 209 2 001 2 013 1 964 1 869 1 872 1 825
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 037 2 321 2 732 3 081 3 171 3 179 3 084 2 930 2 917
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)

La population villainaise a connu une croissance soutenue entre 1962 et 1982 avec un gain de 1 000 habitants en 20 ans, soit une augmentation de 50 %, passant de 2 037 à 3 081 habitants.

Depuis lors, la croissance s'est ralentie et la commune ne gagne plus d'habitants aujourd'hui. Sa population est de 2 917 habitants en 2014.

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Grand Coudray.
  • Au lieu-dit Courtœuvre, situé à 2 kilomètres de Villaines-la-Juhel, fut élevé un château-fort datant du XVe siècle comprenant des fossés, des douves, des murailles et des tours avec deux réservoirs à poissons.
  • Rue du Château, une forteresse fut construite au XIIe siècle sur une butte. Elle est en ruine depuis la guerre de Cent Ans. Seuls subsistent aujourd'hui, les soubassements d'un donjon carré, un ensemble de murs en glacis soigneusement appareillé. Cette élévation n'a probablement pas servi de demeure au seigneur du lieu mais bien plutôt d'abri pour les populations lors des invasions anglaises de la guerre de Cent Ans. Ainsi, en 1419, Ambroise de Loré est pris par les Anglais, qui s'emparent de la ville en 1420 et qui reviennent en 1446 grâce à la complicité d'un traître, Jean Poisson. Par la suite, un calvaire a été construit sur les ruines du monument.
  • La nouvelle église Saint-Georges est du XXe siècle.
  • Chapelles Notre-Dame-de-Pitié et Sainte-Anne, du XIXe siècle.
  • La motte de la rue Saint-Nicolas est un périmètre où aurait été construite une motte castrale.
  • La Vaucelle, lieu-dit au nord-est de l'agglomération, où fut bâtie une maison forte, sans doute construite durant le Moyen Âge tardif.
  • Rue Jules-Doiteau, présence d'une tour médiévale datant du Moyen Âge.
  • La stèle, près de l'église Saint-Georges, élevée probablement durant l'âge du fer. Cette stèle en grès présentée au milieu d'un parterre devant le clocher de l'ancienne église Saint-Georges est un témoin rare de l'époque gauloise en Mayenne. Elle appartient à une série de monolithes que l'on rencontre dans la partie Nord du département. Sa fonction initiale était sans doute funéraire.
  • Le château du Grand Coudray. Situé au sud de la commune, sur la route qui relie Villaines-la-Juhel à Trans, c'est une imposante demeure formée d'un corps de logis flanquée de deux pavillons et d'une tour surmontée d'un clocher et de dépendances attenantes. Elle fut bâtie par la famille Lecureul en 1904 sur l'emplacement d'un ancien château. La propriété fut revendue à la famille actuel propriétaire à la suite de la faillite de la famille Lecureul. En 1534, le domaine appartenait à Pierre de La Haie, châtelain de Lassay et descendant de Jean de la Haie, baron de Coulonces. À la suite du mariage d'Anne de la Haie avec Brandelis de Champagne en 1642, il devait propriété de la famille de Champagne. René Moulé de la Raitrie l'acheta en 1678. Le château fut vendu comme bien national, le 2e germinal an II pour 20 000 livres, puis démoli et remplacé par l'actuel château.

Écoles[modifier | modifier le code]

  • Ensemble scolaire Henry-Schmitt.
  • École maternelle Saint-Nicolas.
  • École primaire Saint-Nicolas.

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège Les Garettes.
  • Collège Saint-Nicolas.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Bad Liebenzell (Allemagne) depuis 1992, voir Bad Liebenzell (de)

Sports[modifier | modifier le code]

Villaines-la-Juhel compte de nombreux clubs sportifs dans des disciplines telles que le football, le tennis, le handball, le badminton, la musculation… regroupés sous le nom d'Union sportive du Pays de Juhel (USV). La section football fait évoluer quatre équipes en divisions de district[13].

L'office de tourisme intercommunal de Villaines-la-Juhel regroupe quatre sections axées sur le tourisme et la randonnée :

  • Marcheurs de l'office de tourisme de Villaines-la-Juhel,
  • Association villainaise des cavaliers randonneurs,
  • Club VTT de l'office de tourisme de Villaines-la-Juhel (rando VTT du pays de Pail aux Alpes mancelles),
  • Club Cyclo de l'office de tourisme de Villaines-la-Juhel.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. « Villaines-la-Juhel Mayenne », sur GASO, la banque du blason (consulté le 13 mai 2015)
  4. « Fiche Robert, Albert, Gaston BURON (lien Biographie », sur assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale (consulté le 13 mai 2015)
  5. « Villaines-la-Juhel. Michel Chenon sans siège », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  6. « Le maire Michel Chenon a présenté sa liste », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  7. « Alain Schmitt succède à Michel Chenon à la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  8. « Le conseiller municipal sortant Daniel Lenoir a été élu maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 9 avril 2014)
  9. « Villaines-la-Juhel (53700) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 mai 2015)
  10. Date du prochain recensement à Villaines-la-Juhel, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « US du Pays de Juhel », sur Site officiel de la Ligue du Maine (consulté le 14 mai 2015)
  14. http://pbpvillaines.free.fr/Pages/Page_Main/Main.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]