Instruments Stradivarius

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Un stradivarius est, par antonomase, un violon, un alto ou un violoncelle fabriqué dans l'atelier du luthier Antonio Stradivari dit « Stradivarius » (1644-1737). Bien qu'Antonio Stradivari ait également réalisé d'autres instruments à cordes (violes, guitares, mandolines, harpes,...), ce terme est employé seulement pour les instruments de la famille du violon.

Sur le millier d'instruments fabriqués par Antonio Stradivari, 696 environ sont encore conservés[c 1] dont certains dans un état exceptionnel, avec leur montage d'origine.

Technique de lutherie[modifier | modifier le code]

Los Decorados, « Stradivarius » exposé au Palais royal de Madrid
L’Axelrod quartet des instruments de Stradivarius, présenté au Smithsonian Institution Musée national d'histoire américaine. De gauche à droite : le violon Greffuhle (1709), l’alto Axelrod (1696), le violon Ole Bull (1687) et le violoncelle Marylebone (1688)
Edgar Bundy : Allégorie d’Antonio Stradivari dans son atelier (1893), 35,5x52 cm, collection privée

Dimensions, formes, moules[modifier | modifier le code]

Pour construire ses instruments Antonio Stradivari utilisait des moules[1]. Ceux-ci faisaient office de gabarit : ils permettaient au luthier de définir un standard pour les dimensions des instruments mais également de contraindre le bois pour lui donner la forme souhaitée.

Dans un travail publié en 2022, deux amateurs mettent en évidence l'existence de plusieurs rapports simples dans les dimensions d'un instrument lorsque les mesures sont rapportées dans l'unité de l'époque, le braccio[Note 1],[Note 2],[1]. Ils constatent qu'une longueur au centre des instruments semble servir de base, d'autres longueurs ou largeurs étant des fractions de nombres entiers de cette première longueur. De plus, en comparant ces fractions avec les unités dérivées du braccio, comme l'oncia[Note 3], le système de mesures peut se réduire à des nombre entiers dans plusieurs cas. En croisant cette information avec des éléments historiques sur les techniques de fabrication en vigueur à l'époque et les relations professionnelles connues du luthier crémonais[Note 4], il est probable que Stradivari ait utilisé un compas de Galilée et les techniques habituelles de son époque pour réaliser les mesures.

Selon les deux amateurs, il est possible que le système de proportions utilisé par Antonio Stradivari pour la lutherie ait formé un tout cohérent avec les conceptions musicales de l'époque[1]. En effet, le système de la gamme pythagoricienne en vigueur est régi par des rapports mathématiques plutôt qu'acoustique (la gamme tempérée est une évolution en cours de structuration mais qui ne s'est pas encore imposée). À l'image d'autres arts qui mêlent les mathématiques, la philosophie et les aspects techniques de leur discipline, Antonio Stradivari a pu vouloir intégrer dans ses instruments les rapports mathématiques définissant les accords principalement utilisés dans les compositions musicales, comme l'octave ou la quinte.

Sélection des bois[modifier | modifier le code]

Composition du vernis[modifier | modifier le code]

Qualité sonore[modifier | modifier le code]

Comparaisons entre Stradivarius et d'autres instruments[modifier | modifier le code]

Afin de déterminer si la réputation de la qualité sonore supérieure des Stradivarius sur d'autres instruments est une réalité, plusieurs tests grands-publics et études scientifiques ont eu lieu[2]. Les tests grand-public reposent principalement sur une performance en public d'un musicien jouant successivement de plusieurs violons à comparer. Le public et parfois un jury écoutent à l'aveugle (le violoniste joue caché des regards) les performance et indiquent ensuite leurs préférences ou leurs choix d'identification. Si les études scientifiques s'inspirent parfois de ce schéma basique de comparaison à l'aveugle, les spécialistes s'accordent à reconnaître l'effort pour contrôler les différents biais (qu'ils soient techniques, technologiques ou psychologiques) et donc la supériorité des résultats obtenus.

Tests grand-public[modifier | modifier le code]

En 1974, la BBC organise une comparaison à l'aveugle de trois violons : le Stradivarius Chaconne (1725), un Guarnerius del Gesù de 1739 et un violon modern du maître luthier britannique Roland Praill[2]. Pour juger les instruments, la chaîne fait appel à trois experts : deux solistes renommés, Isaac Stern et Pinchas Zukerman, et le marchand spécialiste des violons, Charles Beare. Les trois hommes doivent identifier les instruments uniquement sur la base de leurs qualités acoustiques. Toutefois, les résultats ne sont pas concluants : ils ne parviennent pas à identifier clairement les instruments et le Stradivarius est confondu avec le violon moderne par deux des participants.

En 2009, le chercheur suisse Francis Schwarze et le luthier Michael Rhonheimer réalisent un test aveugle entre un Stradivarius de 1711 et un violon moderne de leur conception pour lequel un traitement spécifique du bois à l'aide de champignons doit permettre d'améliorer les qualités sonores des instruments en les rapprochant de celles des Stradivarius[Note 5],[Note 6],[2]. Concernant la préférence entre les deux instruments, la moitié des 180 personnes composant le public ont préférée la sonorité du violon moderne, 38 choisissant le Stradivarius. Concernant l'identification des deux instruments, 113 personnes ont confondu le Stradivarius et le violon moderne.

Études scientifiques[modifier | modifier le code]

Une équipe japonaise réalise en 2006 une études comparatives de 4 violons[RS 1]. Les instruments sélectionnés sont un Stradivarius de 1711, un violon de 1829 d'un maître italien, un violon allemand de statut intermédiaire et un violon d'étude basique fabriqué en Roumanie. Les participants devaient visionner des enregistrements vidéos variés (avec différentes techniques et un morceau[Note 7]) des 4 instruments avant et après un cours sur l'acoustique des violons. Les résultats montrent que les participants tendaient à identifier correctement le Stradivarius avant le cours mais pas les 3 autres instruments. Après le cours, les 4 instruments étaient généralement mal identifiés. La violoniste ayant joué des 4 instruments indique de son côté que le Stradivarius a la meilleure qualité sonore notamment à l'attaque des notes[Note 8]. Les mesures acoustiques montrent par ailleurs des différences dans la durée et la forme ondulatoire des attaques : le Stradivarius présente une attaque plus longue temporellement que les autres violons. Les chercheurs concluent de ces éléments que la réputation des Stradivarius peut-être liée au pattern acoustique plus long de ces violons à l'attaque des notes.

Une étude, menée par des scientifiques en 2011, faisant jouer 21 musiciens professionnels, aussi bien sur des instruments modernes que sur des Stradivarius, sans leur préciser sur quel violon ils jouaient, a montré qu'ils préféraient le plus souvent les instruments modernes[p 1]. Plusieurs tests d'écoute par un auditoire d'un musicien jouant derrière un rideau avec ou sans Stradivarius, avaient déjà mis en évidence que cet auditoire ne pouvait faire la différence entre les deux, mais ces études souffraient de biais (le musicien pouvait voir le violon, l'auditoire jugeait mais n'achetait pas le violon). Cette étude de 2011 en situation de jeu montre que 13 des 21 musiciens ont choisi un violon moderne, mais le faible échantillon rend l'inférence statistique à une population plus large impossible[3].

Une étude des mêmes auteurs publiée en 2017[p 2],[4], ce sont 137 auditeurs dans deux salles de concert en France et aux États-Unis qui ont écouté 3 violons anciens et 3 récents, joués par des violonistes aux yeux bandés. Ni les auditeurs ni les violonistes n'ont réussi à distinguer systématiquement l'âge des violons ; en revanche, sur le critère de « projection sonore », souvent cité comme un des points forts des instruments de Stradivarius, ce sont les violons récents qui ont été préférés.

Explications et hypothèse techniques[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Plusieurs recherches techniques et scientifiques tentent d'expliquer les raisons qui pourraient expliquer la supériorité des instruments conçus par Antonio Stradivari[5]. Dès 1830, le physicien Félix Savart avait ainsi analysé les pièces de deux Stradivarius[prêté par le luthier Jean-Baptiste Vuillaume] pour tenter d'y découvrir certains secrets de conceptions du maître italien. Par ailleurs, de nombreux luthiers ont copié les proportions et les dimensions des Stradivarius, sans toutefois parvenir à reproduire le son des instruments faits à Crémone.

Durant ces recherches, différentes explications ont été avancées[5]. Certaines se concentrent sur les matériaux utilisés tandis que d'autres mettent l'accent sur les techniques utilisées, notamment les techniques de lutherie appliquées par Antonio Stradivari. Il existe trois hypothèses principales :

  • les proportions, dimensions et formes de l'instrument,
  • la qualité du bois,
  • la composition chimique du vernis.

Toutefois, comme le spécialiste Jean-Philippe Échard et ses collègues l'écrivent dans une étude publiée 2010, il ne semble pas qu'Antonio Stradivari ait employé de techniques secrètes dans son activité professionnelle[RS 2]. La qualité de ses instruments est probablement liée à une maîtrise de l'entièreté de l'art de la lutherie par le maître italien.

Les proportions, dimensions et formes des instruments : l'hypothèse mathématique[modifier | modifier le code]

En plus d'être un excellent luthier, Stradivari était un bon mathématicien, le beau-père de sa première épouse Francesca Ferraboschi était l'architecte et mathématicien Alessandro Capra[6],[7]. Il aurait à la suite de nombreux essais découvert la mesure pour créer le violon parfait. À partir des moules et dessins de Stradivari conservés au musée de Crémone numérisés grandeur nature, il a été tenté de démontrer par l'analyse de tous ces documents qui pouvaient rendre compte du travail de Stradivarius, qu'il existait une méthode unique de tracé chez le maître. Cette analyse qui tente tout d'abord de retrouver l'esprit, les principes philosophiques et les concepts géométriques connus à l'époque où le violon est apparu, démontre qu'en utilisant la géométrie issue du nombre d'or et en l'appliquant à l'analyse des moules et dessins de Stradivarius et avec sa seule méthode de tracé, on peut rendre compte de l'ensemble de son travail. Stradivari aurait alors adapté cette méthode à toute la famille du violon[8]

La qualité du bois[modifier | modifier le code]

L'hypothèse la plus répandue est que la grande qualité de ces violons vient du savoir-faire du luthier, sans nul doute excellent, et de la bonne qualité des matières utilisées. En effet, Jean-Baptiste Vuillaume (1798-1875), célèbre luthier français, construisit des instruments très appréciés et de grande facture, utilisa du bois de l'époque de Stradivari, collecté en Suisse.

Cette qualité pourrait trouver son origine dans la période de refroidissement qui culmine entre 1570 et 1730, qui a une incidence sur la densité du bois. Claudia Fritz, chercheuse au CNRS, n'a cependant pu corréler cette caractéristique avec le rendu acoustique[p 3]. Voir le paragraphe L'hypothèse climatique ci-après.

La résonance magnétique nucléaire et la spectroscopie proche infrarouge ont montré que les molécules d'un des composants du bois, l'hémicellulose, étaient rompues. Selon Joseph Nagyvary, de l'Université A&M du Texas[9], ce phénomène résulterait de l'oxydation produite par un pesticide utilisé à l'époque. Les propriétés acoustiques des instruments auraient ainsi changé à l'insu du luthier. Les instruments fabriqués par Andrea Guarneri présenteraient la même particularité[10],[11],[12].

photo : le Ole Bull
Détail du violon « Ole Bull » de 1687 (Smithsonian Institution).

Une autre hypothèse avancée par les climatologues[13] pourrait expliquer la qualité des instruments de Stradivari. La fin du XVIIe siècle a connu une mini période glaciaire qui aurait fortement ralenti la croissance des arbres. Ce ralentissement aurait donc donné des bois plus denses donc plus aptes à prolonger les résonances et donner de l'emphase aux sons.

Cette hypothèse, comme la précédente, a toutefois ses limites : si elles étaient vérifiées, cela voudrait dire que tous les luthiers de Crémone de cette époque (environ 300) auraient fait des violons de qualité équivalente à celle de Stradivari, ce qui n'est pas le cas.

La composition chimique du vernis[modifier | modifier le code]

Marques de Stradivari apposées sur le fond des instruments

En , une analyse poussée a démontré que le vernis, ainsi que les planches de leur conception, étaient des « vernis plutôt simple, aux composants communs et facilement disponibles. Pas d’ingrédient secret, donc »[p 4],[14],[15].

Esthétique[modifier | modifier le code]

D'autres travaux scientifiques ont porté sur l'esthétique des instruments, caractérisés par une couleur rouge très marquée, et sur les pratiques d'atelier ayant conduit à l'obtention d'instruments à la valeur esthétique remarquée depuis leur période de production jusqu'à nos jours.

En particulier, les travaux de Jean-Philippe Échard, conservateur à la Cité de la Musique, ont montré que le vernis de plusieurs instruments des collections du Musée de la Musique de Paris contenaient des colorants rouges de différentes natures ; le vernis des instruments était lui constitué d'ingrédients largement accessibles et connus à l'époque, sans pouvoir détecter d'ingrédient "secret" qui avait été envisagé[16],[17],[18].

La présentation des instruments en musée témoigne des différentes valeurs apportées à l'objet : artistique, esthétique, portant sur l'histoire culturelle, sociale et de l'artisanat, sur celle du spectacle et de l'évolution des formes de spectacles depuis le 17e siècle, ainsi que monétaire.

Valeur monétaire[modifier | modifier le code]

Les prix de ces instruments prestigieux ne cessent de grimper. La vente, chez Christie's, à Londres, en 1998, du Kreutzer — le nom de son interprète au XIXe siècle — a atteint la somme de 1,5 million d'euros. Maxime Vengerov en était l'acquéreur. Un autre violon, nommé The Lady Tennant, vendu aux enchères le a battu ce record en se vendant à 2 032 000 dollars — pour une estimation de 1,2 million de dollars. En , le Hammer de 1707 a atteint le record mondial pour une vente aux enchères, soit 3,54 millions de dollars (2,7 millions d'euros)[p 5]. En , un nouveau record est établi avec la vente du violon Lady Blunt à un prix de 11 millions d'euros[p 6].

Instruments les plus réputés[modifier | modifier le code]

photo : violon 1703
Violon de 1703, Musikinstrumentenmuseum, Berlin, par Hay Kranen

Violons les plus connus[modifier | modifier le code]

Violoncelles les plus connus[modifier | modifier le code]

Regroupements[modifier | modifier le code]

Certains instruments forment un ensemble, notamment de quatuor à cordes :

  • Axelrod quartet : composé du violon Greffuhle de 1709, du violon l'Ole Bull de 1687, de l'alto Axelrod de 1696, et du violoncelle Marylebone de 1688.
  • les Stradivarius palatins, conservés au Palacio Real de Madrid.

Quatuor Paganini[modifier | modifier le code]

Le Quatuor Paganini est composé du Paganini-Desaint violon de 1680, du Paganini-Comte Cozio di Salabue, de 1727, le Paganini-Mendelssohn, alto de 1731, et le Paganini-Ladenburg, violoncelle de 1736.

Joués dès 1946 par le Quatuor Paganini jusqu'en 1966, l'ensemble a été mis ensuite à la disposition du Quatuor de Cleveland (1982–1995), du Quatuor de Tokyo (1995–2013), puis prêté aux membres du Quatuor Hagen[p 7]. Depuis 2019, ils sont joués par le Quatuor Goldmund (de), basé à Munich dès sa création en 2009. Il est composé de Florian Schötz et Pinchas Adt (violons), Christoph Vandory (alto) et Raphael Paratore (violoncelle). Depuis 1994, les instruments appartiennent à la Nippon Music Foundation.

Collection au Metropolitan Museum of Art[modifier | modifier le code]

Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve dans ses collections d'instruments de musique trois violons de Stradivarius, en photo ci-dessous :

Gould[modifier | modifier le code]

Fabriqué en 1693, il tire son nom de George Gould, qui le donna au musée en 1955. Parmi ses anciens propriétaires, on retrouve Charles Dancla, qui en fait l'acquisition en 1850[20] et le fondateur de l'Orchestre philharmonique de Varsovie Emil Młynarski, qui l'achète à son tour en 1900 (après plusieurs intermédiaires)[20]. Il transite ensuite par la société de musique de Bâle en 1918, avant d'être vendu à George Gould en 1928[20].

Son arrivée au MET suscite des tensions, car il est jugé trop similaire au Francesca, qui fait partie des collections depuis une vingtaine d'années[20]. En 1975, le violon est modifié par un luthier néerlandais, Frederick Lindeman, sur demande du MET. Le but est de redonner au violon une configuration baroque, et de pouvoir l'utiliser pour jouer des morceaux datant de sa création[21].

Francesca[modifier | modifier le code]

Fabriqué en 1694, un an après le Gould, il est donné au musée par Annie Bolton Matthews Bryant en 1934[22].

Selon des études dendrochronologiques, certaines des pièces le composant proviendraient du même arbre que des pièces du Gould[20].

Antonius[modifier | modifier le code]

Plus tardif, il a été conçu au début du XVIIIe siècle. Son arrivée au MET se fait aussi par la voie d'une donation d'Annie Bolton Matthews Bryant, en 1933[23].

Imitation et copie des Stradivarius[modifier | modifier le code]

Traitement avec des champignons lignivores[modifier | modifier le code]

Adhérant à l'explication de la qualité particulière du bois pour expliquer la réputation des Stradivarius, une équipe de recherche du laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Suisse) a mis au point un procédé de traitement du bois dont l'objectif est de rapprocher les caractéristiques de bois modernes avec celles des bois de Stradivarius[24],[25]. Afin d'alléger le bois pour améliorer la transmission des vibrations, les chercheurs ont utilisé un champignon lignivore (schizophylle commun) pour réduire la paroi des cellules du bois.

Plusieurs instruments modernes, dont certains respectant les dimensions de Stradivarius reconnus, ont été traités avec ce champignon pour tenter d'améliorer leur qualité sonore[25],[26].

Un test grand public a été mené en 2009 avec un instrument moderne traité[2]. Les résultats montraient que les participants avaient tendance à confondre un Stradivarius authentique avec le violon moderne traité. Par ailleurs, ils tendaient également à préférer le son du violon moderne traité.

Discographie en l'honneur des Stradivarius[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de disques prennent pour objet un instrument de Stradivarius ou une collection.

  • Fabio Biondi : Le Stradivarius « Toscan » de 1690Fabio Biondi, violon ; Antonio Fantinuoli, violoncelle ; Giangiacomo Pinardi, théorbe ; Paola Poncet, clavecin (janvier 2019, Glossa GCD923412)[27],[28] — Œuvres de Veracini, Corelli, Tartini, Locatelli et Vivaldi.
  • Oleg Kaskiv : Stradivarius (1718) ex-Deszö Szigeti/ex-Benno Walter (15-17 août 2012, Claves Records) — Eugène Ysaÿe, Bach, Ernest Bloch, Fritz Kreisler.
  • Janine Jansen : 12 Stradivari (30 novembre–2 décembre 2020, Decca 485 1605) (OCLC 1269475273) — Falla, Suk, Schumann, Vieuxtemps, Tchaikovski, Ravel, Elgar, Szymanowski, Kreisler…
    Les douze instruments : Captain Savill (c. 1680), Haendel (c. 1690), Vieuxtemps/Composelice (1710), Alar (1715), Shumky/Rode (1715), Titian (1715), Milstein (1716), Tyrell (1717), San Lorenzo (1718), De Chaponay (1722), Hubermann/Kreisler (1733), Kreisler/Lord Amherst (1734).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1 braccio = 483,5 mm
  2. La précision des mesures conduites par les deux amateurs est limitée : les deux hommes n'ont pas eu accès aux violons (des violons de la collection du musée de lutherie de Crémone) et ont pris des mesures sur la base de photographies à l'échelle réelle publiée dans des ouvrages.
  3. 1 oncia = 1/12 braccio
  4. Les deux auteurs indiquent qu'Antonio Stradivari connaissait l'architecte Alessandro Capra. Par ailleurs, celui-ci est l'auteur d'un traité de géométrie de la construction en 1671, soit au début de l'activité de Stradivari.
  5. Le violon est l'Opus 58.
  6. Les champignons utilisés doivent permettre de réduire la densité du bois et de favoriser ainsi la propagation des vibrations de l'instrument.
  7. Les participants entendaient des sons continus et longs sur les 4 cordes (avec coups d'archets descendants et ascendants), deux accords (deux cordes contigües jouées en même temps) et l'adagio de la Sonate No 1 de Jean-Sébastien Bach (BWV1001).
  8. La violoniste a également indiqué que le Stradivarius était l'instrument le plus maniable.

Références[modifier | modifier le code]

Base Cozio

  1. (en) « Base de données Cosio », Cozio.com (consulté le )

Institutions

Presse académique

Presse grand public

Autres références

  1. a b et c (en) André Theunis et Alexandre Wajnberg, « Cremonese violin moulds: The well harmonised mould », The Strad,‎ (lire en ligne Accès payant)
  2. a b c et d Daniel Ochs, « Le violon de l'Empa surpasse un stradivarius », sur empa.ch,
  3. (en) Claudia Fritz et col, « Player preferences among new and old violins », Proceedings of the National Academy of Sciences,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Claudia Fritz et col, « Listener evaluations of new and Old Italian violins », Proceedings of the National Academy of Sciences,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Nathaniel Herzberg, « Un des secrets des stradivarius dévoilé », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès libre)
  6. Maestronet-Cremonese arching explained
  7. Hill, Antoine Stradivarius, Londres, , 313 p., p. 14
  8. Stradivari, le violon & le nombre d'or, éd. Les Amis de la Musique, Spa, 2005
  9. (en) Mineral preservatives in the wood of Stradivari and Guarneri, article de Joseph Nagyvary, Renald N. Guillemette, et Clifford H. Spiegelman (22 janvier 2009), publié dans PLoS ONE sur ncbi.nlm.nih.gov.
  10. Article de la revue Nature, du 29 novembre 2006 (en) [lire en ligne].
  11. Compte rendu du Monde par Renaud Machart sur lemonde.fr
  12. Compte rendu dans Sciences et Avenir (30 novembre 2006 par Cécile Dumas sur sciencesetavenir.fr.
  13. Steph Yin, « The Brilliance of a Stradivari Violin Might Rest Within Its Wood », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  14. Élucidation de la recette de Stradivarius
  15. Le Stradivarius n'a (presque) plus de secret
  16. (en) Jean-Philippe Echard, Loïc Bertrand, Alex von Bohlen et Anne-Solenn Le Hô, « The Nature of the Extraordinary Finish of Stradivari’s Instruments », Angewandte Chemie International Edition, vol. 49, no 1,‎ , p. 197–201 (DOI 10.1002/anie.200905131, lire en ligne, consulté le )
  17. « Le secret des stradivarius dévoilé », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. (en-US) Henry Fountain, « What Exalts Stradivarius? Not Varnish, Study Says », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  19. (en) Guilhermina Suggia par Anita Mercier (1995) sur cello.org.
  20. a b c d et e « Tracing the History of Antonio Stradivari's "Gould" Violin », sur The Metropolitan Museum of Art, i.e. The Met Museum (consulté le )
  21. « Antonio Stradivari | "The Gould" Violin | Italian (Cremona) | The Met », sur The Metropolitan Museum of Art, i.e. The Met Museum (consulté le )
  22. « Antonio Stradivari | "The Francesca" Violin | Italian (Cremona) | The Met », sur The Metropolitan Museum of Art, i.e. The Met Museum (consulté le )
  23. « Antonio Stradivari | "The Antonius" Violin | Italian (Cremona) | The Met », sur The Metropolitan Museum of Art, i.e. The Met Museum (consulté le )
  24. Remigius Niederöst, « A la recherche du secret de Stradivarius » Accès libre, sur https://www.empa.ch/,
  25. a et b belga, « Un violon traité au champignon concurrence le Stradivarius », La Libre,‎ (lire en ligne Accès libre)
  26. Keystone et ATS, « Empa: le violon traité aux champignons part en tournée », SwissInfo,‎ (lire en ligne Accès libre)
  27. (en) Brian Wilson, « The 1690 ‘Tuscan’ Stradivari: Violin sonatas in 18th-century Italy », sur musicweb-international.com, .
  28. (en) Tully Potter, « Fabio Biondi: The 1690 ‘Tuscan’ Stradivari », sur thestrad.com, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles et ouvrages académiques[modifier | modifier le code]

  • (en) Jean-Philippe Échard et al., « The Nature of the Extraordinary Finish of Stradivari’s Instruments », Angewandte Chemie, German Chemical Society (GDCh), vol. 49, no 1,‎ , p. 197-201 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Ichiro Tokuhiro, Takahiro Deguchi, Yoshimitsu Takasawa et Kiyohiko Yamaya, « Listening Test and Sound Analysis of Stradivarius », The Japanese Journal of Ergonomics, vol. 42, no Supplement,‎ , p. 594-595 (ISSN 0549-4974, e-ISSN 1884-2844, lire en ligne Accès libre [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles et ouvrages grand public[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]