Boris Johnson

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Boris Johnson
Boris Johnson en 2015.
Boris Johnson en 2015.
Fonctions
Maire de Londres
En fonction depuis le
(7 ans 11 mois et 28 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Ken Livingstone
Membre du Parlement
pour Uxbridge and South Ruislip
En fonction depuis le
(11 mois et 25 jours)
Prédécesseur John Randall
Membre du Parlement
pour Henley-on-Thames

(6 ans 11 mois et 26 jours)
Élection
Prédécesseur Michael Heseltine
Successeur John Howell
Biographie
Nom de naissance Alexander Boris de Pfeffel Johnson
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance New York (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Parti politique Parti conservateur
Père Stanley Johnson
Mère Charlotte Johnson Wahl
Fratrie Rachel Johnson
Leo Johnson
Jo Johnson
Conjoint Allegra Mostyn-Owen (1987–1993)
Marina Wheeler (1993–)
Diplômé de Balliol College, Oxford
Profession Journaliste

Alexander Boris de Pfeffel[1] Johnson, né le à New York, est un homme politique britannique, qui possède également la nationalité américaine. Depuis mai 2008, il est maire de Londres.

Après un cursus scolaire typique de la haute bourgeoisie britannique, il se fait d'abord connaître comme journaliste dans les grands organes conservateurs. Avec les Tories, il est élu aux Communes en 2001 dans la circonscription de Henley, puis réélu en 2005. Il démissionna après son élection à la mairie de Londres, en 2008. Il revint au Parlement en 2015 en se faisant élire dans la circonscription Uxbridge and South Ruislip dans le Grand Londres.

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Il naît à New York où son père travaille alors. Il est l'aîné de quatre enfants d'une fratrie qui compte Rachel Johnson (en), journaliste un temps rédactrice en chef du magazine The Lady, Jo Johnson (en), éditiorialiste au Financial Times, et lui aussi député, et Leo Johnson, un réalisateur de cinéma et entrepreneur.

Son père, Stanley Johnson, est né en 1940. Il se réoriente dans ses études lorsque naît son fils Boris Johnson. Il devient peu après expert en prévention de la pollution à la Banque mondiale. Dans le même temps il fait partie de la Fédération internationale du Planning familial (en). Il travaille par la suite pour la Commission européenne (1973-1979), avant de devenir eurodéputé britannique de 1979 à 1984. Cette année il reçoit un prix de la part de Greenpeace pour « services exceptionnels rendus à l'environnement ». Il travaille à la DG environnement à Bruxelles de 1984 à 1994[2]. Il a publié plusieurs livres et essais sur les questions d'environnement et de surpopulation[3]. Il s'est remarié à Jennifer Kidd, avec laquelle il eut deux autres enfants. Stanley Johnson est d'origine turque par son grand-père paternel, Ali Kemal Bey, ministre de l'Intérieur du gouvernement du grand vizir de l'Empire ottoman, Ahmet Tevfik Pasha (en)[4], et franco-allemande par l'épouse de celui-ci, Mme de Pfeffel. Leurs fils s'installèrent en Grande-Bretagne et prirent le nom de leur grand-mère maternelle, Johnson.

Sa mère est l'artiste Charlotte Fawcett (en). Elle-même est la fille de Sir James Fawcett (en), un avocat reconnu et président de la Commission européenne des droits de l'homme, et de Frances Beatrice Lowe, une Américaine dont les parents étaient les universitaires Elias Avery Lowe, d'origine juive ashkénaze, et Helen Tracy Lowe-Porter (en). En 1963, elle épouse Stanley Johnson, qu'elle a rencontré à Oxford, alors qu'elle étudiait l'anglais. Elle est devenue peintre professionnelle. Elle se remarie en 1988 avec Nicholas Wahl (en), un politologue américain spécialiste de la France, dont elle devient veuve en 1996.

Enfant, Boris Johnson souffre de sérieux problèmes de surdité et doit subir plusieurs opérations. Il suit une scolarité à l'Ecole européenne de Bruxelles, au collège d'Eton ainsi qu'au Balliol College de l'université d'Oxford, où il étudie les lettres classiques. Il y est élu président de l'Oxford Union, l'union des étudiants. De par ses origines et son parcours, il est généralement perçu comme un membre de l'upper class (élite) traditionnelle britannique.

Il se marie en 1987 avec Allegra Mostyn-Owen mais le mariage ne dure pas un an et est annulé en 1993. Cette même année, il se remarie avec Marina Wheeler, une avocate, fille du journaliste et producteur Sir Charles Wheeler (en) et de son épouse Sikh, Dip Singh. Les familles Wheeler et Johnson se connaissent depuis plusieurs décennies, Marina Wheeler étant à l'European School de Bruxelles en même temps que son futur mari. Ils ont quatre enfants.

C'est en participant à Who Do You Think You Are?, diffusé sur la chaîne de télévision BBC le 20 août 2008 qu'il découvre une partie de sa généalogie qu'il ignore jusque là : une branche de sa famille le fait descendre d'un prince allemand lui-même descendant du roi George II de Grande-Bretagne ; de ce fait, Boris Johnson est apparenté à la reine Élisabeth II.

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Il commença comme correspondant stagiaire au Times mais il ne resta qu'un an, licencié pour avoir falsifié une citation de son parrain, Sir Colin Lucas (en), plus tard vice-chancelier de l'université d'Oxford. Après une courte période au Wolverhampton Express & Star, il rejoignit le The Daily Telegraph en 1987. Il en sera le correspondant pour l'Europe à Bruxelles de 1989 à 1994, puis rédacteur adjoint de 1994 à 1999. Il travaillera également au The Spectactor, magazine marqué à droite, d'abord comme chroniqueur politique entre 1994 et 1995 puis en 1999 comme rédacteur jusqu'en décembre 2005 où il intègre le Cabinet fantôme avec la responsabilité de l'enseignement supérieur.

Ses articles font alors souvent sensation ou créent la controverse[5] Mais ses propos sont souvent sortis de leur contexte[5] et utilisés par ses adversaires politiques, son style journalistique utilisant souvent la parodie.

Il est l'auteur de trois ouvrages reprenant ces articles ou chroniques : Johnson's Column, Lend Me Your Ears et Have I Got Views For You. Il publia également un premier roman Seventy-Two Virgins en 2004 et un autre est en attente de publication The New British Revolution après l'élection à la mairie de Londres. Il fut nommé en 2004 pour un British Academy Television Award. Il a produit une série documentaire The Dream of Rome, comparant l'Empire romain et l'Union européenne d'aujourd'hui, diffusée en 2006.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Boris Johnson, le , lors d'une manifestation.

En 1997, il est battu aux élections parlementaires dans la circonscription de Clwyd South. En 2001, Johnson réussit son entrée à la Chambre des communes, élu dans la circonscription de Henley-on-Thames, succédant à Michael Heseltine. Il racontera cette campagne dans un livre Friends, Voters, Countrymen: Jottings on the Stump. En 2004, il est nommé au Shadow Minister pour la Culture lors d'un petit remaniement à la suite de la démission de Nick Hawkins. En novembre 2003, Johnson avait été nommé vice-président du Parti conservateur, après une intense campagne.

Johnson est démis de ces postes dans le parti en novembre 2004 à la suite d'accusations de mensonges venues de Michael Howard au sujet d'une relation extra-conjugale de quatre ans qu'il aurait eu avec Petronella Wyatt (en), la correspondante new yorkaise du Spectator et ancienne rédactrice-adjointe. Johnson tourna ces allégations en ridicule les décrivant comme « une pyramide inversée de fadaises. » mais Howard avait renvoyé Johnson non à cause du fond de l'affaire elle-même mais parce qu'il pensait, au vu de ce qu'en disait la presse, que Johnson avait menti.

Johnson fut nommé de nouveau dans le Shadow Cabinet responsable de l'Enseignement supérieur le 9 décembre 2005 par le nouveau chef du Parti conservateur, David Cameron, et il démissionna de son poste de rédacteur au Spectator peu après.

Il accède au poste de maire de Londres à la suite de l'élection du 1er mai 2008, battant le maire sortant, le travailliste Ken Livingstone. Il est réélu face à ce dernier[6] quatre ans plus tard[7],[8].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2013, il s'oppose au plafonnement des bonus des traders et banquiers européens en particulier ceux de la cité de Londres[9].

Le 21 février 2016, il se positionne en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit)[10]

Personnalité[modifier | modifier le code]

Boris Johnson est connu du grand public pour sa personnalité excentrique, ses gaffes ou provocations nombreuses (son slogan lors de la campagne en 2004 était ainsi « Votez [pour les conservateurs], votre femme aura de plus gros seins[4] », du fait des bas impôts facilitant la dépense), son humour et son sens de la repartie, réputation cimentée par ses apparitions fréquentes en tant que présentateur invité de l’émission de télévision satirique Have I Got News for You (en) (BBC) ou l'émission anglaise de critique automobile Top Gear (2009). Il est parfois surnommé « BoJo », « Bozzer Bozza » ou encore « Boris le bouffon »[11]! par les tabloïds britanniques ou simplement désigné par son seul prénom.

Il est aussi Freeman of the City of London[12].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Winston, éditions Stock, 2015, 464 pages,.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « de Pfeffel » n'est pas une composante du nom de famille de Boris Johnson, mais un simple nom intermédiaire, comme il est courant aux États-Unis, mais moins au Royaume-Uni. Le nom de famille de son père est apparemment « Johnson ». Le nom intermédiaire « de Pfeffel » a probablement été donné à Boris Johnson en hommage à son arrière-arrière-grand-père Christian Hubert, baron de Pfeffel 1843-1822, issu de la famille de Pfeffel et de la famille royale de Wurtemberg, et dont la fille (prénom inconnu) mariée avec Stanley Fred Williams 1880-1955, n'a pas transmis ce nom à Irene Williams 1907-1987, grand-mère paternelle de Boris Johnson.
  2. Site officiel de Stanley Johnson - Biographie
  3. Site officiel de Stanley Johnson - Bibliographie
  4. a et b "Les origines folkloriques de Boris le bouffon", Les Échos, p. 20, mardi 6 mai 2008.
  5. a et b "v", La Croix.com, 4 mai 2008.
  6. «Boris» contre «Ken», un duel pour Londres, Le Figaro, 2 mai 2012.
  7. Boris Johnson réélu maire de Londres, Le Figaro, 5 mai 2012.
  8. Boris Johnson, le maire de Londres rescapé des municipales. L'Humanité 09 mai 2012
  9. L'homme le plus détesté par la City, Eric Albert, lemonde.fr, 17 mars 2013
  10. http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/02/22/boris-johnson-chez-les-pro-brexit-revers-pour-cameron_4869346_3234.html
  11. « Boris le Bouffon » s'empare de Londres. L'Humanité 05 mai 2008
  12. www.cityoflondon.gov.uk

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrew Gimson, Boris. The Rise of Boris Johnson, Simon & Schuster, 2006 (ISBN 0-7432-7584-5)
  • Boris Johnson, Une autre histoire de Londres, Laffont, 2013 (ISBN 2-221-13126-6)
  • Churchill, novembre 2014 (édition française prévue pour fin 2015 chez Stock).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]