Boris Johnson

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Boris Johnson
Rt Hon Boris Johnson MP
Rt Hon Boris Johnson MP
Fonctions
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2e maire de Londres
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Prédécesseur Ken Livingstone
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Membre du Parlement pour Henley-on-Thames
Élection
Prédécesseur Michael Heseltine
Successeur John Howell
Crowned Portcullis.svg
Membre du Parlement
pour Uxbridge and South Ruislip
En fonction depuis le
Prédécesseur John Randall
Successeur en fonction
Biographie
Nom de naissance Alexander Boris de Pfeffel Johnson
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Parti politique Parti conservateur
Père Stanley Johnson (écrivain)
Conjoint Allegra Mostyn-Owen (1987–1993)
Marina Wheeler (1993–)
Enfant(s) Hugo Boris.
Diplômé de Balliol College, Oxford (MA)
Profession Journaliste
Religion Anglicanisme
Résidence Londres

Alexander Boris de Pfeffel Johnson, né le à New York, est depuis mai 2008 le maire de Londres.

Homme politique et journaliste britannico-américain, membre du Parti conservateur, il était entre juin 2001 et 2008 membre du Parlement pour la circonscription de Henley-on-Thames dans l’Oxfordshire. Il est depuis 2015 membre du Parlement conservateur pour la circonscription d'Uxbridge and South Ruislip dans le Grand Londres.

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Il naît à New York où son père travaille alors mais sa famille retourne à Londres peu après, sa mère devant passer ses examens finaux à Oxford. Il est le fils ainé de quatre enfants de Stanley Johnson, un ancien député britannique européen, ayant travaillé pour la Commission européenne et la Banque mondiale et de la première épouse de celui-ci, la peintre Charlotte Johnson Wahl, fille de Sir James Fawcett, un avocat reconnu et président de la Commission européenne des droits de l'homme et de Mme de Pfeffel, une Française originaire de Versailles. Boris Johnson a également des origines turques par son arrière-grand-père paternel, Ali Kemal Bey (en), un journaliste libéral et ministre de l'Intérieur du gouvernement du grand vizir de l'Empire ottoman, Ahmet Tevfik Pasha (en)[1]. Ali Kemal Bey sera assassiné pendant la guerre d'indépendance turque. Dans les années 1920, le fils de ce dernier, grand-père de Boris Johnson, et sa sœur s'installèrent en Grande-Bretagne après avoir acquis la nationalité britannique et prirent le nom de leur grand-mère maternelle, Johnson.

Enfant, Johnson souffrit de sérieux problèmes de surdité et dut subir plusieurs opérations. Il suivit une scolarité à l'Ecole européenne de Bruxelles, au collège d'Eton ainsi que de l'université d'Oxford, où il étudia les lettres classiques. Il y fut élu président de l'Oxford Union, l'union des étudiants. De par ses origines et son parcours, il est généralement perçu comme un membre de l'upper class (élite) traditionnelle britannique.

Il se maria en 1987 avec Allegra Mostyn-Owen mais le mariage ne dura pas un an et fut annulé en 1993. Cette même année, il se remaria avec Marina Wheeler, une avocate, fille du journaliste et producteur Sir Charles Wheeler et de son épouse Sikh, Dip Singh. Les familles Wheeler et Johnson se connaissaient depuis plusieurs décennies, Marina Wheeler étant à l'European School de Bruxelles en même temps que son futur mari. Ils ont quatre enfants.

C'est en participant à Who Do You Think You Are?, diffusé sur la chaine de télévision BBC le 20 août 2008 qu'il découvre une partie de sa généalogie qu'il ignorait jusque là : une branche de sa famille le fait descendre d'un prince allemand lui-même descendant du roi George II de Grande-Bretagne; de ce fait, Boris Johnson se trouve parent avec la reine Elizabeth II.

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Il commença comme correspondant stagiaire au Times mais il ne resta qu'un an, licencié pour avoir falsifié une citation de son parrain, Sir Colin Lucas, plus tard vice-chancelier de l'université d'Oxford. Après une courte période au Wolverhampton Express & Star, il rejoignit le The Daily Telegraph en 1987. Il en sera le correspondant pour l'Europe à Bruxelles de 1989 à 1994, puis rédacteur adjoint de 1994 à 1999. Il travaillera également au The Spectactor, magazine marqué à droite, d'abord comme chroniqueur politique entre 1994 et 1995 puis en 1999 comme rédacteur jusqu'en décembre 2005 où il intègre le Cabinet fantôme avec la responsabilité de l'enseignement supérieur.

Ses articles font alors souvent sensation ou créent la controverse[2] Mais ses propos sont souvent sortis de leur contexte[2] et utilisés par ses adversaires politiques, son style journalistique utilisant souvent la parodie.

Il est l'auteur de trois ouvrages reprenant ces articles ou chroniques : Johnson's Column, Lend Me Your Ears et Have I Got Views For You. Il publia également un premier roman Seventy-Two Virgins en 2004 et un autre est en attente de publication The New British Revolution après l'élection à la mairie de Londres. Il fut nommé en 2004 pour un British Academy Television Award. Il a produit une série documentaire The Dream of Rome, comparant l'Empire romain et l'Union européenne d'aujourd'hui, diffusée en 2006.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Boris Johnson, le , lors d'une manifestation.

En 1997, il est battu aux élections parlementaires dans la circonscription de Clwyd South. En 2001, Johnson réussit son entrée à la Chambre des communes, élu dans la circonscription de Henley-on-Thames, succédant à Michael Heseltine. Il racontera cette campagne dans un livre Friends, Voters, Countrymen: Jottings on the Stump. En 2004, il est nommé au Shadow Minister pour la Culture lors d'un petit remaniement à la suite de la démission de Nick Hawkins. En novembre 2003, Johnson avait été nommé vice-président du Parti conservateur, après une intense campagne.

Johnson est démis de ces postes dans le parti en novembre 2004 à la suite d'accusations de mensonges venues de Michael Howard au sujet d'une relation extra-conjugale de quatre ans qu'il aurait eu avec Petronella Wyatt, la correspondante new yorkaise du Spectator et ancienne rédactrice-adjointe. Johnson tourna ces allégations en ridicule les décrivant comme « une pyramide inversée de fadaises. » mais Howard avait renvoyé Johnson non à cause du fond de l'affaire elle-même mais parce qu'il pensait, au vu de ce qu'en disait la presse, que Johnson avait menti.

Johnson fut nommé de nouveau dans le Shadow Cabinet responsable de l'Enseignement supérieur le 9 décembre 2005 par le nouveau chef du Parti conservateur, David Cameron, et il démissionna de son poste de rédacteur au Spectator peu après.

Il accède au poste de maire de Londres à la suite de l'élection du 1er mai 2008, battant le maire sortant, le travailliste Ken Livingstone. Il est réélu face à ce dernier[3] quatre ans plus tard[4],[5].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2013, il s'oppose au plafonnement des bonus des traders et banquiers européens en particulier ceux de la cité de Londres[6].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Boris Johnson est connu du grand public pour sa personnalité excentrique, ses gaffes ou provocations nombreuses (son slogan lors de la campagne en 2004 était ainsi « Votez Tory, votre femme aura de plus gros seins[1] »), son humour et son sens de la repartie, réputation cimentée par ses apparitions fréquentes en tant que présentateur invité de l’émission de télévision satirique Have I Got News for You (BBC) ou l'émission anglaise de critique automobile Top Gear (2009). Il est parfois surnommé « BoJo », « Bozzer Bozza » ou encore « Boris le bouffon »![7] par les tabloïds britanniques ou simplement désigné par son seul prénom.

Il est aussi Freeman of the City of London[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Les origines folkloriques de Boris le bouffon", Les Échos, p. 20, mardi 6 mai 2008.
  2. a et b "v", La Croix.com, 4 mai 2008.
  3. «Boris» contre «Ken», un duel pour Londres, Le Figaro, 2 mai 2012.
  4. Boris Johnson réélu maire de Londres, Le Figaro, 5 mai 2012.
  5. Boris Johnson, le maire de Londres rescapé des municipales. L'Humanité 09 mai 2012
  6. L'homme le plus détesté par la City, Eric Albert, lemonde.fr, 17 mars 2013
  7. « Boris le Bouffon » s'empare de Londres. L'Humanité 05 mai 2008
  8. www.cityoflondon.gov.uk

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrew Gimson, Boris. The Rise of Boris Johnson, Simon & Schuster, 2006 (ISBN 0-7432-7584-5)
  • Boris Johnson, Une autre histoire de Londres, Laffont, 2013 (ISBN 2-221-13126-6)
  • Churchill, novembre 2014 (édition française prévue pour fin 2015 chez Stock).

Liens externes[modifier | modifier le code]