Laura Nyro

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Laura Nyro
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Verve Forecast (en), Columbia RecordsVoir et modifier les données sur Wikidata
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Connecticut Women's Hall of Fame (en)
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Laura Nyro (née Laura Nigro le à New York à Danbury, dans le Connecticut) est une auteur-compositeur-interprète et pianiste américaine. Sa musique mêle rock, jazz, rhythm and blues, gospel et Brill Building Pop[1].

Elle tient son nom de scène des volontés d'éviter des rapprochements avec le mot "negro", et d'un hommage à sa ville natale New York (d'où le Ny)[2].

Elle est surtout connue pour les titres qu'elle a écrit pour d'autres, notamment The 5th Dimension (Wedding Bell Blues, Stoned Soul Picnic, Sweet Blindness), Blood, Sweat and Tears (And When I Die), Three Dog Night (Eli's Coming) ou Barbra Streisand (Stoney End), cependant elle est l'une des première femmes à maîtriser tous les stades de l'élaboration et de l'interprétation de sa musique, ce qui lui confère une forme inédite d'indépendance. En 2012, elle intègre à titre posthume le Rock and Roll Hall of Fame [3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Laura Nyro est née et a grandi dans le quartier du Bronx, à New York, dans une famille de religion catholique et juive et traversée par deux nationalités (russe et italienne). Son prénom vient du thème d'un film d'Otto Preminger intitulé Laura[4]. Son père Louis Nigro est trompettiste de jazz et accordeur de pianos, et sa mère Gilda (née Mirsky) était comptable[4]. Elle affectionnait la musique de Debussy ou Maurice Ravel, ainsi que la voix de Leontyne Price. Elle grandit dans un quartier où différentes cultures cohabitent : des Portoricains, des Irlandais, des Juifs, des Italiens[2].

Elle décrit son enfance dans le magazine Life en 1970 : "J'ai toujours chanté, depuis que les sons s'offrent à moi. Et j'ai toujours écrit de courts poèmes, puis j'ai commencé à composer de petites mélodies vers 8 ou 9 ans"[5].

Catskills Mountains

Elle écrit sa première composition musicale à l'âge de 6-7ans intitulée Indian Song[2]. Ils possèdent jusqu'à la fin des années 1950 un piano Steinway vieux de 75 ans, avec lequel Laura et son frère plus jeune de trois ans ont appris à jouer. Laura pratique principalement en autodidacte : elle arrête très vite les cours de piano, car elle se sent trop réprimée par son professeur ; et apprend également la guitare. Elle chante pour la première fois en public dans les concerts d'été des Catskills à l'âge de dix ans[4].

Laura Nyro s'inspire du style Doo-Wop des années 1950 et monte un groupe avec d'autres jeunes pour chanter à capella dans une station de métro. Adolescente (vers 1964), ses goûts musicaux mettent en avant des femmes afroaméricaines, notamment Patti LaBelle, The Orlons, Martha and The Vandellas, Nina Simone, ainsi que Joan Baez et Curtis Mayfield, ou encore dans le milieu du jazz Billie Holiday, John Coltrane et Miles Davis[4]. Peu avant sa mort, Laura Nyro décrivait ses passions musicales de cette année comme "cross section of different kinds of music"[2].

1966/1967 : Premiers enregistrements[modifier | modifier le code]

Laura Nyro quitte l'école à 17 ans avant la fin de son cursus la Manhattan High School of Music and Art pour vivre de sa musique. Elle joue en 1966 pour la première fois dans un studio d'enregistrement, et impressionne Jerry Schoenbaum, directeur du label Verve, car "ses mélodies [étaient] si étranges, et se différenciaient de ce qui se faisait à cette époque - les mesures, les suites d'accords, les textes, tout était inhabituel."[2] Et bien que Laura Nyro refuse alors de jouer autre chose que ses propres compositions, elle produit avec Herb Bernstein un disque, qui restera le seul pour lequel elle accepte de céder à des compromis amenés par Bernstein ("Si tu changes de tempo toutes les 30 secondes, tu vas perdre l'auditeur lambda"). Ce fut également le seul disque sur lequel elle n'effectue pas les prises de son du piano elle-même, mais avec le musicien de studio Stan Free. Elle fait preuve d'une grande volonté pour faire valoir ses travaux. À cette époque - notamment pour les femmes - cela était différent de la norme dans l'industrie musicale, comme l'explique Janis Ian (Society's Child) : "En tant que chanteuse, on n'aurait guère pu penser de toi que tu saches en plus jouer d'un instrument ; personne ne s'attendait à ce que tu composes tes chansons toi-même, ou que tu guides les musiciens de studio. Tout ça, c'était prévu pour les gars". L'enregistrement sort en février 1967 sous le titre More Than a New Discovery, dans les bacs et sur les ondes radio. Ses titres sont rarement entendus dans la région de New York, mais fréquemment en Floride et sur la côte Ouest en général. Il s'agit notamment des titres Wedding Bell Blues et And When I Die.

Jefferson Airplane 1970

Dans la foulée de ce succès, Laura Nyro donne une série de concerts à San Francisco, au hungry i, au début de l'année 1967 puis est invitée au fameux Monterey Pop Festival pour le 17 juin 1967 par son coorganisateur Lou Adler. Elle joue le second jour entre les Byrds et Jefferson Airplane[6] avec quatre de ses plus grands titres. Contrairement à ses habitudes, elle est soutenue par deux membres noirs du groupe vocal Hi Fashions et ne s'assoie pas au piano. Elle se tient à côté d'eux sur la scène et est aussi accompagnée des six grandes figures du Big Band du festival. Les deux choristes au fond portent des robes de cocktail bleu sombre, Nyro une robe noire aux genoux avec une épaule libre et sur l'autre un voile de tissu. Ces aspects acoustiques comme visuels deviennent habituels tout comme les pantalons à pattes d'éléphant ou les ponchos avec des chaînes de clochettes. Les comptes-rendus de Monterey évoquent une huée à la fin de sa performance[7] qui pourtant n'apparaît pas sur les vidéos publiés en 1997 dans Monterey Pop: The Lost Performances[8].Pour le chercheur Andy Arleo[4], ses difficultés s'expliquent par son style psychédéliques loin des autres groupes et par la programmation. Elle connaît peu les musiciens autour d'elle qui ont du mal à suivre les arrangements. Sa performance devient un rappel à un style désuet de show rock'n roll[5] selon le magazine Life.

Désormais, elle ne désire plus jouer devant "des masses de vendeurs de voitures qui boivent beaucoup et discutent durant les chansons"[2].

La rencontre avec David Geffen[modifier | modifier le code]

Après Monterey, elle entre dans une phase dépressive : elle ressent son entrée en scène comme un échec, son premier LP échoue commercialement.

Monterey pousse toutefois David Geffen, l'un des hommes les plus important dans le monde de l'industrie musicale, à se pencher sur sa carrière. La combinaison semble étonnante entre la chanteuse introvertie fragile hostile à la musique mainstream et le jeune producteur de 24 ans. Geffen négocie son départ avec Artie Mogull[9] qui l'a engagé alors que la chanteuse était encore mineure[10]. Geffen rachète ses premiers titres pour 470 000 $. Geffen et Nyro établissent une nouvelle compagnie de musique : Tuna Fish Music. Cette collaboration permet à Nyro d'acquérir une grande autonomie artistique, rare à l'époque. Elle signe grâce à lui un nouvel enregistrement avec Clive Davis à Columbia Records où d'autres artistes comme Miles Davis et Bob Dylan ont signé. Geffen insiste sur l'importance que les personnes impliquées travaillent uniquement pour elle et avec elle. Ce changement de producteur lui permet d'accéder à un meilleur rendu sonore. Chaque instrument est enregistré sur une bande sonore isolée, elle joue d'abord au piano et pose sa voie avant d'ensuite indiquer ses attentes aux musiciens. Laura Nyro n'a pas appris le solfège et évoque la musique comme un ensemble de couleurs, de nuances de sons. Elle explique au Life en 1970[5] qu'elle a notamment demander à ses musiciens de jouer en s'inspirant d'Indiens partant en guerre. Cela lui permettait d'avoir son propre langage.

Parallèlement, elle continue de publier des nouvelles chansons célèbres et ses disques (Verve Records a sorti Wedding Bell Blues en tant que single) rencontrent un certain succès. Sur les couvertures de ses deux disques, Nyro décrit Geffen comme "un agent et un ami". En mars 1968, le second LP intitulé Eli and the Thirteen Confession sort de même que le troisième en octobre de la même année.

Le temps des succès[modifier | modifier le code]

En 1968, Laura Nyro se lie durant environ un an avec Jim Fielder bassiste de Blood, Sweat & Tears. Elle refuse la proposition de devenir la chanteuse du groupe après le départ du leader Al Kooper sur les conseils de Geffen.

Parallèlement, elle travaille sur New York Tendaberry (en). Le titre vient d'un syllogisme de Nyro rappelant le cœur doux de New York sous l'asphalte[2]. Lorsqu'elle ne travaille pas au studio, elle s'assoie à son piano dans son appartement et s'entraînent durant des heures sur des accords : "Lorsque j'enregistre un disque, je ne suis pas un homme ni une femme. Je ne dors pas et je ne veux parler avec personne. Je n'ai pas besoin de stimulants pour cela, juste de mon énergie"[2]. Le disque sort le 24 septembre 1969 après plusieurs mois de préparation.

Ses deux albums rencontrent le succès avec les chansons Time and Love reprise par Barbara Streisand et Save the Country (en), inspiré par l'assassinat de Kennedy[2], reprise de nombreux artistes dont Kanye West avec "The Glory"[11] ainsi que Thelma Houston.En janvier 1969, Laura Nyro apparaît deux fois à la télévision. Elle chante six de ses chansons au magazine télévisé Critique[12] présenté par John Charles Daly (en) de What's my Line?[2] et est interviewée par William Kloman, journaliste au New York Times. L'échange se poursuit ensuite avec une discussion entre deux critiques. Pour eux, son discours s'oppose à sa musique, timide face à un talent incontrôlable. 14 jours plus tard, elle est invitée à l'émission Kraft Music Hall (en) presents the Sound of the Sixties[13] au côté de Stevie Wonder, Judy Collins et Budy Rich.

Deux ans après Monterey, elle remonte sur scène pour la première. Selon David Geffen, elle avait besoin d'abord d'acquérir une plus importante notoriété afin de ne pas subir de nouvelles huées.

« I kept her incommunicado for two years because I knew that if she was performed before there was an audience for her, she would be hurt » (David Geffen)[5]

Le quatrième album de Nyro sort en 1970 intitulé Christmas and the Beads of Sweat (en). Il regroupe des artistes comme Duane Allman et les musiciens de Muscle Shoals. L'album suivant Gonna Take a Miracle (en) est son seul album avec uniquement des reprises[10]. Enregistré entre mai et juin 1971 aux Sigma Sound Studios à Philadelphie, elle travaille avec Gamble and Huff (en). Patti LaBelle, Nona Hendryx (en) et Sarah Dash (en) du groupe Labelle jouent les choristes. Elle reprend notamment Nowhere to Run de Martha and the Vandellas. Pour Andy Arleo, le style de Laura Nyro rappelle le gospel avec une opposition fréquente entre l'enfer et le paradis, entre le bien et le mal, ce qui rend parfois son style relativement obscure[4].

En 1971, David Geffen choisit de créer son propre label Asylum Records afin de permettre à Jackson Browne et d'autres artistes de mieux négocier leurs différents contrats[14]. Nyro accepte de le rejoindre et de devenir sa première chanteuse mais finit par se rétracter en signant un nouveau contrat avec Columbia Records pour les cinq années suivantes. Pour Geffen, c'est une trahison puisque leur relation dépassait depuis longtemps la simple entente professionnel[15].

Laura Nyro et David Geffen vendent la même année Tuna Fish Music à Columbia pour 4,5 millions de $. Grâce aux partenariats avec Nyro, Geffen reçoit la moitié, les rendant tous deux millionnaires[14].

Laura Nyro se marie avec le charpentier David Bianchini en 1972. Elle l'a rencontré loin du monde de la musique et ils partent s'installer dans le Connecticut. Le mariage s'achève rapidement puisqu'ils se séparent d'un commun accord en 1974 puis divorcent en 1976[2].

Retour en studio[modifier | modifier le code]

Laura Nyro enregistre l'album Smile (en) en 1976 après la fin de son mariage et part pour une tournée de quatre mois. Cette tournée est réalisée avec son propre groupe et lui permet de sortir un album live Season of Lights (en) en 1977.

L'album Nested (en) est composé en 1978 alors que Laura Nyro est enceinte de son premier enfant. Le titre de l'album rappelle cette période avec un jeu autour du mot "nid" renvoyant à la maternité. Elle rencontre à cette période la peintre Maria Desiderio (1959-1999) avec qui elle s'installera[16]. L'album Nested représente la première réflexion autour de la maternité suivi par Mother's Spiritual (en). Pour Andy Arleo[4], cet album montre une vision plus optimiste proche du Panthéisme. Elle évoque l'importance de son rôle de mère et sa vision de mère nature notamment dans la chanson "To a Child[17]".

Elle dépense 200 000 dollars afin de construire son propre studio rappelant l'article du Life de 1970[5]. Pour elle, l'argent n'avait pas d'importance, elle essaie différents accords et compte sur les autres pour la soutenir financièrement[18]. Elle démarre sa tournée en 1988 et la dédie au mouvement pour les droits des animaux (en). Elle inclut six nouvelles contributions dans l'album Laura: Live at the Bottom Line (en).En 1990, elle prend part à la March for the Animals sur les marches du Capitole avec Christopher Reeve, Grace Slick ainsi que le dessinateur Berkeley Breathed (en)[19].

Laura Nyro s'engage également son dernier album Walk the Dog an Light the Light (en) co-produit par Gary Katz (en) à travers la chanson Broken Rainbow. Elle renvoie directement à l'injuste délogement des Navajos dénoncé par le documentaire oscarisé du même nom Broken Rainbow. Elle refuse les offres commerciales lucratives. L'album devient l'un des plus emblématiques de Laura Nyro sur les protestations sociales[20].

Ses tournées se déroulent majoritairement entourée de femmes. Elle participe en solo en 1989 au Michigan Womyn's Music Festival (en). Ce dernier est un évènement annuel tourné vers les communautés lesbiennes[4]. L'une de ses chansons Emmie renvoie à un amour féminin[16].

Elle part ensuite en tournée au Japon en 1994 continuant à passer beaucoup de temps sur scène[20]. Elle est diagnostiquée d'un cancer des ovaires en 1995 comme sa mère avant elle, sa grand-mère ainsi que sa tante. Elle choisit de travailler sur une dernière compilation avec sa maison de disques de ses meilleurs chansons.

Laura Nyro meurt après la sortie de son dernier album le 8 avril 1997 dans sa maison de Danbury[4]. Sa partenaire Maria Desiderio avec qui elle vivait lui survit peu de temps et meurt du même cancer l'année suivante[4].

Hommages[modifier | modifier le code]

Le travail de Laura Nyro et ses textes ont rencontré de nombreux détracteurs avec une mise en avant de leur complexité. Néanmoins pour Arleo, cela est également présent chez des artistes comme Bob Dylan ou des auteurs de proses[4]. Son travail est reconnu dans le monde musical comme le témoigne son entrée dans le Rock and Roll Hall of Fame en 2012. Son album Eli and the Thirteenth Confession reste l'un des plus marquants du siècle le faisant entrer dans la liste des plus grands albums américains[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Principales compilations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Laura Nyro - Biography | Billboard », sur www.billboard.com (consulté le 27 mars 2017)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Michele Kort, Soul Picnic: The Music and Passion of Laura Nyro, St. Martin's Press, (ISBN 9781250122612, lire en ligne)
  3. (en) « Laura Nyro », sur Rock & Roll Hall of Fame (consulté le 26 mars 2017)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) Andy Arleo, Laura Nyro’s Eli and the Thirteenth Confession: Transcending the dichotomies of the Woodstock Years. The Woodstock Years/Les années Woodstock, Le Havre, Université du Havre, , 21 p. (lire en ligne)
  5. a, b, c, d et e (en) Time Inc, LIFE, Time Inc, (lire en ligne), p. 47-50
  6. (en) « Monterey Pop Festival - Other Performances (1967) - Video Dailymotion », sur Dailymotion, (consulté le 17 mars 2017)
  7. (en) Joe S. Harrington, Sonic cool : the life & death of rock 'n' roll, Leonard, (ISBN 0634028618, OCLC 643918403, lire en ligne), p. 231
  8. (en) Dawn Lawson, « Laura Nyro », sur http://www.anb.org (consulté le 17 mars 2017)
  9. « Artie Mogull (1927 - 2004) - Find A Grave Memorial », sur www.findagrave.com (consulté le 22 mars 2017)
  10. a et b « American National Biography Online: Nyro, Laura », sur www.anb.org (consulté le 22 mars 2017)
  11. (en) Kanye West – The Glory (lire en ligne)
  12. (en) « Laura Nyro - 1969 Critique », sur https://www.youtube.com/watch?v=-EXT5kkMfY8, (consulté le 22 mars 2017)
  13. TV.com, « Kraft Music Hall: The Sound of The Sixties », sur TV.com (consulté le 24 mars 2017)
  14. a et b « David Geffen Tries Out A New Act », Bloomberg.com,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « Inventing David Geffen | Full Film | American Masters | PBS », American Masters,‎ (lire en ligne)
  16. a et b (en) « When, Where & How did Laura Nyro first meet Maria Desiderio? | Rabdrake's Weblog », sur rabdrake.wordpress.com (consulté le 26 mars 2017)
  17. (en) « Laura Nyro - To A Child Lyrics | MetroLyrics », sur www.metrolyrics.com (consulté le 26 mars 2017)
  18. Red Bull Music Academy, « Todd Rundgren on working with Laura Nyro », (consulté le 26 mars 2017)
  19. (en) « Animal rights activists march on Washington », UPI,‎ (lire en ligne)
  20. a et b « Bio », sur www.lauranyro.com (consulté le 26 mars 2017)

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (en)Kort, Michelle.The Music and Passion of Laura Nyro. New York: Thomas Dunne Books, 2002
  • (en)Andy Arleo. Laura Nyro’s Eli and the Thirteenth Confession: Transcending the dichotomies of the Woodstock Years. The Woodstock Years/Les années Woodstock, Sep 2010, Le Havre, Université du Havre, France

Vidéos[modifier | modifier le code]

Sites externes[modifier | modifier le code]