Richard de Cornouailles

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Richard de Cornouailles
Illustration.
Sceau de Richard du Saint-Empire : RICARDUS DEI GRATIA ROMANORUM REX SEMPER AUGUSTUS (Richard, par la grâce de Dieu, roi des Romains, toujours Auguste).
Titre
« Roi des Romains »

(15 ans, 2 mois et 20 jours)
Avec Alphonse de Castille (en compétition)
Couronnement
Prédécesseur Guillaume de Hollande
Successeur Rodolphe Ier de Habsbourg
Comte de Cornouailles

(47 ans, 1 mois et 20 jours)
Successeur Edmond
Biographie
Dynastie Maison Plantagenêt
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Winchester, Angleterre
Date de décès
Lieu de décès Château de Berkhamsted, Angleterre
Père Jean sans Terre
Mère Isabelle d'Angoulême
Conjoint Isabelle le Maréchal
Sancie de Provence
Béatrice de Valkenbourg
Enfants Henri d'Almayne
Edmond de Cornouailles
Richard de Cornouailles (illégitime)

Richard de Cornouailles Richard de Cornouailles

Richard d'Angleterre dit Richard de Cornouailles, né le à Winchester et mort le à Berkhamsted, est un prince de la maison Plantagenêt, fils de Jean sans Terre, roi d'Angleterre, et d'Isabelle d'Angoulême. Nommé comte de Cornouailles par son frère le roi Henri III en 1225, il était un des propriétaires fonciers les plus riches de l'Angleterre. Le prince a apporté son soutien au règne de son frère pendant la seconde guerre des Barons.

Aiguillonné par l'ambition et soutenu par le pape Alexandre IV, il se fit élire roi des Romains en 1257. Dans les conditions du Grand Interrègne, toutefois, il n'était pas en mesure d'imposer son pouvoir sur le Saint-Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard dans une généalogie royale du XIIIe siècle.

Né au château de Winchester, Richard était le deuxième fils du roi Jean sans Terre (1166–1216) et de son seconde épouse Isabelle d'Angoulême (1188/92–1246), fille du comte Aymar Taillefer. Il a été baptisé du nom de son oncle Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre jusqu'en 1199. L'enfant grandit à la cour de sa mère au château de Marlborough. En 1214, il accompagna son père dans une campagne contre la France qui culmina à la bataille de la Roche-aux-Moines. Lorsque les barons anglais se révoltèrent à leur retour l'année suivante, le jeune prince fut confié à la garde de Pierre de Mauley au château de Corfe.

Suite à la mort de Jean, le frère aîné de Richard, Henri III, encore mineur, monta sur le trône d'Angleterre. Quelques mois plus tard, leur mère Isabelle rentrait en France pour se marier à Hugues X de Lusignan. À partir du second couronnement d'Henri en 1220, Richard se trouve à la cour royale. L'année suivante il reçut l'honneur d'Eye dans le Suffolk. En 1223, il accompagna Alexandre II, roi d'Écosse, lors de sa visite sur la tombe de Thomas Becket à Canterbury.

Au cours du conflit entre Capétiens et Plantagenêts, en 1225, il mena à bon terme une campagne en Gascogne, avec le soutien de commandants militaires expérimentés tels que Guillaume Longue-Épée ; néanmoins, le comté de Poitou ne put être récupéré. Après la mort du roi Louis VIII le Lion, le , Richard essaya de signer une alliance avec les comtes français Thibaut IV de Champagne et Henri II de Bar, mais les négociations à Thouars échouèrent. En , il retourna en Angleterre.

Nommé comte de Cornouailles par son frère Henri III le , il reçut de vastes domaines en fief héréditaire. En , il se fâcha avec son frère et il conclut une alliance contre le roi avec son beau-frère Guillaume le Maréchal et plusieurs nobles assemblés à Stamford. Les insurgés adressèrent à Henri et à son ministre Hubert de Burgh une lettre d'appel de fonds. Après d'intenses négociations à Northampton, le roi répondit aux demandes de Richard et la révolte s'effondra. En 1230, il participa à la campagne de Henri III en France, qui ne rencontra pas beaucoup de succès. Richard était négociateur en chef dans le cadre de l'accord avec le duc Pierre Ier de Bretagne.

En 1240, il rejoignit la croisade en Terre sainte. Il y resta quelques mois et rembarqua à Saint-Jean d'Acre le à destination de l'Angleterre.

En mai 1242, il suivit son frère le roi Henri III d'Angleterre lors de sa campagne en France pour reconquérir l'héritage Plantagenêt. Cette campagne se termina par la défaite des Anglo-Poitevins à la bataille de Taillebourg le , face au roi Louis IX de France.

Nommé comte de Cornouailles depuis 1225, il fut élu roi des Romains en 1257, mais le titre lui fut contesté par Alphonse X de Castille et il ne fut jamais sacré empereur.

Parmi d'autres affaires, il dépensa beaucoup d'argent au développement de son château de Wallingford. En 1264, il fut fait prisonnier par les partisans de Simon de Montfort à la bataille de Lewes. Libéré en , il retourna en Allemagne en août 1268 et réunit la diète de Worms en où il fit passer un règlement sur l'abolition des péages sur le Rhin.

Il fonda en 1245 l'abbaye de Hailes sur des terres royales que son frère Henri III lui a données. Le comte y sera inhumé à sa mort en 1272[1].

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Caisson héraldique de Richard de Cornouailles.

En 1231, le comte Richard de Cornouailles épouse en premières noces lady Isabelle (1200 † 1240), fille de Guillaume le Maréchal, comte de Pembroke, dont :

Il se remarie en 1243 avec Sancie de Provence (1228 † 1261), fille de Raimond-Bérenger, 5e comte de Provence et de Béatrice de Savoie, dont :

Veuf, il épouse en troisièmes noces, le , Béatrice de Falkenbourg ou de Fauquemont (1253 † 1277), mariage sans enfant.

Il avait aussi via une relation illégitime avec Jeanne de Vautorte dont est issu :

Le comte Richard, roi des Romains, est inhumé à l'abbaye de Hailes (Gloucestershire), qu'il avait fondée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]