Tonnay-Boutonne

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Tonnay-Boutonne
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Trézence, de la Boutonne à la Devise
Maire
Mandat
Bernard Rochet
2014-2020
Code postal 17380
Code commune 17448
Démographie
Gentilé Boutonnais
Population
municipale
1 161 hab. (2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 07″ Nord 0° 42′ 20″ Ouest / 45.9686111111, -0.705555555556
Altitude Min. 2 m – Max. 46 m
Superficie 22,73 km2
Localisation

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Tonnay-Boutonne

Tonnay-Boutonne est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Boutonnais et les Boutonnaises[1].

Cette petite cité est une ancienne place forte liée à la légende de Ganelon, traître à Roncevaux, assiégée et prise par saint Louis au XIIIe siècle. Son donjon a été démoli au XIXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Boutonne à Tonnay-Boutonne

Chef-lieu de canton au cœur de la Saintonge, Tonnay-Boutonne est une petite cité traversée par la rivière Boutonne, affluent de rive droite du fleuve Charente.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tonnay-Boutonne[2]
Saint-Crépin Annezay Saint-Loup
Moragne Tonnay-Boutonne[2] Chantemerle-sur-la-Soie
Saint-Coutant-le-Grand,
Puy-du-Lac
Archingeay Torxé,
Les Nouillers

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon Arcis de Caumont, il y a une « motte féodale » (butte factice) dont le donjon a été détruit. La motte l'enrobait. Il doit donc rester dedans une cave.

Une tradition locale prétend que Ganelon, traître à Roncevaux, se serait réfugié dans cette forteresse qu'il possédait à Tonnay-Boutonne, et que Charlemagne serait venu l'assiéger et après l'avoir pris ou fait pendre, aurait fait jeter son corps dans le puits du donjon. Il est certain qu'en démolissant le donjon en 1839, des fragments d'arme et un casque furent découverts dans le puits en question.

Pendant la guerre entre les Anglo-Aquitains et les Français, eut lieu un nouveau siège de Tonnay-Boutonne. Les fortifications dont il ne reste aujourd'hui que la porte Saint-Pierre (XIIe ou XIIIe siècle) arrêtèrent longtemps Louis IX, roi de France, mais après un violent combat, l'armée française put s'emparer de la ville. Sa prospérité fut grande et elle fut la première baronnie de la province de Saintonge.

Placé au centre d'une région de cultures et d'élevages, Tonnay-Boutonne est de nos jours un paisible petit bourg ou les pêcheurs et les estivants aiment venir flâner sur les rives de la Boutonne ou l'on peut admirer un château Renaissance et son parc à la française.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1998 Stéphane Bonduel PRG Sénateur, conseiller général, conseiller régional
1998 en cours Bernard Rochet DVD Ancien Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 161 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
901 931 970 999 1 142 1 304 1 175 1 272 1 170
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 170 1 318 1 238 1 129 1 260 1 244 1 191 1 133 1 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 010 976 1 018 891 948 1 021 972 986 970
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 051 1 036 1 072 1 053 1 088 1 126 1 139 1 159 1 158
2013 - - - - - - - -
1 161 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin.
  • La porte Saint-Pierre, vestige de l'ancienne enceinte fortifiée. La ville de Tonnay-Boutonne a conservé les douves et la porte monumentale Saint-Pierre du XIVe siècle composée de deux tours reliées par une voûte gothique.
  • L'écluse de l'Houmeau en amont de Tonnay-Boutonne.
  • Le chemin de promenades bordé d'arbres le long de la rivière sur 2 500 m entre le pont et l'écluse de L'Houmeau.
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Économie[modifier | modifier le code]

Une petite industrie de transformation de bois est en activité sur la commune au bord de la Boutonne. Les Établissements Lescuillier sont implantés à Tonnay-Boutonne dans la vallée de la Boutonne, en contrebas du bourg et sont le principal employeur privé de la commune. Leurs fabrications sont orientées vers l'élaboration de bois moulés (dossier et assise de chaises, fauteuils) et la production de contreplaqués.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Tonnay-Boutonne est équipé d'un collège public de l'enseignement secondaire qui a reçu 202 élèves à la rentrée scolaire 2010. Ceux-ci sont encadrés par un corps professoral de 18 enseignants[5].

Services de la santé[modifier | modifier le code]

Tonnay-Boutonne dispose de quelques services dans les domaines médical, paramédical et médico-social[6] dus à sa fonction de chef-lieu de canton.

  • Les services médicaux

Le chef-lieu de canton dispose de deux médecins généralistes et d'un dentiste qui exercent tous dans le centre-bourg.

Tonnay-Boutonne ne dispose d'aucun médecin spécialiste, les habitants vont habituellement consulter ceux situés à Saint-Jean-d'Angély, ni d'un centre de radiologie médicale ou IRM où la commune et son canton dépendent de Saint-Jean-d'Angély pour ce type de prestation[Note 3].

Le centre hospitalier le plus proche est celui de Saint-Jean-d'Angély pour les interventions les plus courantes, sinon celui du Centre Hospitalier de Saintonge situé à Saintes, à moins d'une trentaine de kilomètres au sud-est, ce dernier offrant une palette extrêmement étendue de soins, étant le plus grand hôpital de toute la partie centrale et méridionale du département de la Charente-Maritime.

  • Les services paramédicaux

Dans ce domaine, Tonnay-Boutonne dispose d'un centre en soins infirmiers et d'un cabinet de kinésithérapie. La commune ne dispose pas d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à Saint-Jean-d'Angély[Note 4].

À cela s'ajoute une pharmacie.

Les services d’ambulanciers sont absents de la commune et de son canton qui dépendent entièrement de Saint-Jean-d'Angély pour ce type de prestation.

Cependant, Tonnay-Boutonne est équipée d'un centre de secours où les pompiers peuvent intervenir dans les situations d'urgence. Ce centre, qui relève du SDIS de la Charente-Maritime, dépend plus précisément du Centre de secours principal de Saint-Jean-d'Angély.

Enfin, une clinique vétérinaire y est en activité et exerce ses services sur l'ensemble du canton de Tonnay-Boutonne.

  • Les services médico-sociaux

Un important établissement public pour l'accueil de personnes retraitées est implanté à Tonnay-Boutonne. La MDR Les Jardins de Voltonia de Tonnay-Boutonne dispose de 78 chambres, permettant l'accueil des personnes valides et semi-valides. Une unité spécifique de 12 lits y a été aménagée pour les personnes atteintes de maladies dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer. La maison de retraite a également le statut d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et est habilitée à l'aide sociale[7].

Festival[modifier | modifier le code]

  • Festival TONNAY BON ! Festival de Musiques Actuelles accueillant de nombreux artistes à renommée nationale et internationale. Ce festival créé en 2000 se déroule maintenant tous les deux ans, le premier samedi de septembre, dans une prairie en bordure de la Boutonne. Il est organisé par l'association Objectifs Jeunes. La 12e édition en 2014 a attiré plus de 5500 festivaliers[8] durant la soirée du samedi soir. www.tonnaybon.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  4. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double Saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]