Tonnay-Boutonne

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Tonnay-Boutonne
Tonnay-Boutonne
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Vals de Saintonge Communauté
Maire
Mandat
Julien Gourraud
2020-2026
Code postal 17380
Code commune 17448
Démographie
Gentilé Boutonnais
Population
municipale
1 161 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 07″ nord, 0° 42′ 20″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 46 m
Superficie 22,73 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Jean-d'Angély
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Tonnay-Boutonne

Tonnay-Boutonne est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Boutonnais et les Boutonnaises[1].

Cette petite cité est une ancienne place forte liée à la légende de Ganelon, traître à Roncevaux, assiégée et prise par Saint Louis au XIIIe siècle. Son donjon a été démoli au XIXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Boutonne à Tonnay-Boutonne

Chef-lieu de canton au cœur de la Saintonge, Tonnay-Boutonne est une petite cité traversée par la rivière Boutonne, affluent de rive droite du fleuve Charente.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tonnay-Boutonne est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,7 %), prairies (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), zones urbanisées (3,7 %), forêts (3,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme de Talniaco en 1067 - 1091[9].

Il s'agit d'un type toponymique gaulois en -acum, précédé de l'anthroponyme gaulois Talenus[10]. L'évolution phonétique s'est régulièrement faite en Taunay (Taunacum) comme les autres Tonnay avant une réécriture en Tonnay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon Arcis de Caumont, il y a une « motte féodale » (butte factice) dont le donjon a été détruit. La motte l'enrobait. Il doit donc rester dedans une cave.

Une tradition locale prétend que Ganelon, traître à Roncevaux, se serait réfugié dans cette forteresse qu'il possédait à Tonnay-Boutonne, et que Charlemagne serait venu l'assiéger et après l'avoir pris ou fait pendre, aurait fait jeter son corps dans le puits du donjon. Il est certain qu'en démolissant le donjon en 1839, des fragments d'arme et un casque furent découverts dans le puits en question.

Pendant la guerre entre les Anglo-Aquitains et les Français, eut lieu un nouveau siège de Tonnay-Boutonne. Les fortifications dont il ne reste aujourd'hui que la porte Saint-Pierre (XIIe ou XIIIe siècle) arrêtèrent longtemps Louis IX, roi de France, mais après un violent combat, l'armée française put s'emparer de la ville. Sa prospérité fut grande et elle fut la première baronnie de la province de Saintonge.

Placé au centre d'une région de cultures et d'élevages, Tonnay-Boutonne est de nos jours un paisible petit bourg ou les pêcheurs et les estivants aiment venir flâner sur les rives de la Boutonne ou l'on peut admirer un château Renaissance et son parc à la française.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1995 Stéphane Bonduel PRG Sénateur, conseiller général, conseiller régional
1995 1997 Jean-Michel Keroullé    
1998 2020 Bernard Rochet DVD Ancien Conseiller général
2020 En cours Julien Gourraud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 1 161 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9019319709991 1421 3041 1751 2721 170
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1701 3181 2381 1291 2601 2441 1911 1331 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0109761 0188919481 021972986970
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0511 0361 0721 0531 0881 1261 1391 1581 161
2018 - - - - - - - -
1 161--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin.
  • La porte Saint-Pierre, vestige de l'ancienne enceinte fortifiée. La ville de Tonnay-Boutonne a conservé les douves et la porte monumentale Saint-Pierre du XIVe siècle composée de deux tours reliées par une voûte gothique.
  • L'écluse de l'Houmeau en amont de Tonnay-Boutonne.
  • Le chemin de promenade bordé d'arbres le long de la rivière sur 2 500 m entre le pont et l'écluse de L'Houmeau.

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Économie[modifier | modifier le code]

Une petite industrie de transformation de bois est en activité sur la commune au bord de la Boutonne. Les Établissements Lescuillier sont implantés à Tonnay-Boutonne dans la vallée de la Boutonne, en contrebas du bourg, ils sont le principal employeur privé de la commune. Leurs fabrications sont orientées vers l'élaboration de bois moulés (dossier et assise de chaises, fauteuils) et la production de contreplaqués.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Tonnay-Boutonne possède un collège public de l'enseignement secondaire qui a reçu 202 élèves à la rentrée scolaire 2010. Ceux-ci sont encadrés par un corps professoral de 18 enseignants[15].

Services de la santé[modifier | modifier le code]

Tonnay-Boutonne dispose de quelques services dans le domaine médical, paramédical et médico-social[16] dus à sa fonction de chef-lieu de canton.

  • Les services médicaux

Le chef-lieu de canton dispose de deux médecins généralistes et d'un dentiste qui exercent tous dans le centre-bourg.

Tonnay-Boutonne ne dispose d'aucun médecin spécialiste, (les habitants vont habituellement consulter ceux situés à Saint-Jean-d'Angély), ni d'un centre de radiologie médicale ou IRM où la commune et son canton dépendent de Saint-Jean-d'Angély pour ce type de prestation[Note 3].

Le centre hospitalier le plus proche est celui de Saint-Jean-d'Angély pour les interventions les plus courantes, sinon celui du Centre Hospitalier de Saintonge situé à Saintes, à moins d'une trentaine de kilomètres au Sud-Est, ce dernier offrant une palette extrêmement étendue de soins, étant le plus grand hôpital de toute la partie centrale et méridionale du département de la Charente-Maritime.

  • Les services paramédicaux

Dans ce domaine, Tonnay-Boutonne dispose d'un centre en soins infirmiers et d'un cabinet de kinésithérapie. La commune ne dispose pas d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à Saint-Jean-d'Angély[Note 4].

À cela s'ajoute une pharmacie.

Les services d’ambulanciers sont absents de la commune et de son canton qui dépendent entièrement de Saint-Jean-d'Angély pour ce type de prestation.

Cependant, Tonnay-Boutonne est équipée d'un centre de secours où les pompiers peuvent intervenir dans les situations d'urgence. Ce centre, qui relève du SDIS de la Charente-Maritime, dépend plus précisément du Centre de secours principal de Saint-Jean-d'Angély.

Enfin, une clinique vétérinaire y est en activité et exerce ses services sur l'ensemble du canton de Tonnay-Boutonne.

  • Les services médico-sociaux

Un important établissement public pour l'accueil de personnes retraitées est implanté à Tonnay-Boutonne. La MDR Les Jardins de Voltonia de Tonnay-Boutonne dispose de 78 chambres, permettant l'accueil des personnes valides et semi-valides. Une unité spécifique de 12 lits y a été aménagée pour les personnes atteintes de maladies dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer. La maison de retraite a également le statut d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et est habilitée à l'aide sociale[17].

Festival[modifier | modifier le code]

  • Festival TONNAY BON ! Festival de Musiques Actuelles accueillant de nombreux artistes à renommée nationale et internationale. Ce festival créé en 2000 se déroule maintenant tous les deux ans, le premier samedi de septembre, dans une prairie en bordure de la Boutonne. Il est organisé par l'association Objectifs Jeunes. La 12e édition en 2014 a attiré plus de 5500 festivaliers[18] durant la soirée du samedi soir. www.tonnaybon.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  3. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  4. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  9. Ernest Nègre,Toponymie générale de la France, volume I, Librairie Droz 1990, p. 202.
  10. ibidem
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Fiche de présentation du collège de Tonnay-Boutonne
  16. Site de l'annuaire de la santé
  17. Site de présentation de la MDR Les Jardins de Voltonia
  18. « FESTIVAL TONNAY BON » (consulté le 16 février 2010).