Raoul Ier d'Exoudun

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Raoul Ier d'Exoudun
Titres de noblesse
Seigneur d'Exoudun
Comte d'Eu
Baron d'Hastings et de Tickhill
Baillistre de Châtellerault
Biographie
Naissance
Av. 1169
Décès
Sépulture
Famille
Maison de Lusignan
sous-lignage d'Exoudun
Père
Mère
Aurengarde d'Exoudun
Fratrie
Conjoint
Enfants

Garin d'Exoudun

Raoul II d'Exoudun
Mathilde d'Exoudun
Jeanne d'Exoudun
Autres informations
Conflit
Raoul Ier d'Exoudun.svg
fascé d'argent et d'azur de huit pièces
brisé d'un lambel de cinq pendants de gueules

Raoul Ier d'Exoudun[1] (v. 1169-) est un cadet de la maison de Lusignan, seigneur d'Exoudun, de La Mothe, de Chizé, de Benet, de Melle et de Civray. Il devient par mariage, avec Alix d'Eu, comte d'Eu (dès 1191)[2], baron d'Hastings et de Tickhill (en Angleterre). Il est un soutien fidèle du roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion.

Raoul Ier est le fondateur du sous-lignage[3] d'Exoudun de la Maison de Lusignan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Hugues le Brun (av. 1124-v. 1169) et d'Aurengarde d'Exoudun (av. 1124-v. 1174). Raoul est le frère cadet d'Hugues IX le Brun (av. 1151-), seigneur de Lusignan et comte de la Marche. Il a également pour frère utérin Hugues de Surgères (v.1174-1212)[4], vicomte baillistre de Châtellerault (1203 à 1212)[5], dont il sera le successeur.

Ses oncles paternels sont Geoffroy Ier de Lusignan, seigneur de Vouvant et de Mervent, Guy roi de Jérusalem et Aimery II roi de Chypre .

Les bienfaits du roi Richard[modifier | modifier le code]

Il suit Richard Cœur de Lion pour la Troisième croisade et prend part au siège de Saint-Jean-d'Acre. À son retour il obtient le château fort de Drincourt (aujourd'hui Neufchâtel-en-Bray) et épouse en 1190/91, Alix d'Eu, l’héritière du comté d'Eu[6] et des baronnies anglaises d'Hastings et de Tickhill.

L'accession au rang comtal[modifier | modifier le code]

En faisant épouser Alix d'Eu à Raoul en 1191, le roi d'Angleterre fournit à la famille de Lusignan une compensation de taille pour le comté de la Marche et s'assurait la fidélité du nouveau comte d'Eu et des autres membres du lignage. Raoul pourrait avoir également reçu Melle en fief de Richard Cœur de Lion[7].

De plus, en 1199, il est décidé d'une grande union entre les Lusignan et les Taillefer. Son frère aîné, Hugues IX le Brun, seigneur de Lusignan, doit épouser Isabelle Taillefer[8] héritière du comté d'Angoulême[9]. Richard Cœur de Lion, après avoir accordé à Raoul les possessions normandes d'Eu, permet à l'aîné du lignage d'accéder lui aussi au rang comtal. Cette union permet au souverain anglais de stabiliser le nord de l'Aquitaine en faisant basculer l'Angoumois, toujours hostile aux Plantagenêt, dans les mains d'une maison fidèle.

Le groupe familial : une solidarité politique[modifier | modifier le code]

La mort de Richard Cœur de Lion, à Chalus en avril 1199, pose la question de sa succession entre les partisans d'Arthur, duc de Bretagne et ceux de Jean d'Angleterre, comte de Mortain. Les Taillefer portent leur soutien au jeune duc de Bretagne. Les Lusignan choisissent de soutenir le dernier fils d'Aliénor d'Aquitaine[10].

Hugues IX le Brun, par un coup de force, se fait remettre le comté de la Marche[11] par la reine Aliénor. Le à Caen, Raoul et Hugues IX, prêtent serment à Jean sans Terre successeur de Richard à la tête des duchés d'Aquitaine et de Normandie[12]. Raoul obtient en retour la terre poitevine de Civray et son château qu'il auraient dû hériter de son père et que Henri II avait saisi en 1183.

En août 1200, Le roi Jean d'Angleterre enlève Isabelle d'Angoulême, fiancée de son frère aîné, Hugues IX le Brun voulant éviter la constitution d'un vaste domaine féodal qui affaiblirait la domination de la couronne dans le nord du duché d'Aquitaine. Cet acte pousse la famille de Lusignan à en appeler à Philippe-Auguste pour obtenir justice. Comme Jean sans Terre refuse de se présenter à son suzerain pour répondre de ses actes, Philippe Auguste prononce la commise des biens du Plantagenêt en France en 1204. Pour concurrencer les prétentions de Jean sans Terre et d'Isabelle sur l'Angoumois, Hugues IX le Brun épouse la cousine d'Isabelle : Mathilde Taillefer, fille unique du comte Vulgrin III (♰ 1181).

En représailles, le roi d'Angleterre saisit les possessions anglaises de Raoul et d'Alix (les châteaux de Hastings et de Tickhill, ainsi que toutes leurs dépendances). De plus, les fiefs normands sont attaquées et Raoul doit se retrancher dans son château de Drincourt, qu'il parvient à défendre jusqu'en 1202 contre les assauts du sénéchal de Normandie. La prise de la Normandie par Philippe-Auguste permet finalement à Raoul et à son épouse de retrouver leurs possessions normandes.

Le bail de Châtellerault (1212-1218)[modifier | modifier le code]

De 1212 à 1218, Raoul, est nommé baillistre de Châtellerault[13] en remplacement de son frère utérin Hugues de Surgères, décédé (♰ 1212). Raoul exerce la régence et reçoit les revenus de la vicomté de Châtellerault pendant la minorité de l'héritière : Clémence (1201-1239), fille du défunt Hugues III, (♰ 1203) et d'Eustachie de Mauléon. La tutelle exercée par Aimeri II de Châtellerault[14] sur Clémence prend fin en 1221. Elle épouse deux ans plus tard le cousin germain de Raoul : Geoffroy II de Lusignan, fils de Geoffroy Ier, seigneur de Vouvant et de Mervent[15].

Le traité de Parthenay (1214)[modifier | modifier le code]

Il faudra attendre 1214 et le débarquement de Jean sans Terre en Aunis pour que les Lusignan se rangent de nouveau aux côtés du roi d'Angleterre. A Parthenay, un traité est conclu le permettant à Alix de retrouver tous ses droits et de se voir restituer les châteaux de Hastings et de Tickhill[16]. Le , le roi accuse réception des lettres patentes par lesquelles Jean de Bassingburn confirme avoir remis le château de Tickhill dans le Yorkshire[17] aux hommes du comte. Ce retour du couple comtal dans le giron Plantagenêt, incite Philippe-Auguste à confisquer immédiatement le comté d'Eu en Normandie. Le traité de Parthenay prévoyait cette éventualité. Un accord financier[18] est établi avec l'ensemble des membres de la famille Lusignan et le roi Jean.

La première guerre des Barons[modifier | modifier le code]

La restitution de l'honneur de Tickhill au comte d'Eu, en vertu de prétentions qui remontaient à une concession du roi Étienne[19], a aiguisé l'appétit des autres nobles anglais. Leurs revendications, s'ajoutant à un antagonisme de plus en plus vif avec le roi Jean, ont concouru à déclencher leur soulèvement de 1215 et la première guerre des barons. Raoul d'Eu reste alors fidèle au roi d'Angleterre qui lui attribue en octobre la garde de toutes les terres de ses ennemis autour de sa baronnie d'Hastings, dans les comtés de Sussex et du Kent. Mais il perd l'honneur de Tickhill que Robert de Vieuxpont lui arrache, probablement avec l'appui des barons révoltés.

Dans le courant de l'année 1216, le roi écrit à plusieurs reprises, sans grand succès semble t-il, pour que le sheriff de Nottingham rendent ses terres à Raoul d'Exoudun. Après la bataille de Lincoln et la défaite de Louis de France en Angleterre, Raoul réclame la restitution des terres dont il a perdu le contrôle pendant la guerre. Par une série de lettres patentes, le gouvernement fait rétrocéder au comte d'Eu toutes les terres qu'il possédait avant le début de la révolte des barons et ordonne à Robert de Vieuxpont de lui remettre le château de Tickhill.

Le , Raoul envoie son fils Garin[20], peut-être un bâtard, pour recevoir de Robert de Vieuxpont la saisine de l'ensemble de l'honneur. Le connétable refuse de rendre le château et oblige les régents à composer avec lui. Pour éviter de perdre le soutien de Raoul qui leur paraît vital pour maintenir les domaines du roi en Poitou, ils offrent à Robert de Vieuxpont le poste de sheriff de Cumberland en échange de sa renonciation à ses prétentions.

Les restitutions continuent à s'opérer pendant les années suivantes : le , une enquête ayant montré que le manoir de Greetwell, dans le comté de Lincoln avait appartenu à Raoul avant la guerre, il lui est rendu[21].

Décès et sépulture[modifier | modifier le code]

Raoul Ier d'Exoudun meurt le [22] à Melle en Poitou et est inhumé à l'abbaye de Foucarmont en Normandie[23]. Les circonstances de sa mort sont mal connues.

Son décès change la situation car sa condamnation pour trahison envers le roi de France ne pèse plus sur sa veuve. À la fin de l'année 1220, Alix d'Eu réussi enfin à entrer en pleine possession de son héritage des deux côtés de la Manche. Les pressions effectuées par le neveu de son mari, Hugues X de Lusignan, comte de la Marche, sur les villes dépendantes du roi d'Angleterre en Poitou, ont forcé les régents à lui accorder la pleine gestion des baronnies d'Hastings et de Tickhill et à débouter Robert de Vieuxpont.

Fondation[modifier | modifier le code]

À quelques kilomètres au sud d'Exoudun, qu'il tenait de sa mère Aurengarde, il fonda le prieuré de Notre-Dame de Fontblanche[24].

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Inconnue[modifier | modifier le code]

Raoul Ier d'Exoudun eut avec une inconnue, un fils :

  • Garin d'Exoudun[20] (av. 1200-ap. 1217), probablement bâtard de Raoul Ier d'Exoudun, est attesté en 1215 à Oxford où il doit faire ses études[25] puisque le roi Jean ordonne au maire et aux prévôts de la ville de lui trouver un revenu de 12 deniers par jour pour ses dépenses.

Alix d'Eu[modifier | modifier le code]

Il épousa, en 1190 ou 1191 la comtesse d'Eu, Alix (v. 1180-)[26], fille et héritière du comte Henri II d'Eu, de la maison des Rollonides et de Mathilde de Warenne ; ils eurent :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. dit à tort Issoudun : l'homonymie latine entre Exoudun et Issoudun est encore présente dans certains travaux
  2. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Michel du Tréport (Ordre de Saint Benoit) (éd. Pierre Lafleur de Kermaingant), Paris, (lire en ligne), partie LIII, p. 88-90
    1191 : Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu, confirme toutes les donations faites à l'abbaye Saint-Michel-du- Tréport par ses prédécesseurs, Robert, Guillaume [II], Henri [Ier], Jean et Henri [II] le Jeune ainsi que par tous leurs hommes : les droits sur l'avoine et le froment de Villy-sur-Yères, sur l'avoine de Montroty, la dîme de Feukereuscamp, la redevance due pour la coupe de bois à Eu, les droits banaux du moulin du Mesnil-Allard, libres de toute dîme, le pasnage dans la forêt d'Eu et tous les essarts de cette forêt, toute la dîme vicomtale d'Eu, du Tréport, de Criel-sur-Mer, de Sept-Meules, et de Grandcourt, tous les droits banaux des moulins et la taille du Mont-Huon. Si les hommes de l'abbaye sont amenés à répondre devant les tribunaux, ils pourront se disculper et ne seront jugés que par l'abbé. Il lui donne également la justice des coups ayant été jusqu'au sang dans toute la terre de l'abbaye et spécialement à La Fontaine, à Villy-sur-Yères et au Mesnil-Allard. Il promet sous peine d'excommunication que ni lui ni ses héritiers ne chercheront à collecter des tailles sur les terres de l'abbaye et leur concède de pouvoir pêcher dans les eaux d'Eu pour trois fêtes, les cultures entre le Tréport et Flamengeville, et confirme la donation d'un pré à Flamengeville, d'une hospice au Tréport, une dîme au Tost, une dîme à Eu, des coutumes sur le pain et la dîme du pain au Tréport, la dîme de l'achat des poissons pour la cuisine du comte, une foire le jour de la Saint-Michel [29 septembre] et une autre le jour de la Saint-Jean-Baptiste [24 juin].
  3. José Enrique RUIZ DOMÉNEC, « Système de parenté et théorie de l’alliance dans la société catalane (environ 1000-environ 1240) », Revue Historique, no 262,‎ , p. 305-326
    José Enrique Ruiz Doménec propose de substituer à la notion généalogique de branche cadette le concept de « sous-lignage » : issu d'une souche principale qui en encadre les membres, il est toujours prêt à combattre à son service.
  4. Hugues de Surgères est le fils de Guillaume III Maingot, seigneur de Surgères, et d'Aurengarde d'Exoudun, veuve d'Hugues le Brun. Hugues de Surgères est le demi-frère d'Hugues IX le Brun, comte de la Marche et de Raoul Ier d'Exoudun, comte d'Eu.
  5. Louis VIALART, Histoire généalogique de la maison de Surgères en Poitou, Paris, 1717 (lire en ligne), p. 44-45
  6. D'après Melissa A. POLLOCK, Scotland, England and France after the loss of Normandy 1204-1296 : « Auld Amitie », Woodbridge, NED - Nouvelle édition éd., Boydell & Brewer, (JSTOR https://www.jstor.org/stable/10.7722/j.ctt7zst1q), p. 101
  7. Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 442 :

    « Le dit Raoul tenoit plusieurs chastellenies en Poitou, et par especial estoit seigneur de Metullis, et si avoit grandes terres en Aquitaine »

  8. Roger de HOVEDEN (éd. William Stubbs), Chronique, t. IV, Londres, (lire en ligne), p. 119-120 :

    « Isabel filiam Ailmari comitis de Engolismo, quam predictus comes, consilio et voluntate Richardi regis Anglie, prius dederat Hugoni le Brun comiti de la Marche ; quam idem comes in suam per verba de presenti receperat, et ipsa illum in suum receperat per verba de presenti. Sed, quia ipsa nondum annos nubiles attigerat, noluit eam predictus Hugo sibi in facie ecclesie copulare »

  9. Clément de VASSELOT de REGNE, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 95 :

    « Si Hugues IX était marié au début des années 1190, ce n'est plus le cas vers 1199 : Richard Cœur de Lion lui accorde alors la main de l'héritière d'un comté : Aymar II d'Angoulême n'a qu'une seule fille, Isabelle. »

  10. Clément de VASSELOT de REGNE, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 1290 :

    « le groupe familial composé par Hugues IX de Lusignan, son frère Raoul Ier d'Exoudun, leur oncle Geoffroy Ier de Vouvant, ses cousins, Guillaume II d'Angles, Guillaume Ier de Lezay avec ses fils, Simon II de Lezay et Joscelin Ier de Monthoiron soutient la candidature de Jean sans Terre à l'héritage de son frère Richard. Mais, lorsque le nouveau roi d'Angleterre enlève à Hugues IX sa fiancée, Isabelle d'Angoulême, et refuse de lui accorder la moindre compensation, ils se soulèvent au grand complet contre lui. »

  11. Revendiqué par les Lusignan depuis l'alliance de leur aïeul Hugues V le Pieux avec Almodis de la Marche, le comté de la Marche restera leur possession jusqu'aux derniers descendants de la lignée (Hugues XIII le Brun puis son frère cadet Guy).
  12. Foedera, Conventiones, Litterae et cujuscunque generis Acta Publica inter reges Angliae et alios quosvis imperatores, reges, &c., ab. A.D. 1101 ad nostra usque tempora habita aut tractata (éd. Thomas Rymer), t. I : pars I (1066-1272), Londres, Record Commission on Historical Manuscripts, (lire en ligne), p. 79
    1200, 28 janvier, Caen : Hugues [IX de Lusignan] le Brun, comte de la Marche et de Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu, font hommage lige à Jean, roi d'Angleterre, contre tout homme ou femme. Ils agiront fidèlement pour son honneur et son intérêt de tout leur pouvoir et pour rechercher, récupérer et maintenir ses droits et l'aider contre tous et contre ceux qui sont ou qui seront de leur famille. Ils feront en sorte que le roi d'Angleterre ne soit pas diminué pendant leur vie ou par leurs cousins ou par d'autres. En garantie de cela, ils font jurer plusieurs de leurs vassaux dont Joscelin de Lezay.
  13. Anaïs LANCELOT, Les vicomtes de Châtellerault : une puissance discrète (XIIe-XIIIe siècles), vol. I (Mémoire de Master 2 sous la direction de Martin Aurell), Poitiers, Université de Poitiers, (lire en ligne), p. 36
  14. (baillistre de 1218 à 1221)
  15. Anaïs LANCELOT, Les vicomtes de Châtellerault : une puissance discrète (XIIe-XIIIe siècles), vol. I (Mémoire de Master 2 sous la direction de Martin Aurell), Poitiers, Université de Poitiers, (lire en ligne), p. 28-29 ; 88
  16. Rotuli Chartarum in Turri Londinensi asservati (éd. Thomas Duffus Hardy), vol. I, pars 1, Londres, (lire en ligne), 1199-1216, p. 197-198 :

    « Dominus autem rex reddidit comiti Augi castrum de Hasting et Tikill cum pertinentiis, et totum jus Alicie uxoris sue, filie comitis Augi »

    1214, 25 mai, Parthenay : Hugues [IX] de Lusignan, comte de la Marche, Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu et Geoffroy [Ier] de Lusignan font un traité de paix et d'alliance avec le roi d'Angleterre, Jean. Le roi donne sa fille Jeanne en mariage au fils du comte de la Marche, Hugues [X], et la confie à leur garde. Il donne à sa fille une dot de 2000 livres qui doivent être assignées sur le Poitou, l'Anjou et la Touraine. En attendant, Hugues [X] aura la garde de la Saintonge et de l'île d'Oléron qui retourneront au roi une fois la dot attribuée. Si Hugues [X] ou Jeanne meurent sans héritier, les terres reviendront au roi. La possession du comté de la Marche est confirmée à Hugues [IX] qui en fait hommage au roi. Raoul [Ier d'Exoudun] se voit restituer les honneurs d'Hastings et de Tickhill et attribuer une rente annuelle égale à la valeur du comté d'Eu qui lui a été confisqué par le roi de France. Geoffroy [Ier] de Lusignan et tous les vassaux des signataires recouvrent également leurs terres. Une trêve est proclamée entre Geoffroy et Guillaume [IV] Maingot, seigneur de Surgères, et une compensation proposée aux prétentions de ce dernier sur le château de Vouvant. Le comté d'Angoulême reste intégralement au roi d'Angleterre qui offrira au comte de la Marche une compensation financière pour les châteaux de Bouteville et de Châteauneuf.
  17. Jacques BOUSSARD, Le gouvernement d'Henri II Plantagenêt, Paris, , p. 40 :

    « Les possessions de Tickhill en font la seconde baronnie la plus importante du Yorkshire. »

  18. Rotuli Chartarum in Turri Londinensi asservati (éd. Thomas Duffus Hardy), vol. I, pars 1, Londres, (lire en ligne), 1199-1216, p. 208
    1214, 27 mai, Parthenay : Jean, roi d'Angleterre distribue des fiefs à ses chevaliers. Guillaume [II] de Lezay reçoit 100 livres et un fief-rente d'une valeur de 100 livres, quatre chevaliers de Geoffroy [Ier] de Lusignan reçoivent 200 livres, et lui-même, 1000 livres poitevines. En compensation pour Bouteville et Châteauneuf, Hugues [IX de Lusignan], comte de la Marche, reçoit 500 marcs pour les trois années à venir ainsi qu'un don de 1000 livres sterling. En compensation pour le comté d'Eu, Raoul [Ier d'Exoudun], se voit octroyer une rente annuelle de 6000 livres tournois.
  19. James C. HOLT, « Politics and Property in Early Medieval England », Colonial England, 1066-1215, Londres, Hambledon Press,‎ , p. 113-160 (lire en ligne)
  20. a et b Patent Rolls of the reign of Henry III preserved in the Public Record Office (éd. Henry C. Maxwell Lyte), t. I : 1216-1225, Londres, , p. 95 :

    « Warino, filio predicti R[adulphi] comitis Augy »

    1217, septembre 28 (ap.), Tickhill : Henri III d'Angleterre donne l'ordre à Robert de Vieuxpont de remettre le château et la terre de Tickhill entre les mains de Garin d'Exoudun.
  21. Rotuli litterarum clausarum in Turri Londinensi asservati (éd. Thomas Duffus Hardy), vol. I : 1204-1224, Londres, , p. 391
  22. Ex Obituario monasterii Ulterioris Portus (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII, Paris, H. Welter, coll. « Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores », (lire en ligne), p. 452 :

    « Obiit Radulphus, cornes Augi »

  23. Chronique des comtes d'Eu depuis 1130 jusqu'à 1390 (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, (lire en ligne), p. 442
  24. « Documents relatifs du prieuré de Notre-Dame de Fontblanche (1220-1665) » (éd. Gustave Babinet de Rencogne), Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres, Niort, L. Clouzot, 2è, vol. 12,‎ , p. 1-40 (lire en ligne)
  25. Rotuli litterarum clausarum in Turri Londinensi asservati (éd. Thomas Duffus Hardy), vol. I : 1204-1224, Londres, , p. 195 :

    « Warinus filius Comitis Augi »

  26. Ex Obituario monasterii Ulterioris Portus (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII, Paris, H. Welter, coll. « Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores », (lire en ligne), p. 452
    Obiit Aelis, venerabilis comitissa Augi.
  27. a et b Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame et Saint-Jean-Baptiste de Foucarmont (Copie du XIIIe siècle, 1224 (Y 13), fol. 55-56, d'après original perdu), Rouen, Bibliothèque municipale
    1219, 17 mai, Melle : Alix, comtesse d'Eu, [veuve de Raoul Ier d'Exoudun], avec l'accord de son fils Raoul [II] et de sa fille Mathilde, confirme à l'abbaye de Foucarmont tout ce qui lui a déjà donné à savoir une terre, une rente de quatre livres et toutes les dîmes de ses domaines anglais comme le prouvent les chartes que les moines ont en leur possession en échange de quoi les moines constitueront dix prêtres pour prier dans cette abbaye pour le salut de son âme, celui de son époux et pour la rémission de ses péchés et des péchés de ses héritiers et de ses parents.
  28. a b et c « Documents relatifs du prieuré de Notre-Dame de Fontblanche (1220-1665) » (éd. Gustave Babinet de Rancogne), Mémoires de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Niort, L. Clouzot, 2è série, vol. XII,‎ , p. 7-8 (lire en ligne)
    1220, novembre, La Mothe-Saint-Héraye : Alix, comtesse d'Eu, veuve de Raoul [Ier d'Exoudun], comte d'Eu, donne au prieuré Notre-Dame-de-Fontblanche, avec l'assentiment de son fils Raoul [II] et de ses filles Mathilde et Jeanne, la moitié de ce qu'elle possédait du don de son époux dans le Breuil d'Alaine, avec six quarterées de pré.
  29. Elle reçoit le prénom de sa grand-mère maternelle : Mathilde de Warenne (♰ av. 1228).
  30. Ex Obituario monasterii Ulterioris Portus (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII, Paris, H. Welter, coll. « Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores », (lire en ligne), p. 452 :

    « Obiit nobilis Mathildis, comitissr de Herefort, filia nobilis Aelidis, comitissae Augi. »

  31. Elle porte le même prénom que sa tante maternelle : Jeanne d'Eu (♰ 1252) vicomtesse de Crieul.
  32. Ex Obituario ecclesiæ Augensis (éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle), t. XXIII, Paris, H. Welter, coll. « Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores », (lire en ligne), p. 451

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sigillographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]