Roberto Calasso

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Roberto Calasso
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
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Écrivain, éditeur, éditeurVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Francesco Calasso (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions
Liste détaillée

Roberto Calasso, né le à Florence (Italie) et mort le à Milan[1], est un écrivain et éditeur italien.

Il est l'époux de l'écrivaine suisse d'expression italienne Fleur Jaeggy[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir fréquenté le lycée classique, Roberto Calasso passe sa thèse avec Mario Praz sur I geroglifici di Sir Thomas Browne (Les Hiéroglyphes de Sir Thomas Browne).

À 21 ans, sur les instances de son ami et mentor Roberto « Bobi » Bazlen, il rejoint la maison d’édition Adelphi, dont il devient le directeur éditorial en 1971, puis conseiller délégué en 1990 et, enfin, président en 1999[3]. En 2004, il devient visiting professor à l’université d’Oxford pour la chaire de littérature européenne comparée. Il reçoit le prix européen de l'essai Charles Veillon en 1991.

Pour Adelphi, il s'est occupé de l'édition italienne du Récit du pèlerin d'Ignace de Loyola, d’Ecce homo de Nietzsche, des Dits et Contredits de Karl Kraus, des Mémoires d'un névropathe de Daniel Paul Schreber, des Écrits de Roberto Bazlen, d'un recueil de photographies de Bruce Chatwin et des Aphorismes de Zürau de Kafka[3]. Il fait paraître en 1974 un essai, Le Fou impur (L'impuro folle), inspiré des Mémoires d'un névropathe du président Schreber.

Ses œuvres ultérieures s'avèrent souvent à la frontière entre roman et essai : Les Noces de Cadmos et Harmonie (Le nozze di Cadmo e Armonia, 1974), qui remporte en France le Prix du Meilleur livre étranger - essai, La Ruine de Kasch (La rovina di Kasch, 1983), Ka (1996), K. (2002) qui a pour figure centrale Franz Kafka, Le Rose Tiepolo (Il rosa Tiepolo, 2006), La Folie Baudelaire (2008), lauréat du prix Chateaubriand, et L'Ardeur (L'ardore, 2010).

D'autres titres sont des recueils d'articles : Les Quarante-Neuf Degrés (I quarantanove gradini, 1991)), La Littérature et les Dieux (La letteratura e gli dei, 2001), qui remporte le prix Bagutta, La Folie qui vient des Nymphes (La follia che viene dalle Ninfe, 2005), ainsi que Cento lettere a uno sconosciuto, ouvrage singulier qui reprend cent des quelque mille quatrièmes de couverture qu'il a rédigées pour les éditions Adelphi. Dans La Folie qui vient des Nymphes (titre d'une leçon prononcée à Paris au Collège de France le ), il s'attache à montrer la place de la possession, au-delà du rationnel, dans le jeu de la connaissance, reconnaissant que « notre vie mentale est hantée par des puissances qui la dominent et qui échappent à tout contrôle »[4] - possession ou vertige qui tires ses origines de la « folie divine » des Grecs, mais que Calasso met aussi en évidence dans des œuvres d'auteurs aussi différents que Franz Kafka, Vladimir Nabokov, Alfred Hitchcock ou encore John Cage.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Tous les titres sont initialement parus chez la maison d'édition Adelphi, à Milan que Roberto Calasso a dirigé pendant 50 ans[3].

Romans[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • L'editoria come genere letterario[5]

Autre publications[modifier | modifier le code]

  • Gli aforismi di Zürau (2004)
    Publié en français sous le titre Les Aphorismes de Zürau par Franz Kafka ; édition de Roberto Calasso ; traduit de l'allemand par Hélène Thiérard, Paris, Gallimard, coll. « Arcades » no 99, 2010 (ISBN 978-2-07-078281-9)

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « E' morto Roberto Calasso - Ultima Ora », sur Agenzia ANSA, (consulté le ).
  2. (it) « Jaeggy Fleur: "Amo il vuoto, l'assenza di relazioni. Vorrei solo la macchina da scrivere" », sur la Repubblica, (consulté le ).
  3. a b et c « Mort de l'éditeur et écrivain Roberto Calasso : 50 ans à la tête d'Adelphi », sur ActuaLitté.com (consulté le ).
  4. Roberto Calasso, La Folie qui vient des Nymphes, traduit par Jean-Paul Manganaro, Paris, Flammarion, 2012, p. 24.
  5. (it)[PDF] Conférence donnée le 17 octobre à Moscou, à l'occasion d'une manifestation des Éditions Adelphi ; publiée en ligne par la revue Adelphiana 16 novembre 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]