Campaspe

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Campaspe se déshabillant devant Apelle par ordre d'Alexandre (1883), œuvre d'Auguste Ottin. Façade Nord de la cour Carrée du Palais du Louvre.

Campaspe (d'après Claude Élien[1]) ou Pancaste (d'après Pline l'Ancien[2]) passe pour avoir été une maîtresse d'Alexandre le Grand et le modèle du peintre Apelle. Son existence est probablement une légende, elle est surtout connue par une anecdote apocryphe de Pline l'Ancien qui a été le sujet de nombreuses représentations artistiques.

Sources[modifier | modifier le code]

Son nom est ignoré des principales sources sur la vie d'Alexandre le Grand. Le premier auteur qui rapporte son nom est Pline l'Ancien[2] au Ier siècle de l'ère moderne. Elle est ensuite citée par Lucien de Samosate[3] au IIe siècle (que cite Philostrate de Lemnos[4]), puis Claude Élien[1] au IIIe siècle.

En raison de ces témoignages tardifs, il est souvent reconnu que son existence n'est qu'une légende[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vénus anadyomène, fresque de Pompéi d'après l'original d'Apelle, portrait supposé de Campaspe.

Elle serait originaire de Larissa, et aurait été la premier amour d'Alexandre[1]. Ce dernier aurait demandé à son peintre favori Apelle de faire un portrait nu de Campaspe. L'anecdote est contée par Pline l'Ancien, d'où vient l'essentiel de la renommée de Campaspe (qu'il nomme Pancaste) : « Au reste, Alexandre donna une marque très mémorable de la considération qu'il avait pour ce peintre : il l'avait chargé de peindre nue, par admiration de la beauté, la plus chérie de ses concubines, nommée Pancaste ; l'artiste à l'œuvre devint amoureux ; Alexandre, s'en étant aperçu, la lui donna : roi grand par le courage, plus grand encore par l'empire sur soi-même, et à qui une telle action ne fait pas moins d'honneur qu'une victoire ; en effet, il se vainquit lui-même. Non seulement il sacrifia en faveur de l'artiste ses plaisirs, mais encore ses affections, sans égard même pour les sentiments que dut éprouver sa favorite en passant des bras d'un roi dans ceux d'un peintre. Il en est qui pensent qu'elle lui servit de modèle pour la Vénus anadyomène »[2].

Évocations artistiques[modifier | modifier le code]

L'anecdote mettant en scène Alexandre le Grand, une belle concubine et le meilleur peintre de l'Antiquité ne pouvait qu'inspirer les artistes. D'autant que c'est l'occasion d'un face à face plutôt équilibré entre un artiste et son prince, accompagnée d'une scène de voyeurisme complaisant, voire de candaulisme.

Dessins et gravures[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

Danse[modifier | modifier le code]

Autres Évocations[modifier | modifier le code]

Campaspe a également donné son nom à :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Claude Élien, Histoire variée, 12,34 (lire en ligne)
  2. a, b et c Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XXXV,36,24 (lire en ligne)
  3. Lucien de Samosate, Les Portraits, 07 (lire en ligne)
  4. Philostrate de Lemnos, Galerie antique, I, 174 (lire en ligne)
  5. (en) Robin Lane Fox, Alexander the Great, Pinguin, , 576 p.