Udine

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Udine
Udine.png
Nom officiel
(it) UdineVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom local
(it) UdineVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Région autonome à statut spécial
Province
Capitale de
Superficie
56 km2
Altitude
113 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Map of comune of Udine (province of Udine, region Friuli-Venezia Giulia, Italy).svg
Démographie
Population
100 032 hab.
Densité
1 786,3 hab./km2
Gentilé
Udinesi
Fonctionnement
Statut
Jumelages
Identifiants
Code postal
33100Voir et modifier les données sur Wikidata
ISTAT
030129Voir et modifier les données sur Wikidata
Indicatif téléphonique
0432Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Udine (Udin en frioulan) est une ville d'Italie, d'environ 100 000 habitants, capitale de la région historique et géographique du Frioul, située dans la région autonome du Frioul-Vénétie julienne. Elle est le chef-lieu (capoluogo en italien) de la province d'Udine.

En 1971, elle est récompensée du Prix de l'Europe par le Conseil de l'Europe.

Elle est jumelée avec Vienne en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Udine se trouve au centre de la région et est située sur les voies transalpines du Frioul, en direction de l'Autriche et vers l'Est européen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Udine, piazza Libertà et château.

Capitale de la région historique du Frioul, elle fut fondée en 983, et gagna vite en importance grâce au déclin d'Aquilée d'abord et de Cividale ensuite en devenant le siège du Patriarche d'Aquilée, à l'occasion de la donation du château de la part de l'empereur Laiton II.

En déclin sous la domination de la République Vénitienne qui dura de 1420 (prise d'Udine le 7 juin 1420 qui met fin au patriarcat du Frioul[1]) à 1797, il y eut, dans l'administration, une parenthèse française suite aux campagnes napoléoniennes, le passage à l'empire austro-hongrois après la Restauration et finalement l'annexion de la ville au royaume d'Italie en 1866.

Pendant la Première Guerre mondiale, elle fut, jusqu'à la défaite de Caporetto, le siège du haut commandement italien, et reçut l'appellation de « capitale de la guerre ». Après le , elle fut à nouveau occupée et devint un poste administré directement par le Troisième Reich, et ce jusqu'à la fin de l'occupation allemande en .

En 1976, Udine et sa région connaissent deux importants séismes.

Langues et dialectes[modifier | modifier le code]

Le frioulan[modifier | modifier le code]

Le frioulan est la deuxième langue minoritaire en Italie. Il est utilisé majoritairement par les habitants d'Udine sous sa forme de frioulan central qui se caractérise par les terminaisons en "e" des mots féminins. De nombreuses indications routières et les noms de rues de la ville sont en frioulan.

Le dialecte de la ville d'Udine[modifier | modifier le code]

Le dialecte d'Udine est particulier à la ville, où, à la différence des zones environnantes, on emploie un idiome de type vénitien fortement influencé par la langue frioulane. Au cours des dernières décennies, cependant, ce dialecte est tombé en désuétude et, aujourd’hui, il a presque disparu.

En réalité, ce dialecte a été utilisé seulement par deux générations d’habitants d’Udine, celles qui sont nées durant les années 1940 et 1950. Il n'est pas lié à l’influence historique de Venise mais il doit son origine à sa fonction sociale « particulière » : distinguer les habitants du centre ville de ceux de la périphérie et de la campagne. Les habitants du « seul » centre ville s’en servaient pour assumer – ou, du moins, ils le pensaient – un statut social supérieur à celui des habitants de la périphérie et des paysans de la campagne qui parlaient le frioulan. Ce dialecte a été utilisé seulement par deux générations avant d'être abandonné, au profit de la langue italienne. Aujourd'hui, seules quelques personnes de ces générations continuent à le parler. Les générations suivantes lui ont préféré la langue italienne ou la langue frioulane.

Art[modifier | modifier le code]

Le château et son église castrale sont situés sur une colline qui domine la ville.

Saint Marc et des saints, 1501
Chapelle St Marc, Cathédrale d'Udine

La cathédrale (duomo) et son campanile sont construits sur l'ancien baptistère. Giovanni Martini signa en 1501, le retable Saint Marc et Saint Jean-Baptiste, et les saints Étienne, Jérôme, Ermacore et Antoine abbé, et le bienheureux Bertrand , qui se trouve dans la chapelle Saint Marc de la cathédrale. Ce travail a été très critiqué, par Giacomo Gordino, le doyen du chapitre, dans une lettre adressée à Domenico Grimani, patriarche d'Aquilée. Il reprochait au peintre, l'aspect martial de saint Marc, dans lequel on peut reconnaître le portrait du lieutenant Antonio Loredan[2]. Ce même peintre réalisa le Retable de Sainte Ursule, daté au verso de 1507, pour l'église de Saint Pierre martyr. La partie centrale est aujourd'hui à la Pinacoteca di Brera à Milan, la partie supérieure au Musée civique et galerie d'art ancien d'Udine, et une autre partie est dans une collection privée. Ces deux retables, témoignent de sa connaissance des œuvres d'Alvise Vivarini et de Cima da Conegliano, et sont en lien avec les écoles de peinture du Quattrocento au Frioul.

Parmi les monuments célèbres, on peut citer aussi : l'église Saint-François, la Loggia du Lionello et celle de San Giovanni, la chapelle Manin, le palais Strassoldo Mantica, la place Matteotti, jolie place carrée où se tient le marché, l'élégante place de la Liberté de style vénitien et la place San Giacomo, qui représente le cœur citadin avec le Mercatovecchio.

Y sont également présentes quelques peintures du Tiepolo, le plus grand peintre italien du XVIIIe siècle.

Place du Premier Mai se trouve l'élégante église nommée Santuario della Beata Vergine delle Grazie (reconstruite en 1495). En ce qui concerne les œuvres modernes, à signaler le Théâtre Nouveau Giovanni d'Udine.

Les principaux musées sont les musées et les galeries d'histoire et d'art situés dans le château, le musée diocésain et les galeries du Tiepolo dans le palais archiépiscopal, le musée ethnographique du Frioul, le musée d'art moderne et contemporain dans la Casa Cavazzini , la salle de la Rimembranza Brigata Alpina , les galeries du Progetto dans le palais Valvason Morpugo, et la galerie Tina Modotti, célèbre photographe udinaise, par ailleurs mannequin, actrice et militante révolutionnaire.

Personnalités liées à Udine[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité liée à Udine.

La cuisine frioulane et les spécialités typiques d'Udine[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Avec ses onze communes limitrophes, Udine forme une aire urbaine d'environ 169 000 habitants sur 312 km2, pour une densité de 613 hab/km2[réf. nécessaire].

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 1998 Enzo Barazza Centre gauche  
1998 2003 Sergio Cecotti Ligue du Nord  
2003 2008 Sergio Cecotti L'Olivier  
28 avril 2008 en cours Furio Honsell Centre gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Baldasseria, Beivars, Chiavris, Cormor, Cussignacco, Gervasutta, Godia, Laipacco, Molin Nuovo, Paderno, Paparotti, Rizzi, San Domenico, San Gottardo, Sant'Osvaldo, San Ulderico, Villaggio del Sole.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Campoformido, Pasian di Prato, Pavia di Udine, Povoletto, Pozzuolo del Friuli, Pradamano, Reana del Rojale, Remanzacco, Tavagnacco.

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Udine est jumelée avec [3]:

La ville d'Udine entretient des pactes d'amitié avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Touring Club Italiano, Friúli Venezia Giulia, Touring Editore, (lire en ligne), p. 271
  2. Dizionario biografico degli italiani - voce Giovanni Martini - Volume 71 (2008)
  3. Città gemellate