Mont Olympe

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Mont Olympe
Vue du mont Olympe depuis l'ouest.
Vue du mont Olympe depuis l'ouest.
Géographie
Altitude 2 917 m, Pic Mytikas
Massif Massif de l'Olympe
Coordonnées 40° 04′ 55″ N 22° 20′ 57″ E / 40.08194, 22.34917 ()40° 04′ 55″ Nord 22° 20′ 57″ Est / 40.08194, 22.34917 ()  
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphéries Macédoine-Centrale
Thessalie
Nomes Piérie
Larissa
Ascension
Première , par Christos Kakalos, Frédéric Boissonas et Daniel Baud-Bovy

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Mont Olympe

Le mont Olympe (en grec ancien Ὄλυμπος / Ólympos, en grec moderne Όλυμπος / Ólimbos) est la plus haute montagne de Grèce, avec un sommet à 2 917 mètres. Elle fait partie de la chaîne du même nom. L'Olympe est traditionnellement le domaine des dieux de la mythologie grecque. Il fait partie des dix parcs nationaux de Grèce.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Celle-ci n'est pas assurée, cependant il existe plusieurs étymologies possibles :

  • La première semblerait faire appel à des éléments d'origine exclusivement indo-européenne. Ainsi les termes du grec ancien : ollumi (« détruire »), oloos (« destructeur », « funeste ») ou oulē (« coupure », « entaille ») permet de poser un thème olu- signifiant : « couper », « tailler », « faucher », « raser ». Quant à la finale -mpos, ce suffixe est attesté dans plusieurs langues indo-européennes dans des adjectifs indiquant une situation, une position ou une orientation. Il ressort donc qu’Olumpos a pu signifier d'abord : « situé en position tranchante » ou « coupant le passage ». On sait que l'Olympe était presque partout infranchissable et cette montagne a longtemps été considérée par les Anciens comme étant une frontière séparant la Thessalie de la Macédoine ou, si l'on préfère, la Grèce antique du continent européen plus septentrional[1].
  • La seconde serait qu'« Oulumpos » (comme on le trouve chez Homère) provienne de l'indo-européen et soit constitué des racines *wel- (« tourner », « s'enrouler » – à l'origine, par exemple, de l'allemand Wolke : « nuage », du français valse...) et *ombh- (« chose ronde », « sommet » – voir par exemple le latin « umbo » désignant la partie bombée d'un bouclier). Le sens de Olympos serait celui de « montagne dont les nuages s'enroulent autour du sommet ». Le mot remonterait à l'Indo-européen commun *wol-*omb et aurait été déformé en Olumpos par les Grecs lorsqu'ils adoptèrent ce mot[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Animation représentant le massif de l'Olympe en trois dimensions.

Le mont Olympe s'étend au nord de la Grèce près de la côte Égéenne, à la limite de la Thessalie et de la Macédoine. L'Olympe est une montagne d'apparence massive, s'élevant abruptement à plusieurs endroits, bordée de larges ravins et densément boisé dans sa partie inférieure. Son vaste sommet rocheux est recouvert de neige la majeure partie de l'année.

La première ascension connue a été faite en 1913 par Daniel Baud-Bovy, Fréderic Boissonnas et Christos Kakalos.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Olympe, par Tiepolo (milieu du XVIIIe siècle)

Puisque son sommet reste caché aux mortels par les nuages, l'Olympe est aussi un lieu de villégiature sur lequel les dieux grecs avaient élu domicile pour passer leur temps à festoyer (leur boisson favorite est le célèbre nectar et ils consomment l'ambroisie qui les rend immortels) et à contempler le monde.

Homère décrit ce lieu comme un endroit idéal et paisible, isolé des intempéries telles que la pluie, la neige ou le vent, où les dieux pouvaient vivre dans un parfait bonheur. Ceux-ci y avaient élu domicile après avoir évincé les Titans, Ophion et Typhon.

Aux Olympiens de première génération, Zeus, Poséidon, Hadès, Déméter, Hestia et Héra, s'ajoutèrent six autres dieux de la génération suivante qui descendent de Zeus, surtout par des unions extraconjugales. Quoique la tradition compte les Olympiens au nombre de douze, quatorze dieux ont, d'une version à l'autre, fait partie de ce groupe, sous le contrôle de Zeus. On explique par exemple ces variations du fait que Hadès ne pouvait demeurer sur l'Olympe puisqu'il régnait sur le monde souterrain des Enfers. Héphaïstos, Dionysos, Poséidon et quelquefois Hermès s'absentaient tour à tour de la liste.

Ne pas confondre avec le sanctuaire d'Olympie, situé dans le Péloponnèse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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