Gérard Filoche

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Gérard Filoche
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Gérard Filoche à Paris en septembre 2010.

Naissance (69 ans)
Rouen
Profession

Gérard Filoche, né à Rouen le , est un militant politique français de gauche. Militant depuis 1963 à la CGT et à l'Unef, il adhére à l'UEC et au PCF en 1965, il fonde à Rouen le CVN (Comité Vietnam national). Exclu du PCF et de l'UEC en 1966, il cofonde la JCR (Jeunesse communiste révolutionnaire), devient un des animateurs dirigeants du "comité de gréve des étudiants de Rouen" en mai 1968, puis co-fonde en 1969 la Ligue communiste (SFQI). Il y milite pendant 25 ans, mais à partir de 1969 et 1974, comme minoritaire partisan de l'unité de la gauche, syndicale et politique, du "front unique", désaccord persistant qui l'amène avec 20% de la LCR, ses camarades de tendance à rejoindre collectivement en été 1994 le Parti socialiste. Cette activité politique est décrite de 1964 à 1994 dans son livre "Mai 68 histoire sans fin".

Il est également connu pour son métier d'inspecteur du travail et ses livres sur Mai 68 et sur le droit du travail, ses travaux sur les questions sociales et le salariat (code du travail, retraites, sécurité sociale, CHSCT, dette publiqueetc.).

Famille[modifier | modifier le code]

Gérard Filoche est né à Rouen le d'un père cheminot et d'une mère aide-soignante.

Il est, avec Françoise, le père de Léa Filoche, conseillère de Paris, Emma et Germain puis, avec Sybille Fasso, de Louise Fasso Filoche[1],[2].

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Ayant obtenu une licence et un certificat de maîtrise de philosophie à Rouen en 1968, il est successivement moniteur, facteur, conducteur de train, manutentionnaire, chauffeur-livreur, maître-auxiliaire, enseignant de philosophie, journaliste, un des dirigeants du quotidien Rouge du 15 mars 1975 au 29 janvier 1979, ouvrier du livre, puis contrôleur du travail à la formation professionnelle de 1982 à 1985. Nommé inspecteur du travail pour ses 40 ans en 1985, il exerce ses fonctions d'abord dans l'agriculture en Champagne-Ardenne de 1987 à 1989, ensuite à Paris, 3e arrondissement de mars 1989 à avril 2003 et enfin, 2e arrondissement jusqu'à sa retraite en décembre 2010.

Inspecteur du travail[modifier | modifier le code]

Il est également connu de par sa profession d'inspecteur du travail. Cette activité lui a valu d'être nommé « personnalité qualifiée » de 1999 à 2001 au Conseil économique et social par Lionel Jospin, où il fit adopter un « avis » sur les « 20 ans de CHSCT ».

Il rédige plusieurs ouvrages en faveur puis en défense des 35 h pour lesquelles il mène campagne a partir de 1994 à l'aide d'une pétition de syndicalistes de la CGT, de la CFDT et de FO. Avec des inspecteurs membres du PCF, de la LCR, du MRC, de la LCR et du PS il rédigera deux projets de loi pour les 35 h et les défendra publiquement avec un écho de presse important en parallèle avec les deux projets de loi préparés au nom du gouvernement par Martine Aubry en juin 1998 et en décembre 1999.

Cela lui vaudra une menace de "blâme" administratif de la part de son ministère (du travail) pour s'exprimer trop dans la presse et ne pas respecter le "devoir de réserve" : par deux fois le sujet sera abordé en "une" du journal Le Monde, il recevra assez de soutiens pour que la procédure soit interrompue et la sanction abandonnée.

Il a collaboré à un documentaire de 70 minutes de Richard Bois, La dernière digue, l'inspection du travail, diffusé sur France 2 le . Il est à l'origine de l'idée et a collaboré au téléfilm Simon le juste, dont le héros est un inspecteur du travail, avec Dan Franck et Gérard Mordillat, diffusé sur France 2 le mercredi .

En 2007, il est menacé d’être mis en examen par le juge Yves Madre pour avoir menacé dans son activité professionnelle régulière de dresser un procés verbal à l'employeur de Guinot Mary Cohr  : le patron porte plainte pour « chantage ». Le juge interroge Gérard Filoche (en présence de son avocat M° Tricaud) pendant cinq heures au Palais de justice de Paris, le vendredi 9 mars 2007, et renonce, finalement, à le mettre en examen.

Il mène campagne active en 2003 pour la défense du droit à la retraite a 60 ans pour tous et publie un livre en ce sens avec Jean-Jacques Chavigné.

De 2004 à 2008, il est l'un des principaux acteurs à s'opposer à la "recodification" du Code du travail, dont il critique des changements défavorables aux salariés[3].

À la fin de l'année 2009, Gérard Filoche est finalement mis en examen puis renvoyé en correctionnelle, à la suite d'un réquisitoire supplétif, pour entrave au fonctionnement du comité d'entreprise de Guinot - Mary Cohr[4] à l'été 2004[5]. Lors de la séance du comité d'entreprise statuant sur le licenciement d'une déléguée syndicale CGT, Gérard Filoche aurait imposé sa présence et exercé des pressions sur les membres du comité d'entreprise. Cette femme était une salariée ancienne de l'entreprise, cadre commerciale, qui, au retour de son congé maternité, s'était vu attribuer un poste qui n'était ni identique ni similaire à celui qu'elle occupait avant sa grossesse. Par trois fois, au premier semestre 2004, l'employeur avait demandé l'autorisation de la licencier à Gérard Filoche qui avait refusé, car il s'agissait d'une discrimination. L'inspecteur avait imposé la mise en place d'institutions représentatives du personnel qui n'existaient pas. Mais en fait le CE "élu" était « bidon », composé d'un seul membre au service de l'employeur. Une pétition de soutien à Gérard Filoche recueillit plus de 42 000 signatures en quelques semaines[6]. Dans cette même affaire, le comité d'entreprise donna un avis indicatif (mais non contraignant pour l'inspecteur) favorable au licenciement de la déléguée syndicale, Gérard Filoche refusa de donner cette autorisation de licenciement, le ministère du Travail cassa cette décision, puis le tribunal administratif confirma la légitimité de la décision de Gérard Filoche contre l'avis du directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle[7]. De son côté la salariée gagna toutes les procédures , l'employeur fut condamné pour "entrave" puis pour "discrimination", puis à la ré intégrer. Le 12 octobre 2011, a son tour, Gérard Filoche est relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Paris[8]. L'institut de beauté ayant fait appel du jugement[9], le la Cour d’appel du TGI de Paris, après huit ans de procédures, juge irrecevable la plainte attribuée au CE Guinot[10],[11]. Au total, de 2004 à 2012, 14 procès envers la salariée ou envers l'inspecteur ont été perdus par l'entreprise Guinot. L'administration, qui la lui avait refusée, finit par lui accorder la « protection fonctionnelle » dans cette affaire le 26 juillet 2012.

Parmi ses livres, une vingtaine ont trait au droit du travail et au droit social : sur les 35 h, le code du travail, la sécurité sociale, la retraite, et il rendit compte de son activite comme inspecteur dans plusieurs "Carnets un inspecteur du travail" se réclamant de Pierre Hamp inspecteur du travail au début du XX° siècle dans l'Humanité, le journal de Jean Jaurès. Cette activité éditoriale lui valut de n'avoir aucune promotion et ne plus recevoir de primes ( "continue de s'exprimer dans les médias")

Il mène campagne nationale unitaire contre la loi Sarkozy qui attaque à nouveau les retraites en 2010.

Il prend lui même sa retraite le 23 décembre 2010 après avoir cotisé 41 annuités, 30 dans le service public, 11 dans le privé.

Au premier semestre 2013, il s'oppose à l'ANI (accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013) avant que celui-ci ne devienne la loi du 14 juin 2013. Puis il refait campagne en automne 2013 en défense du droit à la retraite à 60 ans sans décote sous le slogan « pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ». En 2015 il mène campagne contre les lois "Macron" et "Rebsamen" qu'il accuse d'être des lois de régression anti code du travail.

Militant syndical et politique[modifier | modifier le code]

D'origine ouvrière (père chaudronnier-menuisier à la SNCF, mère aide-soignante), il fait des études de philosophie à l'université de Rouen et adhère à l'UNEF. Il adhère à la CGT en 1963. Il devient membre de l'Union des étudiants communistes et du Parti communiste français ; il en est exclu en 1966. Il anime le Comité Vietnam de Rouen, cofonde la Jeunesse communiste révolutionnaire (trotskiste) et participe à mai 68 en tant que dirigeant du « comité de grève des étudiants de Rouen ». Il devient président de l'Association générale des étudiants de Rouen-UNEF. Il anime une puissante section de la Ligue à Rouen après Mai 68.

Il co-fonde la Ligue communiste, puis la Ligue communiste révolutionnaire, et siège 25 ans au bureau politique de ces deux mouvements successifs. Sa compagne, Françoise Filoche, rencontrée en 1961, épousée en 1971, qui est à l'origine de son engagement politique, est l'une des premières féministes de la Ligue communiste, organisant un courant révolutionnaire au début des années 1970 au sein du MLF[12].

Il s'oppose au départ de la Ligue communiste de l'UNEF en 1969. Ce sera le début d'une longue bataille minoritaire de congres en congres, de 1974 à 1994, pour le front unique. Il défendra l'unité syndicale et politique de la gauche, en rupture avec la droite.

Il critiquera le gauchisme d'Alain Krivine, Daniel Bensaïd et Michel Recanati à l'occasion de la manifestation du contre le meeting d'Ordre nouveau à la Mutualité, manifestation qui conduisit à la dissolution de la Ligue communiste[13].

Il lance, seul au début, une tendance « T1 », en juin 1974 (20 % des voix au Congrès de 1975) ; elle se renouvellera au congrès de 1976. Elle se différenciera sur l'analyse de la révolution portugaise de 1975-1976. Elle se distinguera en défendant un « travail de masse », un « front unique », un « gouvernement PS-PC », un « syndicalisme unitaire » (syndicat étudiant, syndicat lycéen, syndicat de soldats, unité des syndicats de salariés). Elle représente l'opposition à la T2, majoritaire, d'Alain Krivine, Daniel Bensaïd et Henri Weber[14]. Il ne s'alliera avec Krivine qu'en 1978-79, alors que la LCR accepte un court moment une ligne unitaire, et ferme le quotidien Rouge [14]. Devenu majoritaire en 1979, il ne pourra empêcher la scission d'une aile de son ancienne tendance avec Daniel Gluckstein, qui se rallie au lambertisme au congrès de l'Haÿ-les-Roses, en novembre 1979.

Il est membre du Secrétariat unifié de la Quatrième internationale de 1979 à 1994. Il participe ou anime à plusieurs reprises des tendances internationales lors des Congrès mondiaux, notamment en opposition à la ligne dite de "lutte armée" en Amérique latine et celle dite de "conquête de l'avant garde large". Il y oppose une ligne de masse et de front unique syndical et politique.

Il anime la minorité « unitaire » de la LCR tout au long des années 1980, avant de créer « Vent d'Est » puis « Démocratie & Socialisme » lorsque survient la chute du mur de Berlin et le refus de la LCR de voter à gauche au scrutin de 1993. Sa tendance, après un stage collectif de réflexion à Revel en juillet 1994, rejoint collectivement le Parti socialiste[15].

Militant de la gauche du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Début 1994, il lance avec D&S (et les syndicalistes de renom Raymond Vacheron, Eric Thouzeau, René Defroment, Jean Yves Lalanne, Jean-Claude Branchereau...) une campagne pour « les 35 h sans perte de salaires ». Il adhére en septembre 1994 au Parti socialiste avec 150 autres militants, et intègre immédiatement son conseil national. Il continue d'être un fervent défenseur de l'union de toute la gauche[16].

En 1999, le Medef de Seine-et-Marne lui fait procès au motif qu'il a dit sur France Bleu Melun que « les patrons trichaient avec les 35 h » et parce qu'il « démoralise les chefs d'entreprise » ; il gagne ce procès, et le Medef 77 est condamné à lui verser 10 000 F pour abus du droit d'ester en justice. En 2001, Denis Kessler, du Medef, lui fait procès, parce que la revue D&S en « une » lui a attribué le titre d'« ennemi public n° 1 » ; Gérard Filoche gagne le procès, et le Medef est condamné à lui verser 40 000 F pour abus du droit d'ester en justice.

De 2000 à 2005, il est membre du bureau national du Parti socialiste. D&S fusionne en 1995 avec la Gauche socialiste ; il essaie d'empêcher son éclatement à l'été 2002, faisant adopter à l'unanimité les « thèses de Nantes », mais l'antagonisme Mélenchon-Dray impose la scission malgré cela. Puis il cofonde en 2002 le courant Nouveau Parti socialiste, alors que le courant D&S Démocratie et Socialisme se partage entre NPS (Nouveau Parti socialiste, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoit Hamon) et Nouveau Monde d'Henri Emmanuelli et de Jean-Luc Mélenchon[17].

Il est rédacteur en chef de la revue Démocratie et Socialisme depuis 1992. Cette revue, animée par ses proches, se veut passerelle entre les différentes sensibilités de la gauche du Parti socialiste. Candidat en 45e position (non éligible) sur la liste PS des européennes en 1999, il est évincé des élections municipales de Combs-la-Ville en 2001, alors qu'il est secrétaire de section depuis cinq ans, après quatre votes et à une voix près, et n'a donc jamais eu de mandat électif.

Il mène campagne pour le « Non » au Traité constitutionnel européen, contre la position officielle du Parti socialiste, alors que le courant NPS, qui s'est aussi prononcé pour le « Non », ne mène pas campagne en tant que tel. Il milite pour le rapprochement des courants de gauche du Parti socialiste, notamment lors d'un grand meeting à la Halle Carpentier à Paris le 10 avril 2004, qui rassemble 40 % du PS (NPS, NM, FM, et D&S). Il fait le tour de France, 20 régions, en « trio socialiste » avec Marc Dolez et Jacques Généreux, 86 meetings devant 36 000 personnes du 29 mars 2005 au 29 mai 2005, aidant le « Non socialiste » à gagner. Poussé vers la sortie du courant NPS par Vincent Peillon à cause de cette campagne publique, il cofonde en 2005 le courant Alternative socialiste avec Henri Emmanuelli, Marc Dolez et Jean-Pierre Masseret. Il milite pour une alliance négociée entre AS et NPS pour le congrès du Mans, mais il refuse la synthèse, de même que Marc Dolez. Les deux fusionnent leurs sensibilités dans le courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme. Filoche refait un tour de France de meetings à l'occasion de la mobilisation victorieuse contre le CPE au printemps 2006, puis contre la « recodification du Code du travail » de 2007 au 1er mai 2008.

Néanmoins, Marc Dolez décide de rompre unilatéralement l'alliance « FMD&S » après la désignation de Ségolène Royal comme candidate à l'élection présidentielle. Alors que Filoche, qui avait milité pour la désignation de Laurent Fabius, choisit de mener la campagne de Ségolène Royal pour battre Sarkozy, Dolez refuse de faire campagne pour la candidate désignée[réf. nécessaire].

En juin 2008, il est le premier signataire d'une des vingt et une contributions déposées dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims du PS[18]. En septembre 2008, il cofonde la motion de gauche UMA avec Emmanuelli, Lienemann et Benoît Hamon[19] : « Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche ». Il anime la campagne nationale autour de l'appel d'ATTAC/Copernic/FSU/Solidaires/CGT pour le droit à la retraite à 60 ans sans décote et pour tous au cours de l'année 2010. Parmi les premiers, il soutient l'idée de la candidature de Martine Aubry à l'élection présidentielle de 2012[20].

Il publie avec Jean-Jacques Chavigne un livre important "Dette indigne" qui incarne une analyse et une critique de toute la politique monétaire libérale européenne. Il soutiendra le peuple grec, Syriza, et se trouvera logiquement aux cotes d'Alexis Tsipras le 25 janvier et le 5 juillet 2015.

Au Congrès de Toulouse, il présente sa contribution « Redistribuer les richesses d'abord » avec le courant D&S (Jean-Jacques Chavigné, de la Somme, Gérard Berthiot, vice-président Champagne-Ardenne, Eric Thouzeau, conseiller régional Loire Atlantique, Catherine Touchefeu, adjointe au maire à Nantes, Claude Touchefeu, adjointe au maire à Toulouse, Jean-Yves Lalanne, maire de Billère, Pierre Ruscassie, Raymond Vacheron adjoint au maire du Puy, ...), puis, actant des divergences stratégiques avec le courant Un monde d'avance de Benoît Hamon, lequel refuse de présenter une motion, il est, en 2012, le numéro 2 de la motion 3 « Maintenant la gauche : le social au cœur » avec Emmanuel Maurel[21]. Il est réélu au Bureau national le 15 novembre 2012.

Il mène campagne pour que le gouvernement de gauche refuse l'« ANI-Medef » du 11 janvier 2013, pour qu'il amnistie les syndicalistes, pour qu'il conduise une politique plus à gauche. Il est placé sous les feux des médias pour un coup de gueule télévisé (le 2 avril 2013 sur LCI) contre la corruption du ministre du budget Cahuzac et publie le 13 juin un livre Le choc, après Cahuzac (éd Gawsewitch).

En 2014, il émet des doutes progressifs sur la politique sociale des gouvernements Ayrault et surtout Valls à l'occasion de l'ANI, des retraites, des lois Macron et Rebsamen [22]. Peu à peu il s'oppose fermement au cours jugé "de plus en plus droitier" du gouvernement Valls-Macron, défend le contrôle des licenciements, les 32 h, la hausse du smic, la retraite à 60 ans, un salaire maxima a 20 fois le Smic, une reforme fiscale et bancaire d'envergure. "Le salaire c'est l'emploi, l'austérité c'est le chômage" résume t il donnant la priorité à la redistribution des richesses sur le remboursement des intérêts "d'une dette qui ne sera jamais remboursée". Ces thèmes sont repris en septembre 2014 dans "Comment résister à la démolition du code du travail" et en mars 2015 dans son 31° livre en 2015 "Vive l'entreprise ?"

Au Congrès de Poitiers des 6 et 7 juin 2015, (congres qu'il réclame dés 2014, avec ses amis de D&S et de toute la gauche socialiste), il se prononce "pour une seule grande tendance de tous ceux qui défendent le meilleur de la tradition socialiste en opposition à un gouvernement qui conduit la gauche dans le mur". Ainsi se rassemblent une partie des "aubrystes", partisans d'un "Monde d'avance", de "Maintenant la gauche", de "Gauche avenir" de "Oser plus vite plus loin" et de "D&S". La motion "B" obtiendra le score important de 30 % des voix, Gérard Filoche est ré élu au Bureau national en juin 2015.

Journalisme[modifier | modifier le code]

Il contribue régulièrement au journaux satiriques Siné Hebdo, puis Siné Mensuel, créés par le dessinateur Siné, intervenant principalement sur les questions relatives au Code du travail et aux droits des salariés. Il est également chroniqueur à partir de 2010 à L'Humanité Dimanche et blogueur associé des sites Marianne ou Médiapart

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Printemps portugais, éd. Actéon 1984
  • Le socialisme est une idée neuve, (collectif) éd. D&R, 1991
  • Les clairons de Maastricht, avec Julien Dray, éd. Ramsay, 1992
  • Édouard Balladur et les 5 millions de chômeurs, éd. L’Harmattan, 1993
  • Pour en finir avec le chômage de masse, éd. La Découverte, 1995
  • Le travail jetable, éd. Ramsay, 1997
  • 68-98, une histoire sans fin, mémoires, éd. Flammarion, 1998
  • Le travail jetable, non, les 35 h, oui, éd. Ramsay, 1999
  • La République sociale, textes de référence de la Gauche socialiste, collectif, éd. l’Harmattan, 1999
  • Les 7 jours d’Attika, avec Harlem Désir, Julien Dray, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, éd. Ramsay, septembre 2000
  • Bien négocier les 35 h, guide pratique (et critique) à l’usage exclusif des salariés, éd. La Découverte, avec Sylvian Chicote, 2001
  • Retraites : réponse au Medef, avec Jean-Jacques Chavigné, éd. Ramsay, 2001
  • Ces années-là… quand Lionel…, éd. Ramsay, 2001
  • 20 ans de CHSCT, étude pour le Conseil économique et social, éd. Journal officiel, 2001
  • Postface aux textes de Marx-Engels sur l’Afghanistan, éd. des mille et une nuits, 2001
  • Carnets d’un inspecteur du travail, éd. Ramsay, 2004
  • SOS sécu !, avec Gérard Berthiot et Jean-Jacques Chavigné, éd. Au bord de l’eau, 2004
  • À celle ou celui qui portera les couleurs de la gauche en 2007, éd. Ramsay, juin 2004
  • On achève bien les inspecteurs du travail…, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2004
  • «La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ?», Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2006
  • Mai 68 Histoire sans fin, Liquider mai 68 ? même pas en rêve !, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2007 (ISBN 978-2-35013-107-8)
  • Salariés, si vous saviez..., La Découverte, février 2008 (ISBN 978-2-7071-5273-2)
  • Les caisses noires du patronat, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, avril 2008 (ISBN 978-2-35013-133-7)
  • Le Droit à la paresse, Paul Lafargue (1880). Texte présenté par Gérard Filoche, éditions Le passager clandestin, 2009
  • Les nouveaux carnets d'un inspecteur du travail, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, avril 2010 (ISBN 978-2-35013-201-3)
  • Une vraie retraite à 60 ans, c'est possible, avec Jean-Jacques Chavigné, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, avril 2010 (ISBN 978-2-35013-224-2)
  • 68-98, histoire sans fin, tome 2 : La gauche socialiste, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2011 (ISBN 978-2-3501-3254-9)
  • Dette indigne !, avec Jean-Jacques Chavigné, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2011 (ISBN 978-2-3501-3313-3)
  • Le choc, après Cahuzac, avec Cyril Gispert, Jean-Francois Claudon, Jean-Jacques Chavigné, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, juin 2013
  • Une vraie retraite à 60 ans c'est possible avec Jean-Jacques Chavigné, 3e version actualisée, Ed. Gawsewitch octobre 2013
  • Comment résister à la démolition du code du travail ? Ed. Le vent se lève, 120 p, septembre 2014
  • "Vive l'entreprise ? en défense du code du travail" Ed. Hugo et cie mars 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait du documentaire « Louise, son père, ses mères, son frère et ses sœurs »
  2. http://www.homophobie.org/default.aspx?scheme=2361
  3. Politis, numéro 980, 13-19 décembre.
  4. Institut de beauté Guinot-Mary Cohr.
  5. « Le parquet requiert le renvoi en correctionnelle de Gérard Filoche », Nouvel observateur temps réel,‎ (consulté le 12 juillet 2010)
  6. « Signataires de la pétition en faveur de Gérard Filoche », Solidarité avec Gérard Filoche
  7. « Gérard Filoche fut malgré tout renvoyé au tribunal correctionnel de Paris en 2011... 2e paragraphe »
  8. « Accusé d'avoir entravé un CE, Gérard Filoche relaxé », Mediapart, 12 octobre 2011.
  9. Gérard Filoche relaxé, l’inspection du travail sauvée ?
  10. Victoire par KO ! La cour d’appel, le 3 juillet 2012, a déclaré irrecevable la plainte du CE Guinot contre Gérard Filoche
  11. La cour d’appel, le 3 juillet 2012, a déclaré irrecevable la plainte du CE Guinot contre Gérard Filoche sur democratie-socialisme.org
  12. Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 97.
  13. Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 109.
  14. a et b Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 495.
  15. Gérard Filoche, 68-98 : une histoire sans fin, Paris, éd. Flammarion, 1998.
  16. « Encore une tentative pour convaincre, à partir des faits, sur la nature réelle du PS », Blog de Gérard Filoche,‎ (consulté le 10 avril 2010)
  17. « Gérard Filoche », Démocratie et Socialisme,‎ (consulté le 10 avril 2010)
  18. « D'abord resdistribuer les richesses », démocratie & Socialisme,‎ (consulté le 10 avril 2010)
  19. « Congrès PS: Hamon, Emmanuelli, Lienemann et Filoche présentent une motion », AFP
  20. « Je soutiens la candidature de Martine Aubry », Blog de Gérard Filoche,‎ (consulté le 30 juin 2011)
  21. « Maintenant la gauche: le social au cœur », Parti socialiste (consulté le 15 septembre 2012)
  22. Un nouveau bouquet de lois sur le travail en janvier 2014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]