Syndicat lycéen

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Un syndicat lycéen est une association de lycéens (ou, plus largement, d'élèves de l'enseignement secondaire) se fixant pour objectif principal la défense des intérêts matériels et moraux de ces élèves et revendiquant son appartenance au mouvement syndical.

Histoire[modifier | modifier le code]

Simples associations ne disposant pas d'un cadre juridique spécifique, au contraire des syndicats de salariés mais à l'instar des syndicats étudiants, ces organisations lycéennes, apparues dans différents pays d'Europe au cours de la seconde moitié du XXe siècle, constituent une forme originale de syndicalisme, se réappropriant son répertoire d'actions (pétition, motion, grève, manifestation...) et ses modes d'organisation (élection de délégués, congrès, textes d'orientation...) dans un cadre non strictement professionnel. Aujourd'hui, la plupart en Europe se retrouvent au sein de l'Organising Bureau of European School Student Unions (OBESSU), qui fédère la majeure partie des organisations lycéennes (syndicales ou non) du continent.

En 2017, Arthur Moinet et Eliott Nouaille, deux anciens dirigeants du Syndicat général des lycéens, publient L'Alternative lycéenne ! aux éditions ESF éditeur où ils décrivent notamment le paysage syndical chez les lycéens[1].

En France[modifier | modifier le code]

En activité[modifier | modifier le code]

Disparus[modifier | modifier le code]

  • Coordination permanente lycéenne (CPL) : Fondée en mars 1979 par le "congrès national lycéen", convoqué par la coordination lycéenne qui avait été mise en place à l'occasion des grèves de l'automne 1978 contre l'austérité.
  • Union nationale des comités d'action lycéens (UNCAL) : Fondée à l'occasion d'une scission lors du premier congrès des Comité d'action lycéen (CAL) les 19 et 20 juin 1968 à la Sorbonne, lors du mouvement social de mai-juin 1968.
  • Syndicat Lycéen - UNEF (SL-UNEF)[3] : Fondé à l’incitative de l'UNEF en 1994, le supplément à UNEF Inform d'octobre 1995 le décrivait comme suit : "Associé à l'UNEF, il porte notre nom en développant de manière autonome son orientation et son activité pour donner force et cohérence aux revendications lycéennes. Cela favorise les convergences avec les luttes étudiantes et les rend plus fortes [...]."[4]

En Italie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Attention, voilà L'alternative lycéenne ! », sur http://www.cafepedagogique.net
  2. « Sud lycéen »
  3. « Syndicats lycéens », sur http://educationnationale.com/ (consulté le 16 mars 2017)
  4. Collectif national de l'UNEF, « 77ème Congrès de l'UNEF », UNEF Inform n°1142,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Ariès, « Requiem pour un syndicalisme lycéen : L'U.N.C.A.L. à Lyon entre 1973 et 1979 », Le Mouvement social, no 168, 1994/3, p. 107-136.
  • Alain Borredon, Une jeunesse dans la crise : Les nouveaux acteurs lycéens, L’Harmattan, 1995.
  • Arthur Moinet et Eliott Nouaille, L'Alternative lycéenne !, ESF Sciences Humaines, 2017.
  • Didier Leschi et Robi Morder, Quand les lycéens prenaient la parole : les années 68, Paris, Syllepse, 2018.
  • Pierre Merle, L'élève humilié : L'école, un espace de non-droit ?, PUF, 2012, Deuxième partie, chap. 2 : « La grève et la manifestation : un droit absent et revendiqué », p. 105-113 ; chap. 4 : « Le droit des élèves défini par eux-mêmes : une perspective “syndicale” », p. 135-147.
  • Union nationale lycéenne, « Histoire de l'UNL et du mouvement lycéen », La Voix lycéenne (ISSN 1770-9016), hors série, avril 2010, p. 4-29. [lire en ligne (page consultée le 29 août 2013)]

Voir également la bibliographie indicative sur les mouvements lycéens du Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants.