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Christel Heydemann

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Christel Heydemann
Christel Heydemann à Palaiseau en 2018.
Fonctions
Directrice générale (en)
Orange
depuis le
Présidente
Gimélec
depuis le
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Orange (depuis le )
Schneider Electric ( - )
Alcatel
Boston Consulting Group
Alcatel-LucentVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Christel Heydemann, née le à Clamart (Hauts-de-Seine), est une ingénieure et cheffe d'entreprise française. Elle dirige le groupe Orange depuis le et la fondation du groupe depuis le 19 mai 2026.

Jeunesse et études

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Christel Heydemann naît à Clamart. Son grand-père paternel, juif, avait fui l'Allemagne nazie et créé une entreprise de torréfaction de café en France[1]. Son père est ingénieur centralien et sa mère, normalienne, est professeure d'université. Après des classes préparatoires scientifiques, elle est admise à l’École polytechnique en 1994. Elle poursuit ses études à l’École nationale des ponts et chaussées[2], dont elle sort diplômée en 1999.

Parcours professionnel

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Elle est vite identifiée comme « Young Global Leader » par la communauté du Forum économique mondial[3].

À 25 ans, elle entre au Boston Consulting Group[1].

Elle rejoint ensuite Alcatel, où elle occupe plusieurs fonctions, notamment commerciales (en particulier, elle a été responsable des comptes SFR et Orange). En 2008, elle est nommée directrice commerciale d'Alcatel-Lucent France[4]. En 2011, elle devient directrice générale des ressources humaines et de la transformation d’Alcatel-Lucent[5]. Elle met en œuvre le plan de suppression de 5 500 postes[1].

En 2014, elle rejoint Schneider Electric. Elle s'y occupe d'alliances stratégiques, devient présidente de Schneider Electric France et est nommée au poste de Executive Vice President pour l'Europe en 2021[6].

Le comité des nominations d'Orange, présidé par Anne-Gabrielle Heilbronner, avait retenu initialement trois candidats, Frank Boulben dirigeant de Verizon, Ramon Fernandez directeur financier d'Orange et Christel Heydemann[7].

Membre du conseil d'administration d'Orange depuis 2017[8], elle est nommée le directrice générale de l'opérateur, avec le soutien de l'Élysée et de Bercy[9]. Elle prend ses fonctions le , en remplacement de Stéphane Richard, démissionnaire le [10], et devient ainsi la première femme à diriger le groupe[2].

La proposition de rémunération annuelle devant être votée lors de l'assemblée générale du groupe Orange du est composée, d'un salaire fixe de 950 000 euros égal à celui de son prédécesseur, d'une part variable liée à l'objectif de faire monter la valeur boursière de l'entreprise pouvant atteindre 1 275 000 euros, et de l'attribution d'actions gratuites d'une valeur de l'ordre de 700 000 euros. À cette rémunération, il faut ajouter la cotisation pour sa retraite chapeau de 450 000 euros et un parachute doré à valoir à son départ de l'entreprise compris entre 900 000 et 2 250 000 euros[11],[12].

Elle devient la deuxième femme à la tête d'une entreprise du CAC 40 après Catherine MacGregor d'Engie[1].

En mars 2026, elle gère la direction générale d’Orange dans une gouvernance en tandem avec le nouveau président du conseil d’administration, Frédéric Sanchez[13],[14]. En sus et suite à ce changement, elle récupère la direction de la fondation du groupe depuis le 19 mai 2026[15].

Autres fonctions

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Lorsqu'elle œuvre à Schneider Electric, elle participe au groupe Energie-Climat de France Industrie et au conseil d'administration du Centre de recherche pour l'expansion de l'économie et le développement des entreprises[1].

Christel Heydemann est également présidente de Gimélec du au [16],[17].

Elle siège au conseil de Canal+ et est administratrice indépendante chez Sanofi[18].

Vie privée

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Elle est mariée à André Loesekrug-Pietri, qui dirige Joint European Disruptive Initiative (en), une agence de promotion des hautes technologies. Ils ont deux enfants[1].

Distinctions

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Young Global Leader du Forum économique mondial en 2012.

Décorations

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Le , Christel Heydemann est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre de « présidente d'un groupe industriel de distribution électrique, administratrice d'un groupement de fédérations industrielles ; 21 ans de services »[19].

Le , elle est nommée directement au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite, au titre de « directrice générale d'une entreprise de télécommunications ; 25 ans de services »[20].

Depuis le , Christel Heydemann est titulaire de la médaille des réservistes volontaires de défense et de sécurité intérieure, échelon or, agrafe « Partenaire de la garde nationale »[21].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Stéphane Barge, « « Elle est un ovni du business » : Christel Heydemann, la nouvelle pilote d'Orange », sur lexpansion.lexpress.fr, (consulté le ).
  2. 1 2 Olivier Pinaud, « Les grands travaux qui attendent Christel Heydemann, nouvelle directrice générale d’Orange », Le Monde, (lire en ligne Accès payant).
  3. Gaëlle Fleitour, « Trois choses à savoir sur Christel Heydemann, nouvelle directrice générale d’Orange », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  4. « Qui est Christel Heydemann, la nouvelle directrice générale d’Orange ? », sur LeTelegramme.fr, (consulté le ).
  5. Gaëlle Fleitour, « Trois choses à savoir sur Christel Heydemann, la favorite pour diriger Orange », Ouest-France, .
  6. « Qui est Christel Heydemann, cette polytechnicienne qui a été nommée patronne d'Orange ? », sur Le HuffPost, .
  7. Maxence Fabrion, « Qui sont les trois candidats retenus par Orange pour succéder à Stéphane Richard ? », sur lesnumeriques.com, (consulté le ).
  8. Site institutionnel Orange.
  9. « Dix choses à savoir sur Christel Heydemann, future patronne d’Orange », L'Obs, .
  10. Olivier Pinaud, « Orange va confier sa direction générale à Christel Heydemann », Le Monde, (lire en ligne Accès payant).
  11. Sébastien Dumoulin et Fabienne Schmitt, « Christel Heydemann, la nouvelle météorite d'Orange », Les Échos, .
  12. « Culbute à venir chez Orange », Le Canard enchaîné, .
  13. Lucas Mediavilla, « Chez Orange, Frédéric Sanchez en tandem avec Christel Heydemann », sur Le Figaro, (consulté le )
  14. « Orange nomme Frédéric Sanchez à la tête de son conseil d'administration », sur Les Echos, (consulté le )
  15. « Orange confie à Christel Heydemann la présidence de sa fondation », sur La Lettre, (consulté le )
  16. Gimelec.
  17. Delphine Déchaux, « Christel Heydemann, la nouvelle patronne d'Orange attendue sur des dossiers chauds », Challenges, no 736, , p. 66-69 (lire en ligne).
  18. « Christel Heydemann future administratrice indépendante chez Sanofi », sur La Lettre, (consulté le )
  19. Décret du 13 juillet 2018 portant promotion et nomination (lire en ligne)
  20. « Décret du 23 novembre 2022 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  21. « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°1 du 5 janvier 2026 texte 29 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )

Article connexe

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Liens externes

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  • Ressource relative à l'audiovisuelVoir et modifier les données sur Wikidata :