Pascal Papé

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Pascal Papé
Description de l'image Pascal Pape.jpg.
Fiche d'identité
Naissance (36 ans)
à Lyon (France)
Taille 1,95 m (6 5)
Position deuxième ligne
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
2001-2006
2006-2007
2007-
CS Bourgoin-Jallieu
Castres olympique
Stade français
85 (75)[1]
27 (20)[1]
153 (95)[1]
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
2004-2015 Drapeau : France France 65 (25)[2]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 17 octobre 2015.

Pascal Papé, né le à Lyon (Rhône), est un joueur français de rugby à XV. Il joue en équipe de France et évolue au poste de deuxième ligne au sein de l'effectif du Stade français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

À l'approche de la Coupe du Monde 2003, il est mis en concurrence avec Jérôme Thion pour compléter le trio de deuxième ligne régulièrement sélectionné en équipe de France, composé de Fabien Pelous, Olivier Brouzet et David Auradou. Remplaçant pour le premier match, il se blesse et ne peut finir la tournée de juin. Jérôme Thion, excellent, est sélectionné, sera titulaire et s'avèrera être une révélation de la compétition.

Il honore sa première cape internationale en équipe de France le contre l'équipe d'Irlande contre laquelle il marque un essai en fin de match. Titulaire tout le Tournoi aux côtés de Fabien Pelous, et en l'absence de Jérôme Thion, forfait, il remporte le grand chelem.

Les trois saisons suivantes, il ne parvient pas à bousculer la hiérarchie.

En 2007, alors qu'il a rejoint son ancien mentor et coéquipier Lionel Nallet à Castres, ce dernier, en l'absence de Fabien Pelous, lui grille même la politesse dans la hiérarchie des deuxième ligne.

Il est capitaine d'une équipe de France privée de ses cadres pour la tournée en Nouvelle-Zélande en juin 2007. N'ayant pas satisfait l'encadrement (Bernard Laporte et Jo Maso), il n'est pas retenu dans la liste des 30 joueurs retenus pour la coupe du monde 2007 en France.

Marc Lièvremont compte toutefois sur lui et l'aligne presque systématiquement avec Lionel Nallet. Malgré une blessure, il remporte tout de même un grand chelem en 2010.

Il se blesse gravement au ligament croisé antérieur du genou droit en 2008 et est indisponible huit mois puis se blesse à nouveau à ce même genou trois semaines après avoir repris en mars 2009, étant indisponible pendant cinq semaines[3] et enfin à la cheville en 2010[4],[5].

Après un Mondial 2011 disputé en tant que titulaire, Pascal Papé devient un cadre de l'équipe de France, prenant une envergure impressionnante sur la fin de la compétition et lors des premiers matchs du Tournoi des Six Nations 2012[6]. Il analyse notamment ce nouveau statut en confiant : « Désormais, j'essaye juste d'amener ce que je sais faire et je ne me pose plus de questions. Avant, je m'en posais trop sur ce que je valais véritablement. Mais j'ai mûri, grâce notamment à l'énorme expérience emmagasinée en Nouvelle-Zélande ». Il livre sa vision du bon deuxième-ligne dans un entretien accordé à L'Équipe lors de la dernière Coupe du monde : « Si les mêlées partent en travers, c'est lui qui met des claques au pilier d'en face pour le redresser »[7]. Il apprécie le combat et un rugby rugueux et rude.

Pascal Papé est nommé capitaine de l'équipe de France pour les test-matchs de novembre 2012, en remplacement de Thierry Dusautoir, blessé au genou. Malgré le retour de ce dernier pour le Tournoi des Six Nations 2013, il conserve le rôle de capitaine du XV de France. Blessé au dos lors du premier match contre l'Italie, il doit renoncer successivement au tournoi, à la fin de saison avec son club, à la tournée de l'équipe de France en Nouvelle-Zélande et à la pérennité de son statut de capitaine.

Après avoir repris la compétition avec son club le 17 août à Grenoble, il est rappelé par Philippe Saint-André pour participer aux stages de de préparation à la tournée de novembre. Il retrouve ainsi les All Blacks pour sa 47e cape, en étant titulaire et en jouant tout le match de Paris, comptant pour le trophée Dave Gallaher.

Le 19 février 2015, il est suspendu 70 jours après un coup de genou porté au troisième-ligne irlandais Jamie Heaslip, lui occasionnant la fracture de trois vertèbres, lors du match Irlande-France de la deuxième journée du Tournoi des Six Nations (match remporté par les Irlandais sur le score de 18 à 11)[8]. Jusqu'alors irréprochable, il fait une saison bien loin de son niveau.

Il participe à la coupe du monde 2015 et annonce sa retraite internationale au lendemain du quart de finale et la défaite de la France contre les All-blacks[9].

Préparation de l'après-carrière[modifier | modifier le code]

En novembre 2016, il est membre de la liste menée par Bernard Laporte pour intégrer le comité directeur de la Fédération française de rugby[10]. Lors de l'élection du nouveau comité directeur, le , la liste menée par Bernard Laporte obtient 52,6% des voix, soit 29 sièges, contre 35,28% des voix pour Pierre Camou (6 sièges) et 12,16% pour Alain Doucet (2 sièges). Pascal Papé intègre ainsi le comité directeur et Bernard Laporte est élu à la présidence de la fédération française de rugby[11]. Il devient l'un des huit vice-présidents, chargé de l'international[12], et est le représentant de la FFR au sein du comité directeur de l'European Professional Club Rugby[13].

En tant que vice-capitaine, le joueur est à l'origine du mouvement de contestation au sein du Stade français, à la suite de l'annonce de la fusion avec le Racing 92 prononcée le . Le lendemain, il annonce que son club est en grève et ne fera pas le déplacement à Castres, comptant pour la 21ème journée[14].

Carrière[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Statistiques en équipe nationale[modifier | modifier le code]

Au , Pascal Papé compte 65 sélections, dont 57 titularisations, avec l'équipe de France au cours desquels il marque 25 points, cinq essais. Il obtient sa première cape le au Stade de France face à l'Irlande. Parmi ces rencontres, il occupe le poste de capitaine à 14 reprises, occupant pour la première fois cette fonction le à Auckland face aux All Blacks[15].

Pascal Papé participe à deux éditions de la Coupe du monde en 2011 où les Bleus sont vaincus en finale par les All Blacks et en 2015. En 2011, il dispute sept matchs, face au Japon où il inscrit son seul essai de cette édition, le Canada, la Nouvelle-Zélande, les Tonga, l'Angleterre, le pays de Galles et de nouveau les All Blacks. En 2015, il joue contre l'Italie, le Canada, inscrivant un essai lors de ce match, l'Irlande et la Nouvelle-Zélande[16].

Il participe à dix éditions du Tournoi des Six Nations en 2004, 2005, 2007, 2008, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, pour un total de 27 matchs et un essai marqué dans cette compétition[17]. Il remporte quatre éditions du tournoi, réalisant le Grand chelem en 2004, 2010, remportant les éditions de 2006 et 2007.

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Édition Rang Résultats France Résultats P. Papé Matchs P.Papé
Nouvelle-Zélande 2011 Finaliste 4 v, 0 n, 3 d 4 v, 0 n, 3 d 7/7
Angleterre 2015 Quart de finale 3 v, 2 d 2 v, 2 d 4/5

Légende : v = victoire ; n = match nul ; d = défaite.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Écrit avec la collaboration d'Henri Haget, il publie en 2016 Double jeu, un livre autobiographique[18],[19]. Il y aborde notamment son enfance, né de père inconnu et de mère souffrant de troubles psychologiques, son adoption et sa tentative de suicide en 2013, après sa blessure au dos lors du Tournoi des Six Nations[20],[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Fiche de Pascal Papé », sur itsrugby.fr (consulté le 14 février 2015).
  2. a et b (en) Fiche de Pascal Papé sur ESPNscrum. Consulté le 3 octobre 2015.
  3. « Pascal Papé out cinq semaines », sur www.rmcsport.fr, RMC, (consulté le 10 février 2012).
  4. Émilie Dudon, « Papé forfait, Chabal rappelé », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique, (consulté le 10 février 2012).
  5. « Pascal Papé, l'éternel revenant », sur www.20minutes.fr, 20 minutes, (consulté le 10 février 2012).
  6. Jérémy Fadat, « Papé, le nouveau taulier », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique, (consulté le 10 février 2012).
  7. Alexandre Pedro, « Pascal Papé repart au combat avec le XV de France », sur www.20minutes.fr, 20 minutes, (consulté le 10 février 2012).
  8. « Rugby : Pascal Papé suspendu dix semaines », sur lemonde.fr, .
  9. Rugbyrama.fr, XV de France - Retraite - Clap de fin pour Frédéric Michalak et Pascal Papé, Publié le 18 octobre 2015.
  10. « Le candidat à la présidence de la FFR, Bernard Laporte, présente à son tour sa liste », sur www.lequipe.fr, L'Equipe, (consulté le 22 novembre 2016)
  11. « Elections FFR : Bernard Laporte est le nouveau président de la Fédération », sur www.rugbyrama.fr, Rugbyrama, (consulté le 3 décembre 2016)
  12. « Laporte nomme Papé représentant à l'EPCR », sur www.sports.fr, Europe 1, (consulté le 14 décembre 2016)
  13. Dominique Issartel, « Les quatre décisions fortes de Bernard Laporte, nouveau président de la FFR », sur www.lequipe.fr, L'Equipe, (consulté le 14 décembre 2016)
  14. Clément Mazella, « Les joueurs du Stade français déposent un « préavis de grève illimitée » et n'iront pas à Castres », sur www.rugbyrama.fr, Eurosport, (consulté le 14 mars 2017).
  15. (en) « Pascal Papé : as captain », sur espn.co.uk (consulté le 19 septembre 2015).
  16. (en) « Pascal Papé : IRB Rugby World Cup », sur espn.co.uk (consulté le 19 octobre 2015).
  17. (en) « Pascal Papé : Five/Six », sur espn.co.uk (consulté le 19 septembre 2015).
  18. « Pascal Papé : une vie bouleversée », lequipe.fr,‎ (lire en ligne).
  19. David Reyrat, « Pascal Papé, le guerrier qui avait peur du noir », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  20. « Le terrible témoignage de Pascal Papé sur son enfance », sur Le Huffington Post (consulté le 17 octobre 2016).
  21. Jean-Christophe Collin, « Pascal Papé : une vie bouleversée », sur L'Équipe, (consulté le 17 octobre 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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