Jean Fabre (rugby à XV)

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Jean Fabre
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean Fabre en 1964.
Fiche d'identité
Naissance (87 ans)
à Rodez (France)
Poste troisième ligne aile
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
1953-1956
1956-1965
1965-1970
Stade Rodez
Stade toulousain
Stade Rodez
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1963-1964 France8 (0)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Jean Paul Gabriel Fabre, né le à Rodez[1], est un joueur et dirigeant de rugby à XV français, occupant le poste de troisième ligne aile au Stade toulousain durant les années 1960 et en équipe de France (8 sélections).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Fabre félicité par le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, après la victoire du Stade toulousain en finale contre le RC Toulon en 1985.

Né à Rodez, il fait ses études primaires et secondaires dans sa ville natale. Il fait ensuite ses études supérieures à Toulouse où il obtient un doctorat de mathématiques pures[2].

Il commence le rugby à Rodez en cadet puis continue jusqu'à intégrer l'équipe première. Lors de ses études universitaires à Toulouse il jouera avec le Stade toulousain de 1956 à 1965. Durant cette période, il fut sélectionné huit fois en équipe de France, dont trois fois en tant que capitaine. Il fut également capitaine de l'équipe de France B, de l'équipe des Pyrénées et surtout du Stade toulousain durant huit ans[2].

Jean Fabre revient ensuite au club de ses débuts, le Stade ruthénois, en tant que capitaine également[2].

Il est contraint d'arrêter sa carrière à cause de blessures[2].

À l'arrêt de sa carrière de joueur, il devient président du Stade toulousain rugby de 1980 à 1991, puis président du Stade toulousain omnisports en 1991 et 1992.

Il est l'instigateur des premiers tournois internationaux de clubs, avant l'ère des coupes européennes, malgré les réticences de la fédération.

En 1991, il conduit une liste commune avec le président sortant de la Fédération française de rugby pour l'élection des 35 membres d'un nouveau comité directeur de la FFR le samedi . La liste remporte 24 sièges contre 11 à celle emmenée par Robert Paparemborde, le manager général du Racing club de France. Président depuis 1968, Albert Ferrasse entame ainsi un septième mandat. Comme convenu, il s'est engagé à céder la place à Jean Fabre à la fin de l'année[3]. En , il quitte donc la présidence et le comité directeur doit élire le nouveau président. Jean Fabre, successeur naturel de Ferrasse propose un vote à main levée. Le comité directeur lui refuse. Aucun autre candidat ne se présente. Après un vote secret, le nom de Bernard Lapasset, président du comité d'Île-de-France, sort vainqueur. Les listes de Ferrasse et Paparemborde ont fait alliance contre Fabre. Jean Fabre démissionne sur le champ, imité par Max Guibert et Michel Crauste qui le soutenaient[4].

Il est maire de Coussergues en Aveyron de 2001 à 2014.

Docteur en mathématiques, il a également été professeur de mathématiques à l'Ecole nationale de formation agronomique de Toulouse-Auzeville et a terminé sa carrière dans l'éducation nationale en étant qu'inspecteur général.

On lui doit l'ouvrage : Rugby : la quatrième mi-temps, éd. Cépaduès, 1999.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Journal de l'Aveyron - 17/11/1935 - Archives départementales de l'Aveyron », sur archives.aveyron.fr (consulté le )
  2. a b c et d Marcel Dax, Jacques Pienkowski, Le Stade toulousain 1985-1986-1987, Loubatières, , 41 p.
  3. « RUGBY : les élections à la fédération française Septième mandat pour Albert Ferrasse », sur www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le )
  4. Jérôme Prévot, « Jean Fabre : « J’ai senti venir quelque chose » », sur www.midi-olympique.fr, Midi olympique, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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