Albert Ferrasse

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Albert Ferrasse
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Albert Ferrasse, né le à Tonneins et mort le à Agen[1], est un joueur de rugby à XV français, ayant joué en seconde ligne gauche au SU Agen après avoir débuté comme trois-quarts aile à l'US Marmande. Il était un excellent relanceur de touche du fait de sa détente.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut président de son club de 1965 à 1985 (en faisant alors une union omnisportive qu'il présida également), président de son comité régional, et enfin de la Fédération française de juin 1968 à décembre 1991 (élu à 7 reprises), traversant stoïquement de nombreuses crises intestines (face à Jacques Fouroux et Jean Fabre notamment), et resta longtemps le pourfendeur d'une évolution inéluctable vers le professionnalisme.

En 1975, à l'occasion de la tournée de l'équipe de France de rugby en Afrique du Sud, le journaliste Pierre Salviac, qui couvrait la tournée pour la chaîne de télévision française antenne 2, demanda à Albert Ferrasse s'il savait que la Namibie (alors appelée Sud-Ouest africain) était occupée illégalement par l'Afrique du Sud, pays de son grand ami Danie Craven, président de la fédération sud-africaine de rugby, et que cette attitude était condamnée par l'ONU ; le président Ferrasse répondit qu'il n'en savait rien[2].

Il fut aussi le premier Français président de l'International Rugby Board (en 1979, et ce durant huit années). Il présida ensuite la F.I.R.A deux ans après, en 1989. Il avança l'idée d'une coupe du monde de rugby à XV dès la fin des années 1970. Il remettra ainsi la coupe de la première édition au capitaine néo-zélandais en 1987.

En mars 2004, alors âgé de 87 ans, Albert Ferrasse échappe de justesse à la noyade dans le canal latéral à Agen, à la suite d'un accident ischémique transitoire au volant de son véhicule.

Il possédait le café Le Fair Play dans sa ville.

Sa "Radioscopie" a eu lieu le , et il est membre de l'Académie des sports.

En 1980, il a publié aux éditions Grund La passion du rugby à XV.

Albert Ferrasse meurt le à son domicile agenais[3].

Divers[modifier | modifier le code]

Fondation Albert-Ferrasse[modifier | modifier le code]

La Fondation Albert-Ferrasse, qu'il créa fin 1990 sous l'égide de la Fondation de France, est toujours chargée de gérer les suites d'accidents graves inhérents parfois à la pratique de ce sport[4]. Elle présente des frais de fonctionnement des plus réduits, gage d'efficience, et gère actuellement[Quand ?] une centaine de lourds dossiers cliniques. Elle s'occupe également du devenir des enfants de joueurs orphelins (une cinquantaine actuellement[Quand ?]).

En 2001, il reçoit le Trophée Vernon Pugh de l'International Rugby Board en hommage à sa carrière pour le développement du rugby. Il est le premier français à recevoir ce titre.

Sa relation avec le rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection en 1984 de Jacques Soppelsa à la tête de la Fédération française de jeu à XIII, celui-ci désire retrouver l'appellation « rugby à XIII », terme interdit après la Libération en 1945 lors de retour du rugby à XIII après son interdiction sous le régime de Vichy. Une rencontre est alors prévue entre Soppelsa et Albert Ferrasse, alors président de la fédération française de rugby. Ferrasse propose la fusion des deux fédérations et un poste de vice-président à Soppelsa, ce dernier refuse au prétexte que dans le cas où « les clubs de XIII auraient intégré le championnat de France de XV, cela signe leur disparition »[5]. Soppelsa lance alors dans une action en justice pour récupérer le droit de s'appeler rugby à XIII. La réaction de Ferrasse est limpide et déclare en juillet 1985 lors du congrès de la fédération française de rugby à Vichy : « je ne veux pas la guerre, mais je vous le dis, Messieurs, que s'il faut la faire, nous la ferons totale ! Et tant pis si nous abattons la Fédération française de jeu à XIII »[6]. La fédération française de rugby se rend jusqu'en cassation pour interdire le terme rugby à XIII, toutefois la Cour de cassation dans son jugement du 4 juin 1993 autorise l'utilisation du mot « rugby à XIII »[5],[7]. Même après sa présidence, sa position reste inflexible vis-à-vis du rugby à XIII puisqu'il agit via ses réseaux par l'intermédiaire de Bernard Lapasset pour interdire par exemple la tenue d'un match de rugby à XIII au stade Armandie d'Agen en 1998[8] mais s'avoue vaincu en 2001 déclarant « ça me fait mal au ventre » à propos de la position de la mairie d'Agen (propriétaire du stade Armandie) d'autoriser un match de rugby à XIII dans cette enceinte et espérant que « les XIII n'attireront pas grand monde avec ce match. Je demande aux quinzistes de faire comme moi, de rester chez eux! »[9].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]