Coupe du monde de rugby à XV 2015

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Coupe du monde de rugby à XV 2015
Description de l'image Rugby world cup 2015 logo.png.
Généralités
Sport Rugby à XV
Organisateur(s) WR
Édition 8e
Lieu(x) Drapeau : Angleterre Angleterre
Drapeau : Pays de Galles Pays de Galles
Date du
au
Participants 20 équipes (phase finale)
Matchs joués 48
Site(s) 13 stades
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Vainqueur Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Finaliste Drapeau : Australie Australie
Troisième Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud
Meilleur(s) marqueur(s) Drapeau : Nouvelle-Zélande Julian Savea (8 essais)
Meilleur réalisateur Drapeau : Argentine Nicolás Sánchez (97 pts)

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La Coupe du monde de rugby à XV 2015 a lieu en Angleterre et au pays de Galles du 18 septembre au 31 octobre 2015. Il s'agit de la huitième édition de cette compétition disputée tous les quatre ans depuis 1987. L'annonce du pays organisateur a lieu le 29 juillet 2009. Les rencontres sont disputées en Angleterre, à l'exception de certains matchs organisés au Millennium Stadium (renommé Principality Stadium) de Cardiff. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition.

Le tirage au sort des quatre poules de cinq équipes au premier tour a été effectué le 3 décembre 2012. Les quatre têtes de série sont l'Australie (poule A), l'Afrique du Sud (poule B), la Nouvelle-Zélande (poule C, tenante du titre) et la France (poule D). Les deux premières équipes de chaque poule se qualifient pour la phase à élimination directe qui démarre avec les quarts de finale à partir du 17 octobre 2015.

Le premier tour de la compétition est marqué par l'élimination de l'Angleterre après deux défaites en trois matches, face au Pays de Galles (25-28) puis devant l'Australie (13-33). C'est la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde de rugby que la nation organisatrice, mais aussi que l'équipe d'Angleterre n'atteint pas au minimum les quarts de finale.

Les sept premières nations du classement mondial, plus l'Écosse (neuvième) sont présentes à la phase à élimination directe.
Les quatre quarts de finale se déroulent entre les équipes de l'hémisphère Sud opposées à celles du Nord. Ils sont ponctués par la plus importante victoire d'une équipe à ce stade de la compétition : la Nouvelle-Zélande élimine la France par 62 à 13 le 17 octobre à Cardiff.
Pour la première fois, l'hémisphère Nord est absent du dernier carré, les demi-finales opposant les quatre nations de l'hémisphère Sud qui disputent le Rugby Championship.

La Nouvelle-Zélande et l'Australie s'affrontent le 31 octobre à Twickenham dans une finale inédite, après avoir éliminé respectivement l'Afrique du Sud et l'Argentine : les All Blacks s'imposent 34-17, devenant la première équipe à remporter trois Coupes du monde, et la première à conserver son titre, après sa victoire en 2011. C'est également la première fois que la Nouvelle-Zélande est sacrée hors de son terrain de l' Eden Park d' Auckland. L' Australie disputait pour sa part sa quatrième finale, avec désormais un bilan de deux victoires et deux défaites. Vainqueur de l' Argentine 24-13 la veille dans la « petite finale », l' Afrique du Sud termine troisième de cette huitième édition du Mondial de rugby à XV.

Cette Coupe du monde bat des records en termes de remplissage des stades (97% pour un total de 2 477 805 tickets vendus), ainsi que de nombre de spectateurs (89 267 à Wembley pour le match du premier tour Irlande-Roumanie), et de téléspectateurs (25 millions de Japonais assistent au match Japon-Samoa) pour une rencontre. Elle est également la plus profitable avec 210 millions de livres sterling de produit net pour le World Rugby.

Préparation de l’événement[modifier | modifier le code]

Candidatures[modifier | modifier le code]

Angleterre[modifier | modifier le code]

Bien que l'Angleterre soit au même moment également sur les rangs pour organiser la Coupe du monde de football de 2018 et prépare les Jeux olympiques d'été de 2012, c'est pourtant elle qui remporte finalement la mise en juillet 2009[1]. Elle organise la compétition pour la deuxième fois après la Coupe du monde 1991.

Japon[modifier | modifier le code]

Le Japon était considéré comme un candidat très sérieux pour organiser la Coupe du monde 2015 dans la mesure où il n'avait été battu qu'au dernier tour par la Nouvelle-Zélande pour l'organisation de la Coupe du monde de rugby à XV 2011[2], où il présentait toutes les garanties en matière d'infrastructures et d'organisation et où une Coupe du monde au Japon permettrait au rugby de s'implanter en Asie. Le vrai problème concernait la faible popularité du rugby dans ce pays par rapport à l'Océanie, l'Afrique du Sud et l'Europe.

Le Japon, officiellement candidat depuis le 30 septembre 2008, s'est vu octroyer l'organisation de la Coupe du monde 2019 le jour où l'Angleterre obtenait la Coupe du monde 2015.

Italie[modifier | modifier le code]

L'Italie avait officiellement déposé sa candidature[3]. L'Italie disposait d'infrastructures suffisantes pour accueillir une telle compétition, certaines datant toutefois de la Coupe du monde de football de 1990 et qu'il aurait fallu rénover.

Écosse[modifier | modifier le code]

La candidature écossaise avait reçu un fort soutien de la part des politiciens (y compris Gordon Brown) et de la population écossaise. Cette nation était considérée comme l'option de la fiabilité grâce à l'expérience du Championnat du monde junior de rugby à XV organisé en 2004. De nombreuses figures de l'IRB se dirent satisfaites de l'organisation écossaise[4]. Cependant, l'Écosse manquait d'infrastructures pour accueillir seule une compétition de cette taille : la construction de nouveaux stades et l'agrandissement des sites existants auraient été un préalable. Une solution alternative aurait consisté à délocaliser l'organisation de certains matchs au Pays de Galles et en Irlande dans le cadre d'un Celtic Bid.

Argentine[modifier | modifier le code]

La performance des Pumas lors de la Coupe du monde de rugby 2007 et le désir de l'IRB d'organiser la Coupe du monde sur un nouveau continent avaient poussé l'Argentine à déclarer sa candidature. La rivalité locale avec le Brésil a sans doute aussi joué dans la mesure où ce pays avait obtenu l'organisation de la Coupe du monde de football de 2014.

Irlande[modifier | modifier le code]

L'Irlande ayant reconstruit son vieux stade de Lansdowne Road en le renommant Aviva Stadium, ce dernier aurait pu accueillir le match d'ouverture et la finale. Cependant, tout comme l'Écosse, l'Irlande manquait d'infrastructures pour organiser une compétition de cette importance. Elle aurait du obtenir l'assistance du Pays de Galles et de l'Écosse dans le cadre d'un Celtic bid : ceci n'aurait été possible que si l'Écosse avait accepté de passer son tour en faveur de sa cousine. Le 1er mai 2009, l' IRU annonce le retrait de sa candidature en raison du manque de soutien des autres nations britanniques, le Pays de Galles ayant finalement décidé de soutenir l'Angleterre, en échange de matchs à Cardiff.

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

En mai 2008, l'Afrique du Sud avait fait connaître son intérêt pour l'organisation de la Coupe du monde de rugby en 2015, l'organisation de la Coupe du monde de football de 2010 permettant la rénovation ou la construction de stades qui auraient été facilement réutilisables pour le rugby. Toutefois, la perspective d'une candidature aux Jeux olympiques de 2020 de Durban ou Le Cap a pu freiner l'ardeur des pouvoirs publics, sa situation économique ne lui permettant en effet pas de prétendre à l'organisation des trois plus grands événements planétaires en 10 ans.

Ballon officiel[modifier | modifier le code]

Ballon officiel de la Coupe du monde, au château de Cardiff.

Le 2 septembre 2013, le ballon officiel de la compétition est présenté par l'IRB. Le fournisseur demeure l'équipementier Gilbert. Le ballon a été conçu en collaboration avec des joueurs de différentes nations pour améliorer à la fois son efficacité et son rendement, grâce à certains détails comme la couleur de l'ovale. En effet, le contraste de couleur à la pointe du ballon permettrait aux joueurs de mieux le voir et donc d'éviter les en-avants. Il faut signaler aussi l'apparition d'une mention publicitaire #RWC2015[5] apposée sous le nom du fournisseur, preuve de l'importance prise par les médias sociaux comme Twitter ou Facebook depuis quelques années. Le ballon sera mis en vente le 23 septembre 2013 et devrait être utilisé à partir de 2014, permettant à tous les joueurs du monde de s'y familiariser.

Villes et stades[modifier | modifier le code]

Douze stades en Angleterre et un au pays de Galles ont été retenus pour la compétition[6].

Londres Londres Londres Cardiff (pays de Galles)
Twickenham
Capacité : 81 605
Wembley Stadium
Capacité : 90 000
Stade olympique
Capacité : 54 000
Millennium Stadium
Capacité : 74 154
Le stade de Twickenham. Le stade Wembley. Le stade olympique. Le Millennium Stadium de Cardiff.
Manchester Newcastle upon Tyne Leeds Leicester
Manchester City Stadium
Capacité : 47 800
St James' Park
Capacité : 52 000
Elland Road
Capacité : 37 914
Leicester City Stadium
Capacité : 32 312
City of Manchester Stadium. Le stade St James' Park à Newcastle. Le stade Elland Road de Leeds. Le stade King Power Stadium.
Birmingham Gloucester Milton Keynes Brighton
Villa Park
Capacité : 42 785
Kingsholm Stadium
Capacité : 16 500
Stadium mk
Capacité : 30 717
Brighton Community Stadium
Capacité : 30 750
Villa Park. Le Kingsholm Stadium. Le Stadium mk. Le Falmer Stadium.
Exeter
Sandy Park
Capacité : 12 000
Le Sandy Park.

Dans un premier temps, il a été envisagé d'organiser des matchs à Old Trafford (Manchester), à l'Emirates Stadium (Londres) et à Anfield Road (Liverpool) mais ces stades n'ont finalement pas pu accueillir de rencontres de la phase finale.

Qualifications[modifier | modifier le code]

L'Angleterre est qualifiée en qualité de pays organisateur. Toutes les équipes s'étant classées parmi les trois premières places de leur groupe lors de la Coupe du monde 2011 sont directement qualifiées.

Équipes qualifiées
Carte Europe (FIRA-AER)
Amérique du Sud (CONSUR)
Afrique (CAR)
Planisphère représentant les pays qualifiés et ceux ayant aux qualifications de la Coupe du monde 2015
  •      Pays qualifié
  •      Pays ayant participé aux qualifications
  •      Pays non membre de l'IRB
Océanie (FORU)
Amérique du Nord, Antilles, Caraïbes (NACRA)
Asie (ARFU)
  • Drapeau : Japon Japon : 8e phase finale

On peut noter que les équipes qualifiées sont les mêmes que pour la Coupe du monde de rugby à XV 2003.

Acteurs de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Effectifs des équipes participantes : Effectifs de la Coupe du monde de rugby à XV 2015.

Arbitres[modifier | modifier le code]

La liste est révélée par le World Rugby (WR) au mois d'avril 2015. La sélection des arbitres gagne deux représentants par rapport à la précédente Coupe du monde. Aucun arbitre, ni juge de touche de la zone Asie et Amérique du Nord n'a été retenu pour la compétition.

Ci-dessous, la liste des douze arbitres retenus pour la Coupe du monde[7].

L'arbitre français, Pascal Gaüzère
RE OR RA

Cérémonie d'ouverture[modifier | modifier le code]

La cérémonie d'ouverture a lieu le vendredi 18 septembre à 20 heures (heure française) au stade de Twickenham avant la rencontre Angleterre-Fidji.

Phase finale[modifier | modifier le code]

Calendrier[modifier | modifier le code]

Nombre de rencontres par journée et phase de compétition
Phase de groupes V
18
S
19
D
20
L
21
M
22
M
23
J
24
V
25
S
26
D
27
L
28
M
29
M
30
J
1
V
2
S
3
D
4
L
5
M
6
M
7
J
8
V
9
S
10
D
11
Cérémonies O
Poule A 1 1 1 1 1 1 1 1 2
Poule B 1 1 1 1 1 2 1 1 1
Poule C 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Poule D 2 1 1 1 1 1 1 2
Phase finale L
12
M
13
M
14
J
15
V
16
S
17
D
18
L
19
M
20
M
21
J
22
V
23
S
24
D
25
L
26
M
27
M
28
J
29
V
30
S
31
Cérémonies F
Phase finale 2 2 1 1 1 1
Légende
Cérémonies
Match de poule
Phase finale
3e place
Finale

Déroulement[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Les vingt équipes sont réparties en quatre poules de cinq équipes. Chaque équipe affronte une fois chacun des adversaires de sa poule. Une victoire en phase de poules rapporte quatre points, un nul deux points et une défaite aucun point. Une équipe qui marque au moins quatre essais est gratifiée d'un bonus offensif d'un point, alors qu'une équipe perdant par sept points ou moins bénéficie d'un bonus défensif d'un point. Les deux premières équipes de chaque poule sont qualifiées pour les quarts de finale. En cas d'égalité entre deux équipes, celles-ci sont départagées en considérant le vainqueur du match les ayant opposées. Si l'égalité persiste, elles sont départagées en considérant successivement la différence de points, la différence d'essais, le nombre de points marqués, le nombre d'essais marqués et en dernier lieu le rang au classement WR. Les troisièmes équipes de chaque poule sont éliminées de la compétition mais qualifiées directement pour la Coupe du monde 2019.

Tirage au sort[modifier | modifier le code]

Le tirage au sort a lieu le 3 décembre 2012. Les équipes sont réparties en cinq différents chapeaux de niveau. La répartition des douze équipes qualifiées d'office dans les trois premiers chapeaux est déterminée par leur position dans le classement WR au 3 décembre. La tournée du mois de novembre revêt donc une certaine importance parce qu'elle fige ce classement WR de référence et définit les têtes de séries (chapeau 1)[8]. En particulier, la France a pu souffler à l'Angleterre une place dans le premier chapeau. La répartition se fait comme suit[8] :

Le tirage au sort des poules est le suivant[9],[10] :

Poule A

Poule B

Poule C

Poule D

Légende des classements[modifier | modifier le code]

Qualifié pour les quarts de finale et directement pour la Coupe du monde 2019.
Éliminé de la compétition mais qualifié directement pour la Coupe du monde 2019.
Éliminé de la compétition, participation aux qualifications nécessaire pour la Coupe du monde 2019.

Poule A[modifier | modifier le code]

En étant battue par le Pays de Galles puis par l'Australie, l'équipe d'Angleterre est mathématiquement éliminée dès son troisième match du premier tour. C'est la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde de rugby que l'équipe d'Angleterre ne passe pas le premier tour et que la nation organisatrice n'atteint pas la phase à élimination directe.

L'Australie et Galles ayant remporté leur trois premiers matchs, s'affrontent le 10 octobre pour la première place du groupe, dans ce qui peut être considéré comme une « finale de poule ». Les Wallabies s'imposent 15-6 dans une rencontre sans essais. L'Australie prend ainsi la première place de la poule avec quatre victoires pour affronter l' Écosse, 2e de la poule B, en quarts. De son côté, le Pays de Galles doit jouer contre l'Afrique du Sud en quarts. L'Angleterre termine sur une très large victoire face à l'Uruguay (60 – 3) et prend la troisième place, synonyme d'une qualification directe pour la Coupe du monde 2019 au Japon. L'équipe des Fidji termine la compétition avec une victoire et trois défaites.


No  Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau : Australie Australie 4 4 0 0 1 0 141 35 106 17
2 Drapeau : Pays de Galles Galles 4 3 0 1 1 0 111 62 49 13
3 Drapeau : Angleterre Angleterre 4 2 0 2 2 1 133 75 58 11
4 Drapeau : Fidji Fidji 4 1 0 3 1 0 84 101 -17 5
5 Drapeau : Uruguay Uruguay 4 0 0 4 0 0 30 226 -196 0

Poule B[modifier | modifier le code]

Alors qu'ils étaient favoris, les Springboks d'Afrique du Sud sont battus lors de leur premier match par le Japon 34-32. Malgré cela, ils finissent premiers de la poule après leur dernière rencontre du premier tour remportée 64-0 face aux États-Unis, s'assurant un quart de finale dans le haut du tableau face au Pays de Galles, deuxième de la poule A. L'Écosse arrache la deuxième place pour affronter l' Australie en quart de finale, grâce à sa victoire 36-33 sur les îles Samoa (qui réussissent, malgré la défaite, à marquer les deux bonus), lors de son dernier match du premier tour. Le Japon, qualifié pour la prochaine Coupe du Monde qu'elle accueillera en 2019, est la première équipe de l'histoire à être éliminée au tour initial malgré trois victoires[11], ratant la qualification pour les quarts de finale à cause de l'absence de bonus.


No  Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 4 3 0 1 3 1 176 56 120 16
2 Drapeau : Écosse Écosse 4 3 0 1 2 0 136 93 43 14
3 Drapeau : Japon Japon 4 3 0 1 0 0 98 100 -2 12
4 Drapeau : Samoa Samoa 4 1 0 3 1 1 69 124 -55 6
5 Drapeau : États-Unis États-Unis 4 0 0 4 0 0 50 156 -106 0

Poule C[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Zélande boucle son premier tour avec quatre victoires dont trois bonifiées, soit 19 points sur un maximum de 20 possibles. Largement premiers de leur poule, les All Blacks affronteront en quart de finale la France, deuxième de la poule D. L'équipe d' Irlande (première de la poule D) est promise à l'Argentine, assurée de la deuxième place avant son dernier match, remporté face à la Namibie. La Géorgie, troisième, est directement qualifiée pour la Coupe du monde 2019 au Japon, tandis que la Namibie, qui a enregistré quatre défaites, a toutefois réussi à marquer le tout premier point de son histoire dans cette compétition, grâce à un bonus défensif remporté lors de sa courte défaite face à la Géorgie.


No  Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 4 4 0 0 3 0 174 49 125 19
2 Drapeau : Argentine Argentine 4 3 0 1 3 0 179 70 109 15
3 Drapeau : Géorgie Géorgie 4 2 0 2 0 0 53 123 -70 8
4 Drapeau : Tonga Tonga 4 1 0 3 1 1 70 130 -60 6
5 Drapeau : Namibie Namibie 4 0 0 4 0 1 70 174 -104 1

Poule D[modifier | modifier le code]

Toutes deux invaincues après leurs trois premiers matchs, la France et l' Irlande s'affrontent le 11 octobre dans une véritable « finale de poule » avec la première place du groupe comme enjeu. Les Irlandais l' emportent sans discussion, 24-9, avec deux essais contre aucun pour la France. Cela permet à l' Irlande de rencontrer en quart de finale l'Argentine, 2e de la poule C, alors que la France retrouve, comme en 2007 dans le même stade (le Millenium de Cardiff) et au même stade de la compétition, les All Blacks de Nouvelle-Zélande, qu'ils avaient éliminés huit ans plus tôt. Le Canada quitte la compétition avec quatre défaites en autant de rencontres, tandis que l'Italie, vainqueur face à la Roumanie le 11 octobre, se classe à la troisième place, synonyme de qualification directe à la Coupe du monde 2019 au Japon.


No  Pays Joués V N D BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau : Irlande Irlande 4 4 0 0 2 0 134 35 99 18
2 Drapeau : France France 4 3 0 1 2 0 120 63 57 14
3 Drapeau : Italie Italie 4 2 0 2 1 1 74 88 -14 10
4 Drapeau : Roumanie Roumanie 4 1 0 3 0 0 60 129 -69 4
5 Drapeau : Canada Canada 4 0 0 4 0 2 58 131 -73 2

Phase à élimination directe[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de tirage au sort pour déterminer les affiches de la phase à élimination directe[10]. À noter qu'à partir de cette phase, tous les matchs se jouent dans les seules villes de Londres (Twickenham et Stade olympique) et de Cardiff (Millennium Stadium).

Aucun outsider ne crée la surprise en passant les poules, avec les sept premières nations du classement mondial, plus l'Écosse qui est neuvième rang[12] . Les quarts de finale opposent tous des équipes des deux hémisphères.

En quart de finale, la France subit une défaite historique face à la Nouvelle-Zélande (62-13) et le plus grand écart de points jamais enregistré en quart de finale d'une Coupe du monde (49)[13].

Pour la première fois dans l'histoire de la compétition, les demi-finales sont constituées uniquement d'équipes de l'hémisphère Sud[14],[15].

Quarts de finale Demi-finales Finale
 le 17 octobre à Twickenham, Londres      le 24 octobre à Twickenham, Londres      le 31 octobre à Twickenham, Londres
 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud  23
 Drapeau : Pays de Galles Galles  19  
 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud  18
 le 17 octobre au Millennium Stadium, Cardiff
   Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande  20  
 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande  62
 Drapeau : France France  13  
 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande  34
 le 18 octobre au Millennium Stadium, Cardiff
   Drapeau : Australie Australie  17
 Drapeau : Irlande Irlande  20
 le 25 octobre à Twickenham, Londres
 Drapeau : Argentine Argentine  43  
 Drapeau : Argentine Argentine  15
 le 18 octobre à Twickenham, Londres Troisième place
   Drapeau : Australie Australie  29  
 Drapeau : Australie Australie  35  le 30 octobre au Stade olympique, Londres
 Drapeau : Écosse Écosse  34    Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud  24
 Drapeau : Argentine Argentine  13

Quarts de finale[modifier | modifier le code]


16 h 00 WET
Afrique du Sud Drapeau d'Afrique du Sud 23 - 19
(12 - 13)
Drapeau : Pays de Galles Galles Twickenham, Londres
79 572 spectateurs
Arbitre : Drapeau : Angleterre Wayne Barnes
Essai(s) : 1 : Du Preez (75e)
Pénalité(s) : 5 : Pollard 5 (9e, 13e, 17e, 21e, 62e)
Drop(s) : 1 : Pollard (52e)
Essai(s) : 1 : G.Davies (18e)
Transformation(s) : 1 : Biggar (19e)
Pénalité(s) : 3 : Biggar 3 (15e, 47e, 64e)
Drop(s) : 1 : Biggar (40e)

Lors de ce match d'ouverture entre les Springboks et le Pays de Galles, ces deux équipes sont favorites pour atteindre la demi-finale. Pourtant, malgré une meilleure conservation du ballon, les Springboks encaissent un essai de Davies à la 18e minute. Les deux équipes se neutralisent, le score est serré jusqu'à la fin de la première mi-temps, et durant la majeure partie de la seconde. Il faudra attendre la soixante quinzième minute pour que Du Preez délivre son équipe et envoie les Springboks en demi-finale.



20 h 00 WET
Nouvelle-Zélande Drapeau : Nouvelle-Zélande 62 - 13
(29 - 13)
Drapeau : France France Millennium Stadium, Cardiff
71 619 spectateurs
Arbitre : Drapeau : Pays de Galles Nigel Owens
Essai(s) : 9 : Retallick (11e), Milner-Skudder (23e), Savea 3 (29e, 38e, 59e), Kaino (50e), Read (64e), Kerr-Barlow 2 (68e, 71e)
Transformation(s) : 7 : Carter 7 (12e, 25e, 31e, 60e, 66e, 68e, 72e)
Pénalité(s) : 1 : Carter (7e)
Essai(s) : 1 : Picamoles (36e)
Transformation(s) : 1 : Parra (37e)
Pénalité(s) : 2 : Spedding (9e), Parra (15e)
Carton(s) jaune(s) : 1 : Picamoles (47e)

Ce match rappelle le quart-de-finale de la coupe du monde 2007. En effet, certains éléments sont identiques : les All Blacks, vainqueurs de la poule C, affrontent les Français, sortis deuxièmes de la poule D, dans le Millenium Stadium de Cardiff en quart-de-finale. Mais, alors que les Bleus furent vainqueurs en 2007, c'est la Nouvelle-Zélande qui donne le ton de cette rencontre, en manquant de marquer un premier essai dès les premières minutes du match. Les Néo-Zélandais inscrivent quatre essais durant la première mi-temps, contre un seul pour les Français à cinq minutes de la pause. Cette domination des Blacks se confirme en deuxième mi-temps, avec cinq essais inscrits, dont quatre transformés, alors que le XV de France ne trouve pas la faille et semble totalement impuissant, n'arrivant pas à inscrire le moindre point supplémentaire. Ainsi, les All Blacks s'imposent 62-13. Avec 49 points d'écart, ce match devient la plus lourde défaite pour les Français en Coupe du monde. C'est même leur pire défaite de leur histoire depuis le test match de 2007 où les Bleus avaient perdu 61-10 contre la Nouvelle-Zélande. C'est aussi le score et la différence de points les plus lourds jamais connus en phase à élimination directe de Coupe du monde. Enfin, les All Blacks deviennent alors l'équipe qui a le plus souvent atteint le dernier carré en coupe du monde (7 fois sur 8, leur seul échec avant les demies-finales étant donc en 2007).



13 h 00 WET
Irlande Drapeau : Irlande 20 - 43
(10 - 20)
Drapeau : Argentine Argentine Millennium Stadium, Cardiff
72 316 spectateurs
Arbitre : Drapeau : France Jérôme Garcès
Essai(s) : 2 : Fitzgerald (26e), Murphy (44e)
Transformation(s) : 2 : Madigan 2 (27e, 45e)
Pénalité(s) : 2 : Madigan 2 (20e, 53e)
Essai(s) : 4 : Moroni (3e), Imhoff 2 (10e, 73e), Tuculet (69e)
Transformation(s) : 4 : Sánchez 4 (5e, 10e, 70e, 74e)
Pénalité(s) : 5 : Sánchez 5 (13e, 22e, 51e, 64e, 77e)
Carton(s) jaune(s) : 1 : Herrera (17e)

Ce quart-de-finale a opposé le XV du trèfle aux Pumas, qui dans les 10 premières minutes inscrivent deux essais transformés, et une pénalités quelques minutes plus tard (0-17). Les Irlandais commettent beaucoup d'erreurs, en rendant le ballon aux Argentins, même s'ils inscrivent un essai transformé et une pénalité (10-20 à la mi-temps). Au retour des vestiaires, c'est pourtant l'Irlande qui domine le début de la seconde mi-temps jusqu'à la soixantième minute, risquant même à certains moments de prendre la tête du match. Mais les Argentins ne cèdent pas et inscrivent deux essais dans les 15 dernières minutes.

L'Irlande échoue une fois de plus aux portes de la demi-finale, stade de la compétition encore jamais atteint par le XV du trèfle. Les Pumas, quant à eux, filent droit vers les demies-finales pour la seconde fois de leur histoire, après la Coupe du monde 2007.



16 h 00 WET
Australie Drapeau : Australie 35 - 34
(15 - 16)
Drapeau : Écosse Écosse Twickenham, Londres
77 110 spectateurs
Arbitre : Drapeau : Afrique du Sud Craig Joubert
Essai(s) : 5 : Ashley-Cooper (9e), Mitchell 2 (30e, 43e), Hooper (40e), Kuridrani (64e)
Transformation(s) : 2 : Foley 2 (44e, 65e)
Pénalité(s) : 2 : Foley 2 (54e, 80e)
Essai(s) : 3 : Horne (18e), Seymour (59e), Bennett (74e)
Transformation(s) : 2 : Laidlaw 2 (19e, 75e)
Pénalité(s) : 5 : Laidlaw 5 (14e, 21e, 34e, 47e, 69e)
Carton(s) jaune(s) : 1 : Maitland (42e)

Les favoris australiens passent tout près de la défaite. Alors qu'ils débloquent le compteur de points avec un essai non transformé, c'est l' Écosse qui mène ensuite au score grâce à la botte de Laidlaw, qui inscrit plusieurs pénalités, alors que les Wallabies sont assez malchanceux avec Foley qui manque plusieurs transformations et pénalités. Au retour des vestiaires, le score reste serré, puis l'Écosse prend l'avantage sous la pluie à cinq minutes de la fin grâce à un essai sur interception inscrit par Bennett et transformé par Laidlaw. L' Écosse semble proche de la qualification mais c'est l'Australie qui remporte ce match d'un point grâce à une pénalité réussie en toute fin de la rencontre. L'arbitre Craig Joubert est a posteriori déjugé par le World Rugby au sujet de l'octroi de cette pénalité cruciale sanctionnant un hors-jeu, sur la base d'observations de sa commission d'arbitrage[16]. Avec la qualification de l'Australie, les demi-finales sont, pour la première fois dans l'histoire de la compétition, constituées uniquement d'équipes de l'hémisphère Sud.

Demi-finales[modifier | modifier le code]


16 h 00 WET
Afrique du Sud Drapeau d'Afrique du Sud 18 - 20
(12 - 7)
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Twickenham, Londres
80 090 spectateurs
Arbitre : Drapeau : France Jérôme Garcès
Pénalité(s) : 6 : Pollard 5 (3e, 11e, 21e, 39e, 58e), Lambie (69e)
Carton(s) jaune(s) : Habana (52e)
Essai(s) : 2 : Kaino (6e), Barrett (52e)
Transformation(s) : 2 : Carter 2 (9e, 53e)
Pénalité(s) : 1 : Carter (60e)
Drop(s) : 1 : Carter (46e)
Carton(s) jaune(s) : Kaino (39e)

Après l'ouverture du score par le Sud-Africain Handré Pollard, les All Blacks, inscrivent un essai par Jerome Kaino dès la 6e minute, mais ils commettent beaucoup de fautes, ce qui permet aux Springboks de rester dans la course en marquant des pénalités, allant jusqu'à dominer les Néo-Zélandais au niveau du score à la mi-temps (12-7). Lors de la seconde mi-temps, ces derniers, par la botte de Dan Carter et grâce à un deuxième essai marqué par Beauden Barrett, parviennent à prendre un avantage de deux points et à le conserver jusqu'au bout pour accéder à la quatrième finale de Coupe du monde de leur histoire après 1987 et 2011 (victoire) et 1995 (défaite). Quant à l'Afrique du Sud, elle disputera le match pour la troisième place pour la seconde fois après 1999.



16 h 00 WET
Argentine Drapeau : Argentine 15 - 29
(9 - 19)
Drapeau : Australie Australie Twickenham, Londres
80 025 spectateurs
Arbitre : Drapeau : Angleterre Wayne Barnes
Pénalité(s) : 5 : Sánchez 5 (7e, 24e, 36e, 45e, 55e)
Carton(s) jaune(s) : Lavanini (26e)
Essai(s) : 4 : Simmons (2e), Ashley-Cooper 3 (10e, 32e, 72e)
Transformation(s) : 3 : Foley 3 (2e, 10e, 72e)
Pénalité(s) : 1 : Foley (48e)

Les Australiens se détachent au score dès les dix minutes initiales en marquant d'entrée un premier essai sur interception par Rob Simmons puis un second par Adam Ashley-Cooper pour mener 14-3. L' ailier wallaby aggrave le score par un essai supplémentaire en supériorité numérique à huit minutes de la fin de la première mi-temps. Maintenue dans le match par la botte de Nicolás Sánchez qui réussit à passer cinq pénalités sur cinq tentatives (100%), l'Argentine ne parvient pas à refaire son retard initial. Elle se rapproche toutefois à sept points --soit la possibilité d'égaliser sur un essai transformé -- en deuxième mi-temps (15-22), mais le troisième essai d' Ashley-Cooper, à la conclusion d'un exploit personnel de Drew Mitchell (sept défenseurs éliminés dans la largeur du terrain), met l'Australie hors de portée. Particulièrement appliquée en défense, l' équipe de Michael Cheika interdit par ailleurs aux Pumas de marquer le moindre essai dans cette demi-finale. L'Australie rejoint la Nouvelle-Zélande pour une finale de Coupe du monde inédite, bien que les deux équipes parviennent pour la quatrième fois à ce stade ultime de la compétition, et visent toutes deux une troisième couronne planétaire.

Match pour la 3e place[modifier | modifier le code]


20 h 00 WET
Afrique du Sud Drapeau d'Afrique du Sud 24 - 13
(16 - 0)
Drapeau : Argentine Argentine Stade olympique, Londres
Arbitre : Drapeau : Irlande John Lacey
Essai(s) : 2 : Pietersen (6e), Etzebeth (43e)
Transformation(s) : 1 : Pollard (6e)
Pénalité(s) : 4 : Pollard 4 (14e, 33e, 40e, 48e)
Essai(s) : 1 : Orlandi (80e+2)
Transformation(s) : 1 : Sanchez (80e+2)
Pénalité(s) : 1 : Sanchez (53e)
Drop(s) : 1 : Sanchez (42e)
Carton(s) jaune(s) : 1 Cubelli (5e)

Privés de quatre titulaires blessés (Joaquín Tuculet, Juan Martín Hernández, Juan Imhoff et Agustin Creevy), les Argentins démarrent mal le match, en encaissant un essai sud-africain d'entrée et en jouant à quatorze à la suite de l'expulsion temporaire du demi de mêlée Tomás Cubelli. Le buteur springbok Handré Pollard porte le score à 16-0 à la mi-temps. Malgré les efforts de Nicolas Sanchez qui termine meilleur buteur de cette Coupe du Monde avec 97 points, les Pumas ne reviendront pas au score et concéderont même un nouvel essai marqué par le deuxième ligne Eben Etzebeth. Menés 24-6, les Argentins parviennent à marquer un essai en force dans les arrêts de jeu. L'Afrique du Sud, double championne du monde, monte sur la troisième marche du podium comme en 1999.

Finale[modifier | modifier le code]


16 h 00 WET
Nouvelle-Zélande Drapeau : Nouvelle-Zélande 34 - 17
(16 - 3)
Drapeau : Australie Australie Twickenham, Londres
Arbitre : Drapeau : Pays de Galles Nigel Owens
Essai(s) : 3 : Milner-Skudder (39e), Nonu (42e), Barrett (79e)
Transformation(s) : 2 : Carter 2 (39e, 79e)
Pénalité(s) : 4 : Carter 4 (8e, 26e, 36e, 75e)
Drop(s) : 1 : Carter (70e)
Carton(s) jaune(s) : 1 : B. Smith (52e)
Essai(s) : 2 : Pocock (53e), Kuridrani (64e)
Transformation(s) : 2 : Foley 2 (53e, 64e)
Pénalité(s) : 1 : Foley (14e)

Les Néo-Zélandais sont dominateurs en première mi-temps (71% de possession de balle, 79% d’occupation du camp adverse[17]) mais ils ne parviennent à se détacher qu'à la 39e minute sur un essai de leur ailier Nehe Milner-Skudder après une longue séquence de jeu. Ils prennent le large dès le début du second acte grâce à un deuxième essai signé Ma'a Nonu au bout d'une course de 45 mètres (21-3), mais l'expulsion temporaire de leur arrière Ben Smith, à la 52e minute, change la donne. Coup sur coup, en supériorité numérique, l'Australie marque deux essais transformés par David Pocock et Tevita Kuridrani pour revenir à quatre points à l' heure de jeu (21-17). De nouveau à 15, les All Blacks reprennent ensuite leur domination territoriale, et par un drop tapé sans élan des 40 mètres, puis une pénalité des 50 mètres, Daniel Carter leur redonne dix points d'avance (27-17) à cinq minutes de la fin du match. L'ouvreur Néo-Zélandais marque dix-neuf points en tout dans cette finale. La victoire des All Blacks est parachevée sur un contre par le remplaçant Beauden Barrett qui part aplatir à la dernière minute. À l'issue de la première finale de Coupe du monde comptant cinq essais en tout, la Nouvelle-Zélande devient la première équipe triple championne du monde, la première à conserver le titre. Pour la première fois, elle réussit à être sacrée hors de ses terres, puisque ses victoires de 1987 et 2011 avaient été obtenues sur son terrain de l'Eden Park d'Auckland.

Bilan de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Équipes et joueurs en évidence[modifier | modifier le code]

Meilleurs marqueurs d'essais[modifier | modifier le code]

Top 10 des meilleurs marqueurs d'essais[18]
Rang Joueur Pays Essais
1 Julian Savea Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 8
2 Nehe Milner-Skudder Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 6
3 Gareth Davies Drapeau : Pays de Galles Galles 5
- Bryan Habana Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 5
- Juan Imhoff Drapeau : Argentine Argentine 5
- JP Pietersen Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 5
7 Adam Ashley-Cooper Drapeau : Australie Australie 4
- Drew Mitchell Drapeau : Australie Australie 4
- Tommy Seymour Drapeau : Écosse Écosse 4
- DTH van der Merwe Drapeau : Canada Canada 4

Meilleurs réalisateurs[modifier | modifier le code]

Top 10 des meilleurs réalisateurs[19]
Rang Joueur Équipe Points Essais Transf. Pén. Drops
1 Nicolás Sánchez Drapeau : Argentine Argentine 97 1 13 20 2
2 Handré Pollard Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 93 - 9 23 2
3 Bernard Foley Drapeau : Australie Australie 82 2 12 16 -
- Daniel Carter Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 82 - 23 10 2
5 Greig Laidlaw Drapeau : Écosse Écosse 79 1 13 16 -
6 Ayumu Goromaru Drapeau : Japon Japon 58 1 7 13 -
7 Dan Biggar Drapeau : Pays de Galles Galles 56 - 4 15 1
8 Tommaso Allan Drapeau : Italie Italie 44 1 6 9 -
9 Owen Farrell Drapeau : Angleterre Angleterre 43 - 8 8 1
10 Julian Savea Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 40 8 - - -

Bilan par équipe[modifier | modifier le code]

Outre les quatre premiers, les équipes sont classées (à titre indicatif) selon :

  1. La phase de la compétition atteinte
  2. Le classement à l'issue du premier tour
  3. Les points à l'issue du premier tour
  4. La différence de points lors de la compétition entière
Élimination Équipe Matchs V N D PM PE Diff
P
EM EE Diff
E
Rang
Poule
Pts
Poule
BO BD
Vainqueur Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 7 7 0 0 290 97 +193 39 6 +33 19 3 0
Finale Drapeau : Australie Australie 7 6 0 1 222 118 +104 28 8 +20 17 1 0
1/2 Finale 3° Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 7 5 0 2 241 108 +133 26 8 +18 16 3 1
1/2 Finale 4° Drapeau : Argentine Argentine 7 4 0 3 250 143 +107 27 15 +12 15 3 0
1/4 de Finale Drapeau : Irlande Irlande 5 4 0 1 154 78 +76 18 6 +12 18 2 0
1/4 de Finale Drapeau : Écosse Écosse 5 3 0 2 170 128 +42 17 14 +3 14 2 0
1/4 de Finale Drapeau : France France 5 3 0 2 133 125 +8 13 15 -2 14 2 0
1/4 de Finale Drapeau : Pays de Galles Galles 5 3 0 2 130 85 +45 12 3 +9 13 1 0
Premier Tour 3° Drapeau : Japon Japon 4 3 0 1 98 100 -2 9 12 -3 12 0 0
Premier Tour 3° Drapeau : Angleterre Angleterre 4 2 0 2 133 75 +58 16 5 +11 11 2 1
Premier Tour 3° Drapeau : Italie Italie 4 2 0 2 74 88 -14 7 8 -1 10 1 1
Premier Tour 3° Drapeau : Géorgie Géorgie 4 2 0 2 53 123 -70 5 16 -11 8 0 0
Premier Tour 4° Drapeau : Samoa Samoa 4 1 0 3 69 124 -55 7 13 -6 6 1 1
Premier Tour 4° Drapeau : Tonga Tonga 4 1 0 3 70 130 -60 8 17 -9 6 1 1
Premier Tour 4° Drapeau : Fidji Fidji 4 1 0 3 84 101 -17 10 11 -1 5 1 0
Premier Tour 4° Drapeau : Roumanie Roumanie 4 1 0 3 60 129 -69 7 17 -10 4 0 0
Premier Tour 5° Drapeau : Canada Canada 4 0 0 4 58 131 -73 7 16 -9 2 0 2
Premier Tour 5° Drapeau : Namibie Namibie 4 0 0 4 70 174 -104 8 25 -17 1 0 1
Premier Tour 5° Drapeau : États-Unis États-Unis 4 0 0 4 50 156 -106 5 20 -15 0 0 0
Premier Tour 5° Drapeau : Uruguay Uruguay 4 0 0 4 30 226 -196 2 36 -34 0 0 0
TOTAL 48 0 2439 271 23 8
Nombre 48 48 40 40
Moyenne 50,81 5,65 0,57 0,20

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Pour sa troisième participation à la Coupe du monde, le Sud-Africain Bryan Habana inscrit cinq essais, portant son total personnel à quinze, après huit en 2007 et deux en 2011. Ce total égale celui du Néo-Zélandais Jonah Lomu, le détenant depuis 1999. Si Habana marque son cinquième essai de l'édition en phase de poule, il n'en inscrit aucun pendant les phases finales, ce qui lui aurait permis de dépasser le Black[20].

Le Néo-Zélandais Julian Savea égale aussi un record d' essais, celui de Jonah Lomu et Bryan Habana, marqués sur une édition, de huit essais marqués respectivement en 1999 et 2007. Il compte entre autres deux triplés face à la Géorgie et à la France et un doublé contre la Namibie[20].

Il y a eu 271 essais inscrits en 48 matchs, un total supérieur à celui de l'édition 2011 qui était de 241. Si ce nombre d'essais ne représente pas le record toutes éditions confondues, celui d'inscrits pendant la finale l'est, avec cinq réalisations. La rencontre avec le plus grand écart est celle entre l'Afrique du Sud et les États-Unis, conclu sur le score de 64-0. Le quart de finale entre la Nouvelle-Zélande et la France voit deux nouveaux records tomber : celui du nombre de points inscrits en phase finale, qui est de 62, ainsi que le plus grand écart sur un match de phase finale, s'élevant à 49[20].

En huit éditions, les nations de l'hémisphère Sud ont réussi à remporter sept fois le trophée, seule l'Angleterre a pu contester leur suprématie en 2003. De plus, seules des nations du Sud sont représentées dans le carré final de la compétition, un scénario qui ne s'était jamais produit depuis la première Coupe du monde[20].

Bilan économique et popularité[modifier | modifier le code]

Publicité de Land Rover, sponsor de la Coupe du monde

Le taux de remplissage des stades est de 97 %, surpassant le record de 93 % de l'édition 2007 jouée en France[21]. Le nombre de billets vendus est de 2 477 805, contre 2 263 223 huit ans plus tôt[22]. En marge des rencontres, des fanzones, proposant des animations pour le public, sont organisées en nombre pour faire face à la demande. Les estimations donnent un nombre entre 1,5 et 2 millions de personnes ayant participé à ces événements sur stand[21].

Le record d'affluence sur un match de Coupe du monde est battu à deux reprises durant cette édition. La rencontre Nouvelle-Zélande - Argentine accueille le 20 septembre 89 019 spectateurs au stade de Wembley. Quelques jours plus tard, ce record est à nouveau battu dans le même stade, avec 89 267 spectateurs venus voir le match entre l' Irlande et la Roumanie le 11 octobre[20]. Le record de téléspectateurs sur un match a également été battu : plus de 25 millions de Japonais étaient devant leur poste de télévision le 3 octobre pour regarder le match de leur équipe contre celle des Samoa. Il était jusqu'alors détenu par les Français, qui étaient 18,3 millions pour voir la demi-finale contre l'Angleterre en 2007[22].

Sur un plan financier, l'organisation de la Coupe du monde a permis de dégager 210 millions de livres sterling de produit net pour World Rugby, surpassant les chiffres des anciennes éditions de la compétition. Ils sont répartis entre les vingt nations participantes : 8,5 millions sur quatre ans pour les dix équipes du Tier 1 (correspondant aux nations disputant le Tournoi des Six Nations et au Rugby Championship), et 5 millions sur quatre ans pour les dix autres équipes[21]. L'économie britannique bénéficie quant à elle d'un retour net de 1,4 million d'euros[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. B. R. et Émilie Dudon, « L'Angleterre puis le Japon », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique,‎ (consulté le 29 juillet 2009)
  2. (en) « Japan declares bid to host 2015 Rugby World Cup », sur www.mg.co.za, Mail&Guardian,‎ (consulté le 1er novembre 2007)
  3. (en) « Italy and Japan enter RWC bid », sur Planet Rugby,‎ (consulté le 23 juin 2009)
  4. (en) Alastair Jamieson, « Big boost to Rugby World Cup bid hopes », sur The Scotsman,‎ (consulté le 1er novembre 2007)
  5. http://sportbuzzbusiness.fr/rugby/le-hashtag-rwc2015-saffiche-sur-le-ballon-de-la-coupe-du-monde-de-rugby-2015-33136
  6. (en) « Rugby World Cup 2015 venues », sur telegraph.co.uk, The Telegraph,‎ (consulté le 23 septembre 2015)
  7. « Match officials announced for Rugby World Cup 2015 », sur www.rugbyworldcup.com, World Rugby,‎ (consulté le 8 juin 2015)
  8. a et b Bertrand Lagacherie, « Tête de série, mais… », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ (consulté le 3 décembre 2012)
  9. Stéphane Moccozet, « Coupe du Monde de Rugby 2015, la France avec l'Irlande et l'Italie », sur auvergne.france3.fr, France Télévisions,‎ (consulté le 4 décembre 2012)
  10. a et b « L'Angleterre ouvrira sa Coupe du monde le 18 septembre 2015 à Twickenham », sur rugbyrama.fr,‎
  11. « Coupe du monde de rugby : le Japon éliminé, malgré trois victoires... », sur Le Monde.fr,‎ (consulté le 13 octobre 2015)
  12. classement World Rugby du 12 octobre 2012
  13. Coupe du monde: Les Bleus humiliés par les All Blacks, lequipe.fr
  14. « La Coupe du monde de rugby est finie, l'hémisphère Sud l'a gagnée », sur lexpress.fr, L'Express (consulté le 19 octobre 2015)
  15. « Rugby : l’hémisphère sud met la main sur la Coupe du monde », sur europe1.fr, Europe 1 (consulté le 19 octobre 2015)
  16. « Australie-Ecosse : World Rugby reconnaît la faute de Craig Joubert ! », francetvsport.fr, 19 octobre 2015
  17. Les All Blacks définitivement seuls au sommet de la planète ovale sur Lefigaro.fr, consulté le 2 novembre 2015
  18. (en) « Rugby World Cup - Espace stats - RWC15 Essais », sur rugbyworldcup.com (consulté le 31 octobre 2015)
  19. (en) « Rugby World Cup - Espace stats - RWC15 Le plus de points marqués », sur rugbyworldcup.com (consulté le 31 octobre 2015)
  20. a, b, c, d, e et f Clément Mazella, « Ces 10 chiffres qui montrent que la Coupe du monde 2015 a été exceptionnelle », sur www.rugbyrama.fr, Eurosport,‎ (consulté le 8 novembre 2015).
  21. a, b et c AFP, « Avec 210 millions d'euros de ressources dégagées, le Mondial a aussi été un succès commercial », sur www.rugbyrama.fr, Eurosport,‎ (consulté le 8 novembre 2015).
  22. a et b David Reyrat, « Bilan : une huitième édition dans l'histoire », sur sport24.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ (consulté le 8 novembre 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]