Serge Simon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Serge Simon

Pas d'image ? Cliquez ici

Fiche d'identité
Naissance (49 ans)
Taille 1,87
Surnom Rapetou
Position pilier gauche
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
1987-1992
1992-1993
1993-1996
1996-1999
1999-2000
CA Bègles-Bordeaux
AS Mérignac
Stade bordelais
Stade français
Gloucester RFC
 
 
 
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
1991 Drapeau : France France 2 (4)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Serge Simon, né le , est un ancien joueur de rugby à XV français, évoluant au poste de pilier. Il est également médecin généraliste[1],[2] et animateur radio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Il effectue tout d'abord une carrière de joueur qui le conduit de Bègles, où il forme avec Vincent Moscato et Philippe Gimbert, la première ligne des « Rapetous », ossature principale de la fameuse tortue béglaise qui domine le rugby hexagonal en 1991.

Cela vaut à cette première ligne d'être entièrement sélectionnée en équipe de France pour partir en tournée. Stigmatisé pour sa violence lors du match États-Unis/France, Serge Simon est écarté définitivement du XV de France lors de sa deuxième sélection.

Commence alors pour lui une période rugbystique dans des clubs de bas de tableau et de division inférieure. Il rejoint son ancien demi-de-mêlée Bernard Laporte au Stade français Paris en 1997, toujours avec ses compagnons Moscato et Gimbert, pour obtenir un deuxième titre de champion de France en juin 1998.

Il annonce lors de la finale de la coupe Yves-du-Manoir, en juin 1999, sa retraite professionnelle. Mais il se rétracte et effectue finalement une saison au sein du club anglais de Gloucester, dirigé par le Français Philippe Saint-André (saison 1999/2000).

Clubs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Reconversion[modifier | modifier le code]

Médecin[modifier | modifier le code]

Serge Simon est médecin généraliste.

En 2001, il est à l'initiative de la création du Centre d'addictologie et de psychopathologie des sportifs au sein du CHU de Bordeaux[3].

Lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, il assiste à la fusillade depuis un balcon et descend immédiatement porter secours aux blessés. Il sauve notamment la vie d'un autre joueur de rugby professionnel Aristide Barraud[4].

Dirigeant de rugby[modifier | modifier le code]

Président de Provale[modifier | modifier le code]

Il devient président de l'association Provale, syndicat des joueurs de rugby français, jusqu'au 9 octobre 2006, date à laquelle lui succède Sylvain Deroeux. En 2012, il redevient président de Provale à la suite du départ de Mathieu Blin devenu entraîneur du SU Agen. Il siège à ce titre au comité directeur de la Ligue nationale de rugby. Il laisse de nouveau son poste en 2014 au profit de Robins Tchale-Watchou, deuxième ligne de Montpellier.

Comité directeur de la Fédération française de rugby[modifier | modifier le code]

Le , Bernard Laporte annonce sa candidature pour l'élection du président de la Fédération française de rugby en , et choisit Serge Simon comme directeur de campagne[5]. Bernard Laporte a été son coéquipier au CA Bordeaux-Bègles Gironde puis son entraîneur au Stade Français. Les deux hommes font un tour de France des clubs de rugby pour expliquer le programme du candidat[6]. En novembre 2016, il est désigné numéro 2 de la liste conduite par l'ancien sélectionneur national[7].

Lors de l'élection du nouveau comité directeur, le , la liste menée par Bernard Laporte obtient 52,6% des voix, soit 29 sièges, contre 35,28% des voix pour Pierre Camou (6 sièges) et 12,16% pour Alain Doucet (2 sièges). Serge Simon intégre ainsi le comité directeur et Bernard Laporte est élu à la présidence de la fédération française de rugby[8].

Consultant/animateur radio[modifier | modifier le code]

Serge Simon
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Nice, Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau de la France Française
Émissions Sportisimon
Les Grandes Gueules du sport
Radio RMC (depuis 2003)

Parallèlement, il est consultant TV notamment France 2 lors de la coupe du monde de rugby 2003 et des Jeux olympiques d'été de 2004 puis durant la coupe du monde de rugby 2007 à TF1. Ses analyses ne passent d'ailleurs pas inaperçues auprès des joueurs du XV de France qui le rangent dans leur virtuel "XV des amnésiques et des raisonnements"[9]. En 2008, il officie en tant que consultant à L'Équipe TV, dans l'émission L'Équipe du Soir. Il a également animé une émission sur la télévision locale TV7 Bordeaux : 33.7 aventures.

À la radio, il est consultant sur RMC depuis 2003. De 2009 à 2012, il animait sa propre émission Sportisimon avec l'ancienne athlète Maryse Ewanje-Epée chaque samedi de 12h à 14h (initialement Sarah Pitkowski puis Isabelle Severino). Lors des Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres, il anime le Dream Team Café chaque jour de 13h à 15h avec les consultants de la Dream Team RMC Sport. Depuis septembre 2012, il coanime, avec Gilbert Brisbois, Les Grandes Gueules du sport chaque samedi et dimanche de 10h à 13h, puis avec Christophe Cessieux depuis le mois de septembre 2014.

Soutien politique[modifier | modifier le code]

Le 5 juin 2004, il assiste au premier mariage homosexuel organisé à Bègles par Noël Mamère[10] et annulé par la suite. Choqué par la violence des réactions que cette initiative suscite, il publie une sélection des lettres de menaces et d'insultes reçues par l'élu vert dans le recueil Homophobie 2004, France[11],[12].

Lors de l'élection présidentielle de 2007, il a vivement soutenu Ségolène Royal. Il apparait en 11e position sur la liste d'Alain Rousset (PS) aux élections municipales en 2008 à Bordeaux. Il démissionne de son mandat de conseiller municipal deux jours après son élection ne souhaitant pas siéger dans l'opposition tout comme trois autres de ses colistiers dont le tête de liste Alain Rousset.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paroles de dopés, Yves Bordenave et Serge Simon, Editions J.-C. Lattès - 2000
  • Serge Simon, Homophobie 2004, France, Latresne, Le Bord de l'Eau Éditions, (ISBN 9782911803994)
  • On n'est pas là pour être ici - Dictionnaire absurde du rugby, éditions Prolongations, 2006
  • La Mêlée, éditions Prolongations, 2008
  • Ce petit, c'est un neuf dur - Dictionnaire absurde du rugby "la revanche", éditions Prolongations, 2008
  • France-Angleterre, un siècle de rivalité sportive avec Darren Tulett, éditions Prolongations, 2008
  • Ça, c'était quelqu'un !, éditions Prolongations, 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adeline François, « Attentats à Paris : un ancien rugbyman sauve la vie d'un autre joueur », sur rtl.fr,‎ (consulté le 9 août 2016)
  2. Serge Sauveur Simon et Arnaud Decamps (directeur de thèse), Modalités d'entrée en démence : à propos des 63 sujets de l'étude Paquid classés déments à trois ans, Bordeaux 2, coll. « Thèse : Médecine générale », , 183 p. (OCLC 489806008)
  3. David Reyrat, « Docteur Sabine Afflelou : «L'état psychique du sportif est négligé» », sur veloptimum.net, Le Figaro,‎ (consulté le 24 octobre 2016)
  4. Adeline François, « Attentats à Paris : un ancien rugbyman sauve la vie d'un autre joueur », sur www.rtl.fr, RTL,‎ (consulté le 24 octobre 2016)
  5. « Laporte: «Si vous saviez combien de personnes m’ont dit que j’étais fou» », sur lefigaro.fr,‎ .
  6. Bruno Lesprit, « Rugby: le tour de France de « Bernie le dingue » », sur lemonde.fr,‎ .
  7. « Le candidat à la présidence de la FFR, Bernard Laporte, présente à son tour sa liste », sur www.lequipe.fr, L'Equipe,‎ (consulté le 22 novembre 2016)
  8. « Elections FFR : Bernard Laporte est le nouveau président de la Fédération », sur www.rugbyrama.fr, Rugbyrama,‎ (consulté le 3 décembre 2016)
  9. La sélection du XV de France L'Express
  10. Simon 2004, p. 5
  11. Emmanuelle Cosse, « Serge Simon, un allié de poids pour les homosexuels », sur www.tetu.com, Têtu,‎ (consulté le 10 mai 2010)
  12. Ludovic Thomas, « Des insultes pour lutter contre la haine », L'Humanité,‎ (lire en ligne)