Église Saint-Barthélemy de Jonqueroles

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Église Saint-Barthélemy de Jonqueroles
Ruines de l'église
Ruines de l'église
Présentation
Type Église
Style dominant Art préroman
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Ville Bélesta
Coordonnées 42° 43′ 51″ nord, 2° 36′ 58″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Barthélemy de Jonqueroles

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Église Saint-Barthélemy de Jonqueroles
Ne doit pas être confondu avec église Saint-Barthélemy de Bélesta.


L'église Saint-Barthélemy de Jonqueroles, ou de Jonquerolles (catalan : Sant Bartomeu de Jonqueroles), est une église préromane ruinée située à Bélesta, dans le département français des Pyrénées-Orientales[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Jonqueroles est cité une première fois en 842 sous la forme luncariolas puis on trouve luncherolas (1020), loncheroliis (1154). Plus aucune mention jusqu'en 1340 sous la forme Joncheroles et enfin Jonquerolles et Bello Stare (Bélesta) en 1400[2].

Le toponyme Jonqueroles est formé sur la base du latin Juncus, « jonc » auquel sont ajoutés deux suffixes. Le premier, -ariu, est un collectif qui est utilisé pour former des noms de lieux où poussent des plantes, comme en français le mot jonchère (en catalan : jonquera[3]), lieu où pousse le jonc. Le deuxième, -eola,est un diminutif, signifiant que cette jonchère est de petite taille[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélemy de Jonquerolles est citée en 1020 dans le testament de Bernard Taillefer, comte de Besalú[5]. Érigée en paroisse, on trouve mention au siècle suivant (1154) de Ramon Cassanyes (chapelain de Jonqueroles), Guillem de Vernet, ainsi que son oncle et son frère, qui firent don aux templiers des maisons d'un certain Guillem Gotmar et de toutes les possessions que ce dernier avait à Jonquerolles[6],[N 1]. Le village semble disparaître au XIVe siècle mais la cure est toujours mentionnée au siècle suivant[5].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Alessandri, « Chronique des fouilles médiévales. Saint-Barthélemy de Jonqueroles à Belesta », Archéologie médiévale, t. XIX,‎
  • Patrice Alessandri, « Sur quelques fortifications de la frontière de 1258 », dans Frontières et espaces pyrénéens au Moyen-Age, Perpignan, CREPF, , p. 151-179
  • Patrice Alessandri, « Chapelle Saint-Barthélemy de Jonquerolles », Bulletin de l'Association Archéologique des Pyrénées-Orientales, no 5,‎
  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  • B. Doutres, « Monnaies provenant des fouilles de Saint-Barthélemy de Jonquerolles à Bélesta en 1991. Une bonne surprise », La Pallofe, no 34,‎
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7)
  • Valérie Porra, « Chapelle Saint-Barthélemy de Jonquerolles », Bulletin de l'Association Archéologique des Pyrénées-Orientales, no 6,‎
  • Valérie Porra, « Bélesta, Église Saint-Barthélemy-de-Jonquerolles », dans Bilan scientifique 1992, DRAC Languedoc-Roussillon, Service régional d'archéologie,
  • Valérie Porra, « Saint-Barthélemy de Jonquerolles », Bulletin de l'Association Archéologique des Pyrénées-Orientales, no 7,‎
  • Valérie Porra, « Saint-Barthélemy de Jonquerolles », Bulletin de l'Association Archéologique des Pyrénées-Orientales, no 8,‎
  • Valérie Porra, « La fortification réalisée. Enclos fortifiés d'églises et églises fortifiées Saint-Barthélémy-de-Jonquerolles », dans Entre Languedoc et Roussillon. 1258-1659. Fortifier une frontière ?, Amis du Vieux Canet, Mairie de Duilhac,
  • (ca) « Jonqueroles », Gran Enciclopèdia Catalana, sur enciclopedia.cat, Barcelone, Edicions 62.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Donation faite au templier Bernat de Fenollet. Les témoins qui figurent au bas de cet acte nous renseignent sur les principaux fiefs autour de la commune de Bélesta alors que celle-ci n'existe pas encore. Dans l'ordre de citation : (la) Petrus Sugnerii de Cher Corb. (?), Amalrricus de Lebrers (Llébrès, hameau ruiné qui se trouve entre Caladroy et Bélesta), Bernardus Joli de Fuledes (?), Petrus Rostol de Pleus (Hameau de la commune de Cassagnes, au nord de Caladroy), Petrus Johannes de Caladroer (Caladroy, à l'Est de Bélesta). cf. l'identification de ces toponymes par Rodrigue Tréton (vol. 5 du même ouvrage).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mallet 2003, p. 130
  2. Actes et mémoires du IIIe congrès international de langue et littérature d'oc, Bordeaux, 3-8 septembre 1961, Université de Bordeaux, Faculté des lettres et sciences humaines, , 158 p. (présentation en ligne), p. 26
  3. (ca) « Jonquera », Gran Enciclopèdia Catalana, sur enciclopedia.cat, Barcelone, Edicions 62.
  4. Basseda 1990, p. 332
  5. a et b Alessandri 1992, p. 153
  6. (ca + la) Rodrigue Tréton, Diplomatari del Masdéu, vol. II, Pagès Editors, (ISBN 978-8-4977-9972-0, lire en ligne), p. 425-426 (charte n°55)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste des églises préromanes des Pyrénées-Orientales