Maël-Pestivien
| Maël-Pestivien | |||||
L'église Saint-Laurent. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Joseph Bernard 2020-2026 |
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| Code postal | 22160 | ||||
| Code commune | 22138 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
362 hab. (2023 |
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| Densité | 12 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 23′ 43″ nord, 3° 17′ 44″ ouest | ||||
| Altitude | 273 m Min. 223 m Max. 302 m |
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| Superficie | 31,29 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Callac | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | maelpestivien.jimdo.com | ||||
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Maël-Pestivien [mɛl pɛstivjɛ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Géographie
[modifier | modifier le code]La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fañch.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Blavet, le Léguer, le ruisseau de Pont hellou, le Bodeillo[1], le ruisseau de Kerhubet[2], l'Étang du Loc'h[3], le Gollot[4], le ruisseau de Bodeillo[5] et le ruisseau de Dour vern[6],[7],[Carte 1].
Le Blavet, d'une longueur de 149 km, prend sa source dans la commune de Bourbriac et se jette dans le canal de Nantes à Brest en limite de Plélauff et de Gouarec, après avoir traversé 31 communes[8]. Les caractéristiques hydrologiques du Blavet sont données par la station hydrologique située sur la commune de Kerien. Le débit moyen mensuel est de 0,369 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 5,18 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 6,05 m3/s, atteint le même jour[9].
Le Léguer, d'une longueur de 58 km, prend sa source dans la commune de Bourbriac et se jette dans la baie de Lannion en limite de Lannion et de Trédrez-Locquémeau, après avoir traversé 15 communes[10].
Le Pont Hellou, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Hyère à Plusquellec, après avoir traversé six communes[11].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Blavet, d'une superficie totale de 17 ha (10,41 ha sur la commune)[Carte 1],[12].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 099 mm, avec 16,7 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 12 km à vol d'oiseau[19], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[22], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Maël-Pestivien est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle est située hors unité urbaine[24] et hors attraction des villes[25],[26].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (91,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,3 %), prairies (29,6 %), terres arables (15,5 %), forêts (5,7 %), zones urbanisées (0,8 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Mael en 1160, Mel en 1433, Mael en 1444, 1535 et en 1536[28], Mael Pestivien en 1591, Mahel-Pistien en 1630[29], Maël-Pestivien dès 1790[28].
Maël-Pestivien vient de Maël (saint breton)[28].
Pestivien : nom provenant de Penn-stivien, de penn (bout) et de stivien (sources), le « bout des sources »[30]. Ce nom, issu de l'ancien nom de la commune voisine Bulat-Pestivien, a été ajouté pour différencier Maël-Pestivien de Maël-Carhaix, proche de Carhaix.
Histoire
[modifier | modifier le code]Protohistoire
[modifier | modifier le code]En 1877, un dépôt de bronzier daté de l'âge du bronze final a été mis au jour dans une tourbière[32]. Un stèle gauloise de l'âge du fer est visible au lieu-dit de Kerolland[32].
Le XXe siècle
[modifier | modifier le code]La Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts porte les noms des 80 soldats morts pour la France[33].
La Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]22 soldats sont morts pour la France.
Le , un parachutage d'armes au profit des résistants FTP la compagnie Tito eut lieu à Maël-Pestivien[34].
Le , les SS, appuyés par la Milice bretonne du Bezen Perrot, raflent une vingtaine d’hommes à Maël-Pestivien, dont le maire[35].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[38].
En 2023, la commune comptait 362 habitants[Note 6], en évolution de −4,23 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'église Saint-Laurent (XIe siècle). Elle possède une tour de 1875. Voir aussi : Vitrail aux apôtres
- Dolmen de Roc'h Du, appelé aussi dolmen de Roch Toul ou dolmen de Kerroland, classé au titre des monuments historiques en 1969[41],[42] et à peu de distance la Stèle protohistorique de Maël-Pestivien classée en 1964[43] qui n'est pas un menhir.
- La Chaire des Druides : pierre comportant des dépressions naturelles dans laquelle la tradition populaire a voulu voir une pierre de sacrifice.
- Men-Sul : pierre probablement naturelle mentionnée en 1853 par A.-L. Harmois comme menhir[44] qui selon la tradition populaire danse aux douze coups de midi lors des solstices.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Le père de l'écrivain Auguste de Villiers de L'Isle-Adam était originaire de Maël-Pestivien. Il habitait le manoir de Kérohou où il était né en 1802. Personnage fantasque, il passa une partie de sa vie à chercher d'hypothétiques trésors enfouis.
- La journaliste Inès Léraud, installée sur la commune depuis 2015, consacre une série de reportages au Centre-Bretagne, dans la série « Journal breton » diffusée sur France Culture[45],[46].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:07 TU à partir des 524 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1980 au 01/06/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Lucien Le Verge, né le à Maël-Pestivien, décédé le à Callac.
- ↑ Henri Marie Hernin, né le à Maël-Pestivien, décédé le à Lannion.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Réseau hydrographique de Maël-Pestivien » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Sandre, « le Bodeillo ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Kerhubet ».
- ↑ Sandre, « l'Étang du Loc'h ».
- ↑ Sandre, « le Gollot ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Bodeillo ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Dour vern ».
- ↑ « Fiche communale de Maël-Pestivien », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Blavet ».
- ↑ « Station hydrométrique « Le Blavet à Kerien» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Léguer ».
- ↑ Sandre, « Le ruisseau de pont hellou ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Maël-Pestivien et Kerpert », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Kerpert », sur la commune de Kerpert - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Kerpert », sur la commune de Kerpert - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Maël-Pestivien ».
- ↑ Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
- ↑ Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 60, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828, consulté le ).
- ↑ (br) Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, An Here, (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620), p. 111
- 1 2 Catherine Bizien-Jaglin, Patrick Galliou et Hervé Kerébel, Carte archéologique de la Gaule. 22 : Côtes d'Armor, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 406 p. (ISBN 978-2-87754-080-3), p. 188
- ↑ ACAM-MEMORIAL, « Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ Jean-Jacques Monnier, "Résistance et conscience bretonne", Yoran Embanner, Fouesnant, 2007, [ (ISBN 978-2-916579-09-2)]
- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/mael-pestivien-22160/une-plaque-commemorative-de-la-rafle-du-16-mai-1944-1878341
- ↑ Notice LE DENMAT François par Alain Prigent, François Prigent, version mise en ligne le 17 juillet 2011, dernière modification le 1er septembre 2011
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no PA00089319, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PA00089321, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PA00089320, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Loïc Langouët, Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp, Institut Culturel de Bretagne, , 92 p. (ISBN 9782868221018), p. 48.
- ↑ « Journal breton, saison 1 », sur franceculture.fr, .
- ↑ « Journal breton, saison 2 », sur France Culture (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales des Côtes-d'Armor (abpo_0399-0826_1996_num_103_2_3877)
- Ressources relatives à la géographie :





