Pabu

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Pabu
Pabu
Mairie de Pabu.
Image illustrative de l’article Pabu
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Pierre Salliou
2020-2026
Code postal 22200
Code commune 22161
Démographie
Gentilé Pabuais
Population
municipale
2 748 hab. (2019 en diminution de 1,4 % par rapport à 2013)
Densité 351 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 18″ nord, 3° 08′ 04″ ouest
Altitude 200 m
Min. 50 m
Max. 137 m
Superficie 7,84 km2
Unité urbaine Guingamp
(banlieue)
Aire d'attraction Guingamp
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Guingamp
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la commune de Pabu

Pabu [paby] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Pabu est située à l’ouest des Côtes-d'Armor et au nord de Guingamp, chef-lieu de l’arrondissement (et donc sous-préfecture départementale), du canton et de l’intercommunalité.

Carte de la commune de Pabu.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 10,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 868 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Plouisy », sur la commune de Plouisy, mise en service en 1971[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 950,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 22 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pabu est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Guingamp, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[17] et 21 870 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (25,7 %), prairies (23 %), terres arables (21,5 %), forêts (15,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est Pabu, aussi bien en français qu'en breton. Il est attesté sous les formes Chapelle Sainct Pabu en 1532, Pabu en 1762, Pabu La Poterie en 1790[24]. Il vient du vieux breton pabu, un terme de déférence ayant le sens de père, mais aussi d'évêque[24], de supérieur monastique ou de père-fondateur d'un lieu consacré ; en particulier, ce terme était fréquemment utilisée pour se référer à Saint Tugdual.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Saint Tugdual, ou Tudwal, ou Tudgual (à la suite d'une faute de copiste) vint de Grande-Bretagne en Armorique au VIe siècle, avec soixante douze de ses disciples parmi lesquels sa mère, sainte Pompée (Koupaïa en breton), et sa sœur sainte Sève. Il est le fondateur présumé du monastère de Landreger, dit Tréguier, et il a, sans le vouloir, donné son nom à la paroisse de Pabu. L’église actuelle fut édifiée sous son invocation et, comme la légende voulut en faire un pontife sous le nom de Leo V Britigena (« Léon le Breton »), le peuple breton l’appela du nom de Pabu.

À l'origine de la commune, il y eut le territoire de Trivis, désignant l'une des quatre dîmeries de la paroisse de Ploumagoar. Il pourrait s'agir d'une prononciation locale de Trevez (trève, hameau, lieu habité), ou encore, la trève de la pointe en raison de la configuration des lieux, pointe enfoncée entre le Trieux et le Frout.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1673, Pabu est le siège d'une chapellenie dite de Reranré, du nom du gros village de Kerhré (Keranres en 1532), situé à 800 m au nord, connu aujourd'hui sous le nom de La Poterie. Cette chapellenie est à cette époque à la nomination du seigneur de Munehorre (ou Menehorre) ; le chapelain était désigné par le seigneur. Le seigneur de Munehorre, vassal du fief de Pontrieux-Frynaudour (La Roche-Jagu), avait droit de haute, moyenne et basse justice, c’est-à-dire qu’il pouvait prononcer des sentences capitales.

En 1711, les habitants de la dîmerie de Trivis, au centre de laquelle se trouvait Pabu, adressent une supplique à monseigneur l'évêque, comte de Tréguier, pour obtenir l’érection de l’église actuelle, alors en construction, en église tréviale ou paroissiale. Cette dîmerie devient une paroisse succursale le (soit 35 ans après la supplique) et prend le nom de Pabu en l'honneur de Saint Tugdual, son saint patron.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Pabu élit sa première municipalité le , et elle devient paroisse en 1803. Le territoire de Pabu s'est accru le de l'enclave de Kergoz (ou Guer-Noz), jusqu'alors dépendante de Ploumagoar.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les potiers peuplaient les villages de La Poterie et de Kerez. L'argile était extraite à Kervenou en Pommerit-le-Vicomte. Jusqu'en 1914, on y fabriquait des pots, des jattes, des cruches, des ribots, mais aussi des briques, des tuiles ainsi que des épis de faîtage. Ces épis de faîtage étaient encore présents sur le toit de l'église avant sa restauration ; ils sont encore visibles dans le hall de la mairie, où ils sont exposés dans des vitrines.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts porte les noms de 59 soldats morts pour la Patrie[25] :

Activités économiques[modifier | modifier le code]

L'ancêtre du groupe coopératif UNICOPA, l'URCAB (Union régionale des coopératives agricoles de Bretagne), est créé le à Pabu par le regroupement de trois coopératives, la « Laiterie du Trieux », la coopérative « Genêts d'or » et la « coopérative de l'Arrée » (située à Pleyber-Christ), les deux dernières citées étant productrices d'œufs. Jean-Baptiste Leclerc est élu président de son conseil d'administration[26].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Un chef étoilé[modifier | modifier le code]

En 2016, Michel Richard, né à Pabu, installé dans un restaurant de Washington, s'est vu décerner le titre de « meilleur chef des États-Unis »[27].

Les deux legs de Pabu[modifier | modifier le code]

En 2021 la commune de Pabu a reçu d'une de ses habitantes, Jacqueline Brochen, décédée en 2020 âgée de 95 ans, un legs de 580 000 euros. La commune a aussi bénéficié d'un autre legs de 90 000 euros de la part d'une autre habitante. Ces legs vont permettre à la commune de financer notamment un restaurant self pour les écoles, une salle des sports et un musée des arts et traditions populaires[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Célestin Chevoir    
octobre 1947 mars 1965 Alexandre Lédan RPF puis UNR Réprésentant
mars 1965 février 1966[29] Yves Guyader FGDS Inspecteur des contributions indirectes
Invalidé
février 1966 mars 1971 Yvon Le Merrer[30] PSU Professeur de lycée
mars 1971 juillet 1973[31] Yves Guyader PS Inspecteur central des impôts
juillet 1973 mars 1977 Jean Chevoir UG  
mars 1977 mars 1983 Pierre Pasquiou RPR Avocat en droit équin
mars 1983 mars 2001 Georges Le Normand PS Retraité d'Unicopa
Vice-président du District du Pays de Guingamp
mars 2001 En cours
(au 19 janvier 2021)
Pierre Salliou DVD Directeur retraité du lycée professionnel du Restmeur
Conseiller communautaire (2017 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2019, la commune comptait 2 748 habitants[Note 8], en diminution de 1,4 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2799328579131 2041 0631 0801 0931 087
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0841 0871 1481 0541 089979934971965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9178949398628911 0311 3591 3181 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 5921 7392 4522 8712 7722 6752 8012 8322 772
2014 2019 - - - - - - -
2 7762 748-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 81 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 27,5 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[36].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Tugdual est en forme de croix latine avec chevet et ailes à pans coupés, et dispose d'une chapelle des fonts en face du porche du midi. Elle date du XVIIIe siècle et porte diverses inscriptions : sur le bras sud, la date de 1711, sur le portail : la date de 1750, sur la façade occidentale « Par le général de Pabu en 1762, Y. Huon Curé I:Le Beuf F. », sur le pignon de la chapelle des fonts :« Yves Prigent Gouverneur ». Cet édifice a succédé à un édifice plus ancien mentionné sous le nom de chapelle Sainct Pabu en 1532. Sa construction débuta en 1711 pour s'achever en 1762 ; elle a été restaurée en 1826 et son agrandissement a été évoqué en 1860.
  • Le château de Runevarec a été construit sur les ruines d'un ancien manoir, date de la seconde moitié du XIXe siècle, aujourd'hui Lycée rural du Restmeur. Il a été construit, sur le modèle des « malouinières », par madame Perrio de Grandclos, petite-fille d'un armateur malouin qui s'est enrichi, au XVIIIe siècle, avec le commerce d'esclaves entre l'Afrique et les Antilles. (source Patrick Salaün).
  • Sa chapelle est dédiée à saint Loup, protecteur des troupeaux et réputé pour guérir de la peur, des maladies nerveuses et des crises d'épilepsie ; on y trouve une statue de Saint Loup en bois polychrome datée de 1783. On y a célébré la fête de la Saint-Loup dès 1848 ; la fameuse dérobée en fit la renommée. Cette fête est devenue le festival de la danse bretonne à Guingamp. La voûte de la chapelle est ornée de reproductions de tableaux célèbres de Rubens, El Greco, Piero della Francesca et Léonard de Vinci, œuvres du peintre pabuais Bernard Le Quellec.
  • Le Grand Kermin est un ancien manoir remanié au XVIIIe, dont il subsiste des parties datant des XVe (tourelle), XVIe et XVIIe siècles. Il possédait jadis un colombier et une chapelle privée dédiée à Saint Jacques. Propriété noble depuis toujours, le domaine a dû cesser son faire-valoir-direct (exploitation par le noble lui-même) très tôt ; sous la Révolution, il est déjà affermé, mais les propriétaires y conserveront un « pied-à-terre », sans doute pour la chasse, jusqu'à la dernière guerre.
  • La Maison d'en Haut : c'est un manoir qui date du XVIIe remanié aux XVIIIe et XIXe siècles, Kerhuel « La maison d'en haut », était déjà habitée au XIIe siècle ; son moulin est en ruine et sa chapelle a disparu. Ce n'était pas initialement une propriété noble, bien que ses occupants aient été d'illustres personnages, et il ne le devint qu'au XVIIe siècle. Ce manoir possède en façade une magnifique lucarne à fronton et, à l'intérieur, on peut voir une cheminée monumentale qui daterait du XIIe siècle.
  • Le Manoir de Kerhré porte les dates de 1691, 1714 et 1723. Comme tous ses semblables, Kerhré ne fut pas construit en une seule fois et comporte plusieurs étapes. Le moulin de Kerhré, mixte d'abord (moulin à grain et à teillage), servit ensuite uniquement à teiller le lin ; capable d'une grande puissance (20 chevaux vapeur en bonnes eaux), c'était l'un des meilleurs moulins parmi les 32 jalonnant le cours du Trieux. Au temps de sa splendeur, il faisait travailler 20 à 25 personnes.
  • La seigneurie de Minguével : d'après une carte géométrique de la province de Bretagne levée en 1771, le Minguével est désigné comme « château ». C'est une ancienne seigneurie, dont l'existence du manoir et d'une chapelle est rapportée par différents documents et par la découverte de pièces de calvaire et autres accessoires ; des recherches plus précises indiqueraient l'existence d'un prieuré, annexe du couvent des Cordeliers à Guingamp (incendié et détruit en 1591, lors du siège de la ville).
  • La métairie du Rucaër et son moulin à blé, connu aussi sous le nom de « Milin-ar-Menez ».
  • L'ancien aqueduc, peut-être d'origine romaine, dont la partie à arcades constitue la frontière entre Pabu et Guingamp, alimentait le cœur de la ville en eau potable. Dès 1588, la fontaine de Guingamp est alimentée par un aqueduc qui lui apporte l'eau des sources de Montbareil. Il est remplacé au XVIIIe siècle par un autre aqueduc plus élevé dont les quatre arcades de 5,20 mètres d'ouverture franchissent le vallon des Lutius (Ru Potin ou Lutin). La canalisation traverse ensuite le jardin du monastère de Montbareil, puis un petit aqueduc passe les douves pour arriver au pied des remparts. Il reste en service jusqu'au début du XXe siècle. La fontaine des Quatre Ponts, date de la reconstruction du système d'aqueducs de Guingamp, vers 1735-1743.
  • Le moulin de Kerhré était plus connu au début du XXe siècle sous le nom de « Milin mécanique ». Autrefois, il y avait un petit moulin à grain à cet emplacement ; en 1844, Monsieur Gouyon de Coypel, rentier en son château de Munehorre, demanda au préfet l'autorisation d'établir à cet endroit une machine « Le Bonniec » pour teiller le lin, dont il s'efforçait de promouvoir la culture alentour. Elle fut accordée et l'autorisation de mise en eau délivrée en 1868. Mixte d'abord (moulin à grain et à teillage), il servit ensuite uniquement à teiller le lin ; capable d'une grande puissance (20 chevaux vapeur en bonnes eaux), c'était l'un des meilleurs moulins parmi les 32, jalonnant le cours du Trieux. Au temps de sa splendeur, il faisait travailler 20 à 25 personnes. Il appartient désormais au camping privé de Milin Kerhré.
  • La croix de Groaz Hent (ou Cozen) date de 1764.

Économie[modifier | modifier le code]

L'hôpital dit de Guingamp, construit sur le territoire de la commune, fut inauguré le par monsieur Joseph Ruau, ministre de l'Agriculture. Depuis, il n'a cessé d'évoluer. En 1996, s'achevèrent de nouvelles constructions répondant mieux aux exigences hospitalières actuelles, et un nouvel ensemble de 138 lits de long séjour, dont le chantier avait débuté fin 2002, a remplacé trois bâtiments anciens qui ne pouvaient être réhabilités. Par ailleurs, une passerelle entre l'hôpital et la polyclinique a été inaugurée en 2007. En , les activités de la polyclinique, fermée par suite d'une liquidation judiciaire, ont été reprises par l'actuel centre hospitalier.

La commune accueille Dolmen ainsi que diverses autres entreprises sur sa zone artisanale du Rucaër, et un pôle d'entreprises s'est établi autour du rond-point de Saint-Loup, première phase de la nouvelle zone d'activités dénommée « Espace commercial Saint-Loup » en cours de développement par Guingamp-Paimpol Agglomération.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Plouisy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Pabu et Plouisy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Plouisy - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Pabu et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Guingamp », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff ».
  25. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  26. Robert Fort, Ils ont révolutionné le monde rural : l'aventure de la JAC en Bretagne (1930-1970, Brest, Editions Le Télégramme, , 284 p. (ISBN 978-2-909-29294-6, OCLC 492976232).
  27. Laëtitia Gaudin-Le Puil, "Les Tontons d'Amérique", revue Bretagne Magazine no 93, janvier-février 2017z
  28. Emmanuel Nen, "Un don de 580 000 euros pour la commune de Pabu, journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 2 mars 2021.
  29. L'élection d'Yves Guyader est annulée par le tribunal administratif de Rennes (décision confirmée par le Conseil d'État) en raison d'incompatibilités liées à ses fonctions à la direction régionale des impôts de Rennes.
  30. Notice LE MERRER Yvon par François Prigent, version mise en ligne le 3 mars 2012, dernière modification le 5 avril 2022
  31. Pour la seconde fois, le Conseil d'État annule l'élection d'Yves Guyader.
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  36. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Chiche, Une officine céramique d'époque gallo-romaine à Pabu, Annales de Bretagne, no 78, 1, 1971, p. 197-209.
  • Paschale Gaultuer et Michel Priziac, Toponymes et patrimoine de Pabu, éd. Patrimoines buissonniers.
  • Histoire et Patrimoine de Bretagne[réf. non conforme].
  • Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes.
  • Benjamin Jollivet, Les Villes et communes des Côtes-du-Nord, 1856.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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