Magoar

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Magoar
Magoar
Mairie de Magoar.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Arnaud Gouriou
2020-2026
Code postal 22480
Code commune 22139
Démographie
Population
municipale
89 hab. (2019 en diminution de 1,11 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 51″ nord, 3° 11′ 09″ ouest
Altitude 260 m
Min. 223 m
Max. 296 m
Superficie 7,79 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Magoar

Magoar [magwaʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fañch.

Communes limitrophes de Magoar
Bourbriac Plésidy
Kerien Magoar Kerpert
Lanrivain

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 080 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 16,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Kerpert », sur la commune de Kerpert, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 130,6 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 29 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Magoar est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (96,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (59,5 %), terres arables (39,3 %), forêts (1,2 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Sancti Gildasii de Ploetmagoer en 1190, parrochia de Magoer en 1284, Magoer en 1434 et en 1459, Magouer en 1543[21], Magouard en 1779[22].

Magoar vient d'une variante du breton moger (« murs en ruines »)[23].

Selon une autre hypothèse, le nom proviendrait de "Magoer", nom en breton de saint Magloire. Ces hypothèses sur l'origine du nom sont identiques à celles de Ploumoguer (Finistère) et de Ploumagoar (Côtes-d'Armor).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Magoar, enclavée dans l'évêché de Cornouaille, était une trève de Coadout (enclavée dans l'évêché de Tréguier) faisait partie du doyenné de Lanmeur relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Gildas.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

L'abbé Le Floch, qui avait été recteur de Magoar avant de partir missionnaire au Canada, revint pendant l'hiver 1903-1904 dans son ancienne paroisse et parvint à convaincre environ 300 Bretons d'aller, via Saint-Malo et Halifax, s'établir au Canada, pour une partie d'entre eux sur les rives du lac Lenore dans la Saskatchewan où ils défrichèrent une centaine de lots (« homestead »). Le nom choisi pour le village créé est « Saint-Brieuc du Canada », mais une erreur orthographique le fit appeler « Saint Brieux » : un bureau de poste en 1904 et une école en 1906 y sont créés. L'abbé Le Floch, dans une lettre adressée à l'abbé Cadic, recteur de la paroisse bretonne de Paris, en date du , demande à ce dernier de trouver des jeunes femmes « montées à Paris » qui seraient volontaires pour se rendre au Canada. En 1929, la colonie bretonne des environs du lac Lenore compte plus de cent familles. Nombre de descendants des premiers colons ont fait souche et se trouvent souvent à la tête d'exploitations agricoles prospères[24].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 22 soldats morts pour la Patrie[25] :

  • 16 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 3 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 2 sont morts durant la Guerre d'Algérie.
  • 1 est mort dans le cadre des TOE.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 1995 Émile Larmet    
juin 1995 26 mai 2020 Yannick Dolo DVG Agriculteur
26 mai 2020 En cours Arnaud Gouriou[26]   Agent territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].

En 2019, la commune comptait 89 habitants[Note 7], en diminution de 1,11 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425402434321435428421453459
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
436447404369463414452459472
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
461384403365359392348276254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
25622017215511496908885
2019 - - - - - - - -
89--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avec 88 habitants en 2020, Magoar est la deuxième commune la moins peuplée des Côtes-d'Armor (et même de la région Bretagne) après Loc-Envel qui compte à la même date 68 habitants.

Magoar a perdu 80 % de sa population entre 1851 et 1999, passant de 459 à 96 habitants entre ces deux dates.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Gildas.
  • L’église Saint-Gildas (XVe-XVIe siècle). Le clocher date de 1587 et elle comprend 2 chapelles latérales : une au nord, appelée « du Duc », et l'autre au sud, appelée « de Kerbastard » (nom d'une seigneurie de Lanrivain). Logo monument historique Classé MH (1929)[31].
  • La fontaine Saint-Gildas (XVIIIe siècle). On y pratiqua un culte pour préserver les chiens de la rage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Cadoudal (1929-2021), sonneur de biniou-braz qui participa activement au renouveau de la musique bretonne d'après-guerre, est né à Magoar.

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Kerpert - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Magoar et Kerpert », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Kerpert - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Magoar et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Magoar ».
  22. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  23. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page82, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 ».
  24. Marcel Le Moal, "L'émigration bretonne", éditions Coop Breizh, 2013, (ISBN 978-2-84346-583-3).
  25. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  26. « Municipales à Magoar. Arnaud Gouriou, nouveau maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  31. Notice no PA00089322, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]