Lohuec

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Lohuec
Lohuec
L'église Saint-Judoce.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Claude Lozac'h
2020-2026
Code postal 22160
Code commune 22132
Démographie
Gentilé Lohuécois, Lohuécoise
Population
municipale
246 hab. (2021 en diminution de 7,87 % par rapport à 2015)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 40″ nord, 3° 31′ 14″ ouest
Altitude 210 m
Min. 184 m
Max. 314 m
Superficie 17,18 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Lohuec [lɔɥɛk] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de Lohuec et des communes avoisinantes.


Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Les points culminants de la commune sont situés d'une part à l'extrémité de la pointe nord-ouest du territoire communal (314 mètres, dans le prologement de Roc'h C'hlas (situé en Plougras), d'autre part à la limite nord de la commune (305 mètres au nord du hameau de Coz Castel) et enfin à la limite orientale du finage communal, entre Gollot et Kerdudal, où l'altitude est généralement supérieure à 280 mètres, allant jusqu'à 288 mètres, le long de l'ancienne voie romaine, à la limite avec Calanhel, au niveau du parc éolien. Les altitudes vont en s'abaissant vers le sud-ouest, le point le plus bas étant dans la vallée de l'Aulne, à l'endroit où ce fleuve côtier quitte le territoire communal. Le bourg, en position assez centrale au sein du finage communal, est vers 240 mètres d'altitude.

Carte du réseau hydrographique de Lohuec.

La source de l'Aulne se situe sur le territoire de la commune. Le Fouessigou, affluent de rive droite de l'Aulne, sépare Lohuec de Bolazec et marque aussi la limite départementale entre les Côtes-d'Armor et le Finistère.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le gisement ferrifère de Belle-Isle-en-Terre s'étend du nord de Lohuec à l'ouest jusqu'à Gurunhuel à l'est en passant par Loc-Envel[1].

Cette zone ferrifère se trouve dans la partie orientale du synclinal des Monts d'Arrée ; le minerai de fer est interstratifié dans des couches dévoniennes. Il a été exploité par le passé, à des dates indéterminées, entre Lohuec et Plougras, dans des lieux-dits comme Pengalet, le Rocher, Landeven, ainsi que dans la forêt de Beffou et à La Chapelle-Neuve. C'est ce minerai qui a alimenté les anciennes forges situées à l'entrée de la forêt de Coat-an-Noz, au sud de Belle-Isle-en-Terre[2].

Des émissions volcaniques datant du dévonien inférieur ont été identifiées à Bolazec et Lohuec[3]. Le front de taille de l'ancienne carrière de Milin ar Stang montre l'architecture en coussins (pillow lava) d'une coulée volcanique qui s'est produite en milieu aquatique (sous la mer) et qui est probablement d'époque briovérienne (environ 630 millions d'années)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Finistère nord, caractérisée par une pluviométrie élevée, des températures douces en hiver (°C), fraîches en été et des vents forts[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Monts d'Arrée », avec des hivers froids, peu de chaleurs et de fortes pluies[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 192 mm, avec 16,3 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Carhaix-Plouguer à 21 km à vol d'oiseau[8], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 112,4 mm[9],[10]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].

Transports[modifier | modifier le code]

Lohuec n'est desservi que par une seule route départementale, la D 42, axe routier venant côté nord de Plougras et se dirigeant côté sud-est vers Calanhel.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lohuec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[12],[13],[14]. La commune est en outre hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (99,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (62,2 %), terres arables (21,8 %), prairies (14,6 %), forêts (1,4 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Locuzer en 1330[18], Locuzec en 1458 et en 1477[19], Locyuzec en 1482[20], Lojuzec en 1622[21], Louzec en 1630[18], Lohuzec en 1649 et en 1654[19].

Lohuec vient du breton lok (lieu consacré) et de Saint-Juek ou Saint-Judoce ou Saint-Judec (saint breton)[19], son nom signifiant « ermitage et de saint Judoc ». « Les moines de Saint-Maelmont de Gaël, autrement dit de Saint-Méen, avaient une succursale au Loc (Loc signifie "ermitage" en breton) en Lohuec, dès lors il est facile d'expliquer le choix de saint Judoce comme patron » écrit le bulletin paroissial de Lohuec du , mais l'auteur malheureusement n'indique pas ses sources[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Une allée couverte datant du néolithique se trouve à Kernerscop. Vers 1875, elle était composée de six pierres, dont trois encore debout (les trois autres étant renversées à l'intérieur de la chambre) supportant une table de 3,10 mètres de longueur sur 1,95 m de large, selon Gaultier du Mottay[23].

Malgré la proximité de la voie romaine allant de Vorgium (Carhaix) au Yaudet, aucun vestige romain n'a été découvert dans la commune ; cette voie romaine (dénommée de nos jours "Chemin du Pavé"), qui suit à cet endroit une ligne de crête, sert de limite communale entre Lohuec et Calanhel.

Moyen_Âge[modifier | modifier le code]

Lohuec est issu du démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Plougras[22].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, du minerai de fer a été exploité au village du Gouélou.

Carte de Cassini de la trève de Lohuec et de ses environs.

Lohuec était une trève de Plougras sous l'Ancien Régime et faisait partie du Trégor[24]. La présence de famille nobles à Lohuec se termine à la fin du XVIIIe siècle avec noble François Le Hardy et son épouse Françoise Le Clec'h au manoir de Kernescop appartenant à demoiselle Marguerite Françoise Thepault et noble Rolland Gueguen au manoir de Traouenes.

Lohuec comptait alors 7 frairies : Quenecoulou, Gollot, Cludon, Kerlavezan, Kervran, Kergoat et Pengalet[22].

Révolution française[modifier | modifier le code]

L'assemblée électorale de la paroisse de Plougras et de ses trèves destinée à la préparation des États généraux de 1789 se tint à Loguivy le sous la présidence de François Le Foll, sénéchal des juridictions de Guerlesquin et du Menez[Note 2] en présence d'une trentaine de paroissiens. Deux députés (Yves Le Boëc et René Le Gall) furent élus pour la trève de Loguivy, un (Guillaume-Gabriel Le Coz) pour la paroisse de Plougras et un (Pierre Péron) pour la trève de Lohuec, qui représnetèrent la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée. Un cahier de doléances fut rédigé, s'inspirant beaucoup de celui écrit par les paroisses de Rennes et demandent notamment la suppression des banalités, des corvées seigneuriales, des domaines congéables et des droits de francs-fiefs[25].

Le curé de Lohuec, Yves Julien Le Moign, signe la pétition Le Mintier et refuse le serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire. Il fait l'objet d'un ordre d'arrestation du . Il s'exile à Jersey puis à Oviedo en Espagne.

Le , le sieur Plusquellec, prêtre de Lohuec, renonce à ses fonctions et rend ses lettres de prêtrise. L'église Saint-Judoce sert d'atelier de salpêtre lorsque le un incendie la détruit en grande partie. Il faudra près de dix ans pour que la restauration commence. En 1805, elle est couverte et définitivement restaurée en 1826.

Succédant à Claude Guinement comme agent municipal de Lohuec, Pierre Péron, ancien notaire et priseur fiscal, est mis en cause pour complicité avec les chouans de Gabriel Vincent de Kergariou du Cosquer et Charles Guillaume Poens de Kerilly. Il fut suspendu de ses fonctions par le conseil départemental à la fin de l'année 1797. Pierre Péron est de nouveau élu agent municipal de Lohuec en avril 1799 et de nouveau suspendu en juin 1799. Les fonctions d'agent municipal sont alors exercés provisoirement par son adjoint François Rolland, puis toujours provisoirement par Louis Fercoq au début du mois d'août 1799.

Le , Louis Fercoq, agent municipal provisoire de Lohuec a le courage de poursuivre avec ses soixante hommes en armes, 200 chouans commandés par Jean François Edme Le Paige de Bar. Vers midi, à Plourac'h, ceux-ci mangent dans une auberge. Ils ont enfermé le curé constitutionnel Conan dans la sacristie après lui avoir promis de l'exécuter quand ils auraient fini leur déjeuner. Fercoq sonne le tocsin. Les chouans se réfugient dans les rochers du Roc'h Hellou tout proches. Ils tirent longtemps sur les bleus qui finissent pas les déloger à la baïonnette. Les chouans emportent leurs blessés mais laissent sur le terrain 9 ou 17 morts selon les auteurs. Un grand nombre de chouans sont blessés, dont Guillaume Jean Joseph de Keranflech, dit Jupiter, qui sera opéré par le chirurgien Paradis de Rostrenen. Démoralisés certains chouans demandent l'amnistie. Il n'en restera plus que 200 dans la contrée. En représailles, Louis Fercoq sera capturé et fusillé le par Charles Guillaume Poëns de Kerilly.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre 1830 et 1851, les habitants de la commune de Lohuec se font connaître par deux fois par la chambre des députés. Ils signent en 1831 une première pétition qui demande au Roi, au nom des catholiques de France, que la France intervienne en Pologne et en 1851 une seconde pétition déposée à la Chambre de députés pour que la Constitution soit entièrement révisée[26].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lohuec en 1843 :

« Lohuec : commune formée d'une ancienne trève de Plougras ; aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kerlavezan, Troublot, Kerlavezan-Roué, Villeneuve, Quenofret, Kerolivir, Kervegan, Kerbalaven, Kerdigilen, Leurmin, le Drevers, Pen-an-Vern, Coz-Forn, Lindresmeur, Kerdénévrin, Lestrézen, Gollot, Kervanbras, Guen-Ven-Labe, Traou-Enès, Kerambourchis, Kergoait, Louscouat-Huellan, Louscouat-Izellan. Superficie totale : 1 717 hectares 87 ares, dont (...) terres labourables 940 ha, prés et pâturages 230 ha, bois 15 ha, vergers et jardins 10 ha, landes et incultes 467 ha (...). Moulins: 2 (Quelen, de l'Étang ; à eau. Géologie : roches amphiboliques ; schiste talqueux dans le sud-est. (...) On parle le breton[27]. »

Les travaux du chemin de grande communication n°23 entre Loguivy-Plougras et Lohuec sont en cours d'exécution en 1866[28] ; le chemin de grande communication n°29 entre Plourac'h et Lohuec avait été empierré en 1863[29]. Ce n'est qu'en 1874qu'ouvre enfin le chemin de grade communication allant de Toul-an-Héry (en Plestin) à Callac via Lohuec, car elle traverse la forêt de Beffou[30].

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1872 que Lohuec possède une école de garçons ayant 33 élèves (il ne cite pas d'école de filles), que son territoire est élevé et très accidenté, que l'agriculture y est très arriérée et « presque exclusivement laissée aux soins des femmes, presque tous les hommes s'occupant du commerce des bestiaux et fréquentant les foires de la contrée » et que l'église n'offre de remarquable que le vitrail du grand autel[31].

En janvier 1879 un enfant de 12 ans[Note 3] aurait été dévoré par un loup dans la commune de Lohuec[32].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le programme du grand pardon de Lohuec des 2 et (journal L'Ouest-Éclair du ).

Un décret du Président de la République en date du attribue ä la commune de Lohuec, à défaut de bureau de bienfaisance, les biens ayant appartenu à la fabrique de l'église de Lohuec et actuellement placés sous séquestre [33].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lohuec.

Le monument aux morts de Lohuec porte les noms de 55 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 5 sont morts en Belgique : 4 dès 1914 (François Guillerm, Pierre Kergroas, Jean-Marie Person et Yves Quéré) et 1 en 1915 (François Cornec) ; Jean Le Floc'h est mort de maladie en Grèce en 1917 ; tous les autres sont morts sur le sol français dont François Keraudren, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et 8 de la Croix de guerre (Joseph Bonhomme, Yves Corre, Alexandre Duguay, Pierre Kerhervé, Auguste Le Roux, Guillaume Lucas, Félix Morvanic et Yves Rousval)[34].

Le monument aux morts a la forme d'un obélisque sur socle en granite, surmonté d'une croix latine et d'une croix de guerre[35].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1936 M. de Kerouartz, conseiller général, émet le vœu qu'un projet de contruction d'une école soit subventionné par le Conseil général car « la commune de Lohuec se trove particulièrement déshéritée en ce qui concerne les locaux scolaires, (..) elle n'a pas d'école pour les garçons, auxqules la classe est faite provisoirement dans des locaux loués »[36].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lohuec porte les noms de 7 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[34].

Le , en représailles d'une action menée localement par la Résistance, Pierre Lucas et Pierre Thepault sont arrêtés par les Allemands à leur domicile. Les Allemands venaient de la direction de Callac lorsqu'ils ont été stoppés par des arbres abattus sur la D 28 au lieu-dit Louscoat Izellan par les résistants. Les Allemands ont fait dégager la route par les habitants mais ont arrêté en représailles les deux hommes précités avant de reprendre leur route vers Morlaix. Pierre-Marie Le Gac, instituteur de Bolazec et membre actif de la résistance est tué pendant l'embuscade.

Le , le commandant de section de Pierre Allanic, adjudant de gendarmerie, lui accorde une permission de deux jours pour se rendre dans sa famille repliée à Lohuec[37].

Né à Lohuec en 1912, Pierre-Marie Derrien décide de s'installer à Champigny-sur-Marne où il se marie et exerce la profession de boucher. Lorsqu'arrive l'Occupation, il devient l'un des responsables du PC clandestin dans cette commune[38]. Probablement dénoncé, il est fusillé le au Mont-Valérien. Il avait 31 ans.

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le parc éolien de la Lande du Vieux Pavé[modifier | modifier le code]

Situé sur la ligne de crête séparant Calanhel et Lohuec, ce parc éolien est constitué de 11 éoliennes, chacune ayant une puissance de 850 kW, l'opérateur étant l'entreprise espagnole "EDP Renovaveis". Six éoliennes sont côté Lohuec et cinq côté Calanhel.

Le problème de l'école[modifier | modifier le code]

Face à la diminution des effectifs scolaires un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) a été mis en place vers 1980, associant les communes de Lohuec et Calanhel : une classe de maternelle et cours préparatoire est à Lohuec et une classe allant du CE1 au CM2 se trouve à Calanhel, avec en tout à la rentrée 2023 18 élèves répartis entre ces deux classes. Face à la menace de suppression d'une de ces deux classes, les maires des deux communes ont attiré des familles ayant des enfants d'âge scolaire en leur louant des logements vacants en conditionnant ces locations à une scolarisation dans leurs communes : 32 ou 33 élèves sont ainsi prévus à la rentrée 2024 et les deux classes sont pour l'instant conservées[39].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean Caignard   Maire.
1793 1795 Guillaume Lerron   Maire.
1795 1797 Claude Guinement   Agent municipal.
1797 1797 Pierre Péron   Agent municipal suspendu pour cause de complicité avec les chouans.
1797 1798 Yves Le Roc'h   Agent municipal.
1798 1799 Henry Le Goff   Agent municipal.
1799 1799 Pierre Péron   Agent municipal suspendu en juin 1799.
1799 1799 Louis Fercoq   Administrateur temporaire, fusillé par les chouans le .
1799 1800 François Cornec   Administrateur provisoire.
1800 1813 Guillaume Lèron   Aussi maire entre 1830 et 1852.
1813 1830 Henry Le Goff[Note 4]    
1830 1852 Guillaume Léron[Note 5]   Cultivateur.
1852 1881 Jean Barbier[Note 6]   Cultivateur.
1881 1908 Louis Conan[Note 7]    
1908 1912 Louis Caignard[Note 8]   Laboureur.
1912 après 1922 Pierre Lancien[Note 9]   Laboureur. Cultivateur. Chevalier du Mérite agricole en 1914.
         
1929   Théophile Débordès[Note 10]   Épicier et chauffeur de taxi[40].
         
1989 2001 Yves Lirzin[Note 11]   Cultivateur à Guenven-Vraz[41].
mars 2001 En cours Claude Lozac'h DVG Agriculteur.
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7468158491 0606109079681 1001 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9741 0311 3851 1061 1251 0461 0791 1131 031
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0471 1131 1251 0511 016948842775663
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
568493453372298259272274271
2017 2021 - - - - - - -
256246-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lohuec a perdu 76 % de sa population entre 1851 et 1999, passant de 1 075 à 259 habitants entre ces deux dates.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Judoce, dédiée à saint Judoce ; certaines parties (clocher et porche) de l'église remontent au XIVe siècle, mais elle a été en bonne partie reconstruite au XVIIIe siècle. Son clocher est de type Beaumanoir. Brûlée le 22 messidor an II (), l'église est reconstruite entre 1803 et 1805[24]. Un haut relief en bois du XVIe siècle représentant une Piétà avec angelots soutenant le Christ se trouve sous le porche[45].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La châtellenie du Menez était en Plougras.
  3. Cette information est douteuse : le registre d'état-civil de Lohuec ne cite aucun enfant de cet âge décédé fin 1878 ou début 1879.
  4. Henry Le Goff, né le à Keramelin en Plougonver, décédé le à Plougonver.
  5. Guillaume Léron, né le à Gouerneven en Lohuec, décédé le à Lohuec.
  6. Jean François Le Barbier, né le à Lohuec, décédé le à Lohuec.
  7. Louis Conan, né le à Plourac'h, décédé le à Quenecoulou en Lohuec.
  8. Louis Marie Caignard, né le à Lohuec, décédé après 1922.
  9. Pierre Marie Lancien, né le à Lohuec, décédé après 1922.
  10. Théophile Débordès, né le à Calanhel, décédé le à Lohuec.
  11. Yves Lirzin, né vers 1929, décédé en mai 2022.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

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  3. Martial Caroff et autres auteurs, « Magmatique tholéiitique continental en complexe orogénique hercynien : l'exemple du volcanisme viséen de Kerroc'h, Massif armoricain (France) », Comptes rendus de l'Académie des sciences. Série 2, Sciences de la terre et des planètes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  8. « Orthodromie entre Lohuec et Carhaix-Plouguer », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  10. « Station Météo-France « Carhaix » (commune de Carhaix-Plouguer) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  12. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  14. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
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  21. Archives des Côtes d’Armor, 1E 1750
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