Lohuec

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Lohuec
Lohuec
L'église Saint-Judoce.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Claude Lozac'h
2020-2026
Code postal 22160
Code commune 22132
Démographie
Gentilé Lohuécois, Lohuécoise
Population
municipale
252 hab. (2019 en diminution de 8,03 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 40″ nord, 3° 31′ 14″ ouest
Altitude 210 m
Min. 184 m
Max. 314 m
Superficie 17,18 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Lohuec

Lohuec [lɔyɛk] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le gisement ferrifère de Belle-Isle-en-Terre s'étend du nord de Lohuec à l'ouest jusqu'à Gurunhuel à l'est en passant par Loc-Envel[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 192 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 16,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Louargat », sur la commune de Louargat, mise en service en 1987[8] et qui se trouve à 18 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 1 013,3 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Landivisiau », sur la commune de Saint-Servais, dans le département du Finistère, mise en service en 1966 et à 47 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,2 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lohuec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (99,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (62,2 %), terres arables (21,8 %), prairies (14,6 %), forêts (1,4 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Locuzer en 1330[22], Locuzec en 1458 et en 1477[23], Locyuzec en 1482[24], Lojuzec en 1622[25], Louzec en 1630[22], Lohuzec en 1649 et en 1654[23].

Lohuec vient du breton lok (lieu consacré) et de Saint-Juek ou Saint-Judoce ou Saint-Judec (saint breton)[23], « ermitage et de saint Judoc ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Trève de Plougras sous l'ancien régime, Lohuec est une commune trégorroise[26]. La présence de famille nobles à Lohuec se termine à la fin du XVIIIème siècle avec noble François Le Hardy et son épouse Françoise Le Clec'h au manoir de Kernescop appartenant à demoiselle Marguerite Françoise Thepault et noble Rolland Gueguen au manoir de Traouenes.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Le curé de Lohuec, Yves Julien Le Moign, signe la pétition Le Mintier et refuse le serment à la Constitution. Il fait l'objet d'un ordre d'arrestation du . Il s'exile à Jersey puis à Oviedo en Espagne.

Le , le sieur Plusquellec, prêtre de Lohuec, renonce à ses fonctions et rend ses lettres de prêtrise. L'église Saint-Judoce sert d'atelier de Salpêtre lorsque le un incendie la détruit en grande partie. Il faudra près de dix ans pour que la restauration commence. En 1805, elle est couverte et définitivement restaurée en 1826.

Succédant à Claude Guinement comme agent municipal de Lohuec, Pierre Péron, ancien notaire et priseur fiscal, est mis en cause pour complicité avec les chouans de Gabriel Vincent de Kergariou du Cosquer et Charles Guillaume Poens de Kerilly. Il fut suspendu de ses fonctions par le conseil départemental à la fin de l'année 1797. Pierre Péron est de nouveau élu agent municipal de Lohuec en avril 1799 et de nouveau suspendu en juin 1799. Les fonctions d'agent municipal sont alors exercés provisoirement par son adjoint François Rolland, puis toujours provisoirement par Louis Fercoq au début du mois d'août 1799.

Le , Louis Fercoq, agent municipal provisoire de Lohuec a le courage de poursuivre avec ses soixante hommes en armes, 200 chouans commandés par Jean François Edme Le Paige de Bar. Vers midi, à Plourac'h, ceux-ci mangent dans une auberge. Ils ont enfermé le curé constitutionnel Conan dans la sacristie après lui avoir promis de l'exécuter quand ils auraient fini leur déjeuner. Fercoq sonne le tocsin. Les chouans se réfugient dans les rochers du Roc'h Hellou tout proches. Ils tirent longtemps sur les bleus qui finissent pas les déloger à la baïonnette. Les chouans emportent leurs blessés mais laissent sur le terrain 9 ou 17 morts selon les auteurs. Un grand nombre de chouans sont blessés, dont Guillaume Jean Joseph de Keranflech, dit Jupiter, qui sera opéré par le chirurgien Paradis de Rostrenen. Démoralisés certains chouans demandent l'amnistie. Il n'en restera plus que 200 dans la contrée. En représailles, Louis Fercoq sera capturé et fusillé le par Charles Guillaume Poëns de Kerilly.

Entre 1830 et 1851, les habitants de la commune de Lohuec se font connaître par deux fois par la chambre des députés. Ils signent en 1831 une première pétition qui demande au Roi, au nom des catholiques de France, que la France intervienne en Pologne et en 1851 une seconde pétition déposée à la chambre de députés pour que la Constitution soit entièrement révisée.[réf. nécessaire]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 62 soldats morts pour la Patrie[27] :

  • 55 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 7 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Le , en représailles d'une action menée localement par la Résistance, Pierre Lucas et Pierre Thepault sont arrêtés par les Allemands à leur domicile. Les Allemands venaient de la direction de Callac lorsqu'ils ont été stoppés par des arbres abattus sur la D 28 au lieu-dit Louscoat Izellan par les résistants. Les Allemands ont fait dégager la route par les habitants mais ont arrêté en représailles les deux hommes précités avant de reprendre leur route vers Morlaix. Pierre-Marie Le Gac, instituteur de Bolazec et membre actif de la résistance est tué pendant l'embuscade.

Le , le commandant de section de Pierre Allanic, adjudant de gendarmerie, lui accorde une permission de deux jours pour se rendre dans sa famille repliée à Lohuec.[28].

Né à Lohuec en 1912, Pierre-Marie Derrien décide de s'installer à Champigny-sur-Marne où il se marie et exerce la profession de boucher. Lorsqu'arrive l'Occupation, il devient l'un des responsables du PC clandestin dans cette commune[29]. Probablement dénoncé, il est fusillé le 23 octobre 1943 au Mont-Valérien. Il avait 31 ans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean Caignard   Maire
1793 1795 Guillaume Lerron   Maire
1795 1797 Claude Guinement   Agent municipal
1797 1797 Pierre Péron   Agent municipal suspendu pour cause de complicité avec les chouans
1797 1798 Yves Le Roc'h   Agent municipal
1798 1799 Henry Le Goff   Agent municipal
1799 1799 Pierre Péron   Agent municipal suspendu en juin 1799
1799 1799 Louis Fercoq   Administrateur temporaire, fusillé par les chouans le 18 novembre 1799
1799 1800 François Cornec   Administrateur provisoire
1800 1813 Guillaume Lèron    
1813 1830 Henry Le Goff    
1830 1852 Guillaume Lerron    
1852 1881 Jean Barbier    
1881 1905 Louis Conan    
mars 2001 En cours Claude Lozac'h DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7468158491 0606109079681 1001 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9741 0311 3851 1061 1251 0461 0791 1131 031
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0471 1131 1251 0511 016948842775663
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
568493453372298259272274271
2017 2019 - - - - - - -
256252-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lohuec a perdu 76 % de sa population entre 1851 et 1999, passant de 1 075 à 259 habitants entre ces deux dates.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", éditions du Piat, 2014, (ISBN 978-2-917198-22-3).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Louargat - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Lohuec et Louargat », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Louargat - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Lohuec et Saint-Servais », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  23. a b et c infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff ».
  24. Archives des Côtes d’Armor, 1E 1752
  25. Archives des Côtes d’Armor, 1E 1750
  26. a et b Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor, Flohic Editions, pages 114-115.
  27. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  28. La gendarmerie sous l'occupation Claude Cazals, 1994, éditions La Musse, http://www.force-publique.net/sources/Livres/Cazals/Gie-et-Lib-Cazals.html
  29. Prigent Alain et Tilly Serge, "Les fusillés et décapités après jugement d'un tribunal militaire allemand (Côtes-du-Nord, 1940-1944)", Les cahiers de la Résistance populaire, mai 2011, page 45..
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  32. « Allée couverte de kernescop », notice no PA00089313, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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