Lohuec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Lohuec
Lohuec
L'église Saint-Judoce.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Claude Lozac'h
2020-2026
Code postal 22160
Code commune 22132
Démographie
Gentilé Lohuécois, Lohuécoise
Population
municipale
255 hab. (2018 en diminution de 6,93 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 40″ nord, 3° 31′ 14″ ouest
Altitude 210 m
Min. 184 m
Max. 314 m
Superficie 17,18 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Lohuec
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Lohuec
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lohuec
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lohuec

Lohuec [lɔyɛk] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le gisement ferrifère de Belle-Isle-en-Terre s'étend du nord de Lohuec à l'ouest jusqu'à Gurunhuel à l'est en passant par Loc-Envel[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Lohuec est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Locuzer en 1330[6], Locuzec en 1458 et en 1477[7], Locyuzec en 1482[8], Lojuzec en 1622[9], Louzec en 1630[6], Lohuzec en 1649 et en 1654[7].

Lohuec vient du breton lok (lieu consacré) et de Saint-Juek ou Saint-Judoce ou Saint-Judec (saint breton)[7], « ermitage et de saint Judoc ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Trève de Plougras sous l'ancien régime, Lohuec est une commune trégorroise[10]. La présence de famille nobles à Lohuec se termine à la fin du XVIIIème siècle avec noble François Le Hardy et son épouse Françoise Le Clec'h au manoir de Kernescop appartenant à demoiselle Marguerite Françoise Thepault et noble Rolland Gueguen au manoir de Traouenes.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Le curé de Lohuec, Yves Julien Le Moign, signe la pétition Le Mintier et refuse le serment à la Constitution. Il fait l'objet d'un ordre d'arrestation du . Il s'exile à Jersey puis à Oviedo en Espagne.

Le , le sieur Plusquellec, prêtre de Lohuec, renonce à ses fonctions et rend ses lettres de prêtrise. L'église Saint-Judoce sert d'atelier de Salpêtre lorsque le un incendie la détruit en grande partie. Il faudra près de dix ans pour que la restauration commence. En 1805, elle est couverte et définitivement restaurée en 1826.

Succédant à Claude Guinement comme agent municipal de Lohuec, Pierre Péron, ancien notaire et priseur fiscal, est mis en cause pour complicité avec les chouans de Gabriel Vincent de Kergariou du Cosquer et Charles Guillaume Poens de Kerilly. Il fut suspendu de ses fonctions par le conseil départemental à la fin de l'année 1797.

Le , Louis Fercoq, agent municipal de Lohuec a le courage de poursuivre avec ses soixante hommes en armes, 200 chouans commandés par Jean François Edme Le Paige de Bar. Vers midi, à Plourac'h, ceux-ci mangent dans une auberge. Ils ont enfermé le curé constitutionnel Conan dans la sacristie après lui avoir promis de l'exécuter quand ils auraient fini leur déjeuner. Fercoq sonne le tocsin. Les chouans se réfugient dans les rochers du Roc'h Hellou tout proches. Ils tirent longtemps sur les bleus qui finissent pas les déloger à la baïonnette. Les chouans emportent leurs blessés mais laissent sur le terrain 9 ou 17 morts selon les auteurs. Un grand nombre de chouans sont blessés, dont Guillaume Jean Joseph de Keranflech, dit Jupiter, qui sera opéré par le chirurgien Paradis de Rostrenen. Démoralisés certains chouans demandent l'amnistie. Il n'en restera plus que 200 dans la contrée. En représailles, Louis Fercoq sera capturé et fusillé le par Charles Guillaume Poëns de Kerilly.

Entre 1830 et 1851, les habitants de la commune de Lohuec se font connaître par deux fois par la chambre des députés. Ils signent en 1831 une première pétition qui demande au Roi, au nom des catholiques de France, que la France intervienne en Pologne et en 1851 une seconde pétition déposée à la chambre de députés pour que la Constitution soit entièrement révisée.[réf. nécessaire]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 62 soldats morts pour la Patrie[11] :

  • 55 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 7 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Le , en représailles d'une action menée localement par la Résistance, Pierre Lucas et Pierre Thepault sont arrêtés par les Allemands à leur domicile. Les Allemands venaient de la direction de Callac lorsqu'ils ont été stoppés par des arbres abattus sur la D 28 au lieu-dit Louscoat Izellan par les résistants. Les Allemands ont fait dégager la route par les habitants mais ont arrêté en représailles les deux hommes précités avant de reprendre leur route vers Morlaix. Pierre-Marie Le Gac, instituteur de Bolazec et membre actif de la résistance est tué pendant l'embuscade.

Le , Le commandant de section de Pierre Allanic, adjudant de gendarmerie, lui accorde une permission de deux jours pour se rendre dans sa famille repliée à Lohuec.[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean Caignard   Agent municipal
1793 1795 Pierre Thepaut   Agent municipal
1795 1797 Claude Guinement   Agent municipal
1797 1797 Pierre Péron   Agent municipal suspendu pour cause de complicité avec les chouans
1797 1798 Yves Le Roc'h   Agent municipal
1798 1799 Louis Fercoq   Administrateur temporaire, fusillé par les chouans le 18 novembre 1799
1799 1800 François Cornec   Administrateur provisoire
1800 1813 Guillaume Lèron    
1813 1830 Henry Le Goff    
1830 1852 Guillaume Lerron    
1852 1881 Jean Barbier    
1881 1905 Louis Conan    
mars 2001 En cours Claude Lozac'h DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7468158491 0606109079681 1001 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9741 0311 3851 1061 1251 0461 0791 1131 031
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0471 1131 1251 0511 016948842775663
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
568493453372298259272274271
2017 2018 - - - - - - -
256255-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lohuec a perdu 76 % de sa population entre 1851 et 1999, passant de 1 075 à 259 habitants entre ces deux dates.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", éditions du Piat, 2014, (ISBN 978-2-917198-22-3)
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  7. a b et c infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  8. Archives des Côtes d’Armor, 1E 1752
  9. Archives des Côtes d’Armor, 1E 1750
  10. a et b Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor, Flohic Editions, pages 114-115.
  11. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 27 février 2021)
  12. La gendarmerie sous l'occupation Claude Cazals, 1994, éditions La Musse, http://www.force-publique.net/sources/Livres/Cazals/Gie-et-Lib-Cazals.html
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Allée couverte de kernescop », notice no PA00089313, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :